Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Salut, moi c’est Paul. J’entreprends sur le web depuis 5 ans et c’est loin d’être un long fleuve tranquille.
Ce podcast c’est comme un journal intime d’entrepreneurs pour les entrepreneurs.
Chaque épisode est là pour vous montrer qu’il y a plein de manières de réussir et de s’épanouir… autrement qu’en roulant en Lamborghini à Dubai.
Bonne écoute !
Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Gérer 10 millions de dollars de pubs – avec Charles Davignon (Agence Antilope)
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Charles Davignon a lancé Antilope, son agence de publicité en ligne, alors qu’il n’avait que 18 ans. Depuis, son équipe a géré plus de 10 millions de dollars de budget publicitaire pour ses clients.
Mais après plusieurs années à chercher à faire grossir son agence, Charles a pris une décision assez contre-intuitive : arrêter de vouloir devenir toujours plus gros.
Aujourd’hui, Antilope fonctionne davantage comme un petit cabinet d’expertise : une équipe réduite, un nombre limité de clients et une sélection particulièrement stricte des entreprises accompagnées.
Dans cet épisode de Side Project, nous décortiquons donc deux sujets : comment construire une agence rentable… et surtout comment faire de la publicité en ligne qui rapporte réellement de l’argent.
Charles partage notamment son expérience sur Meta Ads (Facebook et Instagram), les budgets nécessaires pour démarrer, le ROAS, le ciblage publicitaire, la création des annonces et l’évolution des algorithmes publicitaires.
Vous découvrirez notamment :
→ Comment Charles Davignon a trouvé ses premiers clients et développé l’Agence Antilope ;
→ Pourquoi se spécialiser dans la publicité en ligne a accéléré la croissance de son agence ;
→ Pourquoi il a finalement renoncé à construire une agence de 40, 50 ou 100 personnes ;
→ Comment Antilope sélectionne ses clients et pourquoi l’agence préfère parfois refuser un contrat ;
→ Pourquoi le contenu, YouTube, les articles de blog et la newsletter sont devenus essentiels à leur acquisition clients ;
→ Avec quel budget publicitaire commencer lorsque vous lancez vos premières campagnes ;
→ À quel moment utiliser la publicité pour tester une offre… et à quel moment l’utiliser pour accélérer une offre déjà validée ;
→ Pourquoi un ROAS de x2 peut être excellent pour une entreprise et catastrophique pour une autre ;
→ Comment savoir si le problème vient de votre publicité, de votre offre ou de votre tunnel de vente ;
→ Ce qui change lorsque vous essayez de vendre à une audience totalement froide ;
→ Comment les algorithmes de Meta Ads ont évolué et pourquoi le ciblage publicitaire fonctionne aujourd’hui très différemment ;
→ Pourquoi Charles recommande de tester plusieurs créations publicitaires réellement différentes plutôt que de simples variantes du même visuel ;
→ Comment l’IA transforme progressivement le métier des agences de marketing et de publicité ;
→ Et comment Antilope est aujourd’hui devenue une agence d’environ 700 000 dollars canadiens de chiffre d’affaires annuel, tout en choisissant volontairement de rester une petite équipe.
Nous parlons aussi de marketing digital, e-commerce, infopreneuriat, création de contenu, acquisition clients, UGC, génération de leads, rentabilité publicitaire et entrepreneuriat.
Si vous vous demandez comment faire de la publicité sur Facebook ou Instagram, quel budget investir dans Meta Ads, comment mesurer la rentabilité de vos campagnes ou comment développer une agence de publicité sans tomber dans la course à la croissance, cet épisode devrait vous donner beaucoup de réponses.
Bonne écoute !
Retrouvez Charles sur :
→ LinkedIn : https://ca.linkedin.com/in/charlesdavignon
→ Son freebie des 12 meilleures pub Meta : https://agenceantilope.com/12-pubs/
Pour me contacter : https://businessbacon.fr/contact/
***
→ 5 façons de développer votre business grâce à l’audience des autres : https://go.businessbacon.fr/trucs-business
Hello Charles, comment tu vas
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ça va très bien, Paul. Merci beaucoup pour l'invitation.
SPEAKER_00Avec plaisir. Tu as créé une agence de publicité en ligne qui s'appelle l'agence Antilope depuis 2018. Oh, je perds ma voix. Vous avez géré plus de 10 millions de dollars de pubs avec des super retours sur investissement, j'ai vu. Moi, je ne maîtrise pas trop la publicité, alors j'ai des questions à te poser dessus. J'ai aussi envie qu'on revienne sur ton parcours parce que tu es le premier de ce podcast qui a un modèle d'affaires d'agence. J'ai envie de comprendre un peu comment ça fonctionne. Et pour info, t'es aussi le premier invité que j'ai déjà rencontré en vrai avant d'enregistrer. Normalement, ça se passe dans l'autre
SPEAKER_02sens. Quel honneur, quel honneur, Charles. Honneur partagé, voyons.
SPEAKER_00avant qu'on commence j'ai demandé à ChatGPT de préparer un petit tu préfères sur toi pour apprendre à te connaître il y a 5 questions est-ce que t'es prêt
UNKNOWN?
SPEAKER_02je suis prêt,
SPEAKER_00vas-y alors pour info je lui ai demandé d'y aller fort parce que je sais que t'aimes bien les blagues et les trucs bizarres tu préfères devoir porter un costume 3 pièces tous les jours ou un pyjama toute
SPEAKER_02ta
SPEAKER_00vie
UNKNOWN?
SPEAKER_00pyjama toute ma vie moi aussi tu préfères être suivi en permanence par une fanfare ou par une chèvre
SPEAKER_02Oh
UNKNOWN!
SPEAKER_02Je pense par une chèvre. Dans les moments calmes, ça doit être un peu mieux la chèvre que la fanfare. Je suppose qu'elle n'est pas toujours en train de crier ou de faire trop de bruit versus la fanfare où j'ai l'impression qu'elle ne prendrait pas trop de pause.
SPEAKER_00Non, ça peut être mignon plus une chèvre, je pense. Ouais. Honnêtement,
SPEAKER_02un ou l'autre j'ai pas trop de préférences dans le sens où c'est pas je pense pas que j'ai grand chose à cacher dans un ou dans
SPEAKER_00l'autre ok et bien on mettra les deux côte à côte côte
SPEAKER_02à
SPEAKER_00côte faut vérifier
SPEAKER_02que c'est un
SPEAKER_00match tu préfères ne plus jamais pouvoir faire de blagues ou ne plus jamais pouvoir apprendre
SPEAKER_02ouh ouh c'est difficile euh je vais demander l'appel à un ami je sais pas je sais pas euh Joker. Oui. J'ai aucune idée. Je ne sais vraiment pas. Je pense que j'irais sur ne plus jamais faire de blagues, même si ça me fend le cœur. Mais je crois qu'apprendre serait
SPEAKER_00un petit
SPEAKER_02peu au-dessus
SPEAKER_00quand même. OK. Et dernière question de la plus haute importance. Tu préfères faire cet enregistrement de podcast en chantant ou en
SPEAKER_02dansant?
SPEAKER_00En chantant, je pense. OK. Ouais, en chantant. Challenge accepté. On est parti. Est-ce que tu peux te présenter en
SPEAKER_02quelques mots s'il te plaît oui Charles Davignon si vous ne l'avez pas reconnu à mon accent je suis québécois j'ai lancé Antilope comme tu l'as mentionné qui est une agence de pub et moi je viens du monde du marketing je suis tombé dedans très très jeune en fait et c'est un peu comme ça que j'ai fini par lancer mon agence développer une équipe et tout ça puis on s'est concentré assez rapidement sur ce qui est publicité en ligne pour plein de raisons je pense qu'on va avoir l'occasion d'y revenir Mais oui, c'est ça. Puis à part ça, je suis... fier passionné de thé, de tisane et de popcorn. C'est dans mes trois intérêts culinaires les plus importants. Ouais, je pense que ça
SPEAKER_00résume bien qui je suis. Té, tisane et popcorn, je m'y attendais pas. Pas tout en
SPEAKER_02même temps, pas mélangé, mais séparément, c'est
SPEAKER_00très bien. À essayer. Comment t'es arrivé dans le marketing digital? Avant de faire le zoom sur la pub, comment t'es arrivé dans le marketing.
SPEAKER_02En fait, c'est très drôle. À l'école secondaire, ce qui est l'équivalent de... ce qui est l'école entre 12 et 17 ans, grosso modo au Québec, vers la fin, il y avait un programme d'entreprise étudiante. En gros, après l'école, tu pouvais te réunir avec quelques amis ou collègues que tu choisissais ou non, ça dépendait des groupes, et on lançait une entreprise. Puis nous, ce qu'on avait fait, c'est qu'on avait lancé des étuis de iPhone. À ce moment-là, je pense que c'est des iPhone 5 en bois. Donc en gros, on commandait les trucs, qu'on assemblait les étuis, on les revendait. L'idée, c'était juste développer une première entreprise puis, tu sais, inspirer l'esprit entrepreneurial chez les jeunes, etc. Et, bon, moi, j'avais toujours été un peu, genre, la personne sur les ordinateurs et tout ça. Donc, c'est moi qui avais fait le site web par facilité de la chose. Je me souviens, je l'avais fait sur Adobe Muse qui n'existe plus aujourd'hui mais qui était, en gros, un Photoshop pour les sites web. Tu pouvais, disons, aujourd'hui, l'enfance spirituelle de ça, c'est peut-être un Webflow ou un Wix, là, C'est quelque chose d'assez simple à utiliser. Mais il y avait une complexité derrière parce qu'il fallait l'envoyer sur un serveur après tout ça. Bon, bref, je m'étais bien amusé. Puis on avait mis des liens Paypal sur le site pour commander en ligne. Mais bon, tu peux déduire qu'une entreprise étudiante comme ça, des ventes en ligne, il n'y en aura pas des milliers. Puis des étuis, il y en avait des moins chers, des plus beaux. Bon, ce n'était pas l'entreprise du siècle, mais c'était quand même... On se l'avait donné beaucoup d'efforts. Et on avait fait quelques ventes en ligne de familles, d'amis qui étaient loin et tout ça. Bref, on était très fiers de tout ça. Et dernier jour d'école, je rentre chez moi à 15 ou 16 ans, je ne sais plus trop. Et je croise quelqu'un dans ma rue qui est en train de déménager. Puis cette personne-là me dit « Hey, tu n'as pas fait ce truc-là d'entreprise étudiante? Tu n'as pas fait cette chose-là? » Puis je dis « Ben oui, je ne te connais pas. On s'est déjà vus ou quoi? » Puis elle me dit « Ah ben, moi je suis dans le conseil d'administration de cet organisme-là et je suis stratège marketing web et j'aurais besoin de quelqu'un pour m'aider cet été pour faire des petits trucs, du bidouillage sur Excel, des petits changements sur WordPress, des choses que moi je ne connaissais pas trop mais qui étaient très faciles à apprendre finalement. Est-ce que tu as quelques heures? Oui, ok, essayons, pourquoi pas, allons-y. C'est comme ça que je suis tombé un peu dans le marketing numérique en général. Ça a commencé par des trucs très simples de revoir des pages pour le SEO avec des principes très de base, mettre des mots en gras et des choses comme ça. À cette époque, Donc là, c'était plus facile aussi. Puis tranquillement, pas vite, il y a eu beaucoup de publicités qui sont venues parce qu'on s'entend que dès que tu commences à avoir plus de budget et faire des stratégies un peu plus à grand déploiement, souvent la publicité entre en jeu. Je me suis mis à gérer des comptes assez rapidement sur des gros budgets, sur des grandes compagnies aussi quand même au Québec, disons plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de milliers de dollars par mois, ce qui était assez vite, on va dire, pour l'époque. C'était quand même des... On va dire qu'on a été chanceux dans ces axes-là. Moi, j'ai toujours eu l'esprit entrepreneurial, donc pour moi, c'était logique aussi après ça de vouloir construire mon propre truc pour plein de raisons, notamment pour construire une ambiance de travail différente, etc. Donc, c'est un peu... Là, j'ai fait la version longue et courte en même temps, mais c'est un peu ça qui m'a amené et à m'intéresser au marketing en général et ensuite à lancer
SPEAKER_00Antilope. OK. Mais... Et lancé Antilope, donc je vois comment t'appelles marketing, puis petit à petit dérivé sur la pub. Pourquoi t'as choisi un modèle d'agence
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que j'ai l'a priori que c'est en vrai un modèle pas... que tu tires une balle dans le pied, que c'est pas le plus facile à mettre en place, que c'est pas forcément non plus le plus rentable. Je dis peut-être que des grosses conneries. Pourquoi
SPEAKER_02t'es allé là-dessus
UNKNOWN?
SPEAKER_02Je crois que tout modèle peut être très rentable ou très peu rentable selon ce qu'on en fait et selon le... comment les étoiles s'alignent finalement. Mais c'est sûr que pour moi, c'était même pas une très grande réflexion. C'était juste, je fais déjà ça, j'ai déjà des clients à mon compte. Naturellement, j'ai commencé à faire quelques sit-webs autour de moi, ce genre de choses-là. On dit oui à tout à ce moment-là. Moi, en fait, la base était inverse. J'ai toujours voulu lancer une entreprise. Je savais que c'est ce que je ferais. Je ne savais pas exactement comment. Mais là, pour moi, développer mes compétences en marketing, c'était la suite logique. C'était bon, c'est parfait, j'ai ça, je peux vendre ça. Voilà, ce sera ça mon entreprise et ça ça va être ça par quoi je vais commencer puis ça va être là où je vais aller. Puis en fait, au début, on ne faisait pas que de la pub. Comme toute entreprise de service qui commence, il faut payer les gens, il faut payer le loyer. Donc, tu veux du site web? Oui, parfait. Tu veux du SEO? On va se débrouiller. C'est bon, il n'y a pas de souci. On chargeait des prix dérisoires aussi. Donc, c'était quand même relié à nos compétences sur ces multiples sujets-là. Mais rapidement, on s'est quand même spécialisé en pub parce que c'est là où l'impact se fait sentir, l'impact est mesurable et on peut avoir une stratégie sur le long terme qui est qui se tient d'un point de vue aussi de relation d'agence. Quand tu t'investis pour le très long terme, genre en SEO ou en contenu, sur un coup de vent, les gens devant toi peuvent décider que là, ce n'est plus la priorité et comme ça ne nous amène pas des retours à court terme, on coupe ou on change nos priorités, etc. Tandis que la publicité, ça avait cet avantage-là aussi. Surtout à ce moment-là où c'était plus facile, on ne se le cachera pas. Aujourd'hui, c'est plus difficile de faire de la pub et réussir. Mais pour revenir à ta question sur pourquoi finalement ce modèle-là... Je dirais vraiment que c'est parce que c'était les compétences que j'avais à ce moment-là. Je ne me serais pas vu... Bon, premièrement, je n'ai pas fait une grande analyse de tous les modèles quand j'ai lancé Antilope. J'avais 18 ans quand j'ai fondé l'entreprise, puis avant ça, j'étais à mon compte. Donc, c'était très jeune, mais je n'avais pas de grande perspective sur tout ça. Mais finalement, c'est un modèle, quand on regarde, c'est un modèle qui peut être très, très profitable. Pas avec des marges comme vendre la formation ou il n'y a que ton temps, etc. Mais c'est un modèle qui peut très bien marcher, qui peut très bien durer aussi. donc j'ai réussi à monter ça tranquillement aussi au fil des apprentissages au fil des années je pense qu'aujourd'hui on est beaucoup mieux qu'on était la première année c'est certain pour
SPEAKER_00toutes sortes de raisons mais ouais et tes premiers clients tu les trouvais comment t'as eu quelques petits clients j'ai l'impression par bouche à oreille mais tu le disais ça suffit pas pour faire vivre et tourner la boîte comment tu débutes et tu trouves que tu fais un peu de commencer à tourner la machine tu vois tu commences à trouver des clients
SPEAKER_02ben comme comme beaucoup d'agences ou d'entreprises de service, que ce soit en freelance ou avec une équipe ou quoi, on s'entend que le bouche-à-oreille pis ce côté-là, recommandation, est vraiment un gros moteur. Même à ce moment-là. Dans le sens où ça a commencé par quelques personnes dans mon entourage que « Ah, toi, t'es notaire pis t'as besoin d'un site web, ben oui, tu peux prendre une agence, mais moi, je vais te le faire beaucoup moins cher parce que je sais pas comment on fait, mais je vais te charger vraiment moins pis je vais m'essayer. On va faire quelque chose. » Pis c'est un peu, je pense, c'était une époque aussi du web où le marketing était plus facile pour générer des résultats, la publicité aussi, donc ça prenait pas les mêmes genres de compétences qu'aujourd'hui. Quand on regarde la publicité, comment elle coûtait en 2015, elle coûtait tellement moins cher que même si t'avais des pubs correctes, une page correcte, une offre correcte, c'était suffisant. Il y a plein d'entreprises, peu importe le domaine, d'infopreneurs, d'entreprises plus classiques et tout ça, qui ont énormément capitalisé là-dessus à ce moment-là parce que c'était justement beaucoup plus facile. Mais ça faisait aussi que pour moi, c'était plus facile facile d'amener des résultats parce que référencer ton site quand tu es pratiquement le seul qui fait du contenu dans ce domaine-là, dans ton pays ou dans ta région, plus simple. Puis ensuite, pour développer un peu ça, mis à part le bouche-à-oreille, parce qu'il y avait quand même des bonnes recommandations, chaque entrepreneur connaît d'autres collègues entrepreneurs qui ont des besoins plus ou moins larges en marketing, donc ça peut être facile de développer comme ça, tant qu'on le demande, mais suite à ça, j'ai rapidement commencé à faire, c'est à peu près le seul moment dans mon existence que j'ai fait du cold email parce que j'ai déménagé à Montréal qui est quand même la plus grande ville au Québec et j'ai regardé les gens dans mon coin puis je leur ai écrit en fonction des fiches Google Maps donc hey je t'ai vu sur Google Maps je vois qu'il y a des petites améliorations qui pourraient être faites à ta présence pour aller chercher plus de clients on l'a déjà fait je l'avais déjà fait par exemple pour une autre entreprise on l'a déjà fait comme ça est-ce que ça te tente d'en discuter quelque chose de vraiment très simple limite d'un peu naïf à ce moment-là bon, j'avais, je sais pas, 16, 17, 18 ans, c'était juste comme, on va l'essayer, puis au pire, ça marche pas, puis c'est pas très grave. Puis comme ça, j'ai eu quelques petits clients de plus, après quelques références de plus, puis ainsi de suite, puis ensuite, c'est toujours, ben, tu finis toujours par avoir un client qui a un grand réseau, puis que là, il te recommande à 5 personnes au travers de l'année, puis là, ça construit comme ça tranquillement, mais c'est vraiment comme ça que ça s'est fait, très naturel, très organique, puis en même temps, de l'autre côté, j'avais la chance de, j'étais pas, j'étais pas père de deux enfants à lâcher mon travail dans les six chiffres en disant « bon, je saute, puis là, il faut absolument que j'aie un revenu cette année, sinon les petits ne mangeront pas ». Bon, j'étais chez moi dans un tout petit appart qui ne coûtait pas cher. C'était plus facile, on va dire, à gérer en termes de niveau de risque. Je pense que... Je ne sais même pas si aujourd'hui, je serais prêt à faire le même genre de saut parce que c'est, entre guillemets, comme n'importe qui, j'aurais plus à perdre qu'à ce moment-là quand je débutais, finalement. Puis il y avait une naïveté ou une arrogance ou un mélange des deux qui faisait que c'était plus facile de se dire « on s'essaie », puis au pire, c'est pas grave, ça marchera pas ou
SPEAKER_00quoi que ce soit. T'as juste perdu du
SPEAKER_02temps, au pire. Oui, exact. Ou j'aurais appris des trucs, je sais
SPEAKER_00pas. Et il a fallu combien de temps pour que... La période où tu faisais un peu touche-à-tout, avant de te focus sur la pub, il y a eu combien de
SPEAKER_02temps? Je dirais que ça a été à l'année 2, 2,5 d'Antilope. Donc en... Ouais, après deux ans à peu près. Juste avant 2020, où c'était vraiment le... l'explosion en termes de publicité à avec la COVID et tout ça, où est-ce que les boutiques en ligne se sont mises à vendre beaucoup plus, etc., parce que les gens sortaient moins. Mais juste avant ça. Donc, ouais, début mi-2019 environ. Puis en fait, pour nous, tu sais, au début, tu dis oui à tout parce que t'as besoin de manger. Donc, c'est comme, qu'est-ce que t'as besoin? Oui, je vais trouver un prix puis je vais me débrouiller, je vais faire quelque chose. J'ai besoin d'offrir ces services-là. Puis, bon, c'est pas quelque chose de nouveau, mais on parle toujours de se nicher pour se développer, de se centrer sur un soit un produit, un angle, un positionnement, etc. Puis nous, ça a été comme un des premiers sauts qu'on a fait, c'est de dire, bon, bien, on va continuer de dire oui à tout. Si quelqu'un vient nous voir pour un site web, on va le faire, on a du temps, bon, bien, c'est que c'est bon. Mais toute notre communication va commencer à se cadrer un peu plus autour de la pub. On va proposer plus nos services pour la pub avant de proposer pour le reste, puis on va essayer comme ça de se ré-enligner puis être un peu plus cadré là-dessus. Puis ça a quand même fonctionné. C'est un moment où, bon, il y avait déjà beaucoup d'agences, on ne se le cachera pas, il y avait déjà beaucoup de gens qui proposaient ces services-là, mais c'était quand même, je pense, c'est un petit peu plus facile qu'aujourd'hui. Et ça nous a permis, je pense, de faire ce switch-là facilement. Et ça a été très payant, et pour nous, et pour nos clients, parce que rapidement, on s'est mis à faire que ça. En faisant que ça, tu deviens très, très, très bon pour faire ça. Et en étant très, très bon pour faire ça, c'est encore plus facile d'avoir des résultats, de faire parler de soi, et
SPEAKER_00ainsi de suite. Donc, ouais. Et tu parles, tu dis « nous » et « on ». Vous étiez combien déjà à l'époque?
SPEAKER_02Quand j'ai lancé Antilope, on était deux, trois. Moi, j'ai... Je suis parti avec l'idée que je voulais qu'on soit une équipe. Je ne voulais pas être seul à faire ce travail-là. Un peu dans l'esprit entrepreneurial. Même pas dans l'esprit startup, on va être très gros, mais juste dans l'esprit de... On va être plusieurs, on va être un groupe qui travaille dans les mêmes objectifs, etc. Je savais très bien que même si j'étais un peu touche-à-tout et que je pouvais faire un peu des trucs, je le sais qu'en design, ma limite arrive très rapidement et je ne suis pas très bon. Je pense qu'aujourd'hui, si je devais faire tout moi-même, j'irais sur des templates Canva et peut-être un peu sur des visuels... généré ou amélioré par l'AR parce que moi, sur Photoshop, c'est très basic. Donc, je savais qu'il y avait ce petit truc-là que j'étais capable d'aller chercher avec une équipe. Puis, dans cette naïveté-là, dès le jour 1 d'Antilope, on était déjà plusieurs. J'avais déjà des salaires à payer avec tellement peu de revenus. Ça a tellement été rocambolesque comme début. Mais en même temps, c'était la cible dès le jour 1. On va être plusieurs. Aujourd'hui, on est une équipe de 5. Mais à ce moment-là, on était 2, 3 le but c'était de dire c'est bon let's go on paie des salaires puis on grossit c'était une des métriques de succès on va dire que je m'étais donné au début ce qui finalement était pas une très bonne métrique on se le cachera pas que d'avoir une métrique qui est seulement des coups c'est pas une bonne façon de croître on apprend oui on apprend exactement mais non c'était vraiment oui c'est pour ça que je dis on c'est parce que dès ce moment là on était
SPEAKER_00une équipe la pression que ça doit mettre c'est ouf et vous avez grandi comment petit à petit parce que en faisant mes devoirs j'ai vu que vous aviez beaucoup grossi en coût en masse salariale et qu'après il y avait eu un petit écrémage et que maintenant vous êtes moins comment ça s'est passé cette période
SPEAKER_02c'est une bonne question pour bien te répondre je vais reculer d'un pas puis je vais dire pourquoi j'ai comme dans quel axe j'ai choisi de lancer Antilope en fait moi de base un des trucs qui me passionne beaucoup c'est l'environnement de travail c'est comment on peut faire un environnement de travail puis une culture de travail peu importe comment qu'on l'appelle, qui peut-être, sans dire qu'il repousse les limites ou quoi, mais comment qu'on peut la faire un peu meilleure que ce qui existe, comment on peut l'innover et tout ça. Et un de mes buts, une des raisons pour laquelle je me suis dit « Ok, je vais lancer une agence, même s'il y en a 70 millions, comme il y en a énormément des agences et partout dans le monde, et même juste ici au Québec, il y en a à tous les coins de rue. Vraiment, c'est facile de trouver quelqu'un pour gérer ton marketing, puis le coût d'entrée est très bas, ça ne prend pas un diplôme d'ingénieur, ça ne prend pas des certifications réellement, ça prend juste toi qui vends tes services. Donc, une des raisons derrière, c'est que je me suis dit, les agences, ça a quand même une mauvaise réputation, on se cachera pas, nous, dans le monde des agences, on connaît plein de gens qui ont déjà fait des burn-out parce que c'était trop difficile, puis le cliché un peu, tu sais, généralise, il y a plein d'agences vraiment très cool, mais le cliché, surtout à ce moment-là, c'était, tu finis l'école, tu vas faire une agence pendant un an ou deux, puis ensuite, tu trouves une job dans une entreprise, à faire ce que tu faisais en agence, mais en entreprise, parce que c'est, en agence, t'es mal payé, tu fais le travail de tout le monde, tu travailles les soirs, les week-ends, c'est super lourd, donc tu fais juste attendre à quitter. C'est un peu le cliché caricatural du monde des agences, puis c'est triste parce que je pense qu'il y a encore aujourd'hui beaucoup de gens qui se font cette image-là, puis s'ils font cette image-là, c'est parce que c'est encore vrai dans beaucoup de cas, mais je me disais, OK, on va faire quelque chose de différent. Aujourd'hui, le travail de la maison, ce genre de truc-là, c'est quand même plus commun, mais à ce moment-là, c'est un peu plus nouveau, donc on était en mode, OK, on On ne va pas avoir d'horaire de travail fixe. On va juste, tant que le travail est fait, tu peux le faire d'où tu veux, quand tu veux. Ce genre de choses-là qui est beaucoup plus normal aujourd'hui. Mais je me disais, OK, on fait ça. Et pour prouver que ça marche bien, je veux qu'on soit le plus gros possible. Je veux développer une entreprise au plus grand volume possible. Oui, qui va être très profitable, mais qui va être grande. J'imaginais ça, bon, 40, 50, 100 personnes dans l'équipe, puis on va rouler un gros volume parce que je pense que ce modèle-là peut l'atteindre. Puis c'est un peu ce qu'on a commencé à faire. Puis en fait, le pivot ou le rétrécissement qui est arrivé il y a à peu près deux ans, en fait, c'est qu'on s'est rendu compte un peu plus des sacrifices qu'il fallait faire pour avoir cette taille-là. Puis moi, ce que je me suis rendu compte, c'est OK à toujours vouloir croître, puis à dire OK, je veux doubler mes clients d'ici la fin de l'année ou d'ici deux ans, puis je veux peut-être aller chercher beaucoup plus, grandir et tout. Premièrement, on était en train de faire exactement les mêmes choses que toutes les agences faisaient. C'est toutes les agences où la majorité cherche à grossir, cherche c'est-à-dire on va aller chercher beaucoup plus de clients, on va recruter plus, on va avoir une plus grosse équipe, un plus gros volume, etc. On va valoir plus, faire plus de chiffre d'affaires, faire plus de profits à la fin de la journée, tout ça. Puis finalement, on se rendait compte que en étant dans le même chemin, dans le même sentier que toutes les autres agences, un, on se différenciait de moins en moins et deux, de l'autre côté, cette croissance-là demandait des sacrifices parce que du moment où tu veux croître à l'infini, tu as besoin d'augmenter ta capacité. Pour augmenter ta capacité, tu as besoin de Là, je le simplifie, mais d'avoir une avance sur ta profitabilité pour pouvoir financer cette croissance-là. Pour financer cette croissance-là, ça veut dire que l'argent que tu mets dans cette croissance, ça veut dire d'aller chercher des clients qui te coûtent un peu plus cher parce que tu en as besoin de plus, de recruter des gens, puis de les former, puis d'en recruter encore plus même si tu n'as pas encore de travail pour eux, etc. Quand tu mets des coûts là-dedans, tu en mets moins dans le reste, tu en mets moins dans le salaire de ton équipe, tu en mets moins dans les outils de travail, tu en mets moins dans faire en sorte qu'on choisisse les bons clients plutôt que juste prendre des clients parce qu'ils sont dispo puis veulent travailler avec toi et ainsi de suite. Puis je me rendais compte que, oh ok, c'est pas infaisable complètement, mais je vois qu'il y a beaucoup plus de contrepartie que j'imaginais. Je pensais qu'on serait capable de dire, ben cet environnement de travail-là, cette qualité de production-là qu'on fait, on va être capable de la scaler puis faire x10, x50 éventuellement. Mais oh ok, pour faire x10, x50, ça va demander des gros sacrifices de tout le monde. Puis concrètement, ça veut dire être moins payé parce que parce qu'il y a une croissance, puis je ne parle pas de moi, mais de tout le monde dans l'équipe, ça veut dire de travailler différemment, ça veut dire de dire oui à des clients quand peut-être qu'on aurait pu leur dire non, etc. Puis on s'est dit, OK, bien, finalement, on ne veut pas perdre ça, ces choses-là. Pourquoi on n'arrêterait pas, finalement? Pourquoi on ne resterait pas là, ou presque? Aujourd'hui, quand on a reculé, on était quatre, aujourd'hui, on est cinq, ça ne veut pas dire qu'on arrête complètement, mais le pivot qu'on a fait, c'est qu'au lieu de se dire, on va prendre des clients à l'infini, puis on va s'assurer de bien les servir, on s'est dit, OK, à partir d'un Maintenant, on va travailler avec... Aujourd'hui, on est un peu plus, mais à ce moment-là, on s'est dit, OK, on va travailler avec 12 à 15 clients max. On ne touche plus à l'équipe. On limite notre nombre de clients et à la place, on va hyper bien les sélectionner. On va presque se faire une liste d'attente. Si on est plein, tu peux juste attendre pour travailler avec nous. On va encore plus préciser nos services de la bonne façon pour être certain qu'on peut bien servir nos clients. On va améliorer encore plus notre travail. On va les servir comme des vrais VIP. Mais si on a 15 clients, on n'en prendra pas un de plus. Puis on va les choisir minutieusement pour qu'on soit motivé, que ce soit plaisant, que ce soit payant, que ce soit performant pour l'entreprise qui nous engage et ainsi de suite. Donc ça fait quand même un pivot. Aujourd'hui, je te dirais que on est toujours en croissance, on est toujours en très bonne croissance, mais ça ne se fait plus du tout de la même façon puis j'ai comme changé d'ambition. On reste une petite équipe, on va toujours le rester. On est plus en mode petit cabinet d'expertise ultra, ultra avancé qui va choisir très, très bien ses clients et chez qui tu vas savoir quand est-ce que tu as besoin de travailler là et quand est-ce que tu peux aller ailleurs. Ça nous arrive une fois sur deux de recommander d'autres agences ou de dire nos services sont bien mais peut-être pas pour toi et tu devrais peut-être aller voir tel autre truc, telle autre façon. Tu n'as pas besoin de nous, ça va te coûter trop cher pour rien, etc. Mais ça a changé un peu la perspective qu'on a. Pour moi, ça nous permet de plus se différencier que de se dire on va faire le même chemin que toutes les agences, on va essayer d'être le plus gros possible. Quand tu regardes des grandes agences qui sont en croissance, que ce soit sur la pub ou autre chose, c'est difficile de les comparer parce que finalement c'est similaire elles sont un peu dans le même mode elles sont un peu en train de communiquer les mêmes
SPEAKER_00choses et ainsi de suite c'est vrai que ça se ressent cette vision là sur votre site de garder la taille humaine et plus de chouchouter les clients ça se ressent bien et comment vous les filtrez ces clients est-ce que c'est juste avec du chiffre d'affaires on prend les 15 plus gros budgets du mois ou est-ce qu'il faut qu'il y ait un bon fit avec la personne avec qui tu travailles ou C'est quoi les
SPEAKER_02critères? C'est une bonne question. Nos trois grands critères de base, c'est est-ce qu'on pense qu'on est la bonne équipe pour amener des résultats? Est-ce qu'on pense qu'on peut livrer la marchandise pour vrai? Est-ce qu'on pense qu'on peut avoir du plaisir en le faisant? Et avec l'entreprise en tant que telle, avec les produits ou les services qu'on met de l'avant, et avec le fit, est-ce que ça clique ou non avec notre point de contact? Est-ce que c'est cool non travaillé ou est-ce que c'est lourd puis on se rend compte que ça ne marche pas trop? Et est-ce que l'impact l'entreprise va avoir en plus, grâce à nos publicités, va être positif overall sur la société. Ce que je veux dire par là, grosso modo, c'est qu'on ne vendrait pas des armes juste parce que c'est payant, même si notre point de contact était sympathique, ou des trucs de casino en ligne ou des choses comme ça, ou même des médicaments. Ce genre de choses-là, pour nous, ce n'est pas le genre d'impact qu'on veut avoir, donc on va quand même filtrer grosso modo sur ces trois critères-là. Techniquement, comment on le fait? Premièrement, sur notre site, juste pour prendre un rendez-vous, il y a quand même peut-être une dizaine de questions à répondre juste pour débloquer le lien de prise de rendez-vous. Et si l'entreprise ne correspond pas aux réponses qui font qu'elle cadre vraiment avec nos services, on lui propose autre chose. On lui dit « OK, oui, c'est vrai que si tu es en dessous d'un certain budget, tu n'as pas besoin de nos services pour le moment. Donc, voici ce que tu peux faire à la place. Tu peux te former sur YouTube. On a des formations pour que tu puisses commencer et créer ta première campagne. On peut te référer même vers d'autres agences. Tu te dis « J'ai ce besoin-là, mais vous n'y répondez pas, etc. » nos services sont pas les bons et quand nos services sont les bons ben on réserve un appel puis ensuite on en discute on regarde si ça vaut la peine puis ensuite tous les clients signent pas mais au moins on filtre très très très agressivement pour éviter aussi de perdre leur temps à eux le nombre d'appels moi que j'ai fait au début de clients qui tu passes des heures et des heures à parler d'un nouveau site web puis après ça la personne te dit ben j'ai 200$ ou j'ai 200€ pour mon budget puis là tu dis ah j'aurais dû te demander ça au début parce que ça marchera pas il y a peut-être d'autres solutions mais là c'est pas moi oui c'est ça exactement non Donc, c'est un peu l'idée derrière. Ça fait qu'on a finalement très peu d'appels avec des leads pour le volume d'affaires qu'on fait et tout ça. Mais pratiquement chaque lead à qui je parle, chaque entreprise potentielle est vraiment intéressée, comprend ce qu'on fait, comprend pourquoi on le fait et a un profil qui pourrait bien matcher avec
SPEAKER_00nous. Ok. Et alors maintenant, c'est quoi que tu suis comme donné
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu disais que tu suivais en gros la taille de l'agence en nombre de personnes. C'est quoi maintenant et comment tu l'augmentes tu vois parce que ça pourrait être si vous avez juste vous partez sur du haut de gamme tu vois que vous avez un certain nombre de clients tu peux dire si il y a 3 mois d'attente on va juste augmenter les prix et ça va écrimer un peu et est-ce que c'est ça un truc que tu suis c'est quoi ta vision là
SPEAKER_02dessus définitivement notre forfait moyen par client on le suit mais pour nous ça c'est beaucoup relié au budget publicitaire investi parce que même pour nous facturer genre 5000$ pour une une entreprise qui investit 2000$ de budget, c'est complètement illogique. Tu ne paieras pas ton agence trois fois plus ou deux fois plus que le budget pub que tu investis. Donc forcément, pour nous, c'est deux choses. C'est développer notre service pour que derrière, l'augmentation de prix soit justifiée. Il y a plusieurs trucs qu'on fait et en publicité, ça évolue beaucoup. Il y a plus de création qu'on fait qu'avant. Il y a de la création de vidéos, de la gestion de créateurs UGC qui vont créer des vidéos, ce genre de choses-là. Mais de l'autre côté aussi, c'est aussi de filtrer en fonction d'un budget qui sont tranquillement pas vite un petit peu plus grand à chaque fois ou au moins aider les entreprises à se dire ben oui on va commencer un peu plus bas mais il faut que tu sois prête à investir beaucoup plus dans quelques mois est-ce que ton entreprise est prête pour ça oui bon ben ok on va l'essayer ensemble mais dans les métriques qu'on va suivre finalement de ce côté là c'est oui notre facture mensuelle moyenne par cliente pour beaucoup c'est lié au budget investi donc ça va monter graduellement avec ça ouais je dirais que c'est comme dans cette optique là c'est vraiment ça qu'on va suivre mais sinon dans nos métriques générales il y a plein d'autres trucs qu'on suit et en acquisition client dans notre marketing et dans la profitabilité puis le modèle d'affaires en tant que tel mais côté suivre nos clients et s'assurer qu'on reste à un même nombre de clients c'est ça on va regarder le forfait moyen on va regarder le budget moyen que les clients investissent puis est-ce que ça monte au fil du temps ou est-ce qu'on stagne
SPEAKER_00est-ce que ça
SPEAKER_02diminue
SPEAKER_00et ainsi de suite ok et t'es un peu un cas d'école dans le c'est important de se nicher tu vois oui c'est ça ça marche vraiment ou pas alors maintenant que t'as le retour tu vois est-ce que tu te dis pas en fait si on continuait à toucher à tout on aurait pu avoir une croissance similaire ou est-ce que tu te dis clairement me nicher sur la pub était une bonne idée sachant qu'il y a eu en plus la période covid d'après ce que tu dis ça t'a propulsé dès le début donc on peut pas on peut pas savoir ce que ça aurait fait une autre idée mais c'est clair au doigt mouillé là
SPEAKER_02ce que je te dirais c'est nous on a deux axes de niche on a la publicité puis on a les boutiques qu'en ligne. Pour nous, e-commerce, c'est vraiment notre grande industrie qu'on accompagne le plus. Et la publicité en ligne, ça s'est fait beaucoup plus tôt. Moi, c'est celui-là sur lequel je ne reviendrai jamais parce que en termes de positionnement, marketing, c'est quelque chose. Je pense que ça aide de se positionner là-dessus. Tout notre contenu est centré là-dessus. Quand tu recherches plein de choses sur la pub, tu peux nous trouver plusieurs fois sur plein de requêtes. Bon, je ne sais pas à quel point ChatGPT et Claude nous recommandent encore. Ça, c'est comme un travail en continu. Il faut que je les contacte et que je J'essaie de les supplier, de les mettre de l'avant. Mais quand tu penses à Antilope, que tu penses à faire de la pub, puis que tu connais Antilope, tu le sais que ça existe. Quand une agence fait tout, j'ai l'impression que ça va tirer des modèles d'affaires différents, des entreprises qui cherchent un peu de tout. Et des entreprises qui cherchent un peu de tout, c'est à la fois des entreprises très petites qui ne savent pas trop où ils vont, puis pour nous, ce n'est pas notre clientèle idéale, ou des fois, des entreprises très grosses qui veulent un seul point de contact. Puis à ce moment-là, une entreprise très grosse qui a besoin de plein de services, c'est plein de pôles différents, c'est plein d'expertise, ça demande... Des choses qu'on n'a pas du tout, nous, à l'interne. Et c'est un peu ça pourquoi je ne reviendrai pas en arrière, c'est que gérer plusieurs expertises en même temps, s'assurer d'être à jour dans ces expertises-là, c'est difficile. Déjà que juste en publicité, c'est difficile de toujours être à l'avant-garde, toujours tester des trucs, toujours se challenger sur nos process, sur nos façons de faire. Si on avait en plus une expertise SEO ou en plus une expertise de site web, etc., on n'arriverait pas à garder tout ça à jour et on serait un peu en train de travailler sur tout ça en même temps mais ça prendrait ou une équipe plus grande avec vraiment des pôles différents avec des expertises différentes ce qui n'est pas un modèle qu'on peut avoir en ce moment parce qu'on n'est pas assez
SPEAKER_03ou
SPEAKER_02on aurait un service dans la moyenne on va dire partout puis moi je l'ai vu beaucoup des agences qui essayent très très fort d'être bon partout et avec une petite équipe c'est extrêmement difficile c'est comme même moi-même même si j'avais tout le temps du monde rester expert en SEO GEO création de sites web performance serveur tout ça automatisation, parce qu'il y a des agences qui font tout ça, soit que tu as besoin d'une équipe avec toutes ces expertises-là dans plusieurs personnes, soit je pense que c'est très difficile à gérer. Par contre, le deuxième côté niche, c'est un peu plus niché, c'est le côté e-commerce. Puis ça, autant que je pense que ça nous aide, autant que je pense que le choix est peut-être... On aurait pu revenir dans le passé puis en faire un autre, puis ça aurait changé notre expertise, puis ça se serait fait. Même, je pense qu'on pourrait avoir deux ou trois industries en même temps, puis ça se ferait bien aussi. Nous aussi, un choix parce que c'est là où je pense que notre futur, nos futurs clients se trouvent plus parce que les budgets sont plus là, c'est plus stable dans le temps aussi. On a fait aussi beaucoup de lancements de formation en ligne. Des lancements de formation en ligne, c'est un gros coup, puis après ça, il n'y a plus rien parce que l'entrepreneur doit prendre des congés parce que c'était beaucoup. Donc, ça change aussi le modèle. Mais pour nous, c'était une façon aussi plus intéressante de se développer de ce côté-là. Mais ça, tu vois, ça aurait pu être la génération de leads pour des entreprises de services, ça aurait pu être d'autres choses. Mais je suis bien content du choix qu'on a fait, mais je le mettrais moins comme un impératif par contre le service compliqué
SPEAKER_00de pas le faire c'est intéressant et tu vois tu dis que tu veux pas non plus trop t'éparpiller vous avez aussi un pan dont tu parles vous faites aussi de la formation oui vous en avez sur votre site j'ai même vu récemment je crois que c'est Alex qui me l'a fait remarquer que tu avais fait une formation avec Stan oui oui le loup mais qui date j'avais pas réalisé que c'était toi je suis retourné voir la page de vente là il y a quelques jours. Comment ce modèle d'infoprenariat s'imbrique dans votre agence?
SPEAKER_02C'est une bonne question. Tu vois, nous, on a grandi en voyant beaucoup de formations, dans le sens où le début de l'agence, c'était d'aider sur des gros lancements, de faire des trucs. On a travaillé avec beaucoup de grands infopreneurs qui mettaient des très bons budgets en publicité, qui vendaient de la formation. Et surtout, aujourd'hui, il y a des des entreprises, il y a des projets aussi plus nichés, plus spécifiques. Mais à l'époque, je recule, il y a maintenant 5, 6, 7 ans, il y avait beaucoup de formations sur comment te lancer en ligne, comment développer ton truc, comment vivre de ton expertise, etc. Puis c'était des énormes lancements, plein d'affiliations, plein de trucs. C'était comme un autre monde. Il y avait beaucoup moins de compétitions aussi. Puis on en a vu des lancements comme ça. Donc, on savait ce que ça représentait les stratégies de formation en ligne. On savait ce que ça représentait tout l'infoprenariat même si c'est un domaine dans lequel on baigne encore beaucoup notamment avec le cabinet des curiosités peut-être qu'on aura l'occasion d'en reparler mais c'est vraiment un truc qu'on voit beaucoup donc on savait que ça existait puis en même temps on sait que le temps de publicité en ligne c'est un domaine qui est très compliqué on a vu plein d'entreprises essayer de vendre la formation directement et c'est difficile c'est pas un domaine qui est instantané c'est un domaine qui prend beaucoup de temps c'est un domaine où tout le monde n'est pas prêt à faire de la pub donc c'est pas comme c'est même pas comme une formation pour des débutants dans une formation plus spécifique. Donc nous, l'approche derrière ça, c'était de se dire, avant de vendre des formations, on mesurait un peu notre phonon marketing, notre entonnoir de vente, à quoi ça ressemblait en ce moment. Puis ce qu'on se rendait compte, c'est que notre contenu qu'on faisait, nos articles de blog, nos vidéos YouTube, nos webinaires, tout ça, ça marche très très bien. Ça nous amène beaucoup de clients parce qu'à la fin de la journée, quand on regarde qui signe avec nous et qu'on regarde qu'est-ce qu'ils ont fait avant, la majorité d'entre eux ont vu des webinaires, ont été sur notre liste newsletter, ont ont vu du contenu mais entre le moment que quelqu'un nous découvre et le moment où quelqu'un signe avec nous ça va prendre entre 6 mois et 24 mois ce qui est extrêmement long pour de l'investissement marketing parce que tu regardes ça et tu te dis si je mets 1000 euros aujourd'hui je vais générer des ventes dans un an ou deux ça va être très très long c'est du bon financement à long terme puis je peux avoir confiance que ça marche mais d'ici 2 ans tout peut changer tout peut basculer c'est compliqué donc Bref, là où je m'en vais avec ça, c'est qu'on a introduit la formation parce qu'il y a plein d'entreprises qui n'ont pas besoin de nos services et qui peuvent très bien s'en sortir avec une formation parce que faire de la pub quand tu as un petit budget, ça se fait très bien par soi-même, vraiment. On le dit souvent, c'est comme tu n'as pas besoin d'une agence si tu mets moins de quelques milliers d'euros par mois même. Mais pour nous, c'était ça. C'était de pouvoir avoir une offre pour les gens qui n'auront jamais besoin de nos services ou peut-être qu'ils vont en avoir besoin dans 5 à 10 ans parce que leur entreprise n'est pas prête. Et en même temps, essayer de raccourcir un peu notre cycle de rentabilité marketing parce que si pour les gens qui finissent à travailler avec nous en 24 mois, eux, ils finissent par signer. Tous les autres qui signent jamais, si on est capable de les convertir un peu plus vite, au moins, ça rentabilise les 1000 euros que j'ai mis et que je vais juste avoir dans deux ans. Le but, c'était de raccourcir notre cycle marketing. Aujourd'hui, la vente de formation, ça ne représente pas 10 % de nos ventes. C'est vraiment une petite proportion. Ça se fait assez organiquement. Quand quelqu'un veut travailler avec nous et que l'entreprise n'a pas le budget ou que ça ne vaut pas la peine, souvent, on dit « Tu peux peux regarder sur YouTube, mais regarde, on a aussi des formations qui peuvent t'aider. Ça nous arrive des ventes en affiliation aussi, mais c'est un petit morceau de notre grand modèle. Puis le but derrière, c'est ça. C'était beaucoup de raccourcir notre cycle de rentabilité, puis avoir une offre pour beaucoup de gens qui vont peut-être jamais travailler avec
SPEAKER_00nous. Ok. Et j'avais vu un de tes contenus où tu disais que t'estimais qu'une de tes erreurs, c'était de pas avoir fait de la création de contenu plus tôt. C'est justement par rapport à ça, dans le sens où tous les gens qui signent avec toi, c'est qu'ils ont consommé certains de tes contenus. Du coup, la logique, c'est que si tu avais eu plus de contenus, tu aurais eu plus de gens qui les voient. Ou c'était pour un autre point que tu regrettes de ne pas avoir commencé plus tôt?
SPEAKER_02C'est exactement ça. C'est que c'est très long à payer. Donc, forcément, plus tu commences tôt, plus ça finit par payer vite. Et plus tu commences tôt et intensément, plus ça finit par payer beaucoup et rapidement. Donc, ouais, c'est vraiment ça pour nous. En gros, si ce cycle-là de 6 mois à 2 ans, je l'avais commencé un an ou deux plus tôt, ça aurait escaladé encore plus rapidement, puis peut-être qu'aujourd'hui, je serais déjà deux ans plus loin dans notre croissance. Parce que pour nous, on fait beaucoup de publicité, nous-mêmes, pour nous, mais ce qui nous... le plus de leads, de clients et tout ça, c'est notre contenu parce que c'est ce qui fait que, comme je disais tantôt, les agences y en ont énormément, mais c'est ce qui fait qu'il y a des entreprises qui vont voir nos trucs, qui vont se dire « Ah oui, ils ont une expertise. Ah oui, ils ont l'air intéressant. Ah oui, ils sont drôles. » Ça rentre en ligne de compte aussi. Et c'est ce qui fait qu'on génère de la clientèle, à mon avis,
SPEAKER_00aujourd'hui. Vous avez mis beaucoup sur la caste drôle, je trouve. J'aime bien. Ça m'a fait rire. Tu parlais un peu de différence entre gros et petit. budget, dans le sens où les petits budgets n'ont pas besoin d'une agence, c'est quoi, selon toi, même si on reste dans la catégorie petit budget, mais quelqu'un qui démarre en pub, c'est quoi le budget minimum pour commencer pour que ça serve à quelque chose
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu vois, si tu me dis 10 euros par jour, en vrai, ça sert à rien, t'auras pas des bonnes stats. Il faut commencer, mettons, à 100 euros par jour. Encore une fois, je dis peut-être des grosses bêtises, mais est-ce qu'il y a un truc comme ça qui se
SPEAKER_02passe
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ouais. Généralement, on a deux types de fourchettes. Premièrement, pour la fourchette plus génération de leads je pense justement au côté infopreneur au côté entreprise de service si ta vente se fait pas directement dans la pub c'est que ce soit parce que c'est de la formation que tu vas la vendre par mail après ou que ce soit parce que tu vends de la rénovation de bâtiment puis ça prend une soumission c'est plus complexe à ce moment là on est plus dans de la génération de leads et généralement pour ça je généralise mais tu peux commencer avec un plus petit budget parce que l'effort se fait pas 100% dans ta pub L'effort se fait dans tes séquences mail, dans tes lancements, etc. Donc, un 15-20 euros par jour, ça peut être très, très bien pour démarrer. Puis là, tu généralises. Parce que si tu es un cabinet d'avocats spécialisé et que tu veux générer des leads de ça, ça va peut-être te coûter 500 euros par lead. C'est peut-être plus complexe, mais dans un cas assez classique, si tu vends de la formation en ligne, infopreneur typique, ça peut être un très bon budget de démarrage. Puis en fait, ça ne veut pas dire que ça va amener énormément de résultats, mais ça va te permettre déjà de voir est-ce que c'est rentable ou non. Parce que ce 15 ou 20 euros par jour-là peut peut-être amener entre, je ne sais pas, entre 2 et 15 leads selon ton domaine. Parce que les coûts vont changer, l'intérêt va changer, la valeur de ces leads-là vont changer aussi. Et au fil des jours, tu vas en avoir un peu tout le temps. Tu vas avoir peut-être quelques centaines de leads à la fin du mois. Si on a des bonnes pubs, on a une bonne offre. Puis ensuite de ça, tu regardes sur quelques mois est-ce que ces leads convertissent. Si oui, on va aller en chercher plus. On va continuer cette machine-là puis on va ouvrir les valves. va continuer ça. Pour ce qui est de la vente directe, que ce soit des produits physiques, que ce soit même des produits d'information, on est sur un closing instantané. Tu veux générer ta vente le plus vite possible, il y a un paiement. Là, ça demande un peu plus de budget parce que c'est pas tout le monde qui va acheter en ligne rapidement de quelqu'un qui connaît pas ou qui n'a pas encore validé l'expertise. Donc, à ce moment-là, nous, généralement, ce qu'on recommande, c'est un 30 à 50 euros par jour pour démarrer, selon le ce qu'on a à vendre et plus c'est dispendieux ou plus ça demande d'engagement plus on va devoir rouler ces campagnes-là longtemps avant de voir des résultats parce que si tu vends un truc à bon disons un truc à 50 euros mais qui demande des semaines de préparation et de c'est très complexe bon ben c'est un gros engagement même si c'est pas très cher donc les gens vont y réfléchir longtemps avant d'acheter et ce que tu mets au jour 1 va peut-être payer au jour 30 ou c'est un peu comme nous si ça prend 6 mois avant de signer un client ben si je fais de la pub en janvier ben je peux pas regarder mes résultats le 31 janvier en me disant disant que ça n'a rien donné, j'arrête tout, ça n'a pas fonctionné. Ben non, il faut que j'attende en juin, juillet, décembre, janvier de l'année prochaine. Puis là, ça commence à être plus long, mais c'est que ça qui va vraiment me donner mes réponses.
SPEAKER_00Quand c'est si long comme ça, ça doit être dur. Et est-ce que, à partir de quel moment, je peux commencer à faire de la pub? Est-ce que c'est un truc que tu fais dès le début? T'attends? T'attends pas? Tu
SPEAKER_02le fais quand? Si tu Tu sais à quoi t'attendre, tu peux le faire dès le début. En fait, t'as deux situations avec deux attentes différentes. Si ton entreprise est pas encore complètement construite, que tes offres sont pas fignolées, tu sais pas s'il y a un product market fit, s'il va y avoir de la demande pour ce que t'as. Si tu sais pas est-ce que les gens vont acheter mon truc, est-ce qu'ils vont s'intéresser, est-ce qu'ils vont me faire confiance, ben tu peux mettre de la pub, mais cette pub-là va pas t'amener des résultats, elle va t'amener des réponses à toutes ces questions-là. Parce que si t'as pas de vente, ben au moins tu vas pouvoir te poser la question pourquoi j'ai pas eu de vente, qu'est-ce qui a bloqué Si tu as eu des leads qui n'ont pas acheté, tu vas pouvoir les contacter et dire pourquoi tu n'as pas acheté. Tout ça, ça va t'amener des réponses, mais je ne m'attendrais pas à avoir des résultats parce que je ne suis pas prêt à aller chercher ces résultats-là. Je ne sais même pas si ça se vend. Je peux afficher mon truc à 1000 ou 1 million de personnes. S'il ne se vend pas, il ne se vendra pas, peu importe le budget que je mets. Mais de l'autre côté, si mon modèle d'affaires est déjà plus solide, je sais que ce que je vends, ça amène des résultats, les gens sont intéressés, ça répond à un problème que je peux convaincre les gens de mon expertise, ainsi de suite. là, la publicité va avoir pour but d'aller me chercher des résultats. Est-ce que ça veut dire que ça va marcher à tout coup? Non. Bon, des fois, ça marche, des fois, ça marche pas. Il y a plein de tests qu'on peut faire là-dedans, comme toute stratégie marketing, finalement, mais je peux avoir des attentes de résultats parce que je sais que si ça vend pas, c'est pas parce que mon produit est pas vendable. Donc, voilà. Pour faire très, très simple, mauvais produit avec pub se vendra pas, bon produit avec pub devrait se vendre. Ensuite, on peut travailler la pub si jamais
SPEAKER_00ça se vend pas. Ok. Et, oui, tu dis « devrait se vendre » parce que même s'il y a un bon produit, un bon tunnel de vente, un bon truc, c'est possible que la pub ne marche pas dans ce cas-là pour une raison ou une autre.
SPEAKER_02Tout est possible. Il n'y a jamais rien de garanti. Si c'était le cas, on ne serait pas ici et on serait déjà sur la plage à ne pas faire grand-chose et ça marcherait très bien tout seul. Mais en fait, plus tu as déjà des preuves que ton produit se vend à un marché froid qui ne te connaît pas et que ça arrive rapidement, plus la pub devrait marcher vite aussi. Mais souvent, ce qui arrive, c'est quand on teste la pub, ça va être dans nos premières offensives dans un marché qui est aussi froid. Parce que souvent, en ce moment, par exemple, si tu fais des ventes en organique avec tes réseaux sociaux, avec... avec des collabs, de l'affiliation, des trucs comme ça, c'est un marché qui est déjà un peu plus réchauffé. Parce que l'organique, les gens vont voir ton contenu tranquillement avant de voir tes offres. En affiliation, si quelqu'un te recommande, forcément, une partie de la confiance envers cette personne-là qui te recommande va se transférer envers toi. Donc, c'est pas un marché qui est très froid et auprès de qui tu fais juste afficher de nulle part. Tandis que la pub, c'est vraiment ça. Tu regardes tes trucs sur Instagram, sur Facebook, sur YouTube, peu importe, et je t'arrête pour te montrer mon truc. Est-ce est-ce que tu vas me faire confiance, est-ce que tu vas cliquer, est-ce que tu vas t'y intéresser, ben moins que si ça avait été autrement, donc c'est un test à faire, essayer de voir, ben est-ce que j'ai les bons arguments, est-ce que j'ai les bonnes façons de présenter mon truc, est-ce que j'ai la bonne patience aussi, parce que des fois c'est long, pour que ça me génère des résultats, ben peut-être que oui, peut-être que non, mais tant qu'on ne l'a pas testé, c'est difficile d'avoir la réponse. Si au contraire, tu sais déjà que tes produits se vendent bien à froid, peut-être parce que tu as déjà testé de la pub sur une autre plateforme, ou que tu as déjà testé du cold email et que ça fonctionne bien ou des choses comme ça ben là on peut transférer ça en pub en se disant ben j'ai déjà vendu à froid ça devrait quand même bien
SPEAKER_00fonctionner ok et tu parlais tout à l'heure tu vois des deux cas de figure où on peut faire de la pub soit pour tester une offre soit pour l'accélérer une fois qu'on l'a validé en gros ouais dans un cas comme dans l'autre je dois m'attendre enfin je suis content si j'ai quoi comme bon retour c'est le ROS si je dis pas de bêtises et que j'ai bien fait mes devoirs
SPEAKER_02Pour ce qui est des résultats, oui, c'est ça. Exactement. Comme tu veux, ça va dépendre beaucoup de ton phonon marketing. Mais si tu t'attends à des résultats, tu vas regarder combien j'ai investi en pub et combien ça m'a rapporté. Quand tu fais le ratio entre les deux, c'est le ROS, le Return On Ad Spend, ou le retour sur notre investissement publicitaire. Et c'est une façon très simple d'avoir le ratio entre pour un euro investi, combien ça m'a généré de résultats. Et pour un e-commerce qui vend directement ses produits, c'est facile. J'ai mis 10 euros aujourd'hui, j'ai fait 50 euros de vente, bon, ça va, c'est x5, ça c'est direct. Pour quelqu'un qui vend de la formation ou qui vend ses services, ben ça va être un peu plus complexe parce que le processus est plus long. Si je me suis inscrit à ta newsletter grâce à la pub, ben t'as payé ça, mais peut-être que c'est dans 12 emails plus loin que ça va convertir, puis que tu vas prendre un appel avec moi, puis ainsi de suite, bon ben, généralement, avec ces outils-là, on peut taguer la source de nos leads, donc on peut dire que cette personne-là s'est inscrite grâce à mes pubs, et là je vais voir, bon ben, après 6 mois, que Combien de personnes qui se sont inscrites grâce à ma pub ont fini par convertir? Est-ce que ça a valu la peine? J'ai mis 1000 euros en pub, ça m'a généré 5000 euros de chiffre d'affaires au total. Bon, bien, je vois que j'ai fait 1 fois 5. Est-ce que ça marche pour moi avec mes marges, avec ci, avec ça? Oui. OK, parfait, je suis content. Donc, ça va être notre mesure de succès la plus directe, mais des fois, elle est longue aussi à apparaître. Si je génère des leads, je ne pourrais pas savoir la journée même est-ce que ces leads-là valent beaucoup, valent peu, vont se désabonner, vont trouver intéressant mon contenu. Et ça dépend aussi beaucoup du reste de mon processus. Si j'ai des bonnes pubs avec un bon lead magnet, j'aurai plein de leads. Mais si après ça, j'ai une séquence pas super ou que mes services sont pas assez chers, trop chers, mal présentés, que je peux pas pitcher, peu importe. Bon, peut-être que ça vendra pas, mais peut-être que c'est pas la pub mon problème non plus. C'est comme une suite de variables aussi qu'il faut surveiller.
SPEAKER_00Oui, mais je me demande aussi, est-ce que si j'ai un ROS de 2, tu vois, j'investis 1000 euros, je gagne 2000. Est-ce que toi, tu te dis, ok, je suis gagnant ou tu te dis, en vrai, pas ouf.
SPEAKER_02Ton produit, il est pas ouf, quoi. Je te dirais, ça dépend beaucoup justement de ton produit. Parce que si t'as un retour de x2 et que tu peux mettre des gros budgets avec ce retour de x2 et que t'as des marges que t'as pratiquement pas de coûts parce que c'est un produit numérique, donc que t'en vendes un ou que t'en vendes cent, t'as les mêmes coûts de ton côté à part peut-être les frais de transaction de Stripe ou ce genre de choses-là, un retour de x2, ça peut être une machine à argent incroyable pour toi. Mais si au contraire, tu suivant des bouteilles. des gourdes d'eau, et que tu as un coût de 40% sur ces bouteilles-là, ça veut dire qu'un retour de x2, ça te donne un 10% de profit. Parce que tu as un 50% qui part sur tes coûts de pub, tu as un 40% qui part dans ta fabrication, il te reste un 10%. J'espère que tu n'as pas trop de coûts parce que ce 10%-là, il va partir assez vite. C'est très peu. Donc, premièrement, ce retour-là, il est très relatif. Pour quelqu'un qui vend ses services, si je vends un service à 1000€ et que je dois payer 500€ à chaque fois pour me générer un client, il faut le considérer parce que ça veut dire que tout le temps que je mets, il est payé à moitié finalement. Mon 1000 euros, je viens de perdre 500 juste pour acquérir mon client. Mais si après ça, ce client-là, il revient, il revient, il prend d'autres services, peut-être que ça vaut la peine. Puis finalement, mon retour sur plusieurs mois, il est vraiment intéressant aussi. Nous, comme agence, un client qui travaille avec nous va peut-être nous payer un forfait de 4000, 5000, en euros, c'est peut-être un peu moins, peut-être un 3000, disons 3000, 4000 euros par mois pour nos services à nous. Donc, Sur un mois, si on devait payer 4000 euros pour aller générer un client qui nous paye 4000 euros, ce ne serait pas beaucoup. Mais sachant que nos clients restent en moyenne, pour la majorité, plusieurs années, à ce moment-là, ça devient très intéressant pour nous et ça ne nous dérangerait pas. Moi, ça ne me dérangerait pas de payer 10 000 euros à un client qui me paye 3000 euros pendant deux ans. Donc, c'est là où le retour sur investissement, ce ratio-là, va beaucoup dépendre de son modèle et finalement, il n'y a pas purement de bon ou de mauvais, même si on peut, on va toujours viser le plus élevé parce que si tu es capable de prendre ton même budget puis d'en générer plus, c'est tant mieux. Puis ça, bien, d'améliorer ton funer, d'améliorer tes pubs, de tester continuellement, ça va te permettre tranquillement pas vite de gagner des petits 5-10% d'amélioration puis tranquillement pas vite soit améliorer tes résultats, soit au moins les stabiliser puis faire en sorte qu'ils chutent moins parce que, bien, des fois, ça chute, des fois, les coûts de publicité augmentent puis on ne peut rien y faire. Bon, bien, au moins, ça va venir aider de ce côté-là. Mais c'est ça. Ça fait en sorte qu'il n'y a pas de... Je ne peux pas dire, mettons, x2 pour tout le monde, c'est très, très bien ou c'est très, très mauvais. Nous, on a plein d'entreprises qui vont être super contents d'avoir un x2 parce qu'ils mettent des très gros budgets et ça va représenter beaucoup de profit puis on en a d'autres que un x2 c'est catastrophique puis il nous faut du x8 minimum parce qu'ils ont des petites marges de profit parce qu'ils ont plein d'autres coûts parce que ça implique tout ça puis ça fait que les attentes sont plus élevées ou en tout cas les minimums requis sont plus
SPEAKER_00élevés aussi ok et comment tu fais pour améliorer une pub tu vois si tu veux un meilleur ROS ou est-ce que l'IA elle vient pas t'embêter un peu ton secteur il a pas été trop perturbé avec l'IA ou au contraire 30-40 questions en une mais peut-être ça a fait améliorer l'algorithme de Facebook enfin de Meta qui va du coup mieux recommander tes pubs à la bonne personne c'est comment
SPEAKER_02oui ben oui pour ce dernier point là l'algorithme s'est beaucoup amélioré même je pense même pas que c'est lié aux dernières avancées d'AI parce qu'en ce moment les dernières avancées c'est un peu plus côté génération de contenu puis LLM et tout ça mais nous ça a fait entre 12 et 18 mois qu'on voit que Meta fait des grosses améliorations à l'algorithme. En fait, c'est comme si Mark Zuckerberg était parti dans le Metaverse il y a quelques années, étant en mode « C'est bon, on fait notre monde virtuel, tant pis pour tout, maintenant on va vivre là-dedans avec notre casque. » Un an ou deux plus tard, ils ont réalisé que ça leur coûtait vraiment très cher, ils se sont dit « Oups, faudrait pas oublier nos annonceurs, faudrait pas oublier notre modèle, la raison pour laquelle on fait de l'argent. » Et à ce moment-là, 2024- en 2025, ils ont fait des grosses améliorations à l'algorithme. Et grosso modo, nous, ce qu'on a vu, c'est que même si les coûts de publicité continuent d'augmenter, parce qu'à chaque année, il y a plus d'annonceurs, donc l'offre et la demande, ça fait que les coûts, les enchères montent. Ce qu'on a vu en 2024 et 2025, c'est que pour le même nombre d'impressions, pour le même nombre d'affichages de pubs, on générait 20 % plus de résultats. Juste par défaut. Puis c'est une moyenne chez nos clients. Il y en a pour qui c'est mieux, il y en a pour qui c'est moins bien. Puis on pourrait se dire, nous, au travers des années, on fait des meilleures pubs, c'est peut-être ça. Peut-être, mais je suis convaincu qu'il y a une amélioration d'algorithme derrière qui n'est pas documentée exactement. Tel jour, on a mis que ça générait plus de ventes parce que les coûts sont plus élevés. On s'affiche moins qu'avant pour le même budget, mais on génère autant que plus de ventes. Donc, côté algorithme, est-ce qu'il y a de l'AI ou non là-dedans? Qui sait? Mais clairement, ça s'est beaucoup amélioré. On a une performance supplémentaire grâce à ça. Et côté amélioration de pub, comment on fait aujourd'hui cet algorithme-là est très fort et avant... Pardon, je recule. Avant, comment ça fonctionnait, c'est que tu définissais une audience. Tu disais, je veux cibler les parents. Et j'ai plein de pubs pour ces parents-là. Je crée plein de pubs, des vidéos, des images, des trucs. Et mon audience de parents, l'audience que Mettez déterminait comme étant la plus propice à convertir, allait voir toutes mes pubs en fonction de leur performance. Donc, si t'es un parent, tu peux voir la même pub parce que c'est celle-là qui marche bien. Puis si t'es pas un parent, tu verras pas mes pubs. Fin. Aujourd'hui, on est dans une dynamique ou chaque publicité a sa propre cible. Un peu comme une recommandation d'algorithme de TikTok ou de Reels. Toi, comme personne, selon ce avec quoi t'interagis, tu verras pas les mêmes choses que moi, même si, factuellement, on est peut-être dans certains mêmes profils. Les deux, par exemple, on voyage. Bon, ben, on verra même pas le même contenu de voyage parce que, je dis n'importe quoi, mais toi, Paul, t'aimes mieux le contenu de voyage qui est très dynamique et qui te présente des trucs à manger. Pis moi, j'aime mieux le contenu de voyage ultra slow qui est comme en mode plage et le popcorn.
UNKNOWNVoilà.
SPEAKER_02Exactement. Donc, ça s'est appliqué aussi aux publicités. Ça fait que, pour ma même cible de parents, par exemple, si j'ai une publicité... vidéo d'une maman, d'une grand-maman qui a 70 ans et qui nous présente un produit, où j'ai une publicité vidéo d'une grand-maman, non, disons d'un grand-père, mais qui est un peu plus jeune, qui nous présente le même produit, ces deux publicités-là n'iront pas nécessairement s'afficher aux mêmes parents, parce que c'est pas tout le monde qui va faire confiance de la même façon aux grands-mamans, aux grands-papas, à la façon dont le produit est présenté, au format de la pub, à ce qui est écrit C'est écrit dedans et tout ça. Ça fait que chaque pub peut aller rejoindre sa mini-poche d'audience. Et là où je m'en vais avec ça, c'est comment est-ce qu'on fait pour améliorer nos publicités aujourd'hui. On n'est plus à la recherche de la publicité parfaite. On n'est plus en mode test AB. Je regarde, je mets un bouton bleu, un bouton rouge, lequel marche le mieux. OK, c'est le bouton bleu. J'arrête de faire des rouges et je fais que des bleus. Ensuite, j'essaye un texte. On n'est plus comme ça. Chaque pub va chercher son propre marché. Donc, comment est-ce qu'on fait pour améliorer nos résultats? On teste le plus possible de ces croisements-là possibles et on veut... la plus grande variété créative possible. Je veux des images, des vidéos. Mais là, dans mes images, je veux des images qui sont plus classiques, plus avec mon logo d'entreprise, plus publicité classique. Je veux des images qui sont des mimes. Je veux des images qui sont drôles. Je veux des images qui sont pas drôles. Je veux des images qui sont amateurs. Je veux des images qui sont professionnelles. Je veux des montages photos. Je veux des... Bon, tout ça. Dans mes vidéos, c'est pareil. Je veux des vidéos de clients. Je veux des vidéos de moi-même. Je veux des vidéos de moi-même avec une grande production. Avec une production de merde sur mon téléphone Android qui marche plus très bien, puis qui va peut-être marcher, ça va peut-être performer mieux. Puis tout ça ensemble, oui, là-dedans, il va y avoir des pubs qui amènent plus de volume, plus de résultats, mais c'est l'ensemble de l'œuvre qui va m'amener la meilleure performance possible. C'est pas parce que j'ai une pub plutôt qu'une autre, c'est parce que j'ai cet ensemble-là où chaque pub peut aller rejoindre mon petit morceau qui va bien réagir à cette pub-là, et l'ensemble de ces petits morceaux-là, plus ou moins grands, selon la pub, va se construire sur une belle performance, plus stable aussi, et qui va m'amener des meilleurs retours sur investissement.
SPEAKER_00Et toutes ces publicités-là, toutes ces créatives, je les mets dans le même ensemble de publicités sur le business manager. Je mets tout dans le même paquet et c'est Facebook qui se charge tout seul de dire, de comprendre que c'est la même campagne, je mets ça à Paul, ça à Charles, ça à Alex et basta.
SPEAKER_02Exact, exact. Je te dirais qu'en dessous de 6 ou 7 000 euros par mois de budget, c'est généralement ce qu'on recommande. Tu mets tout au même endroit, super, super simple. L'algorithme, c'est la mise à jour qui s'appelle s'appelle Andromeda qui a paru il y a peut-être 6 à 12 mois maintenant, selon au moment où tu publies le podcast, mais qui fait que chaque publicité a son ciblage et qui fait que tu peux regrouper tout ça au même endroit. Nous, on a des clients qui ont 40, 50, 60 pubs dans la même campagne, dans le même budget, dans le même truc et qui performent très très bien et que pour le budget qu'on met, on n'a pas à y toucher. Quand tu investis plus, ça commence à être plus complexe parce que là, tu vas vouloir créer un volume encore plus important de pubs, tu vas vouloir les tester individuellement, puis là, ça commence à être plus complexe, mais en bas d'un 6-7 000 € par mois. Moi, je recommande vraiment de le tester. On met tout ensemble. On laisse Méta gérer. Et finalement, ce que l'algorithme fait, c'est qu'il regarde qui s'arrête sur ta pub, qui clique et qui fait ton action finale. Donc, soit qui s'inscrit ou qui achète, généralement. Et en fonction de ça, il va aller chercher plus de gens qui ont ce même profil-là. Donc, si ta pub de grand-mère en vidéo va chercher un certain profil, il va dire « Parfait, je le monte à ces profils-là. Je continue d'aller chercher ça. » Et non seulement il va le gérer pour le type de de clientèle, mais il va le gérer pour ton parcours client. Il y a certaines pubs qui s'affichent en premier, puis il y a certaines pubs qui s'affichent pour les gens qui ont déjà vu ton truc, mais qui n'ont pas encore fait l'action, qui vont être plus en mode support, en mode retargeting, etc. Donc, ça se gère tout seul aujourd'hui.
SPEAKER_00Voilà. Et si on prend un cas pratique, le cabinet des curiosités, comment vous le gérez
UNKNOWN?
SPEAKER_00toutes ces créations de publicité, à quoi ça ressemble?
SPEAKER_02C'est une très bonne question. Pour les gens qui ne savent pas, le cabinet, c'est un bundle de produits. En gros, c'est un grand lancement. Oui, vous ne connaissez pas, mais tant pis pour vous. Oui, c'est un pack de produits numériques. En gros, on réunit un peu plus de 100 expertes et experts de l'entrepreneuriat en ligne côté francophone et chacun propose un produit numérique qui va vendrait normalement à 50 à 100 euros, grosso modo. Et chacun le propose et c'est vendu à un prix dérisoire par rapport à toute la valeur. C'est plein de produits numériques qui sont vendus. Je crois que l'an dernier, c'était 200 euros pour 127 produits. Donc, c'est vraiment une grosse offre qu'on vend dans un gros lancement. Et il y a des campagnes de pub pour deux choses. Il y a des campagnes pour l'événement gratuit avant, la galerie des raccourcis, et ensuite pour le cabinet en tant que tel, pour le vendre. Donc, qu'est-ce qu'on fait en termes de de publicité, pour les budgets qu'on met pour le cabinet, ça ressemble à ce que j'ai dit. Généralement, c'est une grande campagne avec toutes nos publicités à l'intérieur. On a deux types de pubs. Mettons que je commence par la grande catégorie. On a des pubs qu'on fait par nos propres pages et on a des pubs qu'on fait par des affiliés. On a quelques personnes dans le cabinet qu'on va dire « Hey, t'as une grande communauté sur Instagram ou sur Facebook. Est-ce que tu nous permettrais pas d'utiliser ta page ou ton compte pour diffuser de la pub? » Donc, on a des pubs en partenariat. Vous avez peut-être déjà vu ça genre en mode Paul est avec Charles et là c'est comme deux pages deux comptes qui sont dans les publicités ça arrive souvent c'est des influenceurs qui vont te proposer un code promo pour te vendre un truc ou des choses comme ça, mais là, c'est pour l'événement. Et ensuite, au sein du contenu publicitaire qu'on a, il y a plusieurs axes de déclinaison qu'on fait en termes de pub. Il y a, là je les liste rapidement puis après ça je vais les explorer, il y a les segments de clientèle, donc qui peut s'inscrire ou qui peut acheter, on a les artisans, on a les freelancers, on a les propriétaires de petites entreprises, on a les personnes qui sont salarié, mais qui aimerait ça se lancer. Bon, bien, tout ça, c'est des segments différents. On a les concepts publicitaires différents, donc visuellement, ou comment qu'on exprime nos idées. Donc ça, c'est des images, des vidéos, plein de concepts. Et finalement, on a nos arguments ou nos axes publicitaires. Parce qu'une clientèle, un concept, je peux exprimer plein d'axes publicitaires. Je peux exprimer à quel point ça vaut la peine qu'il y a une valeur élevée pour un prix dérisoire. Je peux exprimer à quel point ça va t'aider à développer ton entreprise. Je peux te dire à quel point ça va t'aider à augmenter tes ventes si c'est ce que tu veux spécifiquement parce qu'on a des produits pour ça et ainsi de suite. Là-dedans, c'est le genre de truc où on peut mettre des témoignages, etc. Donc, ça veut dire que quand je décline ça, mes segments de clientèle, mes concepts visuel et mes axes publicitaires, je peux avoir des milliers de publicités qui sont pour les freelance avec un mime, avec je vais parler de, je vais faire une FAQ qui va répondre aux questions fréquentes avant l'achat. Bon ben ça, ça me fait une publicité. Je peux prendre les artisans dans une vidéo et ça pourrait être une publicité plus introduction au cabinet parce qu'ils savent pas trop c'est quoi puis comment ça peut les aider. Bon ben, tout ça, ça fait que la diversité créative, ça nous permet de créer des milliers ou des dizaines de milliers de publicités en théorie tu vas dire comment est-ce qu'on fait ça pas besoin d'en créer des milliers ça vaudrait pas la peine pour les budgets qu'on met il y a très peu d'entreprises qui font ça mais ensuite c'est notre travail en stratégie de dire ok parmi ces centaines de milliers peut-être de combinaisons le cabinet c'est facile on a un produit un lancement mais si tu vends 70 produits sur ton e-commerce ça commence à être beaucoup qu'est-ce qu'on fait on priorise nos croisements C'est quoi nos segments qui ont le potentiel ou l'historique de mieux convertir? C'est quoi nos concepts de publicité qui ont l'historique ou le potentiel de mieux convertir? Puis c'est quoi nos axes, nos arguments qui ont le potentiel? Ça, souvent, on le sait comme entrepreneur parce que t'en as déjà vendu des trucs, tu le sais que, par exemple, toi, Paul, peut-être, quand tu vends tes services ou quand tu proposes, je sais pas, le podcast, tu le sais que quand tu le proposes de telle façon, ça marche mieux que quand tu le proposes d'une autre façon, par exemple. Ou tu sais que ta clientèle, c'est plus je sais pas, c'est plus une certaine tranche d'âge un certain type de personne un certain domaine bon ben tu sais factuellement que même si t'as tous ces types de sous-clientèle potentiel ces trois là convertiront mieux donc on va commencer par ces trois là ou si tu sais nous comme agence de pub des concepts de publicité on en teste des centaines par année il y a plein d'essais qu'on fait qui fonctionnent pas bon ben pour un projet comme le cabinet on est pas en mode exploration on est en mode faut que ça fonctionne c'est une seule fois donc on va prendre c'est quoi nos 5 nos 10 concepts de publicité qui ont le mieux marché cette année puis on va y aller avec ça tout simplement. Puis c'est quoi nos arguments? C'est quoi les arguments de vente qui ont le mieux converti dans les dernières années? C'est quoi ceux qu'on s'attend qui vont le mieux fonctionner? On va commencer avec ça, on va les mettre de l'avant, puis ça va être ça notre inventaire publicitaire. Donc finalement, ça ne fait pas 10 000 pubs, ça n'en fait peut-être... Dans le cas d'un gros lancement comme le cabinet, ça n'en fait peut-être 20-30, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins, selon la diversité qu'on va avoir. Dans le cas d'une entreprise qui va faire des publicités en continu, généralement, on va commencer avec un 5 à 10, puis ensuite, on vient en rajouter qu'en continu. Presque à toutes les semaines, on vient tester les nouvelles, enlever celles qui ne marchent pas. Comme ça, on a toujours un inventaire qui se rafraîchit en continu.
SPEAKER_00J'étais allé espionner l'historique de votre bibliothèque publicitaire. Ah oui? Et on était plus, en effet, sur du 20 à 30 pubs différentes. Et quand tu me disais 10 000, je me dis,
SPEAKER_01punaise,
SPEAKER_00j'en ai loupé.
SPEAKER_02Qu'est-ce que j'ai foutu? Ça me rassure. Non, puis si tu en avais 10 000, ce serait 10 000 mini-algorithmes algorithme de pub qui n'aurait pas le budget pour se tester. Ce serait trop. Ça diluerait un peu l'ensemble. Et même si ce seraient des tests valides, on aimerait ça les faire ces tests-là, on n'aurait juste pas le moteur pour le faire pour vrai. Ça ne fonctionnerait pas. C'est comme essayer de faire 10 000 sondages différents dans la même rue chez toi. Il n'y a pas assez de gens qui passent pour pouvoir tester toutes ces questions-là. Tu vas épuiser les gens et tu es mieux de tester un seul sondage et d'avoir ces réponses-là et ça va être mieux que rien.
SPEAKER_00Tu parles du fait qu'il faut que chaque mini-album Oui. Est-ce que ça vaut le coup de faire 5 ou 6 publicités différentes
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui. Souvent, à cette étape-là, ce qui limite un peu plus la création, c'est soit les compétences, soit le temps de la personne qui les fait. Parce que si moi, je faisais mes publicités, il y a beaucoup de choses que je ne serais pas capable de faire en termes de compétences. Me filmer avec mon téléphone, ça se fait, je suis capable. Mais si je faisais mes publicités, Mais faire un design d'interface compliqué sur Photoshop, même avec ChatGPT, je ne sais même pas comment m'y prendre. Ce serait complexe. Donc bon, OK, je vais me limiter un peu. Puis des fois, ce n'est pas les compétences, c'est le temps. Parce que ça peut prendre quelques heures de faire ça. Puis là, des fois, comme entrepreneur, on est plus limité. Donc généralement, moi, ce que je recommande, c'est pour des budgets initiaux de 20, 30, 40 euros, commençons au moins avec 4 ou 5 publicités. Et l'idée derrière ces 4 ou 5 pubs-là, c'est qu'elles soient le plus variées possibles. C'est ça notre vrai enjeu c'est que je veux que mes 4 ou 5 pubs elles aient cherché vraiment des croisements d'axes différents je veux une publicité peut-être une je veux au moins une vidéo dans ces 4 là je veux des vidéos et des images je veux des façons de m'adresser à ma clientèle qui sont différentes visuellement et éditorialement dans mon concept donc c'est pas de dire je prends j'ai besoin de 4 pubs donc je prends 4 photos différentes de mon truc puis je les mets de l'avant ça se ressemble trop c'est presque la même pub, mais t'as le C et va les traiter comme tel, et toi, t'auras pas de réponse parce que tu sauras pas sur mes 4 photos, est-ce que les vidéos seraient mieux marchées, je le sais pas, est-ce que les memes seraient mieux marchées, je le sais pas, est-ce que les trucs plus authentiques, plus pro, plus léchés, peu importe, t'as aucune réponse, donc ça va être difficile après ça de continuer, ça va être difficile d'aller chercher les bons résultats, parce que ça prend juste le fait que tes photos marchent pas trop bien pour que toute ta campagne s'écroule, tandis qu'avec 4 pubs différentes, ben si t'en as 2 qui marchent pas, une qui marche moyen, puis une qui marche très bien, t'as déjà une première boucle qui commence à fonctionner donc c'est pour ça qu'on recommande même à petit volume même si tu peux juste créer deux ou trois pubs au moins les faire les plus différentes possibles d'entre elles ça va être vraiment le plus payant pour le court et le long terme
SPEAKER_00ok trop bien et si on reprend un deuxième cas pratique cette fois l'agence Antilope oui pour étudier un peu comment par où passent tous vos clients tu me disais donc que vous les trouviez en grande partie via de la pub mais que t'aimerais que ce soit plus du référencement organique petit à petit Comment, aujourd'hui dans la pub, tu fais quel genre de pub et sur quelle plateforme?
SPEAKER_02Bonne question. Je vais commencer par ce qui marche et je vais dire aussi ce qu'on teste pour le plaisir. Mais nous, ça a été un long combat, je ne sais même pas comment le dire, mais un long combat inutile d'essayer de se dire on va raccourcir notre funnel client. On va essayer de convertir nos clients en un mois ou deux au lieu de 6 à 24. Puis on va essayer que ce soit plus rapide. Mais on essayé plein de tunnels, plein de séquences mails, plein d'offres, plein de trucs et celles qui ont fonctionné ne nous ont pas amené les bons clients et la majorité n'ont pas fonctionné. Donc aujourd'hui, notre stratégie, c'est de se dire ok, on respecte le fait que ça va être long parce qu'on voit qu'au bout du compte, quand l'entreprise est prête à travailler avec nous, elle sait déjà on est qui, elle sait déjà le contenu, elle ne nous compare pas, elle n'est pas en train de magasiner entre 3-4 agences en se disant ben ah, l'autre agence me fait une offre avec 100 euros de moins par mois pourquoi vous c'est 100 euros de plus pouvez-vous me justifier est-ce que c'est 15 minutes de différence qu'est-ce que vous allez faire bon on n'est pas dans ces trucs-là les clients arrivent ils comprennent déjà comment on est différent pourquoi on peut les aider pourquoi ils veulent travailler avec nous ils nous font confiance et ils ont les bons budgets c'est les bons titres d'entreprise donc ça se filtre ça fait les meilleurs clients du monde quand on regarde nos clients avec qui on travaille il n'y en a pas un qu'on se dirait ah oui ça c'est le client qu'on n'aime pas qu'on prend de force ou quoi C'est vraiment génial, on est vraiment contents de ça. Donc, OK, respectons-le et essayons de l'amplifier au lieu de le changer complètement. Et pour ça, ça veut dire, un, se faire découvrir à plus grand volume, faire rentrer des gens dans ce processus-là à plus grand volume. Pour ça, on utilise la pub. On fait beaucoup de générations de leads, principalement pour des webinaires. L'an dernier, j'en faisais à peu près un par mois. Là, on est rendu à un à deux par mois, grosso modo. C'est des webinaires sur la pub, sur des stratégies publicitaires ou au moins des stratégies qui ont rapport avec les commerces pour aller chercher le bon type de clientèle. Et le but derrière ça, c'est s'il y en a qui arrivent là-dedans et qui se disent rapidement « Ah, je veux travailler avec eux. » Parfait. Mais souvent, le processus est long. Donc, le but, c'est de montrer notre expertise, de créer un premier lien de confiance avec la personne et de la faire rentrer sur notre liste mail pour la suite. Ça, c'est nos premiers grands trucs. On fait plein de sortes de webinaires. Et le deuxième entre ces webinaires-là, parce que je ne peux pas en faire à tous les jours, on a un lead magnet aussi qui roule souvent. Là, en ce moment, c'est un truc qu'on aime bien, qui marche très, très bien. On présente nos 12 meilleurs concepts de publicité. de l'année. Donc, c'est une séquence mignonne sur 12 jours et c'est à chaque jour que tu reçois un concept. Voici ce type de visuel-là, ça marche très très bien. Voici nos résultats, voici pourquoi ça a fonctionné, voici comment tu peux le répliquer à demain pour un autre concept. Jusqu'à maintenant, ça marche super. Donc ça, c'est notre acquisition, notre point d'entrée principal. Ensuite, c'est là où les gens entrent plus dans notre contenu. Parce qu'une fois que tu nous as découvert, que tu t'abonnes ou non, que tu restes abonné ou non à la liste mail on a beaucoup de contenu on publie pratiquement une vidéo par semaine sur YouTube un article de blog ou deux par mois là c'est c'est une stratégie que je suis en train de réévaluer avec l'AI et tout ça mais quand même c'est là on a beaucoup de contenu de ce côté-là c'est des vidéos souvent ça peut être très stratégique sur de la pub ça peut être technique ça peut être un tutoriel pour installer un pixel sur une certaine plateforme il y a de tout mais le but derrière c'est que tu vois en continu si tu fais déjà de la pub que tu vois notre expertise et que tu puisses l'appliquer à tes pubatoires si tu fais pas de pub, que tu comprennes que ok, wow, cette agence-là, ils ont une vraie expertise, ils sont capables de l'expliquer, je me vois déjà travailler avec eux, ou je comprends que peut-être mon entreprise n'est pas faite pour leur service, puis c'est parfait comme ça. Et donc, il y a ce contenu-là qui est plus organique, qu'on envoie aussi par newsletter, et qu'est-ce qui reste là-dedans? On a une petite campagne aussi qui met de l'avant nos études de cas, parce que c'est un des gros points de contenu, je pense, qui est très très fort, c'est nos résultats clients, voici ce qu'on a fait, voici les pubs qu'on a créés, tout ça. Ça, on le roule aussi en pub pour être certain que dès que tu commences à nous connaître, tu manques pas ce contenu-là. Donc ouais, je te dirais que ça, ça représente un peu notre stratégie qui fonctionne bien puis qui est bien là depuis longtemps, qu'on améliore un peu au fil du temps. Donc ça, c'est le gros truc. Puis sinon, en ce moment, qu'est-ce qu'on teste? On teste la publicité sur LinkedIn en mode notoriété. L'idée derrière, c'est que sur LinkedIn, ça coûte super cher faire de la pub. Ça coûte 2 à 50 fois plus cher que sur LinkedIn. C'est vraiment très, très, très dispendieux parce que souvent, les entreprises qui font de la pub, c'est des entreprises qui peuvent permettre de payer 500 $ par lead parce qu'elles peuvent signer des grands, grands contrats et ainsi de suite. Donc, les coûts, c'est élevé. Mais l'avantage, c'est que tu peux cibler. À l'inverse de Meta, tu peux aller sur la crème de la crème. Nous, on cible les directrices et directeurs marketing d'entreprises de 5 à 200 employés, etc., etc., qui sont dans tel domaine, tel domaine. Donc, finalement, c'est une liste de 10 000 personnes, peut-être. C'est très, très spécifique. mais on leur affiche la pub, puis le but, c'est juste qu'ils commencent à découvrir qu'on existe. Vraiment en mode sans-attente, très long terme et tout. Je ne sais pas si ça va payer ou si ça paye parce que c'est de la notoriété, mais voilà, on le
SPEAKER_00teste. Ok. Et vous dépensez combien en pub à peu près, toutes plateformes confondues?
SPEAKER_02Ça dépend beaucoup des mois, mais si j'avais à faire une moyenne pour l'année, pour Antilope, c'est un 4000 à 5000 euros, donc un genre de 5, 6 ou 7000 dollars par... par
SPEAKER_00mois, à peu près. Et j'avais pensé à un truc... La question est partie. Ah,
SPEAKER_02terrible. On espère qu'on va la retrouver.
SPEAKER_00On va la retrouver. C'était plus sur après, sur ce que tu disais, sur les contenus.
SPEAKER_02Oui, les études
SPEAKER_00de cas, tout ça. Ouais, les études de cas. Non, ça m'était venu
SPEAKER_02avant.
SPEAKER_00Ah, je parlais
SPEAKER_02de
SPEAKER_00New Zero, peut-être. Peut-être. Celle-là, je suis abonné. Oui. J'ai regardé certaines de tes vidéos sur YouTube. Oui. Plutôt tutoriel, comme tu disais, pour apprendre à mettre le pixel sur ça, ou globalement plutôt tutoriel comme vidéo. Il y a beaucoup de monde qui fait ce type de vidéos. Comment vous arrivez à vous démarquer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu vois, est-ce que tu pourrais pas te dire, mon expertise, moi, c'est de la pub, je balance vraiment tout sur de la pub versus mon expertise, et peut-être moins sur YouTube, ou je fais de la pub sur YouTube pour promouvoir encore plus ces vidéos, tu vois. Comment t'arrives à te démarquer dans ce truc qui est hyper concurrentiel?
SPEAKER_02C'est une bonne question. Puis tu vois, moi, je le vois à l'inverse dans le sens où des agences qui font du contenu sur YouTube et qui ont des blogs et qui ont une stratégie de contenu comme la nôtre, proportionnellement, il y en a très peu, finalement. Quand tu regardes, même en tant que tel, YouTube, pour moi, c'est un canal vraiment sous-utilisé par énormément d'entreprises. Donc, je le vois plus comme ça parce que des... En fait, ce qu'on remarque que agence. Ce que la majorité des agences vont faire, c'est avoir des très bonnes stratégies, soit de vente à froid, soit de networking pour avoir des contacts, etc. Avoir des bonnes équipes de vente aussi pour une fois qu'on a un premier contact, suivre tout ça, avoir des offres, avoir un million de trucs à te proposer. Faire de la pub aussi. Il y a beaucoup d'agences qui font de la pub directement sur une offre, ce genre de choses-là. Mais des agences qui prennent le temps de faire du bon contenu long parce qu'on est du tout, mais on a aussi des critiques de pub. Si on en des campagnes de d'autres entreprises, on critique les publicités, on sort les points améliorés. On a aussi beaucoup de contenu plus stratégique, plus long. On a des vidéos de 20, 25, 30 minutes. Ça commence à être des bonnes vidéos quand même pour ça. Et pour moi, c'est ça, c'est l'inverse. J'ai l'impression que c'est un truc qui est moins utilisé parce qu'il demande plus de travail que soit de faire des stories sur les réseaux sociaux, soit d'avoir une équipe de vente qui va plus s'en occuper. Donc, oui, il y en a beaucoup, mais quand tu regardes des agences de pub, nous, le marché est un petit peu plus au Québec, on a quelques entreprises européennes aussi, mais qui font des bonnes vidéos, du bon contenu, il y en a beaucoup moins. Il y en a des très bonnes, mais il n'y en a pas énormément non plus. Donc, une fois que tu te dis, bon, bien, j'aime bien ce contenu-là, parce qu'il y en a qui ne l'aimeront pas et c'est parfait, mais une fois que tu dis j'aime bien ça, je pense qu'on est dans un endroit où c'est un peu plus facile de percer et l'avantage par rapport à la pub, c'est que, bien, comme je disais tantôt, notre cycle de vente est très long, donc tout ce qu'on est capable de mettre en effort ou quelque chose qui est continu et qui est durable et qui ne nous demande pas des coûts plus élevés à chaque fois, fois, c'est quand même payant pour nous. Puis le côté organique, ça fait un effet boule de neige aussi qui est plus important. En SEO, les stats, c'est plus en train de diminuer que d'augmenter en ce moment, mais ça reste que la notoriété qu'on gagne du contenu va plus aller en effet cumuler que de la pub ou quand tu arrêtes ta pub, c'est un peu plus lent après ou quoi que ce soit. Donc la pub sert plus en acquisition, faire rentrer des gens dans ce monde-là, mais après ça, c'est plus nos efforts qui font que les gens finissent par convertir.
SPEAKER_00Ok. Et à ce jour, vous avez eu des clients qui sont venus de manière 100% organique, sans avoir eu besoin d'un petit coup de pied dans la pub pour arriver sur vos contenus organiques?
SPEAKER_02Oui, oui, oui, définitivement. Même... En fait, même il y a un contenu qui, autant que je pensais l'enlever pendant longtemps, autant qu'il a très bien fonctionné, qui nous a vraiment amené énormément de trafic pendant longtemps, c'est... J'avais fait un article, une vidéo sur quoi faire quand un compte de publicité est bloqué ou restreint. Puis il y avait une période, genre en 2021- où c'était ultra compliqué le robot de Facebook qui bloquait les trucs bloquait tout le temps tout le monde nous ça nous est arrivé histoire vraie on a un compte qui est bloqué quand on lance des pubs pour aucune raison ça arrive tout le temps pour rien on contacte le support le compte est débloqué wow magique en 15 minutes c'est vraiment rare
SPEAKER_00que ça arrive le support Facebook t'a répondu
SPEAKER_02ça a fonctionné ok 5 minutes plus tard le compte est bloqué on contacte le support hey salut on a un compte On vient tout juste de vous écrire, puis vous l'avez débloqué. Là, ça a rebloqué. Je pense qu'il y a un bug. Ah, OK, on regarde ça. Quinze minutes plus tard, c'est débloqué. Et cinq minutes plus tard, rebloqué. Et ça s'est passé six fois comme ça de suite, sans aucune raison, et sans que le support puisse faire grand-chose. C'était juste, ben, désolé. On va envoyer une demande. Mais voilà. Donc, c'était cette période-là où c'était vraiment catastrophique du côté de méta. C'était très automatisé. Donc, tu... c'était pas un humain qui bloquait le compte, c'était juste une détection automatique, puis la détection automatique était très frileuse, mais ça faisait en sorte qu'il y avait beaucoup de compte peu, puis nous, un contenu, c'était ça, c'était comment faire débloquer ton compte, et tout ça, quoi faire si tu peux pas le faire débloquer et tout, ça nous a généré un super client qui était arrivé parce que ses comptes étaient piratés, que c'était tout bloqué, c'était tout compliqué, puis finalement, on a réussi à en sortir, puis ça a très très bien fonctionné, donc ça, c'est, on va dire que c'est un des exemples les plus directs que j'ai eus, sinon, c'est une combinaison, parce que le contenu organique a définitivement contribué. Mais des fois, ils sont arrivés par de la pub, ils sont arrivés par des recommandations, de l'affiliation, ainsi de suite. Mais sans le contenu organique, sans tous ces efforts-là, ça aurait été beaucoup plus difficile de les closer. Parce que ça nous arrive plein de fois que dans les appels, les gens vont nous dire « Ah ben oui, mais moi j'ai l'impression de vous connaître déjà parce que j'ai vu plein de vidéos » ou « Ah ben là, ce que tu parles, c'est souvent un des... un des pitchs qu'on fait à nos clients potentiels, c'est l'importance de la diversité créative. Puis on leur dit, en gros, attention, on va te proposer des pubs que tu t'attends pas, que tu vas dire, ah ouais, c'est Chango, je suis pas sûr si je veux mettre ça de l'avant et tout ça. C'est normal, c'est voulu, c'est ce qu'il faut, voici pourquoi. Puis on a plein de clients qui nous disent, ah mais oui, je le sais, j'ai déjà lu vos trucs, je le sais que vous allez faire ça, aucun problème, il y a pas de soucis. Donc, tu sais, je peux pas attribuer quel contenu exactement convertit combien, parce que c'est tellement un cycle qui est long et qui est flou et qui est fluide, qui évolue au fil du temps mais je le sais aussi que dans notre stratégie je peux pas couper ça sinon le reste va s'effondrer aussi nos pubs fonctionneraient pas sans le contenu organique notre contenu organique fonctionnerait probablement vraiment moins sans les pubs et finalement l'un nourrit l'autre parce que tous les leads qu'on va chercher on leur envoie notre contenu organique donc ça un propulse l'autre aussi là
SPEAKER_00et donc vos clients qui arrivent qui sont en train de mijoter avec ces contenus organiques et que vous arrivez à convaincre après j'ai vu que vous aviez 4 offres différentes un service clé en main où en gros vous faites tout création de vidéo UGC programme tremplin et une sorte de deuxième avis de validation des pubs enfin de contre avis sur les publicités ça comment vous avez créé ces 4 offres là enfin pourquoi ça tu vois si vous avez vu un besoin ou alors tu t'es dit tiens ça me ferait kiffer de donner un deuxième avis sur les pubs parce que il y a plein de pubs merdiques comment vous avez
SPEAKER_02fait ça ben je vais te les présenter un peu dans l'ordre chronologique on va dire souvent comme il y a beaucoup de nos clients qui commencent avec un deuxième avis puis le deuxième avis c'est littéralement une heure de consultation sur ton compte pub donc que tu sois avec une agence que tu fasses tes pubs toi-même c'est on se connecte en partage d'écran c'est confidentiel et on regarde ce qui peut être amélioré en une heure Puis l'idée derrière ça, c'est qu'il y a beaucoup d'agences qui proposent des audits, que ce soit gratuits ou payants, mais souvent, c'est des gros trucs lourds puis difficiles à appliquer parce que si tu reçois un PDF de 120 pages, tu ne sais pas par où commencer, puis ça fait vraiment beaucoup. Donc là, l'idée, c'est juste qu'on se connecte, on regarde, puis souvent, ce qu'on sort, c'est entre 5 et, disons, maximum 15 points importants à changer. Bon, bien, modifie tel truc dans ton audience parce que ça nuit à tes résultats, change tel paramètre. Dans tes publicités, il te manque clairement ce truc-là, tu devrais tester ce concept-là, tu devrais changer ci, changer changer ça. Ton lien, c'est toujours le lien de ta page d'accueil. Tu devrais tester de mettre des liens directement vers ton offre, etc. Peu importe. Le deuxième avis, c'est une consultation rapide. On a plein de nos clients qui en font une avant, juste pour voir qu'est-ce qu'on ferait sur leur compte. Est-ce qu'on pense que ça peut être amélioré? Ça nous arrive de dire ton compte est déjà très bien. Tu devrais rester avec l'agence. Ça fonctionne bien. Ce que je disais tantôt, c'est vrai. On prend un nombre très limité de clients. Quand on voit que l'entreprise est déjà bien servie ou que ce qu'ils ont besoin, ce n'est pas de la pub mais c'est une stratégie plus large parce que leurs prix sont trop bas ou ils doivent faire du SEO ou leur site est horrible. Puis leurs pubs sont bonnes, mais leur site est horrible. Ce n'est pas nous qui doivent appeler. Donc bref, sans se gêner. C'est Julie. Oui, notamment. Donc ça, c'est le deuxième avis. Ensuite, on a le programme Tremplin. Le programme Tremplin, c'est pour les entreprises qui n'ont pas encore investi en pub, mais qui veulent tester le potentiel. Nous, c'est un programme qu'on a lancé parce que comme on demande des gros budgets, on on arrivait souvent à la problématique où il y a des super belles entreprises qui ont des super modèles d'affaires, qui ont beaucoup de potentiel, mais qui ne peuvent pas tout de suite mettre un 5 ou un 10 000 euros par mois de budget. J'en mets zéro en ce moment. C'est vraiment un gros risque de faire zéro à 10 000. Donc, tremplin, c'est ça. C'est comme un trois mois de test où on met moins de budget. On commence avec, généralement, c'est un genre de 2 à 3 000 par mois, 2 à 3 000 dollars, juste pour tester la machine pour commencer, voir les premiers résultats, voir jusqu'où on peut se rendre puis mesurer est-ce que ça vaut la peine après de mettre des 5-10 000 par mois c'est comme c'est un programme d'essai on va dire c'est vraiment limité dans le temps et tout ça donc on a plusieurs de nos clients aujourd'hui qui sont avec nous qui ont commencé avec un programme tremplin mais encore là tremplin on le fait quand on a de la dispo parce que si on est plein on n'a pas de place pour accompagner comme ça malheureusement mais quand on voit une entreprise qui a vraiment comme qu'on voit qu'il y a tout pour que ça fonctionne bien qu'il y a juste qu'il n'est juste pas prêt à faire cette grande marche-là de passer de je fais pas de pub à j'ai une grande stratégie de pub à haut déploiement ben ok on fait un genre de marche intermédiaire Puis finalement, je vais regrouper les deux autres. Tu parlais de création vidéo et service clé en main, ça vient ensemble. En fait, on a fait une page pour mettre de l'avant le fait qu'on le faisait, mais nos clients clé en main, la quinzaine d'entreprises qu'on accompagne à la fois, on s'occupe aussi de leur gestion de vidéos UGC, dépendamment de la stratégie qu'on va de ce côté-là. C'est pas de toutes les entreprises pour qui c'est utile de faire non plus, mais on s'en occupe, on va scripter les vidéos, ce genre de trucs-là, s'occuper du montage, s'occuper de faire les publicités en collaboration, s'assurer que ça fonctionne et tout. Pareil pour les vidéos FGC, les vidéos Founder Generated Content, donc les vidéos de la fondatrice ou du fondateur de l'entreprise, qui d'ailleurs souvent fonctionnent mieux que tout le reste. C'est comme nos trois grandes façons de travailler avec nos clientes et nos
SPEAKER_00clients. Et pour le clé en main, ça marche comment? Vous prenez un pourcentage du budget pub ou c'est
SPEAKER_02comment? Ouais, en fait, il y a certains clients qui préfèrent avoir des forfaits fixes, d'autres, justement, flexibles. Donc, grosso modo, c'est par forfait mensuel puis ça va changer. C'est soit qu'on y va sur un forfait fixe qui est le même montant pendant six mois puis qu'on le met à jour une ou deux fois par année. Mais finalement, ça revient au même parce que si le budget augmente, l'envergure de la stratégie augmente et nos frais vont suivre aussi. Mais ça dépend beaucoup de l'entreprise, de c'est quoi le projet. Des fois, il y a un mois très, très gros dans l'année puis d'autres mois plus calmes. Donc, des fois, on varie aussi nos frais par rapport à ça. Mais grosso modo, ça revient
SPEAKER_00même. Ok. Et c'est lui qui paye, enfin c'est le client qui paye directement Facebook, enfin Meta, ou vous vous encaissez tout et vous payez Meta et du coup vous faites gonfler le chiffre d'affaires?
SPEAKER_02Non, on n'encaisse pas. Justement parce que c'est trop compliqué à gérer. Côté financier, il y a ça, mais aussi côté risque, il faudrait toujours faire des prépaiements. Si quelqu'un a un problème de paiement et qu'il nous paye en retard, il faut avancer le budget, c'est trop complexe. Donc c'est les comptes publicitaires des clients et c'est eux qui les
SPEAKER_00payent. Ok. Et vous vous envoyez une facture à côté pour votre prestation à vous
SPEAKER_02et...
SPEAKER_00Exactement. Ok. C'est ça. Et à l'année, ça vous fait un chiffre d'affaires d'à peu près combien? C'était ok d'en parler?
SPEAKER_02Ben oui, aujourd'hui, côté agence, on est à peu près à un 700 000 dollars canadiens de revenus, de chiffre d'affaires. Ça inclut pas genre les autres projets comme le cabinet où on a fait aussi le programme qui s'appelle Fortress, mais qui est comme On peut poser des trucs
SPEAKER_00parallèles, ouais. Attends, je suis en train de voir en euros
SPEAKER_02combien
SPEAKER_00ça fait. Ça fait peut-être 400
UNKNOWN?
SPEAKER_00Une bonne question. 433, exactement. Voilà. Voilà, on est fixé. Et quand on gère une agence, comme la tienne, on a quoi comme charge
UNKNOWN?
SPEAKER_00j'imagine il y a des collaborateurs collaboratrices est-ce qu'il y a d'autres charges auxquelles on pense
SPEAKER_02pas? je dirais que la majorité des coûts c'est vraiment l'équipe et parce que je considère que des gens très compétents ça doit être bien rémunéré aussi mais aussi parce que c'est le c'est le coût principal c'est ce qu'on vend principalement c'est l'équipe sinon en autres dépenses j'essaie de penser on a nos frais marketing nous on investit beaucoup en marketing en pub pour le Pour les revenus qu'on fait et tout ça, c'est quand même un truc important pour nous. Sinon, le reste, en ce moment, nos dépenses en intelligence artificielle et en automatisation, ça augmente un peu. Mais sinon, pour le reste, c'est à peu près assez raisonnable. C'est nos outils classiques, genre des Asana, des trucs comme ça, nos outils de comptabilité, nos fournisseurs, nos comptables. Mais non, je dirais que c'est pas mal ces deux gros postes-là qui sont les plus grandes dépenses.
SPEAKER_00Vous voulez faire quoi avec l'IA et l'automatisation?
SPEAKER_02Les gros trucs qu'on a déjà mis en place, c'est beaucoup d'automatisation, justement, parce que c'est pas côté client, c'est du côté de nous, donc on peut le réviser. Si l'IA se trompe, c'est pas gênant ou quoi que ce soit. Donc c'est tout ce qui est nous préparer certains reporting qu'on a juste à réviser, automatiser des surveillances de trucs. Quelque chose qu'on est en train de faire en ce moment, c'est un... on travaille toujours avec une correctrice humaine pour ce qui est de l'orthographe et tout ça parce qu'on veut comme ce petit degré de sécurité de plus mais un des éléments qu'on rajoute en ce moment c'est une vérification AI pour ce qui est des impératifs clients par exemple si on sait qu'un client veut pas qu'on utilise une formulation spécifique parce que je sais pas des fois c'est que il y a un compétiteur qui utilise les mêmes mots puis on veut pas utiliser la même phrase parce que ça sonne trop comme eux ou des choses comme ça ben là on est en train de rajouter une vérification automatique d'AI qui passe sur nos textes ou sur nos visuels pour dire bon ben attention on a écrit le truc comme ça pis ça ben c'était noté qu'on ne le voulait pas des choses comme ça des choses à l'interne qui nous qui nous remplacent pas mais qui nous simplifient un petit peu la vie qui accélère des trucs qui nous sortent des données plus rapidement ce genre de choses là on fait aussi un on est en grande exploration sur ce qui est de la création de peu avec l'IA juste parce que pour le moment ce qui est 100% natif à ChatGPT ou à Gemini on voit la différence avec nos visuels quand quelqu'un qui fait du design repasse dessus la personne peut facilement dire ah tu vois ça c'est pas idéal ça tel truc ça apparaît etc pis on veut pas baisser notre qualité moyenne de création au client en disant c'est bon on peut en faire plus ou ça va se faire plus facilement mais c'est moins bon ou c'est un peu le problème avec les high aussi c'est que comme c'est une génération de contenu qui est probabilistique on est toujours sur c'est quoi le truc le plus probable qui va générer on est sur des trucs qui sont le plus moyen possible puis qu'est-ce que ça veut dire c'est que si tout le monde fait faire ses pubs par high dans 2 ou 3 ans toutes les pubs vont se ressembler puis le fait d'être capable de faire quelque chose de différent ça va vraiment te faire sortir du lot puis ça va vraiment t'amener des bons résultats. Donc, on est dans cette exploration-là pour bien comprendre qu'est-ce que ça nous génère, comment est-ce qu'on est capable de générer différemment, mieux, comment on rajoute l'atout qu'on a, notre expertise dedans, puis comment est-ce qu'on est capable de faire. Puis pour le moment, on a des premières pistes, mais là, je ne m'avancerai pas là-dessus parce qu'on explore beaucoup, puis on est toujours en aller-retour, mais je suis convaincu que ça va arriver, c'est juste que je cherche à ce qu'on garde cet avantage-là, parce que une agence qui crée tout son contenu avec ChatGPT, ben, tu vas avoir il faudra en trouver 10 puis ça va te coûter 500 euros par mois puis ça ne vaudra pas grand-chose puis tes résultats vont ressembler à ceux des autres mais comment est-ce qu'on fait pour garder ce edge-là par-dessus c'est vraiment ce que je veux mais pour ça il faut comprendre aussi qu'est-ce qui se fait on ne peut pas juste se mettre la tête dans le sable en disant l'intelligence artificielle ne nous remplacera jamais tant pis bye-bye puis on n'y pense pas je ne pense pas que c'est une bonne stratégie non plus
SPEAKER_00Ça te semble à quoi une semaine type dans ta vie quand on gère une agence, tu vois?
SPEAKER_02C'est une bonne question. J'aime beaucoup diviser mes... mettre mes éléments les plus impératifs ou stratégiques dans des blocs prédéfinis dans ma semaine. Par exemple, un mardi sur deux, je bloque tout mon mardi pour tourner des nouvelles vidéos. Pour ça, les vendredis, je me garde pour de la création de contenu, articles de blog, newsletters, ce genre de contenu-là aussi. Hum... ensuite moi de mon côté je m'occupe aussi en ce moment de deux clients j'en prends un peu de mon côté pour rester dans le bain ça me permet et de rester sur qu'est-ce qui se passe en ce moment sur Meta mais aussi de pouvoir voir notre processus à nous puis de l'améliorer parce que on est cinq dans l'équipe donc c'est pas comme s'il y avait 70 personnes en train de faire les mêmes actions puis que ça prenait un chef d'équipe pour voir comment ça s'améliore on est tous un peu responsables de ça donc je m'occupe aussi de deux clients donc j'ai ces tâches-là aussi à faire. Mais finalement, si j'avais à résumer la semaine type, c'est le lundi matin, les suivis clients, ces choses-là. Un mardi sur deux, la création de vidéos. Le vendredi, blog. Ensuite, pour le reste... Ça va dépendre à quel moment je le mets dans la semaine, mais il va toujours avoir le côté vente, donc suivi des leads, relancer les gens. Je disais que ça prend 6 à 24 mois, mais ça demande de l'effort derrière ça. Il y a peut-être une offre de service un an, puis finalement, le client revient l'année d'après ou ce genre de choses-là. Donc, tout ce qui est suivi de vente, appel de vente, appel de qualification avec des leads aussi, voir si le profil est bon et ça peut matcher, ce genre de trucs-là. Du temps aussi à s'occuper des campagnes clients. Euh... puis ouais sinon le reste c'est un peu plus volatil selon nos priorités puis selon les grands projets on est toujours un peu en train de se demander qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer ce qu'on fait c'est une de nos grandes valeurs c'est l'amélioration donc ça fait partie aussi des trucs mais ça va dépendre des projets ça va dépendre de ce qu'on fait aussi donc c'est pas comme si à à 13h tous les mardis j'étais en train d'améliorer un truc en particulier mais on est toujours en train de se concentrer de se concentrer là-dessus fait que ouais j'aime quand même bien mes routines mais en même temps comme les projets changent ben ça fait que C'est pas comme un travail d'usine où tu fais juste mettre le boulon toute la journée. Il y a une créativité et une originalité aussi des journées qui fait que des fois, tu sais pas trop à quoi t'attendre, puis t'as des nouvelles priorités qui arrivent, des choses
SPEAKER_00comme ça. Et tu disais en début d'échange que c'était important pour toi de créer un cadre de travail où on se sent bien, en gros, je vais dire avec mes mots. Je suis tombé sur des articles sur toi et sur l'agence Antilope qui parlent notamment du congé maladie illimité et sans justificatif, journée pyjama. Oui. Qu'est-ce qui... t'as amené à faire ce choix ou plutôt ces choix, tu vois. Est-ce que, c'est la question un peu piège, mais c'est vraiment pour le bien-être de tout le monde parce que t'es un grand gentil ou alors tu te dis que des employés qui sont bien dans la boîte, c'est moins de turnover, c'est mieux pour ta boîte aussi.
SPEAKER_02C'est les deux. Je trouve ça évident que si on peut le faire et si tous les avantages sont réels, je vois pas pourquoi on le ferait pas. Je pense qu'il y a beaucoup de limites qu'on se met dans les milieux de travail qui sont vraiment juste basées sur la peur que quelqu'un en profite et qu'il y a un abus. Et ou la peur de perdre du contrôle. Parce que souvent, c'est ça. Souvent, on pense que la raison pour laquelle une équipe est performante, c'est conscient ou inconscient, mais c'est parce qu'on a un certain contrôle dessus, c'est parce qu'il y a un certain cadre qui est très limitant, c'est parce qu'il y a une rigueur ou quoi que ce soit. Sauf que la réalité, c'est qu'on est dans un travail qui est très créatif. On s'entend, on n'est pas en train de s'occuper d'un restaurant et c'est sûr que dans un restaurant, si tout le monde s'en va à 17h puis il n'y a plus personne à 18h ou à 20h, bon ben là, il y a un problème. Ça prend quelques quelqu'un en cuisine, ça prend quelqu'un pour accueillir des clients, ça prend quelque chose. Mais là, bon, on est une agence, on crée des livrables, euh... S'ils sont bons, s'ils sont faits, le reste, c'est du détail. Je veux dire, pas besoin que... C'est drôle de dire ça parce qu'aujourd'hui, je pense que c'est beaucoup plus répandu. Puis même, c'est drôle de... Il y avait eu des articles à ce moment-là sur les congés maladie illimités. Mais c'est quelque chose qui existe plus aujourd'hui puis qui est moins... Même à ce moment-là, il y avait aussi beaucoup d'entreprises qui le faisaient. On n'était vraiment pas les seuls. Mais cette idée-là, c'est de se dire « Quelqu'un qui doit se forcer à travailler parce qu'il est malade dans un job créatif, ce qu'il va créer, ce ne sera pas super bon. Est-ce que tu as déjà essayé de rédiger un truc ou de designer quelque chose avec un mal de tête, avec la gorge qui pique, avec le nez qui coule, avec la fièvre? Évidemment que ça ne fonctionnera pas, c'est normal. Pour nous, c'est encore plus facile parce qu'on est une petite équipe. Si quelqu'un abuse de systèmes comme ça, ça va paraître énormément parce que son travail ne sera pas fait, parce qu'il n'y a pas 12 autres personnes pour te couvrir, pour récupérer ce que tu n'as pas fait ou ce que tu as mal fait parce que tu es resté Donc, pour moi, c'est un peu plus basé là-dessus. C'est pareil pour les congés maladie illimités. Si t'es malade, peu importe la raison, que ce soit santé physique, mais aussi santé mentale, je pense que c'est un truc que le milieu du travail plus traditionnel échappe beaucoup. Quand t'as de la fièvre, c'est facile de dire « je fais de la fièvre », mais quand t'as une journée où t'es juste plus... Tu sais, t'as le blues, sans dire que t'es en dépression, t'es juste un peu plus déprimé. Ça arrive, on a tous nos personnalités, on a tous nos façons de fonctionner, puis il y a des journées où on est plus énergique, puis il y a des journées où, ouf, c'est plus compliqué, peu importe pourquoi, tu sais. Bon, ben, pour moi, c'était aussi une façon de couvrir ça. T'as pas besoin à le justifier, puis à dire « Ah, je me sens bizarre aujourd'hui, mais je sais pas comment l'expliquer. » Puis, c'est encore un truc aussi beaucoup stigmatisé, côté santé mentale. Donc, pour moi, c'est aussi une façon d'enlever ça. C'est comme, peu importe le besoin, t'as pas besoin de le justifier. Si tu penses que t'as besoin du temps pour toi, prends-le. on devrait s'en sortir. Je ne parle pas de prendre un arrêt maladie de deux mois. Là, on est dans une situation de plus complexe, d'invalidité, où tu ne peux pas travailler. Ce n'est pas la même chose. Il y a des assurances pour ça et tout ça. Mais une journée, deux journées, trois journées, tu n'as pas besoin de raison pour dire « je ne vais pas faire mon meilleur travail aujourd'hui, je préfère le faire demain. » Parfait. Le resto ne fermera pas. Ce n'est pas grave. C'est un peu dans cette optique-là. C'est la même chose pour travailler d'où tu veux, travailler avec des horaires flexibles quand tu veux. Je veux dire que quelques qui est plus productif le soir et qui veut créer des trucs le soir et moins travailler le matin. Si c'est créé et que c'est bon, c'est parfait. Voilà.
SPEAKER_00Est-ce qu'il y a des autres choses que tu mets en place comme ça qui n'ont pas fuité dans cet article? Dans ces articles?
SPEAKER_02Je dirais que ça fait partie de notre grande... Je parlais tantôt que notre valeur d'amélioration est importante. Notre troisième valeur, c'est le fun, mais notre première, c'est la confiance. Je pense que ça vient plus de ça. Dans le sens où oui, il faut livrer des trucs. Un jour, il faut que cette publicité-là soit prête à être créée, puis on a une certaine date pour le faire. Mais le reste, c'est vraiment pas important. Fait que... Horaires flexibles, travailler n'importe où, congés maladies limitées... on est aussi très libre sur l'innovation ou les techniques que vont prendre l'équipe. Moi, je n'ai pas de problème à ce que quelqu'un utilise l'AI pour essayer des choses, teste des trucs, tant que les données confidentielles des clients sont protégées, évidemment. Mais on a plein de petits ajouts AI qu'on s'est mis à faire. Ce n'est pas de mon initiative à moi, mais juste de l'initiative de, par exemple, Marie-Soleil, notre designer, qui s'est mis à tester les trucs sur Photoshop et qui était comme « Ah, je n'ai pas cette photo-là pour le client, mais là, si je prends celle-là et que je l'étire et que je rajoute un fond, ça va marcher. Wow, ça fonctionne. » Ça ne nous a pas fait un humain à six doigts. Bon, on va l'utiliser. Il y a plein de petits trucs comme ça. Mais ouais, je dirais que c'est pas mal nos grands trucs. Sinon, un élément qu'on fait aussi beaucoup, c'est constamment se remettre en question puis pas hésiter à le dire. On est une petite équipe. La parole de chacun est vraiment, vraiment cruciale parce que si quelqu'un se dit « Ah, je dirais pas ça parce que j'ai peur de vexer quelqu'un d'autre » ou « J'ai peur que ça annuise à ma carrière » ou je sais pas quoi, ben on est en train de perdre 20 ou 25 % de... du feedback si important des gens. Je pense que ça, je ne pense pas non plus que c'est très révolutionnaire, mais c'est quelque chose qui est aussi très important pour moi. S'il y a quelque chose avec lequel on n'est pas d'accord, si on trouve qu'il y a trop de travail en ce moment ou qu'on ne s'en va pas dans la bonne direction, tout le monde est vraiment, vraiment important dans cette réflexion-là aussi.
SPEAKER_00Trop bien. J'adore cette manière de voir le travail. Comment, toi, tu les gères, les journées de blues, les journées de down, quand elles sont liées à l'entrepreneuriat
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ta vie personne ne me regarde pas, mais quand c'est lié à les montagnes russes de l'entrepreneuriat, tu vois, les journées où tu te sens comme une merde, comment, toi, tu les
SPEAKER_02gères
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est une bonne question. J'ai de la difficulté à prendre des pauses dans des journées où je suis supposé travailler. Fait que souvent pour moi, c'est un peu con, c'est vraiment pas parfait, mais souvent pour moi, des journées où je suis plus lent mentalement, ou que je suis moins là, ou un petit blues ou quoi, je vais essayer de travailler, ça fonctionnera pas, puis je vais juste être peu productif devant mon ordi. C'est souvent ça qui va se passer. Jusqu'à ce que j'abandonne éventuellement peut-être dans la journée à genre 14 ou 15 heures, mais c'est rare que je vais me dire « Ok, aujourd'hui je fais finalement rien », juste parce que moi j'ai de la difficulté avec ça. J'aimerais ça être capable de dire « Hey, tu vois, aujourd'hui je le sens vraiment pas puis je fais juste c'est bon j'ai pas d'impératif j'ai pas de tu sais j'ai pas un appel super important que je peux pas repousser ok parfait je fais rien j'ai de la difficulté avec ça mais quelque chose qui m'a aussi beaucoup aidé au travers des années que aujourd'hui j'ai le privilège de pouvoir faire parce que l'équipe est bien rodée et tout ça que avant c'était plus compliqué parce qu'on était pas prêt mais c'est de planifier des congés en avance parce que des fois dans le tu sais dans le rythme de la vie tu y penses pas tu fais les trucs il y a toujours quelque chose de nouveau qui arrive et tout ça puis t'arrives un peu un moment donné épuisé à dire cette semaine j'aurais dû être en congé mais là il est trop tard aujourd'hui j'aurais dû être en congé mais là il est trop tard j'ai trop de trucs donc juste de planifier en avance bon ben des fois c'est juste des longs week-ends de prendre des vendredis des lundis puis de se dire ça va me faire 3 jours 4 jours une petite pause puis des fois c'est aussi des vrais trucs plus longs où on peut déconnecter juste je le sais que même si en ce moment c'est beaucoup je le sais qu'à ce moment-là il n'y aura rien donc au moins ça va me faire un genre d'équilibre ça va balancer donc ouais c'est très basic finalement ce que je dis je pense pas que j'ai inventé grand chose là-dedans mais c'est un peu comme ça que moi je le vois pour moi-même mais c'est sûr que j'aspire à un jour être capable de mieux me comprendre et mieux le savoir pour me dire en avance ah oui là clairement aujourd'hui je ferai rien de productif je vais prendre la dure décision d'aller faire autre chose que d'être devant mon ordi et de perdre mon temps finalement mais ça souvent je m'en rends compte
SPEAKER_00quand il est trop tard quand il y a déjà plus de jus de
SPEAKER_02cerveau et que c'est plus cheap ouais
SPEAKER_00exact si on refait cet appel dans 3 ans t'aimerais me dire quoi de nouveau
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est une bonne question.
SPEAKER_02Côté chiffre entreprise et tout ça... un travail qu'on fait depuis le début de l'année c'est d'augmenter un peu notre capacité ce que je disais tout à l'heure c'est avant on était plus sur une quinzaine mon objectif je pense qu'on est capable c'est de se rendre à une petite vingtaine de clients qu'on gère puis qu'on accompagne c'est pour ça qu'on a agrandi l'équipe en janvier aussi je pense qu'on est capable de développer cette capacité-là mais on le fait graduellement parce que prendre 5 nouveaux clients de plus puis se croiser les doigts pour que le service se passe bien c'est comme ça marche pas c'est comme passer de jongler à 2 balles à passer de jongler à 10 balles puis magiquement penser que ça va être pareil donc on le fait graduellement. C'est sûr que d'ici 2-3 ans, moi, j'aimerais pouvoir te dire que ça a bien fonctionné. Maintenant, on a cette capacité-là en plus. Et tout ça sans avoir dû changer notre modèle, sans avoir dû doubler l'équipe ou quoi que ce soit. Donc, c'est un peu l'idée. Pour moi, ça, c'est le premier point. Le deuxième point... Je dirais que c'est d'être resté pertinent. Je pense qu'il y a des gros chamboulements côté marketing avec l'intelligence artificielle, mais aussi juste avec l'augmentation des coûts, la sophistication du marché, la complexification aussi des stratégies et tout ça. Mais je veux... Je serais sincèrement très content dans trois ans de pouvoir dire « On est toujours pertinent, on est toujours là, on sait toujours ce qu'on fait, on a toujours une bonne expertise et on n'est pas trois ans en retard finalement. » Pour moi, ça serait un deuxième truc. Et... Oh... Ouais, non, je pense que c'est un bon truc. Moi, perso aussi, j'aimerais ça comme... C'est un truc qu'on continue éternellement, mais bien déléguer des trucs. Dans les dernières années, on a fait des potes géants là-dessus pour que si quelqu'un est malade, si quelqu'un est pas là pendant... ou si quelqu'un part en congé, ben, tout le monde peut reprendre le travail. Puis le dernier point plus difficile, c'est moi, parce que mes responsabilités sont tellement variées. Il y a tellement de trucs des fois anodins, genre trouver des factures pour la comptabilité tu sais des trucs très très de base mais finalement que si je suis pas là pendant 4 semaines ça crée des problèmes pour le comptable ça fait bon ça fait des trucs donc de finaliser un peu ces éléments-là qui sont pas si compliqués mais qui sont juste tellement présents je pense que ce serait très cool aussi
SPEAKER_00Je vais me faire une petite liste et je t'enverrai un message dans trois ans, on verra où on en est. J'ai déjà peur. T'es foutu, Charles. Non, terrible. Merci beaucoup en tout cas d'être venu, d'avoir joué le jeu. Où est-ce qu'on peut te retrouver
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je mettrai tous les liens qui t'intéressent dans la description.
SPEAKER_02Oui. Pour mes réflexions personnelles, que ce soit sur la pub ou sur autre chose, LinkedIn, c'est le meilleur endroit. Je fais pas beaucoup de storytelling LinkedIn qui est 8 leçons pourquoi la blessure de mon chien, ce que la blessure de mon chien m'a pris sur le marketing, mais c'est pas trop ça. Mais je partage beaucoup de trucs sur la pub. Je partage beaucoup de trucs sur la pub et même sur l'entrepreneuriat en général. Sinon, le meilleur endroit pour ne pas manquer notre contenu, c'est notre newsletter. Et pour rentrer dans notre newsletter, le meilleur endroit, c'est nos 12 meilleurs concepts de pub. Je te donnerai le lien si je ne te l'avais pas déjà donné. En gros, tu reçois sur 12 jours un concept de pub par jour qui a bien fonctionné pour nous, avec des explications et ça montre aussi comment le répliquer de ton côté. Il y a des trucs plus simples, plus complexes, mais honnêtement, j'ai eu des très très bons retours de cette séquence-là. Plein de gens qui ont implémenté des pubs et qui ont eu des super résultats. Donc, si vous faites de la publicité ou si vous pensez en faire un jour, je pense que c'est un bon monde. Si vous êtes dans un domaine où vous ne pensez jamais faire de publicité, ça se peut que le contenu soit un peu ennuyant, mais voilà. Au moins, vous êtes avertis si vous vous
SPEAKER_00inscrivez. Trop bien. Eh bien, je mettrai tout ça dans la description merci beaucoup Charles et à très bientôt
SPEAKER_02merci énormément pour l'invitation vraiment c'est super apprécié