Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Salut, moi c’est Paul. J’entreprends sur le web depuis 5 ans et c’est loin d’être un long fleuve tranquille.
Ce podcast c’est comme un journal intime d’entrepreneurs pour les entrepreneurs.
Chaque épisode est là pour vous montrer qu’il y a plein de manières de réussir et de s’épanouir… autrement qu’en roulant en Lamborghini à Dubai.
Bonne écoute !
Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Faire 1 million par an… puis tout arrêter - avec Geneviève Gauvin
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Pendant plusieurs années, Geneviève Gauvin a été à la tête de Bundle Katching, l’un des gros lancements de formations en ligne de la francophonie. Des centaines de milliers de dollars de chiffre d’affaires, des dizaines de collaborateurs, une audience de plusieurs milliers d’entrepreneurs… jusqu’à atteindre 1 million de dollars de revenus en 2022.
Puis elle a décidé d’arrêter. Pas parce que son business ne fonctionnait plus. Mais parce qu’elle ne se reconnaissait plus vraiment dedans.
Dans cet épisode de Side Project, Geneviève Gauvin raconte sans filtre les différentes vies qu’elle a traversées depuis ses débuts dans l’entrepreneuriat web en 2013 : le nomadisme, les podcasts, la formation en ligne, l’affiliation, Bundle Katching, les gros lancements… puis la remise en question de tout ce qu’elle avait construit.
Une conversation sur le business, évidemment. Mais surtout sur ce qui arrive lorsque votre entreprise devient tellement liée à votre identité que vous ne savez plus très bien qui vous êtes sans elle.
Avec Geneviève, nous parlons notamment de :
→ La création de Bundle Katching et des coulisses d’un lancement ayant généré plusieurs centaines de milliers de dollars ;
→ Son modèle basé sur l’affiliation, les collaborations et les formations en ligne ;
→ La manière dont elle sélectionnait ses partenaires et construisait des collaborations réellement gagnant-gagnant ;
→ La répartition des revenus, des commissions d’affiliation et des dizaines de milliers de dollars investis dans ses lancements ;
→ La construction d’une newsletter de plusieurs milliers d’abonnés et de la difficulté à transformer l’audience d’un événement en audience personnelle ;
→ Personal branding, de peur du jugement et de la façon dont Geneviève a progressivement assumé une identité beaucoup plus forte publiquement ;
→ La différence entre partager ses « plaies ouvertes » et raconter ses « cicatrices » sur Internet ;
→ L’épuisement provoqué par un business pourtant rentable ;
→ La difficulté psychologique à arrêter une activité qui représente presque tous vos revenus ;
→ La course au chiffre d’affaires et de ce qui se passe lorsque vous atteignez enfin le fameux million ;
→ Sa décision de ralentir et de se réinventer autour de l’écriture, de sa newsletter et de Substack ;
→ Et plus largement de cette question : comment construire une entreprise qui reste alignée avec la personne que vous êtes en train de devenir ?
Geneviève décrit la croissance personnelle comme un escalier en colimaçon : vous avez parfois l’impression de revenir exactement au même endroit, de traverser encore la même crise ou de vous poser encore les mêmes questions. Mais en réalité, vous êtes revenu au même point… un étage plus haut.
C’est probablement l’une des meilleures images pour résumer cet épisode.
Parce qu’il ne s’agit pas simplement de savoir comment réussir dans l’entrepreneuriat.
Il s’agit aussi de savoir quand continuer, quand ralentir, quand abandonner quelque chose qui fonctionne (et comment accepter que la version de vous qui a construit votre succès n’est peut-être pas celle qui doit construire la suite).
Si vous vous questionnez actuellement sur votre business model, votre identité d’entrepreneur, votre rapport au succès, à l’argent ou au travail, cet épisode devrait particulièrement vous parler.
Bonne écoute.
Retrouvez Genevieve sur :
→ Sa newsletter : https://ggauvin.substack.com/
Pour me contacter : https://businessbacon.fr/contact/
***
→ 5 façons de développer votre business grâce à l’audience des autres : https://go.businessbacon.fr/trucs-business
Hello Geneviève, comment tu vas
UNKNOWN?
SPEAKER_00Salut, Paul. Ça va bien. Merci de l'invitation aujourd'hui. Je suis toute contente. Ça fait un moment que je n'ai pas fait d'entrevue.
UNKNOWNJe suis contente de me remettre là-dedans.
SPEAKER_03Quel honneur. Tu as organisé pendant plusieurs années le bundle Catching qui a généré plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires. Tu as animé deux podcasts pour les entrepreneurs web. Tu es suivi sur Instagram et ta newsletter par plusieurs milliers de personnes. C'est un très beau palmarès sur lequel j'ai envie qu'on revienne avec toi aujourd'hui. Mais j'ai également envie qu'on creuse une thématique qui m'impressionne beaucoup dans ton parcours, c'est ta faculté à un peu te réinventer. À savoir dire stop à des projets qui marchent mais qui ne sont plus alignés. Et surtout, à être honnête avec toi-même et dans la personne que tu présentes un peu au monde et au web. Je trouve que c'est vraiment quelque chose que tu fais qui est formidable. J'imagine aussi que ça donne lieu à beaucoup de batailles internes. Et j'aimerais qu'on revienne dessus. Voilà. J'ai envie vraiment de comprendre ce point-là, de comprendre Comment tu le gères à l'intérieur de Jen
UNKNOWN?
SPEAKER_03Avant qu'on commence, j'ai un petit jeu à te proposer. J'ai demandé à ChatGPT de me préparer un petit « Tu préfères » sur toi pour apprendre à te connaître. Il y a cinq questions. Est-ce que tu es prête
UNKNOWN?
SPEAKER_03Tu préfères doubler ton revenu ou doubler ton temps libre
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que si je double mon temps libre, ça vient
SPEAKER_03avec des revenus qui suivent
UNKNOWN?
SPEAKER_03Mais ça serait probablement mon temps. Doubler le temps libre. Oui. Tu préfères avoir une musique de fond qui te suit partout ou des applaudissements à chaque fois que tu entres dans une pièce
UNKNOWN? Une musique de fond, définitivement.
SPEAKER_03Ma vie n'est que musique. Tu préfères ne plus jamais voyager ou ne plus jamais lire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oh! Durant. Oh! Ne plus jamais lire. J'écouterai mes podcasts à la place. C'est
SPEAKER_03ce que je me suis dit. Je me suis prêté au jeu moi-même. Je me suis dit, moi, je crois que je préférerais pas lire parce qu'il y aurait moyen d'avoir le savoir ailleurs. Mais voyager,
SPEAKER_00t'es coincée. Oui, ça fonctionne pas. Puis, étant sur un continent où il y a un pays à côté de la maison, ça serait un peu limitant.
SPEAKER_03C'est vrai. Et quel pays? Tu préfères que les gens se souviennent de ton travail ou de ta personnalité?
SPEAKER_00Honnêtement, ma personne de mon humour, de comment je les ai fait sentir, surtout.
UNKNOWNSurtout. OK.
SPEAKER_03Et tu préfères parler à tous les animaux ou
SPEAKER_00parler toutes les langues? Toutes les langues, définitivement. Je pense qu'il y a tellement de cultures qui sont difficiles d'approche aussi, juste parce qu'on a de la difficulté à communiquer, puis de mieux comprendre le pourquoi, du comment, de comment les choses sont faites. Il y aurait une curiosité par rapport à parler aux animaux, honnêtement, mais parler toutes les langues, je pense que ça permettrait une richesse dans l'expérience humaine actuelle
SPEAKER_03dans laquelle on est. Moi, tu vois, j'aurais dit parler avec tous les animaux, ça
SPEAKER_00m'exciterait beaucoup plus. C'est sûr que c'est curieux quand même. C'est vraiment un univers à
SPEAKER_03découvrir. On a fini le petit jeu. Est-ce que tu peux te présenter
SPEAKER_00en quelques mots, s'il te plaît? Oui! Je ne sais pas si je peux me qualifier de caméléon à ce point-ci ou de papillon qui ne cesse de se réinventer ou retourner dans un cocon et de se redevenir une boîte et ensuite redevenir un papillon. Mais j'ai un parcours assez long, assez éclectique aussi. J'ai commencé en entrepreneuriat web à 23 ans, en 2013, avec mon chum qui est maintenant rendu mon mari. À l'époque, on a commencé vraiment, puis c'était son entreprise. Je faisais partie du behind the scenes, mais j'ai tout le temps été quelqu'un de saine Quand j'étais plus jeune, j'ai fait du théâtre, j'ai fait de la compétition de hip-hop pendant 13 ans aussi. J'ai toujours aimé ça, les trucs de groupe. Je me suis lancée en entrepreneuriat pour décider d'avoir ma liberté, l'horaire, les trucs un peu classiques. Mais rapidement, je me suis rendue compte que le faire seule, j'étais encore un petit peu fragile, un petit peu Bambi qui shake sur ses jambes au début. Et j'avais le luxe d'avoir un partenaire qui est entrepreneur aussi, donc on s'est associés. Et après plusieurs années à... bâtir ma confiance d'entrepreneur, apprendre comment on bâtit une audience, et ainsi de suite. Un jour, après multiples voyages, parce qu'on était digital nomades, et une des raisons pourquoi j'aurais de la difficulté à laisser aller ça, on s'est dit, il faut revenir à la maison, on veut un kid, on ne veut pas payer un accouchement à l'international. Puis j'avais besoin de chercher le réseau, finalement. Mon réseau au Québec, trouver d'autres entrepreneurs qui allaient remplacer tous les contacts que je pouvais rencontrer entre Et c'est vraiment à partir de ces discussions-là, de qu'est-ce qui se passait en francophonie au Québec autour de 2017, que je me suis dit, je pense que j'ai appris assez de choses. À ce moment-là, c'était sur l'affiliation, donc tout ce qui était collaboration, comme ça faisait partie vraiment de l'ADN de notre entreprise et du mien au final. Donc, j'allais enseigner ça. Donc, je suis passée vraiment ensuite du rôle d'animatrice de podcast, donc les vraies affaires, tu ne l'as pas nommé, mais ça fait partie des deux que j'ai eues, ensuite formatrice par rapport à l'ADN, à l'affiliation, les formations en ligne. Donc, c'était très méta sur les formations. Puis ensuite, en venir avec l'idée du bundle catching, qui est un regroupement, un pack de formations qu'on vendait à 96 % de rabais à chaque année pendant plusieurs années. Donc, j'ai eu plein de chapeaux. Les rôles d'animatrice, d'organisatrice d'événements, de formatrice aussi. Puis aujourd'hui... Après autant de temps à me réinventer, à me réaligner sur c'est qui Jen maintenant, j'aime croire que je m'enligne vers un rôle plus d'autrice, de créatrice vraiment, mais pas dans... dans un rôle de formatrice nécessairement. L'entrepreneuriat m'a formée comme personne, m'a aidée énormément à découvrir qui est-ce que je suis, les nuances, les différentes facettes. Puis ça devient plus calme aujourd'hui qu'avant, c'était vraiment dans une espèce de roche. Donc, j'ai encore la difficulté à donner un titre parce que je sais que ce titre-là va être désuet dans je ne sais pas combien de temps. Mais aujourd'hui, j'essaie de focusser plus sur mon écriture, sur les messages au niveau du développement public de la personne derrière l'entreprise, de documenter ce parcours-là pour faire en sorte que d'autres personnes puissent se sentir que le rollercoaster de l'entrepreneuriat et le rollercoaster d'une quête identitaire, c'est quelque chose qui est partagé par beaucoup,
SPEAKER_03beaucoup, beaucoup de personnes. Donc, peut-être que je te fais ça le plus court possible. Ah non, mais c'était très bien. Et je me reconnais beaucoup dans dans cette quête identitaire dont tu parles et dont, en préparant cet épisode, je me suis rendu compte que tu l'avais traversée plusieurs fois. Je suis en plein dedans. Et c'est pour ça que mes questions vont poser aussi dessus. Je vais m'imprégner de ton savoir. Elle est passée par là. Il faut qu'elle me guide. Donne-moi tout. Tu vois, tu as eu plusieurs chapitres. Évolution. Je ne
SPEAKER_00sais pas comment appeler ça. Les deux fonctionnent. Je dirais évolution. Je me sens un peu comme un Pokémon. Les papillons, les Pokémons.
SPEAKER_03Mais oui. Ça a été quoi tes différents chapitres, tes différents Pokémon?
SPEAKER_00Il fut... Justement, si on revient à 2013, c'était... J'ai toujours été quelqu'un qui était... C'était très important pour moi, l'humour, puis justement avoir cet espace-là sur la scène. Mais au début, quand je me suis lancée avec toutes les bonnes intentions du monde, j'étais vraiment encore dans cet espace-là de complexe personnel, de peur du jugement, de C'est quelque chose qui me lâche, qui a de la difficulté à me lâcher, mais encore aujourd'hui, mais tu sais, de peur par rapport au manque de valeur personnelle, de définir c'est quoi la valeur, qu'est-ce que j'apporte, c'est quoi ma passion. Puis le manque de réponse était extrêmement difficile, donc je me mettais en arrière-plan, considérant que c'était beaucoup plus confortable. On a quand même bâti une vie avec mon mari qui nous ressemble énormément, même encore aujourd'hui, même si elle est très différente, mais justement, elle a changé quand je suis devenue mère éventuellement, puis bon... Le nomadisme fait place un peu au sédentarisme. Mais c'était une nouvelle saison, tout va bien. Mais c'est ça, éventuellement, ça a pris ce délai-là d'environ 5 ans-ish. Avant qu'en 2018, je me dise, je pense que j'ai assez accumulé. Là, je suis assez forte pour parler. J'étais seule, je faisais mes trucs tout seule. Mais encore une fois, moi, ça m'a pris un an. J'ai lancé en 2018. Puis en 2018, je pense que j'ai fait 7500 $ et quelque chose comme ça. J'ai vendu trois accompagnements dans l'année. Bon, OK, c'était l'année où j'ai accouché. Donc, tu sais, il faut qu'on garde... T'étais occupée. J'étais un peu occupée, mais c'était une année où j'avais le podcast, Les vraies affaires, qui lançait. Donc, c'était un petit peu mon premier jump dans cet univers-là où j'allais vraiment être seule, qui allait nécessiter que la seule personne qui allait pouvoir régler mes problèmes, c'est Bibi. Mais j'étais encore vraiment, vraiment très fragile parce que... Par contre, j'avais ce feedback-là positif qui commençait à rentrer. Quand je faisais du contenu, par exemple, par rapport à l'affiliation, qui est un sujet qui, encore aujourd'hui, est très peu abordé, c'était comme « Ah, mon Dieu, c'était super intéressant ». Il y avait peu de personnes au Québec, parce que mon audience était très Québec-centric à ce moment-là, qui étaient même dans l'univers du podcast. Moi, j'en étais déjà à mon deuxième. Celui qui n'était pas mentionné, ce qui existe avant, c'était « The Great Anomaly », qui était un projet que j'avais avec mon homme. Et c'était très exploratoire de... C'était du développement personnel pour les couples entrepreneurs. Life and business coaching for couples in business. C'était comme une espèce de grosse salade de tout ce que nous, on était et qu'on avait envie de parler, qui n'a pas été très profitable, mais qui nous a amené à une excellente expérience de podcast. Cette innovation-là, dans la francophonie, juste parce que j'avais cette expérience-là, m'a amenée à me démarrer et mon focus sur les collaborations, puis le networking m'a amenée à faire un réseau. Puis rapidement, ces deux choses-là se sont bâties une après l'autre, puis la confiance en moi a vraiment pris de l'ampleur jusqu'à ce qu'éventuellement, il y a le bundle catching qui se pointe. Après, bon, en fait, j'ai eu l'idée en 2019, le premier a été lancé en 2020. Et là, c'était comme un mix de, OK, non, je connais l'affiliation, j'en parle sur le marché Cap, puis je commence à avoir ma propre réputation. Les formations en ligne, les produits d'information, je connais ça depuis 2013, tout va bien. On sait faire des lancements, on crée cette expérience-là. Puis à partir du moment où Catching est devenu l'espèce de bête énorme qui était comme... À l'époque, c'était dans les plus gros lancements qu'on faisait, même la première année, qui était dans le marché québécois. La deuxième année, déjà là, on avait battu des records et ça continue de augmenté jusqu'à la troisième. Troisième, c'est à peu près plafonné, disons. Mais dans tous les cas, là, mon rôle est devenu autre chose. J'avais plus besoin d'être formatrice. J'avais plus besoin de créer du contenu en continu. Ce que je connaissais depuis le début, bien là, je l'utilisais, mais d'une autre façon. Donc, je twistais ces choses-là, puis... l'avenue du succès de Catching m'a aussi... Cette validation-là externe m'a énormément aidée moi-même à m'être plus solide sur mes pattes. Donc, j'ai jamais été très pro. On a... Écoute la validation externe, c'est une bonne chose. Non, parce que c'est à travers l'opinion des autres. Ça ne peut pas que être ça. Par contre, de l'écouter puis de l'absorber sans la repousser, moi, ça m'a énormément aidée. Dans le sens où ça fait des années, moi, que quand on me donne un compliment, je le focus. C'est un très typiquement féminin, mais je focus à dire merci au lieu de dire non et de trouver la raison pourquoi. Donc, d'être capable d'absorber ces choses-là, pour moi, ça l'a vraiment aidé pour solidifier ces bases-là qui m'ont amenée à des évolutions de brand, disons, plus visuelles. Les cheveux roses, je n'avais pas les cheveux roses avant. Ces ongles-là qui, pour beaucoup, ça a l'air slottie, mais I don't mind. C'est devenu tellement... moi, ça m'a tellement, d'un sens, rassurée que mon identité était ce que les gens voulaient, que j'ai juste continué d'explorer à c'est quoi l'identité? Où est-ce que je peux aller encore un petit peu plus loin? Des fois, pour choquer, d'un certain sens, pas dans l'objectif d'être polarisante juste pour être polarisante, mais juste parce que, tu sais, même aujourd'hui, là, avec les cheveux blancs, gris, ish, ça sort du lot parce que je suis pas supposée naturellement avoir cette couleur de cheveux-là. Bon, alors rose non plus, tu me diras. Mais c'est quelque chose qui choque juste parce que c'est comme, ben non, c'est quelque chose, tu sais, mettons pour les femmes plus âgées, beaucoup qui vont dire, j'ai passé ma vie à essayer de teindre mes cheveux en, tu sais, de couleurs pour cacher le blanc, le gris, whatever, puis toi, tu y vas all in, tu sais. Mais pour moi, ça, sauter dans ces différents cerceaux-là pour voir qu'est-ce qui se tique, c'est devenu vraiment de plus en plus confortable à travers me pousser, puis me pousser, puis me pousser. Pas... nécessairement dans le hustle, ce que j'ai fait quand même, mais c'était pas nécessairement une quête identitaire, mais plus dans cette recherche de « Mais si j'essayais cette chose-là, qu'est-ce que ça va me révéler sur moi-même? » Fait que j'ai juste continué dans ce processus-là, ce qui a amené, oui, beaucoup d'évolution, parce qu'à un moment donné, c'était « Je voulais plus ce rôle-là, je voulais plus ce modèle-là, je voulais essayer quelque chose de nouveau. » Donc, c'est comme beaucoup de processus, beaucoup de... qui, semble-t-il, tournent sur soi, mais... Je ne sais pas si tu m'as déjà entendu parler de l'escalier en colimaçon, mais comment je vois, pour ceux qui ne l'ont pas entendu, comment je vois la croissance personnelle, c'est vraiment justement en comparaison avec l'escalier en colimaçon où tu tournes en rond pour monter chaque étage, puis quand tu regardes l'escalier-là de haut, tu vas voir une personne qui monte va, semble-t-il, avoir l'impression de tourner en rond. Elle revient tout le temps au même point, mettons sur le cadran nord-sud-est-ouest. Mais si tu regardes de côté, elle monte d'un étage. Donc, c'est un peu ça la vie où, oui, on repasse souvent par les mêmes phases de la vie, par cette espèce d'excitation, de découverte de qui on est. On jump là-dedans. Ensuite, on arrive à une certaine forme de palier. Ensuite, il y a cet inconfort-là de « Ah, c'est plus ça que je veux, mais je ne suis pas capable encore de dire qu'est-ce que je veux. Je sais qu'est-ce que je ne veux pas, peut-être, mais je ne sais pas qu'est-ce que je veux. » Le malaise se passe quand tu retombes au point où on n'a pas encore une crise existentielle. On dirait que je reviens en arrière, mais tellement pas. Tu as pris en expérience sur toi, tu as appris tellement plus d'informations. C'est dur de nommer les différentes évolutions ou dire exactement où est-ce qu'ils sont. Je pourrais te le dire en termes d'années, quand est-ce qu'elles se sont passées, mais ça a toujours été très, très, très lié justement avec Jusqu'où est-ce que je peux pousser ma vie pour avoir quelque chose que personne a parce que personne n'a le courage de le faire? Dans le processus, documenter ça pour que d'autres personnes le fassent aussi.
SPEAKER_03Et il n'y a pas quelque chose de plus dur
UNKNOWN?
SPEAKER_03Tu vois, tu dis que tu veux tester les cheveux roses pour voir en gros comment ça te fait te sentir, si tu aimes, si tu n'aimes pas, et tester des trucs juste pour tester si Jen aime bien ou non. Mais en plus de les tester pour toi-même, tu te présentes comme ça au monde entier, j'ai envie de dire, sur Internet. Est-ce que ça ne rajoute pas une étape
UNKNOWN?
SPEAKER_03à la difficulté de... Il faut déjà que j'internalise. Moi, j'aime bien ce truc, mais en plus, je vais me prendre des avis non sollicités de plein de gens.
SPEAKER_00C'est devenu, avec le temps, quelque chose qui fait... partie de mon processus. Dans le sens où la documentation des difficultés, puis d'en parler, juste l'écrire. Des fois, on n'imagine pas la taille de l'audience devant soi, surtout pas quand on écrit. On sait, il y a un chiffre. Surtout quand on parle de newsletter, disons, c'est sûr qu'au niveau visuel sur Instagram, peut-être qu'on peut avoir une idée, on voit des visages, whatever. Mais quand on écrit le courriel, on dirait que c'est de l'autothérapie. Je le fais pour moi. Je le fais pour trouver les bons mots pour, des fois, unlocker mes propres difficultés. Genre, je ne sais pas pourquoi ça m'agresse. Puis, à un moment donné, j'ai une réalisation, c'est comme « Ah! Shit! C'est exactement à cause de ça! » Puis là, je fais des liens dans mes trucs, puis je fais les liens pour moi, mais au final, le documenter, ça me... Maintenant, moi, ça fait partie du processus. Écoute, dans les commentaires négatifs que j'ai eus, mettons visuellement, parce que c'est le truc qui saute le plus aux yeux quand on regarde, la... J'ai eu cinq ans-ish de cheveux roses. Et les... Quelques commentaires négatifs sont venus tout le temps sur des publicités, parce qu'on connaît le zoo des publicités Facebook, puis les gens en commentaire qui n'ont aucun filtre ou peut-être aucun skill socio, je ne sais pas. Mais dans tous les cas, c'est que cette crowd-là, tu sais, qui vont « Ah, elle a l'air d'un clown, blablabla ». Mais moi, j'étais tellement confiante par rapport à... J'ai testé cette chose et je l'aime et j'aime beaucoup ce que c'est. Je suis solide par rapport à cet aspect-là de mon look, de ma personnalité aussi, parce que c'est un peu indissociable contre les cheveux roses. C'était comme si tu me disais que le ciel était vert. Je veux dire, c'est comme... Je ne sais pas quoi dire. Tu peux avoir ton opinion curieuse, mais pour moi, c'est vraiment qu'il y a une opinion. C'est vraiment le percevoir comme ça. Je pense que quand on a peur d'avoir du feedback ou quand il y a quelque chose qui nous nous touche spécifiquement par rapport à quelconque forme de feedback négatif qu'on peut avoir, c'est qu'on a encore une insécurité par rapport à ça. Du moment où tu travailles ces insécurités-là, puis j'ai pas loin de moi l'idée de dire que c'est quelque chose qui est très facile, c'est un processus qui est ongoing, c'est un processus qui est beaucoup, beaucoup de patience et de douceur avec soi-même, parce que des bobos émotionnels, on en a tous, c'est des choses qui sont souvent très creux. Je ne suis pas experte en psychologie, mais pour moi, c'est la nécessité aussi de creuser jusqu'à l'enfance, jusqu'à les patterns, les espèces de traumas émotionnels qu'on garde avec nous autres pendant longtemps, puis d'essayer d'enlever toute une couche. à la fois de ces choses-là, faire en sorte que de moins en moins, il y a d'insécurité par rapport à des actions qui me font sentir bien et donc de les montrer puis de recevoir quelconque forme de feedback devient presque irrelevant parce que au final, ce n'est pas important pour moi. Quand c'est important pour moi puis que je me sens mal à l'aise, je vais donner un exemple, mon pouvoir, c'est encore extrêmement complexant. Pour moi, c'est des choses que je traîne et que c'est long et que c'est difficile. Si j'étais, parce que ça ne m'est jamais arrivé, pour être bien honnête, si j'étais pour recevoir des commentaires par rapport à mon poids, c'est sûr que je passerais peut-être un petit 24 heures, un 12 heures à faire comme... C'est vrai, je ne me sens pas bien, mais c'est clairement justement à cause de cette insécurité-là. Donc, tu sais, il y a vraiment... Tu es capable de classer des trucs qui... Peut-être que l'entièreté de mon personnage pour quelqu'un d'autre est tellement loin de sa personne que tout est négatif, mais ça ne change rien à la réalité de qui je suis. Donc, Donc, je pense que justement de faire ce travail-là sur mes propres insécurités mène à avoir de moins en moins peur de documenter quelconque forme de difficulté émotionnelle dans un nouveau processus. Tout ça étant dit, j'essaye le plus possible, quand je documente, surtout de façon très publique, de parler des cicatrices, pas des plaies ouvertes. Les cicatrices, pour moi, montrent une... une progression, une évolution, une guérison surtout, sur quelque chose sur lequel on a travaillé. Une plaie ouverte, c'est encore quelque chose qui nous fait mal. Des fois, c'est souvent le contenu qui va être le plus... Les gens vont beaucoup aimer la partie voyeurisme de la plaie parce que c'est satisfaisant, pas de voir quelqu'un souffrir, mais en même temps d'avoir un... un miroir, un passage dans l'intime de quelqu'un qu'on ne partage pas en société. C'est pas nécessairement un voyeuriste négatif, je dirais. C'est vraiment plus une espèce de genre « Ouf, je suis capable de prendre le petit thread de vérité ultime qu'on n'offre jamais. » Mais je pense qu'au niveau de la qualité du contenu qu'on peut offrir, c'est vraiment par rapport à ces leçons-là. Donc bref, un peu des deux, mais c'est un gros travail en profondeur, constant, à essayer de ne de continuer d'enlever toutes les couches qui m'appartiennent, qui ne m'appartiennent pas pour garder vraiment le corps solide de ce qui gêne au final, peu importe l'emballage.
SPEAKER_03Est-ce que, si tu le veux bien, on peut reprendre un peu ton parcours par étapes pour que tu m'expliques les évolutions de Jen et de ce que tu découvres sur toi petit à petit le long
SPEAKER_00de la route
UNKNOWN?
SPEAKER_00OK. La première phase, disons... Maintenant qu'on va pré-entrepreneuriat... OK. Avant Internet.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_03Tu penses
SPEAKER_00que
SPEAKER_03j'ai quel âge, même
UNKNOWN?
SPEAKER_03Non, je voulais dire avant ta vie sur Internet, par exemple. J'ai les
SPEAKER_00cheveux blancs, mais là, quand même. Dans le fond, pré-Internet, pré-business Internet, j'étais au bac de communication marketing à l'Université de Sherbrooke. Je m'en allais déjà vers une carrière en communication marketing, mais mon rêve, c'était de devenir directrice artistique dans une agence. Jusqu'à ce qu'à un moment donné, et Sherbrooke est un excellent endroit pour ça, l'université, il y a des stages inclus, des stages rémunérés. Il y en a trois, en tout cas, pour le bac en com. Il y en a trois pour le programme. Et ça m'a vraiment permis, justement, de me mettre dans cette... d'avoir l'expérience seulement et de savoir, d'avoir l'information. Je ne veux pas travailler pour quelqu'un d'autre. J'ai toujours été une espèce d'enfant un peu rebelle. J'ai pas l'impression que ça surprend quelqu'un. Pas rebelle dans le sens où j'ai jamais... Je sais pas. J'étais juste rebelle parce que j'étais différente de ma famille, honnêtement. J'ai j'ai une famille, mes parents sont pharmaciens, tout le monde dans la famille est comme un peu dans la santé. Ma sœur, maintenant, est physiothérapeute. Je veux dire, tout le monde est un peu dans ce modèle-là, un environnement assez privilégié aussi. Et moi, j'étais l'enfant qui dessinait, j'étais l'enfant qui dansait, qui faisait du théâtre. Il y avait déjà juste comme une espèce de « Ah, bon, bien, la première de famille, c'est souvent ça. » Fait qu'avec les stages et tout, avec le processus à l'université, j'avais lancé un blog qui s'appelait Human Cellules Créatives, qui était un blog sur le sujet des communications pour une audience dans les communications. Donc, c'était les agences, les étudiants à l'université, ce genre de choses-là. Ramassis d'actualités de qu'est-ce qui se passait dans... dans cette niche-là, dans cette industrie-là. Puis, j'avais réussi à avoir des étudiants qui allaient écrire pour moi. Puis, à la fin, je pense que j'en avais au moins six. On était capable d'avoir un blog. J'étais même sur le bord d'organiser un événement en personne à Sherbrooke. J'avais déjà cette espèce d'idée-là de genre, je vais prendre le contrôle sur ma vie. Vraiment, tout va... Je vais faire les choses à moi. J'avais remplacé ma maîtrise par le programme de la B-School de Maryford en 2012, j'allais apprendre comment être une entrepreneuse web. Puis dès que je me suis, comme je te disais au début, dès que je me suis vraiment lancée, comme toute la confiance de je sais comment faire, l'espèce de Dunning-Kruger, il n'y a rien qui fonctionne, je ne peux pas avoir cette... parce que je n'avais rien guéri de la partie interne, puis j'ai appris beaucoup de skills. Puis là, c'était moi, c'était moi l'experte, il fallait que j'enseigne, il fallait que je résume des conseils, que je sois l'experte et que je sois donc bien vue comme une référence, mais la réalité, c'est que j'avais 22 ans. J'avais 23. J'avais pas beaucoup d'expérience. Rapidement, ça a été comme... OK. Toute cette espèce de wildness pré-début business a vraiment été éteinte d'un certain point de vue où j'avais besoin de cette espèce de support, de protection d'être dans un environnement où je n'étais pas seule à affronter la trompette de l'entrepreneuriat. C'est ça. En 2017, on est intervenu au Québec. en pleine prépe de bébé. Puis je me rappelle, on était sur une... On avait loué un appartement à Airbnb pendant l'été avant qu'on se trouve un vrai appartement parce que ça faisait des années qu'on voyageait. Et j'ai eu une espèce de boost de confiance en moi par rapport notamment à tout ce que j'avais appris avec les années. Ça fait que ça a pris tellement de temps avant d'accumuler la confiance puis les morceaux. Puis si, c'était vraiment par rapport à... C'était pas... inné. C'était par rapport à de la connaissance. C'était par rapport à... Parce que pour moi, la valeur, c'est la productivité, la performance. Pas parce que c'est quelque chose qui est simple, c'est juste parce que c'est quelque chose qui avait été vraiment appris. Puis là, j'ai commencé justement à voir la possibilité de le faire seul, d'explorer les différents modèles d'affaires en ligne à travers un podcast qui allait interviewer chaque semaine des gens qui ont différentes façons de faire de l'argent parce que je ne crois pas au one-size-fits-all. Donc vraiment, ce boulot ça aussi, ça a été comme un renouveau, un renouveau de boost, mais ça a pris, c'est ça, ça a pris ce lancement-là, ça a pris jusqu'à le premier catching où là, j'avais, parce que là, c'était revenu égale valeur. J'ai une valeur, tu sais. Fait que là, l'estime a reboosté assez que là, j'ai commencé à chercher justement visuellement. Les cheveux roses ont commencé à peu près autour de 2021. J'avais commencé par en Parce que je ne pouvais pas faire toute ma tête. Parce que ça a été trop visible. Mais pour moi, c'était le jour et la nuit. J'avais l'impression déjà d'être un clown au début. Puis éventuellement, jusqu'à ce que les photoshoots que je faisais pour ma brand m'amenaient à voir ou m'amenaient à essayer d'imaginer une personne... qui m'inspiraient énormément. Pourtant, c'est moi. Pourtant, c'est moi qui porte les vêtements, c'est moi qui fais tout ça, mais j'ai toujours vu ces photoshoots-là comme des genres de preuves, finalement, que je pouvais être vraiment ça. Parce qu'il y a des photos, elle a déjà été ça, tu sais. Donc, de viser vers ces personnes-là. Puis, éventuellement, avec les années de catching, j'ai fini par m'épuiser. J'ai jamais eu de diagnostic de burn-out. J'ai jamais prétendu m'être rendue jusque-là, parce que je sais qu'il y a des gens qui... Les gens qui passent par là, ils ont vraiment des expériences terribles. J'ai été épuisée, mais j'ai surtout été épuisée de mon modèle, de la pression, de la pression de toujours plus, même si... J'ai toujours aimé l'argent, j'ai toujours parlé d'argent, de l'abondance chez les femmes, ainsi de suite. Mais il y a un certain moment où vraiment, il manquait de profondeur pour moi. J'avais besoin de travailler plus sur... C'est qui Jen dans le processus pour être capable de comprendre à quoi toute cette belle abondance financière-là allait servir aussi, comment est-ce que ça allait me nourrir ou ça allait me permettre d'avoir la vie que je veux, mais qu'est-ce qu'elle a vu que je veux, tu sais. Donc, j'ai vraiment plus ralenti à ce moment-là.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Puis ça change la donne parce que c'était ma vache à lait, dans le sens où Catching rapportait 90 % de mes revenus par année. Je veux dire, ce n'est même pas comme si c'était encore réglé, cette situation-là, dans le sens où quand on bâtit quelque chose d'aussi gros et qu'on en dépend pendant longtemps, défaire tout ça, c'est un risque énorme objectivement, financièrement, mais quelque chose que j'étais tellement prête à faire, vu le malaise interne que j'avais à ce moment-là, cette fatigue de ce qui était. Fait que c'est ça, je te dirais que depuis deux ans, depuis que j'ai arrêté, la dernière édition était en 2024, c'est encore, mais de moins en moins, un gros processus de recherche de c'est quoi la prochaine étape, de continuer à, de façon peut-être plus active, creuser dans ces essais-là de qu'est-ce que je veux? Est-ce que je vais essayer des affaires? Est-ce que ça se tique lancer des spaghettis au mur, voir qu'est-ce qui colle? Puis pas que la partie modèle d'affaires, mais aussi vraiment la partie... personne. La dernière itération, c'est justement mes cheveux. Ça a l'air tout simple. C'est juste un look. Pendant des années, je me suis fait poser la question, il arrive quoi si tu veux changer? Les gens me croyaient coincée dans ces choses-là. J'étais comme, « Guys, ma brand n'a jamais été par rapport à mon look. Ça n'a jamais été par rapport à mes cheveux roses. Sinon, la mission, ça aurait été de faire en sorte que toute mon audience, elle choix, ça n'a pas rapport. Ce que j'essaie de vous montrer, c'est d'avoir une vie qui est complètement alignée à qui est-ce que vous êtes, à être assez « bold » pour faire les actions, tu sais. Puis les choix qui sont difficiles, qui sont des fois « gut-wrenching », pour moi, ça, c'est complètement en alignement avec ça. C'est la nouvelle version, c'est juste de se dire « this is who I am now, deal with it, everyone », tu sais. Fait que Je pense que la dernière évolution n'est pas encore finalisée, je te dirais. Je pense qu'on arrive proche de la fin parce qu'il y a beaucoup plus de légèreté dans ma vie dans les derniers mois. Comme si, justement, j'étais sur le bon chemin. Quand je vais être en rétrospective, je te dirais que je vais être capable de dire « Ah! Il y a eu cette phase-là de là à là. » Mais là, j'ai l'impression que c'est doux en ce moment.
SPEAKER_03On peut te revient. Je suis content pour toi que ce
SPEAKER_00soit
SPEAKER_03doux. Merci. Quand tu faisais les vraies affaires, donc on remonte sur 2018, 2020, 2021, ton business model à toi, à ce moment-là, c'était quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_03Comment tu gagnais de l'argent une fois que bébé est arrivé et que tu peux te concentrer un peu plus activement
SPEAKER_00dessus? La première année, justement, j'avais rencontré... En fait, pas je l'avais rencontré. Je suis allée à l'université avec Josiane Sarazin-Côté qui, à l'époque, avait... Elle avait bu les bottillons. Ensuite, elle a changé pour un peu plus dans tout ce qui était spiritualité avant que, malheureusement, sa maladie change un peu son son parcours, disons. Mais Josiane connaissait beaucoup de monde dans l'entrepreneuriat québécois, donc rapidement, je l'ai contactée. J'étais comme, « Hey, on peut-tu commencer à se parler, à créer un réseau entre pairs? » Donc ça, c'était en 2017, puis éventuellement, les deux, on s'aimait bien, puis on a juste décidé, pourquoi on ne lance pas un mastermind? Moi, ça faisait des années que les masterminds étaient des événements qui avaient été très marquants pour moi, souvent des événements pivot Puis, j'étais comme, je pense qu'on pourrait créer à deux cette espèce d'événement-là pour aider vraiment des entrepreneurs bébés à devenir des entrepreneurs web un peu plus, bon, avec nos conseils à deux, de nous deux. Et puis, ça n'a pas l'endé dans le sens où j'ai eu trois clientes qui ont, on a eu trois clientes qui ont signé, mais finalement, en commençant à travailler ensemble, Josiane et moi, on s'est rendu compte que peut-être qu'on n'avait pas les mêmes objectifs ou façons de travailler. Puis on a juste vraiment décidé dans un commun accord, t'sais, qu'on va mettre ce plan-là sur pause. De toute façon, on n'a pas rempli le mastermind. Puis ce que j'ai dit aux trois clientes, j'ai dit, bien, est-ce que vous voulez que je vous accompagne? Fait que là, je leur ai répondu pour le prix qu'elles avaient déjà payé un programme d'accompagnement, genre sur six mois ou une affaire comme ça. Donc cette année-là, c'est l'entièreté des revenus que j'ai fait. J'ai peut-être fait un peu de revenus d'affiliation à gauche à droite en en parlant, par exemple, sur les vraies affaires ou dans l'infolettre ou blablabli, mais la... Le cours, c'était que ça. Mon objectif, c'était vraiment juste de voir s'il y a quelqu'un qui répond à ce que j'ai à dire à ce moment-là. En 2019, j'ai lancé ma première formation sur l'affiliation, à l'époque qui s'appelait Marketing Affilié Édition Créateur, qui aujourd'hui a un nouveau nom et qui s'appelle Multiplier. Parce que c'était ma source de différenciation, parce que c'était vraiment mon expertise. C'est quelque chose que je faisais depuis 2013 avec mon... avec mon mari. Là, j'ai commencé à vraiment me mettre dans cette énergie-là de formatrice qui a amené... qui a amené des résultats corrects. Je pense que la première année, j'ai fait aussi plus d'affiliation. Je ne me rappelle plus exactement combien j'ai fait la deuxième année. Mais durant cette deuxième année-là, en 2019, c'est là où j'ai amené Catching, que j'ai créé Catching. Et en février 2020, j'ai eu la première édition de Catching. Et là, le lancement a fait 112 000 de grosses. tout seul. Premier lancement, on avait fait 760 ventes. Je m'attendais à faire 100 ventes. C'était vraiment tout nouveau. Merci, mais c'était aussi avec l'aide de mes collaborateurs. Ça venait de valider ou en tout cas de donner beaucoup plus de poids à mon modèle parce qu'il y avait de la preuve. Il y avait de la preuve dans le marché francophone aussi. Aline Bartoli étant la première Française qui a rejoint finalement le projet et qui a ouvert tout le réseau vers la France vers l'Europe, ce qui a amené à une deuxième édition qui était 50-50, France-Europe aussi, parce que là, j'avais énormément passé beaucoup plus de temps à faire grossir mon réseau. Et c'est ça, cette deuxième année, on a généré 594 de CA pour le lancement 1000. À partir de là, rapidement, les formations sont devenues secondaires. J'ai pris la décision en 2021, en décembre, d'arrêter de créer des formations en 2022. Il restait un an, je leur ai laissé un an, ceux qui l'avaient déjà avant que j'archive tout. Puis après ça, je n'avais plus de formation, je ne voulais plus être ça. Ça m'a amenée, ce succès financier-là m'a amenée à me donner la permission ou la possibilité de mettre fin à la nécessité de former des gens qui n'ont jamais été quelque chose que j'appréciais tant que ça, pour être honnête, parce que j'ai de la misère encore aujourd'hui à me dissocier des résultats des clients. Je me mets beaucoup de pression Ça m'a donné cette possibilité-là, mais ça m'a mis dans une position ce mois de précaire où, à partir du moment où il n'y a plus catching, il n'y a plus grand-chose. Mais en 2024, je savais déjà que j'avais tellement trop poussé pour faire catching avec peut-être pas les bonnes ressources, peut-être pas la bonne structure en place, ce qui a été dans ma responsabilité d'organiser. On dirait que je ne me sentais plus capable de progresser plus loin que ça. Puis j'ai juste décidé de... mettre fin à ça, puis peut-être qu'il y en aura un autre plus tard, mais là, pour l'instant, j'étais encore tellement dans ma guérison que c'était même pas une possibilité, puis après ça, le reste, après 2024, c'est d'explorer mon rôle d'animatrice, que ce soit avec Effronté, que ce soit avec le sommet What's Next, donc d'essayer les différents modèles d'affaires, le membership à gauche, les webinaires slash masterclass mensuels d'un côté avec des experts, moi, l'affiliation, organisation d'événements en ligne, blablabla, l'investissement. J'ai vraiment, dans les deux dernières années, touché à plein d'affaires pour en revenir à la conclusion que la seule chose que je n'ai pas laissée depuis 2018, c'est l'écriture de mon infolette chaque mardi et de vraiment plus m'appuyer là-dessus comme source de... valeur pour moi je pense que c'est mes mots ont aidé beaucoup plus de monde que mes formations à travers les années je suis convaincue fait que j'ai vraiment juste décidé peut-être que je me refuse le titre d'autrice parce que je me sens pas worthy of parce que j'ai pas de livre mais d'aller plus là-dedans c'est mon
SPEAKER_03prochain challenge je te dirais ok et quand tu lances sketching ou que tu shift un peu, que tu laisses la casquette formatrice pour te concentrer sur ce rôle d'organisatrice, animatrice, comment tu fais pour... 2025, j'ai gagné beaucoup d'argent moi aussi avec l'affiliation, qui a été ma grosse vache à lait, de l'affiliation SEO, qui maintenant est en train de se péter un peu plus la gueule, d'où les questions de qui je suis et qu'est-ce que je fous et tout ça, tu vois. Mais je me suis rendu du compte aussi que pendant un peu plus d'un an, j'avais construit le business des autres en leur envoyant du lead sans construire le mien. Comment tu fais en sorte avec Catching que tu sois la partie organisation, tu vois, l'organisatrice, l'animatrice, mais que les gens, ils aient aussi une attache à toi, à Jen, et qu'ils n'achètent pas ton programme juste pour avoir accès aux formations des autres gens et que toi, en fait, ils s'en fichent un peu parce que ton but, c'est aussi de construire ton business à toi, à l'époque, en
SPEAKER_00tout cas. C'est une fine line à marcher.
UNKNOWNCe...
SPEAKER_00ce problème-là, ce concept-là, parce qu'effectivement, dans Catching, quand les gens achètent le produit, c'est pas pour Bibi, c'est pour les contenus des autres. Et ça a toujours été important pour moi de bâtir une collaboration qui était vraiment win-win-win pour moi, qui allait travailler pendant sept mois dessus, neuf mois pour la dernière édition, pour mes collaborateurs, qui allaient avoir de la visibilité, qui allaient avoir une opportunité financière Ce qui était vraiment le cas chaque année. Puis pour les clients qui allaient avoir un deal extraordinaire, tu sais. Donc, la pression de remplir tout ça était élevée, mais aussi quelque chose que j'appréciais. J'ai toujours aimé ça, faire en sorte que les gens aient ce qu'ils... mérite, d'un certain sens. Dans le sens où je voulais travailler avec des gens, puis je voulais sincèrement leur envoyer de la visibilité, créer le deal qui était le plus avantageux, sans vraiment m'effacer. Reste que, comme tu l'as mentionné, quand les gens achètent, ils vont aller acheter les formations des autres, et ensuite, ils sont sur ma liste de courriel parce qu'ils achètent de ma compagnie. Et là, vient la responsabilité à moi de me montrer littéralement sous le meilleur jour pour qu'ils se disent « Ah, bien, elle aussi, elle a du contenu qui est intéressant. Puis qu'il ne fasse pas juste partir. Par contre, c'est ma réalité à moi, puis je pense à toutes les gens qui organisent ce genre d'événement-là plus large, qui n'est pas nécessairement basé sur leur propre expertise, puis qui est un funnel vers leur produit, par exemple, que ta liste de courriel, elle va rapetisser pendant... tout le reste de l'année après, à moins que tu ailles énormément de trafic. Mais dans mon cas, pour les différentes éditions, ma source de trafic, ma source de lead était annuelle. Je ne focussais pas vraiment sur faire grandir ma communauté à l'année longue parce que je savais que mes collaborateurs le faisaient et qu'en février, j'allais avoir tout le list building que j'avais besoin pour l'année et que oui, j'allais en perdre pendant l'année, que ça allait trickle down, mais que ça n'allait pas se rendre à zéro. Je pense que le plus haut que ma liste s'est rendue à travers les années, c'était genre 20 quelques mille. Maintenant, ce qui n'est plus le cas, c'est genre 10 300, quelque chose comme ça. Mais j'ai fait du ménage aussi. J'ai fait en sorte d'éliminer des gens qui ne me suivent pas, ainsi de suite. Puis d'essayer de se séparer de l'espèce de... métrique de vanité, finalement, le plus gros est le chiffre, plus notre valeur est élevée, tu sais. Mais c'est vrai que ça vient avec ce challenge-là, donc que ça venait avec les courriels que j'envoyais à chaque semaine, l'infolettre qui a toujours été une partie très, très, très centrale de la relation que j'ai avec ma communauté, des gens qui n'ont pas aimé mon contenu, ils sont partis, c'est tout, tu sais. Mais dans la construction même de Catching, je me suis quand même positionnée comme mascotte, tu sais, je me suis quand même positionnée comme non seulement j'étais pas cachée c'était comme si c'était en fait c'est pas comme si je suis la curatrice finalement de ce bundle là c'est moi qui choisis il n'y a jamais eu de formulaire d'application pour être dans Catching j'ai toujours choisi tout le monde à la main leur formation, leur produit je suis allée vers eux, j'ai regardé leur contenu donc oui c'est mon bundle d'un certain sens parce que c'est moi qui ai décidé de ces contenus-là. Je me suis toujours positionnée comme, justement, la mascotte, l'image. Mes photos étaient partout, là, tu sais, sans... passer ou sans dépasser la ligne d'une vanité assez que c'est parce que je voulais aussi mettre beaucoup le spotlight sur mes formateurs, que ce soit sur les médias sociaux, sur la page de vente, je voulais leurs photos, je voulais leurs photos au top, je voulais que ça soit clair parce que c'est pas juste moi la star, c'est eux les stars. Puis c'est pour ça que ça fonctionne aussi, parce que les gens veulent le contenu de ces stars-là, tu sais. Comme je te dis, c'est une ligne assez fine où je vais certainement pas me mettre dans le behind the scenes parce que je suis quelqu'un qui a besoin de cette scène-là. C'est un spectacle pour moi. Je me sens comme le monsieur au cirque avec les moustaches qui frisent et le chapeau. Je ne sais même pas c'est quoi le titre. Mais bref, c'est lui qui est là. Le ringleader, je ne sais pas. Qui va être un peu l'orchestrateur du spectacle.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Puis j'ai toujours voulu avoir cette place-là spécifique, réservée, sans dépasser puis d'en faire vraiment que le Gen Show. Il y a d'autres endroits pour que ce soit le Gen Show, mais dans le cadre d'une collaboration, c'était le Us Show. What's Next, c'est la même chose. Oui, je vais être l'animatrice, c'est moi qui pose les questions, je vais gérer les débats, mais je ne vais pas avoir plus, je ne vais pas prendre plus d'espace que la qualité des experts qui sont là pour venir parler de leur sujet, c'est pour ça qu'ils sont choisis. Ça serait tombé dans la vanité d'aller plus loin que ça. Mais pour tout le reste, pour tout ce qui est de ma business, je vais unapologetically prendre toute la place parce que c'est ma business, c'est mon contenu, ça va. Mais oui, dans ce cadre-là, c'est une danse... Je ne sais pas
SPEAKER_03c'est quoi l'adjectif que je cherche, mais parfois difficile à balancer. Ok. Et tu disais, donc tu cherchais toi-même tes collaborateurs, collaboratrices. Oui. Comment tu fais pour en trouver, où tu sais déjà que ça va être un bon fit professionnel, parce que c'est une collaboration qu'il y a entre vous, il faut travailler, il faut que ce soit des gens qui répondent, il ne faut pas que ce soit des cons. Oui. Et en même temps, ils amènent tous... Tu vois, s'ils ont tous la même audience... C'est pas où... Il faut que chacun arrive avec des audiences un peu de son côté, mais qu'en même temps, c'est des audiences qui peuvent intéresser aussi les formateurs d'autres
SPEAKER_00gens, tu vois. Absolument. Il n'y aura
SPEAKER_03jamais... Comment tu gères
SPEAKER_00ça? Il n'y aura jamais un crossover. En fait, il n'y aura jamais un crossover parfait. Il y aura toujours un crossover parce que... En tout cas, à travers les 14-15 qu'il y avait, parce que l'industrie est en ce qu'elle est, la francophonie est en ce qu'elle est. La France, c'est beaucoup d'humains. Au Québec, pas mal moins, mais reste que... C'est pour ça que les audiences québécoises souvent ont beaucoup plus de crossover que les audiences françaises. Mais il y a toujours des loners. Il y a toujours des gens qui vivent un peu dans leur bulle d'Internet. Ils font leur truc, puis ils bâtissent leur audience, puis... pour une raison ou une autre, ne collaborent pas beaucoup avec les autres, ont une vibe très différente, ont une sou-niche assez différente que les gens qui sont intéressés par ça sont vraiment intéressés par ça. Ça, c'était mes préfs à voir. Mais tu ne peux pas savoir d'avance. Mais tu ne peux pas exactement savoir d'avance, mais je pense qu'il y a une partie d'intangible, de vibe, qui est super importante dans ces collaborations reste que j'avais des critères plus formels dans le sens où la formation doit faire un minimum de 100 $, la formation doit à 100 % être préenregistrée parce qu'il fallait que le contenu soit disponible à vie, idéalement, une fois que la personne s'est inscrite. Il y avait ces trucs un peu formels. Ensuite, il y avait une question de l'éthique de travail. Vu que mon réseau a pris en taille, j'étais plus capable d'aller cibler des gens en particulier parce que j'observe énormément. J'observe qui est en relation avec qui aussi. Donc, d'aller cibler des gens que moi, je connais pour passer backdoor et dire, tu sais, c'est quoi ton expérience de travail avec cette personne-là? Est-ce que la personne est-tu en retard? As-tu du positif? As-tu du négatif? Je veux savoir parce qu'effectivement, s'engager dans un processus de sept mois avec des purs inconnus parfois, c'est risqué. Puis plus le bundle se renouvelle en termes d'experts, plus c'est des nouveaux, donc c'est tout le temps plus risqué. Donc j'avais, tu sais, un core petit... un petit corps, disons, de personnes qui revenaient souvent, qui étaient avec jamais le même contenu, ça c'était super important pour moi, parce que c'était sécuritaire, c'était mon filet de sécurité, parce que si tout le monde ne fonctionne pas bien, au moins j'ai ces gens-là avec qui je travaille bien, puis que je sais qu'ils sont performants, puis qu'ils comprennent comment ça fonctionne, le gros lancement caching, et ainsi de suite. Mais, ouais, il y avait beaucoup de backdoor qui se jouait, d'aller parler aux gens, de moins consommer beaucoup de leur contenu pour pour découvrir c'est quoi leur valeur sur tel ou tel sujet. Pas parce qu'ils doivent avoir la même opinion que moi pour passer dans le catching, mais d'un certain sens, j'étais aussi à la recherche de red flags, de comme « ben, t'es-tu sexiste? » « Ce genre de choses-là, t'es-tu raciste? » « Je regarde ce genre de contenu-là. » Ça m'est jamais vraiment arrivé de tomber sur ces profils-là par surprise. En général, comme je te disais, « vibe » fonctionne bien. J'ai eu des surprises quand même avec les années où des gens qui étaient vraiment moins investis que je pensais... ou finalement un fit de personnalité qui ne fonctionnait pas du tout, mais une poignée. C'était que des exceptions. Les autres, je pense que ça a été des bons fits. Pour What's Next, là, les collaborations devenaient pas un peu plus risqué, mais c'est parce que l'objectif, c'était pas de travailler ensemble autant intensément que ça l'était avec Catching. Donc là, mon but, c'était vraiment de travailler avec des purs inconnus. Ça changeait pas grand-chose. Je voulais des opinions qui étaient contradictoires pour que les gens débattent. Donc c'était pas... Je voulais qu'il y ait des discussions plus difficiles, peut-être un peu plus tabou. Reste que je vais quand même être attirée vers des gens aux valeurs similaires que les miennes aussi. Fait que je reste de leur ouvrir une porte. Mais c'est ça. Fait que c'est... Tu sais jamais, mais d'expérience, écoute, c'est même pas tant arrivé de tomber sur une pomme pourrie, disons.
UNKNOWNOuais.
SPEAKER_03Ça m'a fait rire ce que tu disais sur les racistes et les sexistes. J'ai eu quelqu'un que j'ai failli avoir sur le podcast, là. Je suis tombé sur une vidéo de lui que je trouvais ignoble sur la manière dont il parlait de certaines femmes. Et j'ai annulé l'appel, finalement.
SPEAKER_00As you should. Thank you. Non, non, non. Ça va pas le faire entre nous. Ça va pas... Non. Énorme respect.
SPEAKER_03Énorme respect. Je suis un peu deg parce que je... Je pense que j'avais plein de choses à apprendre de cette personne, mais plein
SPEAKER_00de choses qui ne me plaisaient pas. Je ne sais pas. Je pense que pour moi, ça va être une ligne. J'ai invité sur mon podcast sur les vraies affaires, sur Effronter, des gens avec qui, vraiment, soit que je n'étais pas d'accord, ou des gens qui étaient polarisants, des gens qui avaient vécu des affaires où ils utilisaient des techniques marketing des fois qui n'étaient pas celles que je considérais nécessairement éthiques, mais on ne parlait pas de vie ou de mort. J'étais comme, bien, j'aimerais ça que que tu viennes sur mon show, puis que tu m'expliques. Je peux-tu comprendre d'où tu viens et tout. Je n'ai jamais été vraiment fermée à entendre ces choses-là. Par exemple, ce n'est pas la vie ou la mort du tout, les MLM, c'est donc bien polarisant. Mais moi, au contraire, je voulais parler avec du monde qui... Je suis comme, pourquoi toi, tu aimes ça? J'allais arriver avec les opinions. Mais là, quand tu arrives dans des affaires de valeur, puis de droit civil, puis de haine de l'identité de quelqu'un Je suis comme, là, t'as beau être la personne la plus intelligente de la planète, moi, je ne suis pas capable de faire la différence. C'est
SPEAKER_03comme, sorry. C'est des limites. On va trop loin. Voilà. Est-ce que si... C'est quoi la réalité budgétaire, pas la réalité, mais la répartition budgétaire d'un truc comme Catching, plus en pourcentage, tu vois. S'il y a, mettons, 100 000 euros de vente, pour prendre un chiffre rond, comment ça se répartit
UNKNOWN?
SPEAKER_03La partie qui va au collaborateur, je suppose d'un gros budget pub aussi, comment ça se
SPEAKER_00passe derrière
UNKNOWN?
SPEAKER_00En général, il y a à peu près, ça va varier peut-être 46, quelque chose comme ça, pour cent, 50%. des profits qui s'en vont aux collaborateurs. Direct. À travers... leur commission, mais aussi à travers le profit split, parce que Catching est basé sur un modèle où, mettons, sur une vente de 100 $, toujours pour faire un chiffron, sur une vente de 100 $, la première chose qui part, c'est la commission, qui était de 50 % à tous les formateurs. Donc, il reste 50 $ de profit. Sur ce 50 $-là, qui est mon argent à moi techniquement, j'offrais à tous les partenaires participants, donc 14, 16, la dernière année, 20, avec le... On avait deux bundles, des sous-bundles, le pro, puis non, non, non. 1 % de ces revenus-là. Donc, entre 14 puis 20 % de mon 50 %, ça en allait aussi à mes affiliés, tu sais. Fait que ce qui me restait à moi, c'est de là que je prenais les dépenses. Le budget pub, par exemple, lui, a augmenté beaucoup avec les années. La première année, je pense que j'ai mis mes 1500, quelque chose comme ça. C'est sur le 100 000, le 112 000 qu'on a réussi à générer. Parce que je ne savais pas, je voulais faire 120. J'étais comme, je ne sais pas où est-ce que je vais, je ne sais pas si je vais prendre ce risque-là. Mais avec le succès phénoménal, j'ai vraiment commencé à, ah, OK, cool. Puis là, on va mettre 10 000, puis on va mettre 15. Puis la dernière année, c'était 25, à peu près, 25 000 de budget de pub. Mais c'est vrai que là, à partir d'un certain moment, les dépenses ont commencé à augmenter. augmenté beaucoup. Déjà la dernière année, parce que j'ai créé un événement en personne à Paris. Puis oui, il y a eu des erreurs d'organisation, dans le sens où j'aurais dû, dès le départ, aller avec une compagnie qui organise des événements. Mais n'ayant jamais fait ça, je me suis dit, je suis capable. Je suis une grande fille, je suis capable. Oui, mais on a... J'ai choisi la mauvaise salle, ce qui a fait en sorte qu'on a dû perdre notre dépôt, qui était genre de 50 %, l'équivalent de 24 000 Canadiens, que j'ai laissé sur la table parce que je voulais absolument remplir les promesses que j'avais faites aux gens. Les dépenses ont commencé à s'accumuler un petit peu plus. Ça a toujours été des événements profitables, vraiment. Je pense qu'au final, il me restait toujours à peu près 30, 40 %, 30 % dans mes poches, quelque chose comme ça. Ce qui faisait toute mon année, tu sais. Mais c'est ça. Éventuellement, c'était plus de pages web parce que... Il faut les faire des années. Plus de pages web parce que je voulais des différentes versions pour les split tests parce que je voulais une page où les gens... une landing page où les gens allaient atterrir avant que les opt-ins ouvrent, tu sais. Fait qu'une espèce de page prend encore puis une page après quand c'était terminé. Puis ensuite, je voulais une page pour héberger le message, le vidéo de bienvenue. Puis après ça, je voulais faire des vidéos de bienvenue est venu. Fait que là, on va aller les tourner à Paris parce que ça va être plus le fun. C'était plus le fun, mais ça m'a coûté 17 000. Fait que ces choses-là se sont accumulées. Puis, tu sais, il y a... des gens qui vont vraiment pousser que, tu sais, si tu veux être la personne, il faut que tu agisses comme la personne, tu sais, que tu souhaites être. Puis j'étais vraiment dans cette optique-là de comme, bien, je vais aller faire les grosses dépenses parce que, tu sais, je suis déjà l'entrepreneuse qui fait le million. Puis j'étais vraiment focussée sur Catching qui fait un million, tu sais, pendant plusieurs années. Puis c'est pas arrivé pour une raison ou une autre, tu sais, que ce soit juste le combo des collaborateurs cette année-là qui ont envoyé moins de trafic, que ce soit peut-être l'audience qui est C'était « Ah, j'ai trop de formation », quelque chose que ça faisait trois ans déjà qu'on entendait. Peut-être que c'était rendu le marché, où là, on commençait à avoir l'IA qui popait un peu plus, puis que là, bien, la formation, est-ce qu'elle devenait autant « relevant »? Fouille, moi! Mais là, j'étais comme « Bien là, je... » Là, je vais prendre une pause. Un, pour tout ce qui est santé mentale puis repos dont je t'ai parlé tantôt, mais aussi du fait que si j'étais pour relancer une autre édition au niveau où est-ce que c'était rendu au niveau des dépenses, il fallait que je fasse attention parce que mes revenus que je générais avec Catching étaient supposés me servir toute l'année. Puis là, on était rendu dans un espace où c'était un des deux. Soit que je mettais de l'argent pour une prochaine édition dispendieuse de Catching ou soit que je me permettais de vivre. Fait que j'étais comme, oh, well, OK, on va faire pause, je vais essayer de rebâtir les coffres, puis quand ça va revenir, bien là, je vais réinvestir, parce qu'il y a beaucoup d'argent qui doit être investi d'avance. Des commissions, performance, pub, pendant le lancement, no biggie. Mais tout ce qui est, justement, si c'est des dépenses d'événements en personne, si c'est des dépenses de création de pages web, de payer pour l'agence X, puis payer pour T, blablabla, d'avance, c'est de l'argent qu'il faut que ça soit moi qui front, tu sais, que je faisais avec grand plaisir quand le profit était encore très élevé. levée, mais là, je commençais à être un peu plus tête. Puis j'aurais eu besoin d'engager pour être capable de soutenir ça parce que c'était soutenable seule et aussi avec la petite structure que j'avais. Ce qui a fait en sorte que c'est devenu non seulement plus agréable, mais aussi moins profitable que ce l'était. Même si ça avait généré quand même un goût de 100 000 de profit la dernière année pour moi. Mais j'ai pas voulu reprendre le risque de me maganer juste pour potentiellement soit refaire la même chose qui était très difficile ou ma worst case scenario faire moins. Fait que je fais comme on va tirer la plug.
SPEAKER_03et là je l'entends mais tu le dis c'était il y a deux ans on sent que t'as quand même un peu mûri sur cette réflexion et que tu la donnes de manière plus calme sur le moment comment tu te sens est-ce que t'as pas je me mets à ta place en fait et peut-être je dis des grosses bêtises mais j'ai un projet qui globalement tourne bien même si ça ralentit pour le moment qui en plus a représenté quasi 100% de mon identité et de mes revenus sur les dernières années est-ce que si je l'arrête je suis pas en train de me dire déjà qu'est-ce que je suis après et est-ce que je suis pas en train d'échouer d'une manière ou d'une autre qu'est-ce que tu vois, grosse remise en question
SPEAKER_00personnelle comment tu le vis
SPEAKER_03je sais pas quoi dire elle
SPEAKER_00quand elle dit qui est-ce que je suis parce que ça, ça a été tough c'est qui Jen après qu'elle À quoi est-ce que je sers? S'il n'y a pas Catching, s'il n'y a pas cette organisation-là, tout mon beau réseau, il sert à quoi maintenant? Toutes les collaborations, comment est-ce que j'amène de la valeur aux gens? Comment est-ce que je me repositionne? Ça a été long. Je ne veux pas être plate, je ne veux pas être défaitiste, mais j'ai l'impression que quand tu as cette situation-là où justement tout est focussé, tout est dans le même panier, Tout est dans le même panier identitaire aussi. Puis je pense que c'est ça. C'était même pas tant une question, un peu, mais c'était même pas tant une question de le même panier financier. Parce que oui, il y a toujours eu des risques, là, tu sais. Et puis je me suis fait poser la question dans les cinq ans où je l'ai organisé. Oui, mais t'as pas peur, tu sais. Et j'étais tellement convaincue du succès de Catching que j'ai... J'avais aucune peur. C'était même pas un doute pour moi que la prochaine édition allait être profitable, allait avoir du succès. Sincèrement. J'avançais là-dedans parce que je savais que c'était devenu une référence et un pilier de l'industrie. Sincèrement. Fait que quand tu mets fin à ça, est-ce que j'avais peur? J'avais peur... Quand j'ai pris la décision, j'avais peur financièrement. J'avais plus peur de l'inconnu parce que j'étais plus vraiment dans l'inconnu. Mais l'espèce de dread de savoir c'est qui Jen après Catching a été long. Ça a été long avant de me remettre sur pied et de dire « Ok, je vais essayer quelque chose de nouveau maintenant. » Mais dans l'arrière-tour, tête. Il y avait tout le temps cette espèce d'esprit-là, justement, de « J'ai-tu pris la mauvaise décision? J'aurais-tu dû rester? » Mais c'était une décision qui est basée sur la peur, pour essayer de garder l'espèce d'ancien succès que ce que c'était, ou l'ancienne version de Jen qui avait du plaisir là-dedans, mais la version actuelle, elle n'avait plus de plaisir du tout. Fait que Je pense qu'à partir du moment où je me suis vraiment laissée être plus dans cette douceur-là identitaire de comme, c'est correct, man, tu peux être quelqu'un d'autre, puis aussi, t'as de la valeur autre que dans l'organisation, que ces événements-là, que... les gens continuent de te lire, continuent de répondre, continuent de te dire que tes mots ont changé leur perspective et que ça les a libérés d'une certaine façon. Oui, tu as mené à quelque chose comme organisatrice d'événements. Tu as fait des choses qu'il n'y a personne d'autre dans l'industrie qui a fait. Extraordinaire, bravo! Mais est-ce que c'est la seule chose que je suis? Non. Mais ça a été un long processus de démêler mon identité de... la mascotte de la fille qui veut faire des millions. J'ai fait une année à un million. En 2022, j'ai atteint ce chiffre-là. C'était genre, yeah! Hé, je sais pas si c'est ton expérience personnelle, mais rapidement, c'est pas tant excitant. Genre, on pense que ça va être excitant, mais le problème avec viser les chiffres, c'est qu'il y a toujours plus. Fait que c'est comme, ah, OK, next! Rapidement, ça ne me nourrissait plus. J'ai focussé sur ce qui me nourrit, même si c'était risqué. Ça se voulait être un shift qui était nécessaire et guérisseur au lieu de continuer dans un... avec un modèle que j'aurais consumé finalement juste par peur, inconfort d'être d'autre chose, ou confort de ce que je connais déjà. Mais oui, en toute honnêteté, c'est
SPEAKER_03terrifiant. Et l'arrêt d'effronter qui arrive plus ou moins... à quelques mois après, j'ai l'impression, au même moment, il est dans cette même logique de... J'ai besoin d'une évolution. Enfin, d'une évolution d'un nouveau
SPEAKER_00papillon. Oui. Il y avait aussi le fait que j'avais... Pour les raisons financières, parce que j'anticipais justement que je voulais plus faire catching et que l'argent que j'avais là, c'était l'argent qu'il fallait que je deal with. Parce que là, j'avais tout archivé mes formations. J'avais plus rien à vendre. Rien. J'étais comme... OK, il faut qu'on se démerde. Il faut qu'on trouve des façons de faire des revenus rapidement. Ça fait deux ans de ça. Ça va encore bien. J'avais des coffres qui étaient assez larges qui m'ont permis quand même d'étirer. J'ai aussi fait deux éditions de What's Next qui sont remplies d'ici. Je diversifie un peu plus mes trucs parce que maintenant, j'ai appris. Mais je ne suis jamais retournée à l'abondance qu'il y avait mais dans tous les cas, à ce moment-là, j'anticipais que ça allait être J'espérais une année. Finalement, je suis rendue à deux. Mais une année qui allait peut-être être un peu plus tight. Donc, il fallait que je diminue mes dépenses. Donc, ce que j'ai fait, première chose, la plus grosse dépense mensuelle, c'est les gens. Donc, le 1er juillet ou juin, whatever, 2024, j'ai dit à mon OBM à ce moment-là, je lui ai dit « Écoute, je ne peux pas te garder. Je ne peux juste pas te garder. Tu me coûtes trop cher. Pas parce que ce que tu fais et ce que tu génères n'a pas de valeur. C'est juste parce que je connais ma situation actuelle. Je sais combien de temps les choses me prennent à construire. Je sais qu'est-ce que j'ai besoin de mariner à l'intérieur de moi-même et de trouver ces réponses-là. Je ne peux pas, en attendant, continuer de payer... je ne sais plus c'était quoi le montant, mais mettons pour faire ça simple, 5000 $ par mois juste pour te garder. Puis peut-être que ça m'aiderait à avoir de l'espace pour créer, mais la réalité, c'est que je sais que ça peut me prendre beaucoup de temps. Puis je ne veux pas sacrifier ma sécurité financière dans le processus. Et donc, effronter... c'était même pas juste une évolution personnelle, c'était en partie ça parce que je voulais explorer qui d'autre est-ce que j'étais mais aussi j'avais l'impression que j'avais fait le tour des sujets puis du podcast à ce moment-là, j'étais comme on va mettre ça sur pause, on va voir si ça m'appelle plus tard mais c'était aussi la lourdeur de production je suis tombée comme beaucoup de personnes dans le monde du podcast, dans la création de vidéos parce que c'était le modèle C'est ce qui est demandé de tout le monde. Mais quand tu crées l'audio, quand tu crées... Il faut que tu fasses le montage vidéo, il faut que tu te filmes, il faut que tu fasses l'editing audio, il faut que tu fasses les show notes de un, il faut que tu fasses les captions, les visuels de promo pour chaque patente. Mais là, je suis toute seule. La vidéo coûte cher. Si tu ne veux pas la faire sur ton cell ou ta webcam, c'est comme « Est-ce qu'il faut que je loue un studio de podcast, moi aussi, pour faire mes entrevues? » Mais 75 % de mes invités sont de l'autre bord d'un océan. Je ne vais pas prendre un avion. Ça n'a pas d'allure. C'est une décision partiellement identitaire, mais partiellement financière aussi. Puis le podcast a toujours été, littéralement toujours, comme je te disais, c'est mon troisième podcast effronté au final. C'est un médium que j'aime beaucoup, dans lequel je suis confortable, mais j'ai toujours été encore plus confortable dans l'écrit. Fait que je me suis dit, check, Si c'est pour revenir, ça va revenir. Puis ironiquement, aujourd'hui, avec Substack, qui est tout nouveau, vraiment, j'ai commencé... L'infolette dure depuis 2018, elle a huit ans, mais reste une nouvelle maison, finalement, sur Substack depuis le 12 mai 2026. Puis, il y a une possibilité de narrer ce que j'ai mis dans « Disponible pour les membres du Selfish Club », qui est la partie abonnement payant de l'infolettre et tout. Mais donc, je narre toutes mes infolettres, puis ça fait comme un podcast, tu sais. Puis il y a aussi une partie qu'on peut faire des lives, tu sais. Puis si besoin il y a, il y a quand même envie. Ça, c'est un peu nouveau. C'est le retour de l'envie d'essayer des choses, tu sais.
UNKNOWNHum...
SPEAKER_00Bien, il y a ces outils-là, tu sais, puis je peux faire des lives puis en faire des entrevues aussi comme ça, en live aussi. Fait que j'essaye plus de trouver justement les façons d'adapter à, tu sais, moi puis ce besoin-là. Puis je veux dire, c'est pas si loin du podcast que j'avais avant, finalement. C'est juste vraiment une façon plus adaptée à Gen 2026, tu sais.
SPEAKER_03et pardon si on revient juste deux minutes sur le boardroom et what's next que tu crées donc après moult réflexions après catching comment Est-ce que tu n'as pas eu un moment, tu ne t'es pas dit, je suis en train juste de créer un catching, mais différent sous un autre modèle économique, mais que je ne suis pas en train de recréer mon autre future dépendance, tu
SPEAKER_00vois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Écoute, j'ai toujours été très… Les memberships, j'ai toujours eu beaucoup de difficultés. L'appeal financier, extraordinaire. Les revenus récurrents, puis oh my God, ça rentre automatiquement, blablabla. Fun. Mais la partie création de contenu, pour moi, a toujours été vraiment difficile parce que ça me prend beaucoup de jus et d'énergie pour être capable de sortir ce qu'il y a ici et en créer quelque chose. Que ce soit un post Instagram ou que ce soit une formation complète, les deux me demandent beaucoup de jus.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Puis catching, c'était une façon de ne pas avoir à sortir le... Fait que c'était du jus qui passait en cordeau, tu sais. Puis c'était correct parce que je suis aussi quelqu'un qui est très type A. J'aime ça organiser, j'aime ça les spreadsheets, j'aime ça... J'aime beaucoup ça. Je suis vraiment quelqu'un de complexe.
UNKNOWNHum...
SPEAKER_00Ça me remplissait énormément de jouer ce rôle-là, en plus de jouer la mascotte. Je trouvais que j'avais tous les meilleurs rôles du monde. Dans le cadre de What's Next, en fait, c'était... Quand j'ai décidé d'arrêter Catching, je me suis dit... Je ne veux pas enseigner des trucs pour cette raison-là, parce que je trouve ça difficile. Il faudrait que j'enseigne quelque chose de nouveau chaque mois. Je ne veux pas que ça soit trop lourd. J'ai besoin que les revenus soient rapides aussi. Masterclass, blablabla. Je suis bonne en collaboration. Je parle d'affiliation depuis des années. Je vais aller voir mon bon ami Alex Martel, puis on va organiser une masterclass, mais c'est Alex qui va enseigner la patente, puis moi, je vais tout faire l'entièreté. Oui, un peu comme catché. Je vais organiser toute la patente. Je vais être là à l'animation un petit peu, mais c'est à C'est Alex qui va faire le contenu. C'est Alex qui va enseigner. Puis ensuite, il y a des gens qui peuvent acheter justement le replay. Il y a des gens, en fait, qui vont acheter la masterclass, qui vont acheter le replay après. On va avoir un split de revenus. Puis on va s'arranger comme ça. La première masterclass avec Alex se passe super bien. Cool, génial. OK, on a quelque chose qui se passe ici. L'objectif, c'était vraiment low effort puis que ce ne soit pas moi qui génère les revenus parce que c'est quelque chose qui est difficile pour moi. Fait qu'avant même qu'il y ait un membership, il y avait cet essai-là. Je vais le faire avec plusieurs personnes. Donc, j'ai fait cinq... Masterclass individuel, on les appelait les classes effrontées. C'était du one-shot, ça, à chaque fois? Oui. En 2024, j'en ai fait cinq. Puis, je ne sais pas, autour de septembre, justement, je me suis dit, rendu là, si j'en fais chaque mois comme ça, on peut faire un membership, tout ça. Puis ça va être vraiment l'espèce d'école continue où tous les experts de l'entrepreneuriat vont venir enseigner quelque chose chaque mois. Si toi, tu veux t'améliorer constamment, puis tu ne veux pas prendre des grosses formations mais il y a tout le temps des espèces de cours très spécifiques, très concrets, parce qu'il fallait que ça soit concret chaque mois. C'était vraiment le principe et ce n'était pas Bibi qui enseignait. Donc oui, c'était un peu catching, mais c'était quelque chose qui était très low effort pour moi parce que je faisais juste répliquer la machine. À peu près répliquer les sales pages en les ajustant un petit peu selon le sujet, selon l'expert. Répliquer à peu près les mêmes courriels, répliquer les paniers, répliquer les trucs. Donc ça ne me demandait pas beaucoup. Le membership offrait une possibilité cette fameuse possibilité de revenu récurrent. Pour en venir à What's Next, ce que j'ai décidé de faire, parce que je voulais en faire un lancement, c'était un concept extraordinaire. J'ai toujours trouvé ça extraordinaire. On va organiser un événement qui est un genre de sommet. Je ne voulais pas que ce soit catching. Ça n'avait pas la complexité de catching. C'était trois webinaires 5 webinaires. Puis oui, il y avait beaucoup de monde à gérer, mais il n'y avait pas beaucoup de choses à m'envoyer. Ce n'était pas des connexions avec des formations. Il y avait moins de coordos à faire. J'y crois encore très fortement. Puis, le concept de What's Next s'est bâti autour de ça. Si on cherche les façons en 2026 de performer à travers les masterclass, pourquoi est-ce qu'on n'aurait pas un événement où on regarde ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en 2026, qui met de l'avant les experts qui vont être là dans le boardroom, mais aussi qui va servir de débat. Au final, j'ai tellement passé beaucoup de temps sur le concept de What's Next que What's Next lui-même a été très populaire pour une première édition, le boardroom, très peu après. Il n'a pas été très rentable comme produit que j'ai gardé seulement pendant six mois parce que rapidement, moi, j'ai commencé à me sentir coincée dans je dois faire quelque chose, je dois trouver le prochain. J'avais de misère à le vendre. Fait que là, c'était difficile pour l'ego, pour le moral, pour tout, plein de choses en même temps.
UNKNOWNHum...
SPEAKER_00Mais c'est ça, être coincée dans quelque chose puis que je dois produire, produire, produire, ça me demandait trop psychologiquement. Donc j'ai décidé de tirer la plug sur ça, mais pas sur What's Next, parce que je trouvais tellement que c'était nécessaire dans notre industrie de mettre à la même table des gens qui n'avaient pas la même opinion pour être capable pas de trouver la vérité, mais de trouver les nuances entre des discours qui sont souvent binaires, parce que tout le monde prêche pour sa paroisse, parce que tout le monde veut... évidemment prouver que leur stratégie, leur expertise fonctionne et est meilleure. Ce genre de trucs-là. Ce qui crée des chambres d'écho, malheureusement. Un événement comme What's Next, pour moi, c'était autant quelque chose qui remplissait mon besoin de scène et de coordination, que mon Dieu, qu'il y avait une mission qui était largement plus grande, qui était d'industrie. Je voulais en faire quelque chose d'industrie. Mais, Avec les deux éditions, l'événement en solo, je n'ai jamais été capable de le rentabiliser assez. Ou juste at all, pour être bien honnête. C'est le genre d'événement qui... Si j'étais pour choisir entre Catching puis What's Next, je pense qu'avec de l'aide puis plus de sponsorship, qui est quelque chose qui est extrêmement complexe à trouver, en ayant parlé avec d'autres personnes qui, soit organisent des événements ou, en tout cas, bref, en francophonie, qui sont assez larges, là, tu sais, pas comme des petits sponsors, genre, de semaines de podcast, là. Peut-être que j'aimerais ça relancer un autre What's Next, vraiment parce que je crois à l'importance de l'événement, tu sais, Mais là, aujourd'hui, c'est pas une possibilité juste à cause de l'argument financier, c'est aussi pas une possibilité parce que, comme il y a... quelques minutes, je te disais, je suis dans un calme en ce moment qui me remplit de joie et que je sais que c'est le genre d'événement qui va, en rétrospective, être quelque chose que je vais adorer, mais que pendant, qui va me re-remplir de stress. Puis, je n'ai pas encore bâti des systèmes assez solides pour protéger ce stress-là coûte que coûte. Donc, je vais re-contempler l'idée au moment où je vais sentir que les choses sont... Le filet de sécurité est bâti autant financièrement qu'émotionnellement pour être capable de me relancer dans un projet plus massif.
SPEAKER_03C'est quoi qui t'apporte de la sérénité, comme tu dis, dans ton projet actuel? C'est le fait qu'il n'y a pas les collaborations et du coup l'humain à gérer? C'est que c'est l'écrit qui est finalement un format qui, toi, te détend par rapport aux autres formats? C'est
SPEAKER_00quoi? C'est sûr que l'écrit en soi demande peu. C'est sûr que le Substack, c'est pas juste une infolette, dans le sens où Substack est une publication versus quand t'écris sur sur Kit, par exemple, tu écris le texte, tu mets le texte dans le logiciel et le texte part. Tu n'as pas besoin de visuel, tu n'as pas besoin... Bon. Substack nécessite quand même une image, tu sais, juste pour comme le cover de l'article parce que ça reste comme une espèce de mini-blog, tu sais, que les gens vont recevoir par courriel, mais aussi qu'ils peuvent consommer sur l'application, tu sais. Donc, il y a un minimum de visuel, de formatage à réfléchir, de SEO qui n'était pas quelque chose que j'avais besoin de considérer avant juste en écrivant. Donc... Est-ce que ce obstacle est vraiment l'affaire la plus calme, comme j'avais avant? Non, ça m'a rajouté un peu de tâches, mais je suis dans un endroit où j'ai envie. L'espèce de calme, je pense, que je vis en ce moment, et surtout par rapport à, un, le fameux laisser-prise de l'identité par rapport à Catching, le lâcher-prise, par exemple, qui s'est mieux installé, je pense. Une affirmation de soi justement par rapport à mon rôle, ma position d'autrice. Mais aussi le fait que les appels me drainent beaucoup. J'aime ça en faire, j'aime ça collaborer. Je te l'ai dit depuis le début, je suis quelqu'un qui collabore. Je fais des choses en coop, que ce soit des compétitions de danse, du théâtre, des événements business. J'aime ça les organiser à plusieurs personnes. Ça reste qu'effectivement, gérer des humains ou gérer la pression de, pas juste de performer financièrement, mais de m'assurer que tout fonctionne pour eux aussi. Je me mets aussi partiellement cette pression-là que tout soit pop, pop, parfait, mais réfléchis, pensez pour eux, pensez pour leurs besoins, que ce soit les consommateurs, que ce soit mes collaborateurs. Donc, de penser pour le bien-être des autres, ça peut... ça draine. Ça draine beaucoup. Il y a de ça. Il y a aussi le fait, justement, que vu que j'ai pas d'équipe en ce moment, j'ai pas de gros projets qui nécessitent que je fasse des appels. Ma semaine est 99% du temps vide, et Et je la remplis de plein de choses, mais je veux dire, il n'y a pas d'appel. Il n'y a rien. Il n'y a
SPEAKER_03pas d'horaire précis.
SPEAKER_00Non. Je décide mon horaire à chaque semaine. Je travaille depuis un an quatre jours semaine de façon forcée pour prendre plus d'espace pour moi. Puis tu sais, d'avoir une entreprise à un rythme en ce moment qui ne me demande vraiment pas de sortir des boundaries d'une façon parce qu'à 5 heures, je suis vraiment capable de me lever, d'aller lire ma romantique, puis de ne plus penser à mes affaires jusqu'au lendemain. C'est comme un « breath of fresh air ». C'est quelque chose que mes parents avaient. où je me rappelle qu'ils venaient à la maison, ils arrivaient, ils enlevaient leurs vêtements de travail, ils mettaient leurs vêtements de maison, l'ordinateur était au bureau, puis ils pensaient plus jusqu'au lendemain, tu sais. Quoique, bon, étant deux pharmaciens, ils parlaient quand même des prescriptions puis des patients qu'ils avaient eus à la table, donc on comprenait rien de ce qu'ils disaient, mais bref, c'est ça pour dire que c'était quand même par amour de leur job qu'ils faisaient ça. Mais en ce moment, cette simplicité, je je te dirais, amène beaucoup d'espace, puis de lenteur, même quand certaines fois, j'aimerais que ça aille plus vite, justement, pour les revenus, puis trouver des réponses, mais Mais en même temps, c'est un luxe, je ne sais pas, d'avoir le temps et l'espace de créer. C'est sûr que financièrement, souvent, ça me stresse. On avait à la maison, on a essayé de rebalancer les salaires, des affaires comme ça pour s'assurer que moi, je ne draine pas ma business et qu'on garde le même lifestyle en ce moment. Il y a beaucoup de considérations à faire ce genre de changement-là, des considérations personnelles, des considérations entreprises aussi. Mais je n'ai pas envie de retourner dans un modèle d'affaires qui me demande de sacrifier cette... cette simplicité-là de ma vie, surtout, du rythme. Je pense que pour relancer un gros projet, il faudrait vraiment qu'il y ait... C'est sûr que depuis, il y a Lya, puis il y a Claude qui a vraiment changé ma façon de travailler par rapport même au dernier What's Next. Je veux dire, les derniers six mois ont drastiquement changé ma productivité basée sur les outils que j'utilise. Peut-être qu'il y aurait possibilité de recommencer ce genre de truc-là parce que j'ai beaucoup produit malgré le fait que je suis seule. Mais... Si je veux recommencer ça, je pense que c'est ça. Ça serait d'avoir bâti des sources de revenus assez diversifiées et solides qui me permettent d'engager les bonnes personnes en soutien à ces systèmes-là pour ne pas revenir en arrière, mais pour bâtir par-dessus et qu'ils soient assez solides pour ne pas retomber dans des anciens patterns. Ça prend le temps et l'espace pour que ça se solidifie un peu plus.
SPEAKER_03Et avec ton expérience d'évolution de cocon, est-ce que tu sais combien de temps tu mets à peu près à chaque fois pour passer d'une version de Jen à la version d'après
UNKNOWN?
SPEAKER_03Est-ce que là, tu es en mesure de te dire, genre dans six mois, ça y est, c'est terminé, j'ai ma
SPEAKER_00réponse
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je ne pense pas que c'est... Aïe, aïe, aïe. Je ne pense pas que c'est tant possible de... de prédire la date. En tout cas, la saison, mettons. Mais... quand j'ai regardé en rétrospective le travail que j'ai fait récemment en écrivant un infolet, j'avais pas réalisé, mais maintenant, c'est Claude, justement, qui me dit « Jen, t'as-tu remarqué? C'est toujours à chaque 5 ans! » J'étais comme « Is it? Really? » « Ok, 2013 jusqu'à 2018, puis je lance. » « Ok, ouais, c'est vrai. Du début de la business jusqu'à 2018, puis je me lance toute seule. » « Ok, ça a pris 5 ans. » « De 2018 à je sais plus quelle phase. » Après ça, il y a comme une espèce de bout où j'étais comme confortable dans qui j'ai puis c'est catching 1, 2 puis à partir de justement 2021 shit hit the fan parce que là j'avais commencé justement à faire beaucoup de revenus puis à être plus solide dans ma personnalité mais déjà à l'édition 2022 on avait commencé un peu à en fait on avait atteint des plus gros revenus mais j'avais pas atteint plus de monde je pense ou je sais plus quoi on dirait que j'étais plus satisfaite j'étais jamais satisfaite 2021-2026. En tout cas, je dis ça de même, mais j'ai l'impression que cette année-là, c'est la fin d'une évolution qui va possiblement mener justement à une espèce de plateau, puis il y en aura d'autres. Honnêtement, c'est sûr que c'est des périodes de vie qui sont... qui sont tough. C'est le questionnement. Mais je pense que j'ose croire que c'est plus facile avec le temps. Puis il y a un respect aussi de ce qui s'en vient puis ce qui était. Donc de pas être dans... de ne pas s'accrocher à une version passée juste parce qu'elle existe, même si on a bâti et passé tellement d'énergie à construire cette personne-là. Mais au contraire, j'ai beaucoup de gratitude pour l'ancienne Jen qui soit capable aujourd'hui de dire « j'ai hâte à la prochaine version », pas parce que je sais que ça va être toujours difficile. On s'entend-tu que dans un papillon, dans son cocon, il devient une bouette avant de devenir un papillon? Tu vas devenir une bouette! Mais j'ai plus de gratitude j'ai moins d'attachement aussi à qu'est-ce qui était ça permet d'enlever la lourdeur de faire des changements parce que the best is yet to come
SPEAKER_03C'est qui
UNKNOWN?
SPEAKER_03Moi, j'avais appris cette citation dans Brie, dans Desperate Housewives, qui disait
SPEAKER_00ça.
UNKNOWNJ'ai trouvé ça magnifique.
SPEAKER_03Moi, ça m'a fait penser à une toune de Michael Bublé, mais peu importe. Peut-être. Je sais pas. Chacun ses références. Oui. Et si je me fais un peu l'avocat du diable, est-ce qu'aujourd'hui, avec ton... cette version plus autrice newsletter en freemium, donc newsletter hebdomadaire, tu ne te recréais pas une sorte de, pas de prison, mais d'impératif de production comme ce que tu avais avec le boardroom.
SPEAKER_00Je me suis posé la question parce qu'à chaque fois que j'ai considéré le membership dans ma vie, avant le boardroom, je me disais « Non, j'haïs ça. J'haïs ça parce que j'anticipais justement la création de contenu. Je l'ai fait parce que je me suis dit « Je ne peux pas dire que j'haïs ça si je ne sais pas si je ne l'ai jamais essayé. Je l'ai essayé, je n'ai pas aimé ça.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Quand j'ai considéré le substac et le substac payant, je me suis posé cette question-là. J'étais comme, je ne suis pas en train de retourner dans ces patterns-là. Je me bats beaucoup avec mes... mes réflexes de formatrice puis de coach. Puis il faut tout le temps qu'il y ait quelque chose de concret, puis un outil, puis un maman. Mais des fois, non. Non, c'est juste un... En fait, la plupart des textes qui font réagir les gens, c'est pas ceux où j'enseigne quelque chose. Honnêtement, je suis pas sûre que j'ai déjà eu des commentaires positifs par rapport à mon expérience sur l'affiliation. Ever. C'est unique. Ça m'a amenée beaucoup. Je pense que les gens qui l'utilisent peuvent diversifier, soit en vendant leurs propres trucs à travers des ambassadeurs, soit en vendant les trucs des autres, un peu comme tu fais. Mais personne ne m'a jamais parlé de ça. Tous les feedbacks que j'ai reçus sont toujours par rapport à comment j'ai fait sentir les gens en disant des choses sur mon infolettre, par rapport à mon propre parcours, en validant à travers les conférences que j'ai faites, les gens... Ça me surprenait tout le temps de comment, quand je partage mon expérience, les gens, ça résonnait avec eux, c'est comme si tout, en confiance surtout, la salle résonne parce que il y a plein de cœurs qui se disent « shit, moi aussi, tu sais ».
UNKNOWNFait que...
SPEAKER_00c'était plus facile, s'obstacle, parce que c'était quelque chose que je faisais de toute façon, de façon constante depuis 2018. Je pense que j'ai pas fait le calcul. Oui, j'ai fait le calcul, mais je me rappelle plus exactement. Il me semble que c'était 415 semaines depuis 2018. Ça fait minimum 415 e-mails, 415, 15, 20, parce qu'il y a aussi les courriels de promo, il y a les courriels extra que j'envoyais aussi de temps en temps. J'ai écrit largement plus de courriels que 415, mais de contenu hebdomadaire, c'est énorme. Fait que j'avais moins peur parce que c'est quelque chose que je fais de toute façon. Le modèle en ce moment que j'ai choisi pour Substack, c'est d'avoir certains contenus qui sont, pour la partie abonnement payant, d'avoir certains contenus qui sont exclusifs aux membres, mais aussi de focusser beaucoup sur justement le contact de communauté, le contact avec moi, cette espèce d'exclusivité-là, plus de « behind the scene ». Il y a différents modèles, différentes façons de faire, J'ai exploré les différentes façons, mais au final... j'avais moins peur de ça, justement, parce que c'était déjà un rythme, puis c'était déjà une routine, et que j'avais pas besoin de créer tant plus de nouvelles, d'autres choses, tu sais. Est-ce que, depuis 2018, il y a des semaines où, genre, j'ai aucune idée sur quoi je veux écrire, je me dis, j'ai rien appris, j'ai rien à dire à personne, les gens, ils vont rien apprendre de moi aujourd'hui, pourquoi ils me liraient? Ouais. Mais... Au final, je finis toujours anyway. Puis je me laisse l'espace. Je me laisse deux semaines. Je commence à écrire deux semaines avant la date d'envoi pour me laisser le temps. Mais ça reste que ça, je le sais. Puis il y a comme cette... Quand je te parlais de catching, que je savais... que ça allait avoir du succès. C'était même pas un doute. J'avais même pas de doute, zéro. Les gens me posaient la question « Mais là, t'es-tu sûre? Peut-être que ça va être différent? » Non. Je le savais. Est-ce que les résultats ont toujours été à la hauteur de mes objectifs que je me suis donnée ou est-ce qu'il y a des variations par rapport aux résultats finaux, que ce soit les inscrits, que ce soit le CA? Mais oui, il y a eu des variations. Mais je savais puis je sais. J'en sais que c'est juste quelque chose qui va va fonctionner pour moi, juste parce que c'est très aligné aujourd'hui. Fait que je pense que quand t'as cette espèce de clarté-là, you
SPEAKER_03gotta go. You gotta do it.
UNKNOWNVoilà.
SPEAKER_03Et ta clarté, parce qu'au moment où on enregistre, donc il y a quelques jours, tu as lancé officiellement la partie selfish, le nouveau nom, le rebranding, la mise en avant vraiment des offres payantes. Ça se passe
SPEAKER_00bien. Écoute, sais-tu qu'est-ce qui est intéressant? C'est la première fois que je suis autant détachée des revenus.
UNKNOWNJe ne sais pas pourquoi. Comment tu as fait? Apprends-moi. Je ne sais pas. J'ai...
SPEAKER_00Je ne sais pas. On dirait que c'est tellement positif dans ma vie. Juste cette espèce de renouveau-là. Puis je m'attendais à... Je m'attendais à ce que ça soit un peu nouveau, difficile. S'obstacle, surtout s'obstacle payant, et pas encore quelque chose qui est extra développé en francophonie. Un peu plus sur le marché américain, mais ça reste encore comme que c'est pas le modèle le plus commun non plus. C'est des... c'est low ticket. C'est genre vraiment low ticket. Fait que ça prend du volume pour être rentable et tout. Quand j'ai... penser justement à ce modèle-là. Je savais que ça allait pas être nécessairement la vache à lait, mais je voulais, un, commencer à faire quelque chose par plaisir, et deux, euh... diversifier en faisant en sorte que cette plateforme-là m'amène plus de visibilité pour les conférences que j'aime beaucoup faire. Pas les organiser, mais être comme conférencière finalement dans les événements d'autres personnes. Puis d'essayer de bâtir cette plateforme-là pour justement peut-être même avoir de la visibilité dans d'autres podcasts, dans des shows de radio, avoir une chronique payante. Vraiment pour positionner Jen justement comme leader d'opinion ou comme autrice, comme créatrice. C'est comme ça que je vois Substack. Il y a la partie que Substack est très bien documentée, que le réseau lui-même est un énorme push pour les abonnés. Ce que j'ai remarqué personnellement aussi, mettons, pour te donner un exemple, c'est un momentum qui se bâtit. Les premiers six mois, en général, c'est très momentum. Mais j'ai déjà remarqué que dans les 30 derniers jours, il y a 64 % de mes nouveaux abonnés qui viennent de Substack. Parce que ça Substack pousse aux nouvelles personnes qui s'inscrivent ou les trucs un peu comme Instagram le fait avec « you might like », d'autres profils différents. Tu peux avoir des recommandations officielles d'autres personnes qui vont être affichées sur leur publication. Les notes qui sont l'équivalent des tweets, des posts sur X, qui ont énormément de push au niveau de l'algorithme et donc tu te fais découvrir par de nouvelles personnes non-stop. Donc, il y a cette partie-là, visibilité, création de momentum de la nouvelle version de Jen, puis il y a l'autre partie qui est un peu... un peu plus de crédibilité et réputation avec le membership aussi qui crée cette espèce de communauté-là aussi sur laquelle je peux bâtir idéalement, qui crée des fondations. Est-ce que je suis quand même en déloulou que ça va générer tous mes revenus? Non, surtout que ça prend du temps. Mais je vais faire tout en mon possible pour bâtir cette espèce de mini-fondation-là financière sur laquelle je vais être capable d'aller contacter des gens et de voir le nombre de personnes Et en plus, c'est public. Ma newsletter, le nombre d'abonnés n'était pas public. Là, j'ai cette plateforme-là qui a déjà arrivé avec un gros nombre de personnes. Pour en revenir à ta question par rapport à comment je me suis détachée des finances, j'ai juste réalisé que je suis dans un plaisir total de bâtir quelque chose brique par brique. Un peu comme... Un peu comme au début, où t'es un peu fascinée quand t'as des nouveaux abonnés, puis quand tu vois que t'es dans de l'autre, tu stacks de ton podcast, mois après mois. Il y a un désintérêt à arriver avec une grosse audience et une grosse réputation parce que tu t'attends à ce qu'il y ait... un gros mouvement, un gros momentum, puis que les gens te connaissent, puis que là, tout de suite, t'as des bons résultats. Quand tu commences, toutes les petits milestones sont comme... « Yeah! » C'est positif. C'est comme des moments de célébration. Puis là, je suis très fière de dire que j'ai huit personnes dans le Selfish Club. Puis j'aurais eu de la misère à te dire la même chose. Je ne sais pas, il y a deux ans, juste parce que j'étais comme « Huit personnes fois... » Ils ont tous pris l'annuel. Je suis comme « OK, merci pour la confiance, team. C'est génial. » Huit personnes, je fais une petite promo. C'est 20 %. Mais 20 % sur 80 $ par année, c'est 64$. Ça prend beaucoup de monde pour arriver à faire des revenus qui font du sens. Mais je sais pas, j'ai tellement de gratitude parce que ces gens-là me donnent une preuve de confiance énorme en me disant, non seulement j'aime te lire écrit, mais j'aime, je veux plus de toi, ça me touche, là! Ça me touche tellement! Fait que je sais pas, on dirait que je suis retournée dans cette espèce de d'appréciation initiale de débutant d'entrepreneuriat de genre, « Oh, merci de me lire! » Tu sais, c'est C'est vraiment comme ça. Écoute, j'espère que ce truc-là va se bâtir en momentum. Et je vois déjà au niveau de la partie gratuite, les notes et tout, il y a beaucoup plus d'engagement. Ce qui peut, avec le temps, amener à plus d'abonnés payants. Puis avec le contenu qui se bâtit aussi, c'est une long game, on va se le dire. Je suis excitée comme une débutante.
SPEAKER_03ça se voit sur ton visage il a changé quand tu en parles là depuis quelques minutes
SPEAKER_02toute
SPEAKER_03lumineuse merci j'ai quelques petites questions sur ton organisation quotidienne parce que tu es maman tu as travaillé en plus avec ton chum qui est devenu mari je me mets au québécois un peu oui Comment ça s'organise tout ça dans ton quotidien d'aujourd'hui, maintenant dans cette évolution autrice
UNKNOWN?
SPEAKER_03Tu disais que tu travaillais quatre jours semaine. Est-ce que c'est des semaines type ou tu fais vraiment au fil de l'eau ou comment ça se
SPEAKER_00passe
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est aussi l'horaire évolué avec les évolutions et avec les titres aussi, dans le sens où quand on a commencé à travailler ensemble en 2013 avec mon chum, On était vraiment dans travail temps plein, mais on voyageait. Fait que t'sais, c'était... T'es comme tout le temps en vacances, t'sais, quand tu t'en vas à Chiang Mai, en Thaïlande, on a passé neuf mois accumulatifs en Thaïlande, à Chiang Mai, en fait, spécifiquement. C'est devenu comme la maison, mais t'sais, tu finis ta journée de travail, tu t'en vas manger dans un resto, parce qu'il y a pas de cuisine nulle part, pis manger au resto est moins cher que manger ta bouffe à la maison. T'es en Thaïlande, tu peux te promener. Je veux dire, tout est différent. Fait que t'es tout le temps immergé dans de la nouvelle culture, tu sais. Mais on travaillait quand même 40 heures semaine, puis on avait du plaisir à le faire. C'était comme cette saison-là de la vie, tu sais. Ça fonctionnait. Mais chaque fin de semaine aussi, on avait des excursions, des activités. On s'en allait visiter tel musée. On s'en allait dans les montagnes de... Shanghai, sur le... En tout cas, bref, peu importe. En petite moto, tu sais. Dans les plus beaux souvenirs que j'ai, d'ailleurs. Puis ensuite, quand on a décidé d'avoir Elliot, mon garçon, qui a maintenant 8 ans, on savait que l'horaire allait changer, notamment du fait qu'on voulait continuer à voyager. Puis il y avait une difficulté à l'inscrire à la garderie. La crèche, pour les Français. La garderie... parce qu'il y avait des contrats annuels et des affaires comme ça. On était comme, on va le garder à la maison. Dès qu'on va vouloir partir, on peut partir. Mais si on le garde à la maison, ça veut dire qu'il faut que quelqu'un s'en occupe. Soit on est blindé et on peut avoir une nanny, ce qui n'était pas le cas, ou on décide de travailler temps partiel. Ce qui veut dire qu'au début, on avait, je pense, moi, j'avais tous les après-midi de travail. Mon chum avait tous les matins. Éventuellement, quand les siestes ont commencé à changer, il a fallu qu'on change parce que c'était plus juste, parce que la personne qui travaillait l'après-midi ou le matin pouvait avoir une autre session de travail l'après-midi pendant que le bébé dort. C'était comme là, toi, tu as plus de travail que moi. Donc, on a fini par alterner des matins, puis des soirs, des après-midi. Puis éventuellement, il est retourné à l'école. Puis après, quand on est arrivé à l'école, on a dit, hey, on a de l'espace pour travailler temps plein. Et j'avais envie de travailler temps plein. Donc, à travers les années, l'horaire, la structure de la vie a changé énormément. Elliot est rentré à l'école en... Ça va faire trois ans. Il finit sa deuxième année la semaine prochaine. À partir de ce moment-là, l'horaire a été beaucoup plus steady, à peu près. Tout le temps, à peu près la même affaire. On va le chercher le soir au service de garde, le matin, tout la même chose. Ça a donné un cadre plus facile à remplir. En tout cas, c'est tout le temps le même, lequel on pouvait s'attendre un peu plus. L'an passé, je pourrais pas dire, je pense au printemps ou autour de ju... Non, c'est un peu avant. Peu importe, c'est pas important. L'an passé, j'ai lu le livre de 5AM Club, de... Robin Sharma et 10x is easier than 2x de Dan Sullivan et Benjamin Hardy, qui sont... Je les ai lus back-to-back. Parce que j'étais dans une phase, justement, si je veux quelque chose que j'ai jamais eu, il faut que je fasse quelque chose que j'ai jamais fait. Puis de tester les différentes... N'est-ce pas? De tester les différentes limites. Est-ce qu'elles étaient imposées d'autres personnes, mais que j'avais, tu sais, comme... que j'avais décidé à leur place. Ou est-ce que c'était quelque chose que c'était vraiment Jen? Notamment le fait que avant 7h du matin, je ne suis pas fonctionnelle. Puis ça, c'est quelque chose que ça faisait des années que je disais, j'avais de la misère à me lever le matin, blablabla. Avec le kit, ça a changé un peu, on va se le dire. Mais je me suis dit, bien, toutes les histoires de routine matinale, est-ce que c'est plutôt de la bullshit? Est-ce que c'est des gens qui essaient de... des gourous, là, tu sais, qui ont... Ou est-ce que... Est-ce qu'il y a quelque chose? Est-ce qu'on dirait que tous les gens qui ont du succès ont leur routine matinale? Faut-il que je fasse une routine matinale? J'ai plongé justement dans le 5AM Club, qui est un excellent livre, by the way, qui m'a amenée à me questionner justement sur est-ce que je devrais essayer ça, at least, pour voir, y a-t-il un secret dans le faire pour vrai, au lieu juste de le repousser et de dire, c'est de la bullshit, c'est pas parce que tu te lèves plus tôt que, genre, tu changes ta vie, t'sais. Premièrement, c'est pas que ça, le concept du livre. Mais, fait que, j'ai pris en considération, justement, tout le concept du... C'est-tu le Golden Hour? Comment il appelait ça? En tout cas, ça fait longtemps que je ne l'ai pas lu, mais peu importe, c'était 20 minutes d'activité physique, 20 minutes de journaling, puis 20 minutes d'éducation. Ça veut être l'heure pour débuter ta journée, comme présentée dans le livre. Tout de suite après, je lis 10x is easier than 2x, où, entre autres, il parle d'une structure de... En tout cas, je vais éviter toute la description du concept de 10x spécifiquement, mais il parle entre autre de, pour arriver à un Tenex, il faut aussi que tu prennes en compte que l'entrepreneur a besoin de repos, un peu comme un athlète. Pour les athlètes, t'as les journées de performance, par exemple les journées de match, t'as les journées de pratique, où évidemment on se pratique à faire l'affaire qu'on va faire au match, puis les journées de repos. Puis ça, ils en ont quand même pas mal. Donc plus l'effort est grand, souvent plus ils ont besoin de récupération après. Quelque chose que, en tant qu'entrepreneur, on se refuse plus plupart du temps. Il y a peu de personnes qui vont prendre le temps de mettre en priorité les vacances dans l'année et bâtir autour. Souvent, les vacances, la dernière affaire qu'on rajoute, s'il y a le temps... Ah! Désolée, il y avait un lancement, pas de vacances. Fait que... Fait que... C'était Dan Sullivan, je pense, qui parlait du fait... En fait, c'était Benjamin Hardy qui a mainly écrit le livre, Dan étant son co-auteur. Et Benjamin parlait de... Dan en disant qu'il s'était donné 180 jours de congés par année. Ça inclut les fins de semaine. Donc, ce que ça fait, entre autres, c'est quand tu l'appliques dans un horaire, moi, ce que j'ai décidé de faire, parce que tu pourrais bien faire ce que tu veux avec les 180 jours, j'ai décidé d'évidemment prendre toutes les fins de semaine, mais je me suis rajoutée en plein milieu de la semaine, un jour de congé, chaque mercredi, ça casse ma semaine en deux, ou ça me fait comme une espèce de repos en mi-semaine. Fait que j'ai pas des longues stretches de travail, j'ai toujours une pause en plein milieu. Ça donne que c'est la journée où je vais faire mon kickboxing le matin, si j'ai... la journée que je vais prendre plus soin de moi. Ça va être les rendez-vous perso, les ongles, les cheveux, les rendez-vous médicaux, toutes les affaires que je n'ai pas le temps de faire parce que travail, travail, travail, travail, travail. Donc, cette pause-là est bénéfique de ces deux façons-là. Puis ensuite, j'ai dispersé les congés. Je me suis donné une semaine de congé par trimestre à peu près. Ça fait quatre. Il restait une couple de journées à placer ici et là. Bon, pour un couple de trucs. Donc, ce que je me suis donné, c'est comme quatre semaines semaine de congé par année. Pas tout à fait vrai, ça fait cinq avec le temps des fêtes.
UNKNOWNEt
SPEAKER_00une semaine de quatre jours. Maman, pas maman, ça change rien parce que l'horaire était déjà, le contenant était déjà bien fixe. Sauf que ce que ça m'a amené aussi, c'est de retourner à un modèle où je dois dire beaucoup plus non, ce qui était le cas quand Elliot était à la maison, parce que si ça rentre pas dans le contenant, ça a pas sa place. Ou si ça génère pas des revenus de façon plus directe, c'est pas nécessairement la priorité non plus. Si c'est quelque chose que j'ai pas envie de faire, pas nécessairement la priorité non plus. Donc, mon muscle du nom, personnellement, ça fait longtemps que je le muscle, mais dans le cadre de l'horaire, je pense qu'il est super important. J'ai écrit un courriel il y a un an, que d'ailleurs je republie dans « Pas long sur ce obstacle » parce qu'il était super intéressant, étant la théorie de la petite sacoche. Les femmes ont tendance à avoir de très, très gros sacs à main remplis de patentes tellement qu'il y a des produits qui existent pour les organiser, des lampes de poche comme si c'était une cave Alibaba là-dedans, tu sais.
UNKNOWN– Sous-titrage FR 2021
SPEAKER_00Puis moi, j'ai décidé de façon, il y a très longtemps, parce que je voyageais et que ça me faisait mal au dos d'avoir un gros sac toute la journée, de restreindre ma sacoche. Il n'y a pas grand-chose qui rentre dedans. Il y a mon portefeuille que j'ai rapetissé avec les années de plus en plus parce que toutes les cartes, les cartes, les cartes. Mon étui à lunettes de soleil, ma clé, mes écouteurs. C'est à peu près tout ce qui rentre dans ma sacoche. Et grosse comme ça, je ne veux pas plus que ça, mais c'est la même chose avec ta semaine. Plus ta sacoche est grande, plus il y a de l'espace c'est la loi de Parkinson, plus tu vas remplir. Donc, de mettre des boundaries très strictes autour de ton temps personnel que tu veux protéger, c'est hyper important pour garder ce calme-là aussi. Je pense qu'il y a une partie de ça dans... Tu me posais la question tantôt, pourquoi le calme? Je pense qu'il y a une partie de ça. J'ai été très stricte là-dedans. Ça m'a amenée à prendre plus de temps pour ma santé physique aussi, m'entraîner beaucoup plus. Le 5AM Club et ça, les deux combinés, font en sorte que ça fait un an et demi que je fais du kickboxing chaque mercredi, que je fais mon pilates 20 minutes chaque matin, les autres jours de la semaine. Donc, ça a énormément aidé sur plein d'aspects, honnêtement, que ce soit santé mentale avec le journaling pour être capable de disséquer les choses que je vis, que ce soit bon ou que ce soit pas bon, pourquoi ça vient, ça vient d'où. Donc, tous, je pense, ces rituels-là ont amené une forme de sérénité et je vois pas pourquoi je reviendrais en arrière et je sacrifierais ça dans le futur.
SPEAKER_03les deux livres dont tu parlais je les ai pas lus mais je me reconnais beaucoup dans le voyage que tu es en train de faire tu vois moi je te disais je suis en questionnement de qui je suis parce que ce que je faisais ne marche plus comme ça marchait avant un des trucs que j'ai remarqué c'est que j'avais mis trop de ma personnalité de Paul dans ce business que tu vois j'étais Paul égal entrepreneur et c'est tout et je me suis laissé du temps hors du business pour voir qui d'autre est Paul quand il n'est pas entrepreneur et ça passe par couper des après-midi et dire « Non, là, je n'ai pas envie de bosser aujourd'hui. On ne bosse pas et on va trouver Paul. » Je trouvais que ça faisait pas mal écho à ce
SPEAKER_00que tu disais. Oui. À la chasse de Paul, à la chasse de Jen, je te dis, c'est quelque chose qui est satisfaisant dans le sens où c'est une quête interminable. Ça va durer toute la vie parce qu'il y a eu plein de choses qui nous ont été imposées, des visions de la vie et qui viennent de nos parents, qui eux-mêmes ont hérité de façons de voir la vie qui ne leur appartenaient pas non plus. C'est sûr que c'est des recherches difficiles. Ça nécessite qu'on sorte d'une zone de confort beaucoup, selon moi, qu'on explore des trucs qui sont inconnus et donc souvent, par définition, inconfortables. Mais je ne sais pas quoi dire. Des fois, ça ne dure pas longtemps. En ce moment, depuis janvier, j'ai recommencé à lire des romans. Quelque chose que je n'avais pas fait de façon intentionnelle depuis le secondaire, genre l'université, quelque chose comme ça. J'ai lu des livres de business. J'ai lu, j'ai lu, j'ai lu pour apprendre parce que mon identité aussi, c'était entrepreneuse. J'ai arrêté de lire par plaisir. Puis là, depuis... depuis janvier, c'est vraiment plus de « Ok, bien, j'ai juste envie de lire le prochain livre intéressant. » Puis là, je suis tombée dans la smote avec des amis. J'en ai parlé justement sur... Pour la smote, c'est basically la lecture érotique, pour les gens qui ne savent pas. Ce qui est extraordinaire, parce que tu peux explorer différents types de kinks à travers une expérience que tu ne fais pas toi-même, à travers les yeux de quelqu'un, puis que ça te donne peut-être de la curiosité ou pas du tout, tu sais.
UNKNOWNFait que
SPEAKER_00autant la lecture est un passe-temps qui va me calmer, mais qui va aussi me donner des cues sur qu'est-ce qu'elle aime, Jen, tu sais. Puis après ça, je fais pas que lire de la spot. En ce moment, je suis vraiment big time dans Romanticie puis Sarah J. Maas pour les fans dans la foule de Throne of Glass à Cotard et compagnie. Et c'est délicieux. C'est extrêmement bien écrit. Ça me fait déconnectée. Je pense à rien. Je pense à rien. Ça fait du bien. Mais c'est ça, d'essayer plus de choses. que j'ai jamais essayé pour voir qu'est-ce qui se tait. On dirait qu'à un moment donné, il y a un momentum de j'ai pu... peur. Il y a encore des choses que j'ai peur d'essayer, mais plus j'essaie des choses, moins j'ai peur d'en essayer. Ça se bâtit et ça devient plus confortable.
SPEAKER_03On a vraiment des chemins très similaires, je trouve. Il y a encore des gens qui nous écoutent, bouchez-vous les oreilles, mais je me suis mis à écouter des podcasts de sexualité entre hommes, dans mon cas, qui me font découvrir des choses que je me suis
SPEAKER_00dit « mais ça a l'air trop chouette, ça ». Oui, mais le pire, c'est qu'il y en a plein de trucs comme ça. J'ai une amie qui parlait d'un podcast de les animatrices. Je ne l'ai pas écoutée, donc je ne suis pas certaine, mais elle parlait du fait que c'était vraiment sur le contenu de dominatrix. Donc, c'était vraiment des dominatrix qui parlaient de l'expérience, puis de l'expérience BDSM, puis de domination, puis des trucs comme ça. Puis tu sais, c'est extrêmement intimidant, ce genre d'univers-là. Tu fais comme, je ne sais pas, c'est-tu de la violence, pas de la violence, je ne sais pas comment je me positionne. Mais d'écouter ce genre de contenu, et juste de s'ouvrir aux différentes perspectives. Je veux dire, ils n'ont pas l'air fous. Ils n'ont pas l'air de faire ça sans consentement. Ils sont normaux. Ils ont l'air d'avoir du plaisir. C'est-tu correct d'aller explorer ces trucs-là qui sont aussi tabous? Au Québec, on a aussi le weed qui est un sujet qui est encore extrêmement tabou, surtout parce que ce n'est pas toute la francophonie que c'est légal. Ici, ce l'est on en parle-tu? On n'en parle pas, ce genre de trucs-là. Mais essayer d'aller explorer ces différentes expériences-là pour soi, ça les normalise aussi dans un cadre où t'es plus mature, c'est une recherche d'identitaire, c'est pas pour éviter quelque chose, c'est pour découvrir qui on est, que ce soit du ayahuasca ou de la lecture spot, je veux dire, je suis
SPEAKER_03comme « same, same ». Bon, il y en a un qui est un peu plus extrême que l'autre, mais bon. Voilà. Chacun trouvera sa réponse. Voilà. Merci beaucoup d'être venue ici partager tout ça. Ça me touche encore plus quand tu viens de me dire à quel point tu savais dire non et restreigner ton horaire. Donc, merci beaucoup.
SPEAKER_00Où est-ce qu'on peut te retrouver? Substack! Substack est vraiment la plateforme que je vais vous inviter à visiter le plus possible, justement parce qu'il y a l'infolette du mercredi qui est gratuite, finalement, que j'envoie chaque semaine pour les abonnés. Mais il y a aussi, bien, la partie avec le Selfish Club que vous allez pouvoir découvrir à ce moment-là pour vraiment plus la partie communauté de ça. Pour se rendre sur la publication de Selfish, qui est le nom de l'infolettre, c'est govin.substack.com. Je suis en train de voir si je vais trouver un autre URL pour l'héberger parce qu'en ce moment, c'est vraiment ordinaire. Mais dans tous les cas, govin.substack.com, c'est pas mal mon QG en ce moment.
SPEAKER_03Trop bien. Merci beaucoup, Geneviève et puis à très
SPEAKER_00bientôt.
UNKNOWNMerci à toi, bye bye.