Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Salut, moi c’est Paul. J’entreprends sur le web depuis 5 ans et c’est loin d’être un long fleuve tranquille.
Ce podcast c’est comme un journal intime d’entrepreneurs pour les entrepreneurs.
Chaque épisode est là pour vous montrer qu’il y a plein de manières de réussir et de s’épanouir… autrement qu’en roulant en Lamborghini à Dubai.
Bonne écoute !
Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Gagner sa vie sans vendre son âme - avec Thomas Burbidge (Kaleidoscope Horizons)
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Pendant longtemps, on nous a vendu une définition unique de la réussite : plus de chiffre d'affaires, plus de visibilité, plus de croissance.
Et si ce n'était pas la seule façon de construire une entreprise ?
Dans cet épisode, j'échange avec Thomas Burbidge, entrepreneur, podcaster et cofondateur de Kaleidoscope Horizons. Ensemble, nous explorons une autre vision du business : une entreprise rentable, durable et alignée avec la vie que vous avez réellement envie de mener.
Nous parlons de la pression des réseaux sociaux, des injonctions à la performance, de la vente consentie, des accompagnements long terme, de la solitude des indépendants et de la manière de mesurer la réussite autrement qu'avec le chiffre d'affaires.
Au programme :
→ Pourquoi courir après la croissance peut vous éloigner de ce que vous cherchez vraiment.
→ Comment définir vos propres indicateurs de réussite.
→ La différence entre le besoin de progression… et l'obsession de la performance.
→ Pourquoi Thomas refuse les techniques de vente agressives et défend une approche basée sur le consentement.
→ Comment reconnaître un accompagnement qui vous aide réellement à avancer.
→ Les coulisses de Kaleidoscope Horizons et de son modèle d'accompagnement sur deux ans.
→ Pourquoi les formations en ligne ne suffisent pas toujours à transformer un business.
→ Comment construire une entreprise rentable sans sacrifier votre santé, votre plaisir ou vos valeurs.
Si vous êtes freelance, entrepreneur web ou indépendant, et que vous avez parfois l'impression de courir après des objectifs qui ne vous ressemblent plus, cet épisode devrait vous faire réfléchir.
Bonne écoute !
Retrouvez Thomas sur :
→ Son podcast : https://kaleidoscopehorizons.com/le-media/podcast
→ Sa newsletter : https://kaleidoscopehorizons.com/newsletter
Pour me contacter : https://businessbacon.fr/contact/
Hello Thomas, comment tu vas
UNKNOWN?
SPEAKER_01Salut Paul. Écoute, ça va bien. Comme je disais en off, c'est une semaine intense là, mais très content, comme toujours, de venir faire mon exercice préféré qui est répondre à des questions sur des podcasts.
SPEAKER_00Oh bah trop bien. Ça va me faire une pause. Ravie de t'accompagner dans cette pause. Thomas, donc je m'étais noté, t'es entrepreneur, podcaster et cofondateur de Kaleidoscope Horizon. Depuis quelques années, t'aides les freelance et indépendant à construire un business rentable sans tomber dans les injonctions à la performance et à la croissance à tout prix. C'est cette partie-là, moi, pour tout avouer, qui me parle beaucoup et sur laquelle j'ai envie qu'on insiste aujourd'hui. J'ai été formaté dans une grande école de commerce. J'ai été biberonné au fait que le chiffre d'affaires, c'est le seul truc qui définit ma valeur. Je me rends compte, en fait, en plus j'avance, tu vois que ça ne me convient pas du tout. Donc, j'ai envie de comprendre pourquoi toi, tu as pris cette voie qui a l'opposé de ce qu'on nous inculque et comment tu le fais avec tes clients comment tu le fais pour toi-même en tant que chef d'entreprise pour info je suis aussi auditeur de ton podcast depuis quelques temps donc on part pas sur un pied d'égalité dans cette discussion parce que j'ai déjà un peu l'impression de te connaître c'est certainement faussé mais ça me donne cette impression là avant qu'on commence j'ai un petit jeu à te proposer j'ai partagé mes questions que j'avais prévu de te poser avec Chad GPT et il m'a proposé un vrai ou faux pour démarrer le but c'est juste de se mettre en jambe de se déchauffer enfin de se chauffer pardon
SPEAKER_01est-ce que t'es prêt
UNKNOWN?
SPEAKER_01très bien très
SPEAKER_00bien alors vrai ou faux créer du contenu est devenu obligatoire pour réussir sur le web
SPEAKER_01le fait que t'aies rajouté le mot web à la fin j'ai envie de dire faux quand même
SPEAKER_00Ok. Être multipotentiel est un avantage énorme pour entreprendre. Faux. Le SMIC LinkedIn à 10 000 euros par mois est une nouvelle obsession chez les entrepreneurs. Alors, malheureusement, oui, vrai. Les meilleurs entrepreneurs ne sont pas forcément les plus visibles. Vrai. Et le dernier, les réseaux sociaux déforment complètement notre vision de la réussite. Vrai aussi. Trop bien. Merci beaucoup. On est parti. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots, s'il
SPEAKER_01te plaît
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, bien sûr. Tu l'as plutôt bien fait tout à l'heure, mais la façon la plus simple de me présenter, c'est de dire que je fais de l'accompagnement pour les entrepreneurs. Je me suis lancé, moi, à mon compte quand j'étais encore en études et en alternance. Donc, je cumulais les études, le freelancing et l'alternance. C'était assez chargé comme période. Et du coup, de fil en aiguille, de mes expériences et notamment le lancement de mon podcast Young World and Freelance en 2019 j'ai petit à petit été aspiré dans une réalité de la formation puis des conférences, puis de l'accompagnement du coaching je suis parti d'une réalité sur le terrain où j'étais freelance et je faisais mon métier et petit à petit la transition s'est faite sans vraiment que je la choisisse un jour et du coup aujourd'hui je suis à la tête d'un consortium de coach on est une équipe de plusieurs accompagnantes qui accompagnent les freelancers avec la vision que tu mentionnais tout à l'heure c'est à dire trouver un juste équilibre pour chacune entre le développement et la réussite financière de la boîte, en tout cas que la boîte soit solide. L'épanouissement de l'entrepreneur au sein de sa boîte. Nous, on travaille spécifiquement sur des entrepreneurs qui sont solos, mais les formes que ça prend sont diverses et variées. Mais il faut que la personne au sein de l'entreprise reste épanouie et en bonne santé, en bonne forme et continue de trouver du plaisir. Et le troisième volet, c'est le dialogue sociétal entre l'entreprise et les gens et les enjeux du monde et de la société qui l'entoure. Puisque notre conviction, c'est que à la base, l'entrepreneuriat existe pour répondre aux problèmes qu'on observe dans le monde, chez les humains mais aussi chez les écosystèmes qui abritent ces humains et du coup une boîte qui n'est focalisée que sur l'enrichissement de la boîte ou sur l'enrichissement de son fondateur ou de sa fondatrice, pour nous c'est pas une boîte qui mérite d'exister puisqu'il faut qu'elle soit en dialogue avec les enjeux de la société donc voilà, on accompagne avec ce prisme de ces trois sujets et le but c'est par divers processus pédagogiques d'accompagnement, aider chacune à trouver sa juste place entre ces trois choses.
SPEAKER_00Et ce prisme des trois sujets, est-ce que c'est une vision que tu avais dès le début quand tu as... débuté ton podcast et que t'as transitionné petit à petit vraiment en full entrepreneur ou t'as découvert ça sur le tas enfin comment ça s'est
SPEAKER_01passé bah évidemment que non je crois que chacune d'entre nous nous ne sommes que la on est le résultat de nos expériences de vie qui s'accumulent et tu vois on précise de plus en plus on taille des dents le marbre pour faire une nouvelle petite statue donc non évidemment que quand je me suis lancé à mon compte et puis quand j'ai commencé à prendre la parole sur internet j'avais pas complètement cette vision là c'est venu petit à petit, c'est venu par lecture rencontre, expérience mais je pense que le truc qui m'a poussé de plus en plus à assumer frontalement cette posture là c'est de voir qu'il y a un énorme vide sur la plupart de ces questions dans notre écosystème, tu l'as mentionné dans les questions de départ l'obsession pour la croissance, l'obsession pour la visibilité globalement pour ce qu'on On peut dire en anglais des vanity metrics, c'est-à-dire des choses qui gonflent notre égo en se disant, ah là là, on fait des choses bien parce qu'on le mesure par le chiffre d'affaires ou le nombre de followers ou le nombre de clics ou je ne sais quoi. Et du coup, en voyant le vide là-dessus et en voyant que c'est des sujets qui me portent de plus en plus, m'obsèdent de plus en plus, m'enthousiasment de plus en plus. Mon premier livre, c'est sur l'écologie, tu vois, donc bon, c'est pas pour rien. Je me suis dit, en fait, cette place a besoin d'être prise dans l'écosystème des indépendants personne ne l'apprend donc allons-y c'est la mienne et je veux construire une méthode là-dessus ça m'inspire et c'est ce qui me donne la force de continuer aussi puisque si je ne me concentrais que sur par exemple comment tu construis une offre comment tu fais des propels commerciaux je pense que j'aurais arrêté ce que je fais depuis bien longtemps parce que je me serais emmerdé profondément à répéter toujours les mêmes choses tous les ans alors que là c'est infini la réflexion qu'on peut tisser sur ces trucs-là la façon d'accompagner des gens qui viennent de d'horizons très différents et qui ont des projections pour leur futur très différentes aussi, j'ai l'impression que j'ai une richesse infinie à creuser et que j'aurais jamais fini de faire ce
SPEAKER_00merveilleux métier. Et comment t'arrives, toi, à te le déconstruire un peu tous ces... Si je prends mon truc perso, tu vois, donc je te disais, moi, grande école de commerce à Montpellier et vraiment, t'es en mode start-up nation, ton chiffre d'affaires, c'est ta valeur et tout, tu vois. Et je sens au fond de moi que ça résonne pas du tout mais que on me l'a trop inculqué un peu quand même d'une certaine façon tu vois et dans mon entourage j'ai beaucoup de potes qui viennent de cette école dans mon milieu familial c'est beaucoup lié à l'entrepreneuriat aussi donc j'ai cette valeur un peu qui est en moi est-ce que c'est quelque chose que tu vois chez les gens que t'accompagnes en fait les gens que t'accompagnes est-ce qu'ils arrivent avec une genre de détresse un peu genre je suis dans un système qui me va pas aide-moi Thomas ou alors est-ce qu'ils ont déjà fait un chemin avant et toi tu vas plus les relancer
SPEAKER_01tu vois comment ça se passe il y a deux éléments sur lesquels j'ai envie de rebondir avant de te dire les typologies de personnes qui arrivent jusqu'à nous ce que j'ai envie de nommer c'est deux choses que tu as mentionné sur qu'est-ce qui fait qu'on a cette vision là du monde qui nous porte et il y a globalement je dirais deux grandes pressions qui s'exercent sur nous la première c'est la pression de nos cercles sociaux si on fait partie d'un cercle social comme celui que tu mentionnes les amis de la fac et de l'école, la famille qui est aussi dans cette direction-là, ces cercles sociaux, on se conforte à eux, souvent. Et du coup, comme on a envie, nous les êtres humains, nous sommes des animaux sociaux qui avons envie d'être inclus dans le cercle dont on fait partie, ou la société, ou un groupe d'amis, eh bien, il y a une grande partie de nous qui va se conformer aux pratiques qui sont communes dans ces cercles pour y être acceptés, y être valorisés, trouver notre place. C'est comme quand on est au collège, on n'a pas envie d'être le weirdo qui est complètement différent des autres. Des fois, on va à l'encontre de nous-mêmes pour être accepté par le groupe social. Donc ça, ça se joue au niveau des cercles très proches, mais ça se joue aussi au niveau plus large. Et quand on arrive en tant qu'entrepreneur, on commence à chercher comment je fais ci, comment je fais ça. On va sur Internet, on tape des questions, on trouve des vidéos, des podcasts, des machins. Et quand on voit que la majorité des messages vont dans une direction donnée, même si c'est pas la direction qui nous parle, qui nous inspire, on se raconte qu'on est au de suivre le mouvement parce que sinon on ne sait pas trop comment s'en sortir parce qu'il n'y a pas de voix dissonante il n'y a pas le contre-pouvoir qui est porté et du coup ça me mène à dire les personnes qu'on récupère et qui viennent travailler avec nous soit elles arrivent à voir que ces messages ne leur parlent absolument pas et elles partent en recherche d'une alternative aujourd'hui on essaye de porter cette vision alternative de ce que ça peut être le business et du coup elles ont la chance de nous trouver Il y a des personnes qui n'ont pas la chance de nous trouver, puisque voilà, nous aussi, on a les enjeux marketing, visibilité. Encore heureux, tout le monde n'est pas encore au courant. Du coup, il y a une grande marge de progression, ce qui est chouette. Mais du coup, il y a des gens qui vivent plein d'aventures à vendre, qui prennent d'autres accompagnements. Ça nous arrive régulièrement de retrouver des gens qui ont pris d'autres accompagnements et qui arrivent chez nous en disant « c'était nul » ou « ça ne m'a pas du tout parlé » ou « je savais que ça ne me parlait pas au début, mais je me suis raconté que j'étais obligé. » suis allé, des fois il y a des gens qui même en termes de santé physique ou mentale crament complètement dans des structures qui sont vraiment productivistes à fond, qui les poussent qui les poussent, qui les poussent, qui les poussent et à un moment ça craque du coup on a récupéré des gens post-burnout qui avaient suivi toute la doctrine de croissance rapide, on recrute pour avoir une équipe et qui se retrouvent avec du jour au lendemain une équipe de salariés alors que c'était pas du tout ce qu'elles voulaient à la base moi je m'étais lancé pour voir mes gosses et boum, j'ai une agence, tu vois. Et que du coup, liquidation judiciaire, enfin voilà, plein d'aventures et on récupère après en mode, bon, comment on reconstruit une activité minimaliste dont l'objectif, c'est que tu passes du temps avec tes gosses. Enfin, tu vois, on repart à la base. Donc souvent, on a soit des gens qui ne se reconnaissent pas et qui le voient et qui n'arrivent pas à se plier à la doctrine dominante, soit des gens qui se sont pliés à la doctrine dominante et qui en ressortent un peu cabossés et on essaye de
SPEAKER_00réparer tout ça. Et tu vois, tu t'invites un peu à sortir du modèle productiviste de « il faut produire toujours plus » et tout. Ça sous-entend qu'il y a un moment où tu dis « je m'arrête, je suis bien à ce niveau-là ». Peu importe, chacun définit son niveau. Mais comment tu le définis
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ce niveau, tu vois, est-ce que t'as pas un... Ouais, si je me fixe, je vais revenir à mes chiffres d'affaires, parce que j'ai été éduqué à ça. Tu vois, je m'étais souvent dit, quand je pourrais me payer tel niveau-là, je serais heureux. Spoiler, ça n'arrive jamais. Mais à quel moment, tu vois, tu dis... je suis OK là-dedans. Est-ce que aussi, tu ne peux pas dire que la partie productiviste, c'est un moteur un peu d'ambition
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je vois une ambition saine, à différencier de l'ambition toxique, tu vois là où ça te mine, mais comment tu arbitres tout ça chez les gens
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, encore une fois, il y a plein de trucs que j'ai envie de sortir. Je vais partir du point de départ où tu dis, on parle chiffre d'affaires, etc. La raison pour laquelle, quand je présente ce que je fais, je t'ai parlé des trois pôles, santé financière de la boîte et épanouissement de l'entrepreneur, impact ou dialogue sociétal avec ce qui nous entoure, c'est que si on ne raisonne qu'en termes de, par exemple, chiffre d'affaires, c'est une échelle à graduation unique. Et ma compréhension de nous, les êtres humains, c'est qu'on a, au plus profond de nous, un besoin de progression. Donc, c'est un besoin humain de se sentir en progrès vers quelque chose, sachant que, du coup, si on n'a qu'une seule échelle de mesure de vers quoi progresser et que notre besoin de progression s'implique là-dedans, ben en effet on peut pas définir une limite haute parce qu'à chaque fois on a envie de progresser plus loin et du coup tant qu'on a un seul indicateur de mesure érigé comme l'indicateur de mesure qu'il faut absolument mesurer ben en fait malgré nous comme tu le dis ben j'ai beau atteindre un cap symbolique de je sais pas 100 000 balles de chiffre d'affaires 200 000 balles de chiffre d'affaires mon besoin de progression il va me pousser à continuellement essayer de pousser le truc plus loin là où du coup quand on intègre d'autres façons de mesurer ce que moi j'appelle la réussite ou ce qu'on peut appeler l'ambition aussi parce que pour moi une ambition qui n'est que financière en vrai c'est pas très ambitieux et bien du coup tu intègres plein de différentes potentialités de vers où je peux orienter mon besoin de progression et il n'est pas que financier peut-être que mon besoin de progression je peux le pousser sur comment est-ce que je trouve plus de plaisir au quotidien et je peux repenser ma façon de travailler pour trouver plus de plaisir alors peut-être que ça fait baisser un peu l'indicateur chiffre d'affaires mais si le plaisir il explose alors que j'ai perdu, je ne sais pas, 1000 euros par mois si j'avais des beaux résultats. Est-ce si grave
UNKNOWN?
SPEAKER_01Enfin, tu vois, et du coup, il y a bien plus de choses sur lesquelles on peut jouer parce qu'il y a une pluralité d'indicateurs qu'on érige comme importants et on joue sur ce fait, ben ouais, les humains, on a envie de progresser, quoi. Et là où je le différencie aussi dans le truc un peu productiviste, hustle culture, etc., je pense qu'on a toutes un fantasme et un désir de performance, c'est à dire où on est sur scène en mode what regarde c'est incroyable ce que j'ai fait et les gens sont genre wow Paul c'est trop bien on a ce désir et ce fantasme tu vois mais c'est pas ça qui nous nourrit ce qui nous nourrit c'est progresser et c'est pour ça que je différencie le désir de performance avec le besoin de progression et à mon sens on a besoin tous et toutes de se sentir en progression vers quelque chose d'être accepté par le groupe et accueilli par le groupe et d'avoir des groupes qui valorisent la progression sur laquelle on est mais c'est pas obligé d'être une performance recambolesque. Donc, il faut mesurer plusieurs choses et choisir à l'instant T sur quoi je souhaite progresser en ce moment et ce n'est pas que le chiffre d'affaires. Parfois, c'est le chiffre d'affaires parce qu'on a besoin, parce qu'on n'a pas le loyer et tu vois, on n'est pas rentable encore. Là, clairement, il faut progresser sur le chiffre d'affaires. Mais ce n'est pas toujours cet indicateur qui est le plus pertinent selon les
SPEAKER_00cas. Ok. Et tu le mesures comment
UNKNOWN?
SPEAKER_00Le pilier chiffre d'affaires, c'est des chiffres assez faciles à mesurer. Comment tu mesures un épanouissement personnel
UNKNOWN?
SPEAKER_00ou ton implication dans les enjeux du monde. Je ne sais pas trop comment appeler ce troisième pilier. Comment tu le mesures,
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ça va dépendre des gens. L'idée, c'est... Dans un des bootcamps qu'on fait dans notre mastermind, il y a un cours que je fais sur les indicateurs de progression, donc KPI. On l'a tous et toutes entendu ce terme. Nous, on dit indicateur de progrès plutôt qu'indicateur de performance vis-à-vis de ce que je te disais juste avant. Et du coup, là, la question, c'est selon moi, mon épanouissement en ce moment... qu'est-ce qui est le plus facilement mesurable pour voir ma progression ça peut être des choses très concrètes par exemple le nombre d'heures de travail par semaine est-ce que je me raconte l'histoire que pour être pleinement épanoui dans mon quotidien il faut que je baisse ce chiffre là ça peut aussi être des indicateurs qui sont un peu moins hard et tangibles mais plutôt ok à la fin de chaque semaine je me mets un score de plaisir moi c'est un truc que je fais chaque lundi je regarde ma semaine suivante et je me mets un score sur 5 de à quel point je me suis senti fatigué donc est-ce qu'il y avait de la charge physiologique, mentale et à quel point j'ai pris du plaisir et du coup quand je vois que ça s'abaisse imaginons pendant 2-3 semaines de suite je suis à genre 2 sur 5 en termes de charge, je suis fatigué c'est signe qu'il faut que je prenne une pause ça c'est au pilotage au quotidien mais on peut aussi se dire là j'ai envie de réduire mon temps de travail quotidien de 35 à 30 heures, comment je m'y prends je mesure ça, ok est-ce que la moyenne sur un trimestre me prouve que j'ai réussi le challenge et on oriente comme ça et du coup ça fait c'est comme des quêtes différentes et il n'y a pas que la quête chiffre d'affaires il n'y a pas que la quête rentabilité par exemple et du coup pour te donner un exemple aussi sur la partie dialogue sociétal impact sociétal dans mes indicateurs de l'année je me suis mis un objectif de nombre d'arbres que je plante et je me suis associé avec une de mes clientes qui met à dispo un de ses terrains et on est en train d'essayer de planter une forêt dessus et du coup chaque fois que j'arrive à générer des dons pour ce projet je mets dans mes indicateurs ok on a planté tant d'arbres et j'ai un nombre d'arbres que j'aimerais planter à l'année
SPEAKER_00et ça se passe bien cet objectif
UNKNOWN?
SPEAKER_01pour l'instant oui il y a un gros événement qui arrive dans deux semaines où on fait grosse conférence en ligne où c'est pas gratuit mais tout l'argent qui est investi par les gens qui veulent venir participer c'est redistribué à des causes dont cette cause là de la
SPEAKER_00forêt trop bien j'étais allé il y a deux jours j'ai fait une conférence de Serge Zaka l'agroclimatologue je sais pas si
SPEAKER_01tu vois le nom me
SPEAKER_00dit quelque chose mais j'ai jamais trop creusé son travail il a un chapeau de cow-boy on le repère souvent avec ça mais en entrant dans la salle il nous faisait passer une genre de météo émotionnelle à tout le monde parce que je suis en soleil et il y a des
SPEAKER_01nuages plus vieux on
SPEAKER_00utilise beaucoup cet outil là aussi j'aimais bien cette idée là ouais j'adore Et tu vois la partie un peu pression toxique qu'on peut se mettre soi-même ou que les autres nous mettent
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu as aussi cette partie-là, je trouve, dans le marketing, qui est vachement diabolisé, mais que je n'aime pas diaboliser, mais dans le marketing toxique, la vente toxique, toute cette partie-là. Dans le milieu du business web, on a beaucoup les deadlines, les trucs très poussifs. Toi, tu as une approche plus de vente consentie. Je m'étais noté. Est-ce que tu peux m'en parler un
SPEAKER_01peu
UNKNOWN?
SPEAKER_01Avec grand plaisir.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_01En effet, je vais repositionner pour les gens qui n'ont pas l'habitude d'entendre parler de ces codes-là, mais... Globalement, dans le milieu de l'entrepreneuriat du web, il y a beaucoup de personnes qui affichent des résultats financiers qui ont l'air incroyables. Et on se dit, ces personnes doivent avoir une super belle compétence, doivent super bien vendre, ça doit être si puissant de bosser avec eux ou avec elles. Et en fait, quand on creuse, on se rend compte que leur vraie compétence, c'est réussir à mettre les gens dans une forme de pression mentale si grande qu'elles prennent des décisions hâtives qui ne sont pas toujours alignées. et du coup moi j'appelle ça la vente extractive c'est à dire je suis très fort pour extraire de l'argent des gens sans pour autant derrière délivrer parce qu'après il y a des trucs juridiques hyper clairs si t'as payé bah du coup tu peux pas être remboursé peu importe parce que c'est toi ensuite c'est ta responsabilité de délivrer parce que si t'as mis l'argent c'est à toi d'aller chercher les trucs du coup globalement on aime pas enseigner là dessus c'est pas ouf parce que surtout en plus ça brise complètement la confiance des gens moi je me retrouve des fois à devoir essayer de reconstruire la confiance que les gens font envers des accompagnants, des accompagnantes, parce qu'en fait, ils se rendent compte qu'ils ont claqué 3 000 euros, 6 000 euros, 10 000 euros, 20 000 euros sur des choses, et qu'en fait, les personnes délivrent jamais derrière. Évidemment, tout ça est nuancé, il y a des cas extrêmes qui sont horribles, il y a des gens qui font les choses bien, même avec des méthodes comme ça, il y a des gens qui ne veulent absolument pas aller dans ces méthodes, il y a un peu de tout, mais en gros, il y a beaucoup de méthodes qu'on présente comme ce qu'il faut faire pour vendre, qui sont en fait juste des choses qui mettent les gens en détresse psychologique et ils prennent des décisions pas alignées et rapides pour moi ce qu'on essaye d'enseigner aux clientes et ce à quoi je m'aligne dans ma méthode marketing et vente c'est de dire une vente réussie c'est pas nécessairement un oui à tout prix c'est une décision alignée pour la personne en face et donc si imaginons là on est dans un appel de vente toi et moi je me rends compte dans la discussion que la décision la plus alignée pour toi pour prendre soin de tes besoins pour avancer vers ce qui compte le plus pour toi dans ta vie pour te sentir en progression sur les enjeux qui comptent le plus pour toi c'est pas venir avec nous et c'est de dire non en fait je vais faire ça à la place bah moi je considère que j'ai réussi ma vente parce que le but c'est que notre alliance entre toi Paul et moi Thomas nous permettent de se dire bon bah c'est quoi la décision la plus alignée qui toi te permet d'avancer vers ce qui compte et moi
SPEAKER_03aussi
SPEAKER_01et des fois c'est de dire non et souvent ce qui se passe d'ailleurs avec ça et c'est là où on rentre aussi dans dans les démarches consentement, etc. S'il y a la sécurité entre nous où je suis capable de te dire je pense que ce n'est pas le bon moment, tu devrais faire ça ensuite et on en reparle dans trois mois. Si dans trois mois, quand on en reparle, je dis ok, là, je pense que c'est le moment, il faut y aller, tu me fais plus confiance dans mon analyse des choses parce que tu sais que je suis capable de te dire que ce n'est pas le bon moment. Là où l'expérience que la plupart des gens ont avec une posture de vente face à elle, c'est quelqu'un qui trouve toutes les manières possibles pour te faire dire oui même s'il y a un truc en toi qui te dit ah mais je suis pas sûr et tout et c'est genre on abat l'objection on abat l'objection on abat l'objection ça veut dire quoi en gros ça veut dire juste bah je viole ton espace mental en fait et j'utilise expressément le mot viol pour ça parce que c'est ça en fait c'est toi dans une interaction de vente la personne qui érige des limites non c'est pas le bon moment pour cette raison non c'est pas le bon moment pour cette raison genre je pose mes limites et la personne en face c'est genre on défonce la limite on défonce la limite, on défonce la limite et en fait j'écoute pas ton nom le seul autre endroit où on peut faire ce parallèle c'est les relations amoureuses les relations intimes c'est pour ça qu'on utilise le terme de consentement parce que ça fait appel à cet imaginaire là et de dire une vente réussie c'est une vente où on respecte le consentement de la personne et on trouve une décision alignée souvent c'est un oui aligné qu'on cherche parce qu'il y a un espace pour, si on est dans la conversation c'est certainement qu'il y a un espace pour un oui et aligné. Et du coup, là, une vente réussie, c'est d'aller chercher ça. Pas laisser la personne se raconter du bullshit dans son coin et partir sans acheter, tu vois. Il faut détricoter ce qui est une vraie limite. Qu'est-ce que c'est
UNKNOWN?
SPEAKER_01Juste ma peur qui se raconte des choses. Mais des fois, c'est un non aligné et il faut essayer d'être hyper OK avec le fait de recevoir un non. Donc voilà, là, je t'ai donné plutôt la philosophie que les méthodes, mais je pense que ça aide à se
SPEAKER_00projeter. Oui, ça va être bien. Mais quand tu dis non... si par exemple là si c'était un appel de vente et que tu me disais non est-ce que tu me dis genre je te le conseille pas ça me semble pas être le moment opportun mais voilà quand même le bon de commande malgré tout si t'en as besoin mais tu as eu le fait que je pense pas que c'est le moment et moi parce que je suis fan de Thomas j'achète quand même ou tu me donnes même pas le bon de commande
SPEAKER_01alors là tu nommes un truc qui est très intéressant par rapport aux personnes qui créent du contenu sur internet et tout et tout c'est quelque chose qu'on appelle un biais de pouvoir c'est qu'il y a des personnes justement parce qu'elles ont écouté des centaines d'heures de podcast ou qu'il y a une espèce de starification de la personne en face et du coup elles sont pas tout à fait en capacité de dire oui ou non de façon alignée il y a plein de choses comme ça qu'on appelle des biais de consentement, c'est toutes les choses qui font que c'est pas facile de dire un vrai non donc il y a biais de pouvoir, c'en est un il y a biais d'autorité, si je suis élève dans une classe et que le prof me dit de faire quelque chose ou je suis dans un contexte où un adulte me dit de faire un truc que j'ai pas envie mais comme c'est un adulte et que je suis un enfant biais de pouvoir, biais d'autorité je le fais, il y a le biais de groupe, si l'intégralité d'un groupe a un comportement et que je suis le seul à pas vouloir le faire bah je vais avoir plus de difficultés à dire non parce que je suis le seul et j'ai pas envie d'être abat-joie donc ça c'est intéressant que tu le nommes parce que pour moi la responsabilité de la personne en posture de vente c'est d'avoir conscience de ces biais là et de réussir à les et donc si moi je sens que la personne en face sur tous les critères de est-ce que c'est la bonne offre pour sa problématique est-ce qu'elle a le problème que je sais résoudre est-ce que je me sens en capacité de l'accompagner si sur tout ça c'est non et la personne je sens que c'est juste l'excitation qui fait qu'elle a envie d'y aller parce que c'est Thomas et je suis fan blablabla c'est ma responsabilité de dire j'ai l'impression de percevoir ça et que il n'y a pas les raisons réelles réunis de venir et que c'est pas tout à fait le truc le plus ajusté je le nomme après je ne suis pas 100% responsable du comportement des autres j'ai une part de responsabilité je considère mais je ne suis pas 100% responsable de son engagement après ça dépend de ce qu'on vend aussi dans le sens où nous c'est de l'accompagnement long terme quand les gens rentrent dans le mastermind on les suit pendant deux ans et du coup là je considère bah si je sens que je suis pas prêt à passer deux ans à accompagner cette personne sur ses enjeux bah en fait je dis non quoi donc il y a aussi je dois consentir à moi-même à me dire est-ce que moi je consens à l'accompagner même s'il y a des sous et des fois la réponse est non parce que voilà il faut un match quoi après si je vends un truc asynchrone imaginons je sais pas elle accède à une formation dans mon cas où elle achète un produit c'est aussi une part de responsabilité de l'autre personne de réussir à trancher en tout ça moi je peux nommer ce que j'entends et du coup souvent les appels de vente pour moi c'est presque des appels de coaching où je reformule ce que je comprends je donne ma perspective avec ce que tu me dis moi j'ai l'impression de voir ça est-ce que ça te parle et en fait du coup ça s'équilibre au fur et à mesure si la personne elle est d'accord avec l'analyse que je lui
SPEAKER_00partage oui parce que le but c'est pas non plus de l'infantiliser de lui dire moi Thomas je comprends mieux ton besoin et je sais que là t'as pas besoin de ça tu vois exactement
SPEAKER_01ce qui n'est pas vrai jamais on peut prétendre mieux comprendre la réalité de l'autre que l'autre c'est
SPEAKER_00sûr ouais et j'en déduis que c'est toi qui fais tes appels de vente et a priori pas des closeurs qui vont être émus à la commission que si tu leur donnes ça comme consigne, ils vont pas être très contents
SPEAKER_01de bosser avec toi. Globalement, en effet, si j'ai des closeurs qui sont rémunérés pour closer, qu'est-ce qu'il va se passer
UNKNOWN?
SPEAKER_01Eux, ils ont tout intérêt parce qu'ils sont récompensés à avoir des oui, qu'ils s'en foutent d'avoir des non, ils veulent des oui. Il y a un moment donné où on avait quelqu'un qui faisait des appels de vente, elle était payée à l'heure. C'est genre bon ben voilà, t'as un appel, t'es payée à l'heure, ton but c'est pas de vendre à tout prix, ton but c'est de prendre soin de la personne, l'aider à prendre une décision alignée, patati patata. En ce moment, c'est moi qui ai l'effet, mais certainement qu'on reviendra à un modèle avec une équipe commerciale. J'ai pas de posture en mode c'est toujours moi, il faut que ce soit moi ou c'est toujours l'autre, il faut que ce soit l'autre. Ça aussi, ça varie d'année en
SPEAKER_00année. Ok. Par contre, le modèle de
SPEAKER_01rémunération, il est pour beaucoup, ça je suis grave d'accord.
SPEAKER_00Complètement. Si tu rémunères à l'obtention d'un oui, ils vont chercher à obtenir des oui.
SPEAKER_01Exactement. Et du coup, ils seront biaisés à ça et ils vont pas forcément écouter les
SPEAKER_00signaux. Ah ouais. Et les signaux que tu cherches à capter chez les gens avec qui tu fais des appels, c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Soit les signaux que tu cherches à capter ou les signaux que tu ne veux absolument pas voir, tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou un signal qu'une personne, tu vois que son business est en train de l'épuiser.
SPEAKER_01Ça pourrait être quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors... je vais te parler un peu de notre protocole d'appel peut-être comme ça ça permet de répondre en partie aux questions moi ce que je fais en ce moment c'est que je propose aux personnes qu'on fasse un audit donc notre appel de vente entre guillemets c'est un audit où elle a un gros questionnaire avec plein de questions à remplir ce qui permet à peu près pour moi d'avoir une image globale d'où elle en est dans son projet et en parallèle de ça je les demande de s'auto-identifier dans 4 profils types qu'on a dans notre clientèle les gens qui sont au début tout lancement tout frais j'arrive un peu avec pas de passif donc c'est vraiment genre je me lance dans l'aventure c'est parti les personnes qui sont à leur compte depuis un moment mais qui n'ont pas encore touché le stade de rentabilité donc ça c'est des personnes qui ont pivoté sur différentes offres ou différentes cibles elles ne trouvent pas encore le truc qui tourne c'est souvent des personnes qui ont le chômage à côté et qui arrivent presque à la fin du chômage et qui se secouent un peu en mode ok maintenant ça marche ensuite il y a un profil qui est plutôt ça tourne mais j'ai pas vraiment de structure d'entreprise donc ça c'est souvent des personnes qui ont des missions qui s'enchaînent le bouche à oreille marche bien je gagne ma vie mais j'ai pas l'impression d'avoir une boîte quoi genre j'ai pas une offre hyper structurée j'ai pas vraiment de méthode de travail enfin tu vois c'est vraiment un peu le chaos constant mais les sous sont là et ensuite le dernier profil c'est des personnes qui arrivent à la fin d'un cycle et qui sont dans une sorte de bon bah j'ai envie de me réinventer j'ai l'impression de répéter un peu les mêmes choses tout le temps et je suis fatigué de ça. Et du coup, là, on peut avoir plein de niveaux d'expérience parce que ces cycles-là, ils arrivent assez régulièrement au final. Donc, il y a des gens, ça fait 15 ans que c'est à leur compte et ils sont en mode, bon, le marché a bougé en 15 ans et je ne sais pas comment réinventer la chose parce que je suis bloqué dans mes schémas. Donc, je les demande de s'auto-positionner dans un de ces profils, ce qui, moi, me permet du coup d'avoir une lecture différente selon leur auto-analyse de où elles en sont. Et après, avant chaque appel, avec tous truc-là, je vais checker leur site, leur réseau, machin. Et ensuite, au début de l'appel, en gros, la proposition que je leur fais, c'est de dire, voilà ce que je comprends de ta situation avec tous les éléments que tu m'as donnés. Donc, je leur fais une lecture de mon analyse. Et ensuite, elles me disent, oui, non, peut-être, on complémente, je pose des questions pour comprendre. Le but de l'appel étant de dire, ma compréhension de où t'en es, c'est ça. Ma compréhension des problématiques que tu dois résoudre en ce moment, c'est ça. Du coup, les grandes pistes de travail, c'est A, B, C. est-ce que tu as envie que je te raconte à quoi ça ressemblerait si tu le fais avec nous
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et là, du coup, je leur parle selon leur position du programme qui me semble le plus pertinent par rapport à nos deux programmes et on rentre dans, j'explique comment ça se passe, elles me posent des questions,
SPEAKER_00etc. Ok. C'est vraiment un boulot, un gros boulot que tu fais toi, tu vois, c'est pas juste, viens, on se prend une demi-heure, une heure ou je sais pas combien de temps ça dure, tu me parles et en gros, je te dis, telle offre est la plus adaptée.
SPEAKER_01Pour moi, c'est important de réussir à capter aussi où en sont les gens parce que du coup sinon je fais juste le travail d'une page de vente, c'est à dire la personne elle est intéressée, elle regarde la méthode je réponds à des questions mais c'est difficile de faire ce travail tout à l'heure où je te disais je cherche une réponse alignée pour la personne si j'ai pas le contexte donc là en ayant le contexte ça me permet de dire bah de ma compréhension c'est ça les problématiques sur lesquelles tu peux travailler, voilà comment tu le ferais avec nous et si la personne je vois qu'elle est en hésitation et tout je dis bah c'est quoi l'alternative comment tu vas t'y prendre si tu bosses pas avec nous parce que mon but c'est que la personne elle sente ok bah je sais où je vais et je me sens aligné avec le fait soit d'y aller seul soit d'y aller accompagné soit de chercher un autre contexte qui me correspond mieux donc c'est ça mon but et sans avoir le contexte de fond c'est difficile à faire les appels ils durent à peu près 45 minutes du coup puisque ça prend du temps tu vois genre il y a 25 minutes de interaction discussion et ensuite 20 15 de présentation enfin ça enchaîne comme ça et après j'ai un suivi commercial de bon bah je les laisse du temps pour réfléchir, pour redescendre. On convient d'une date à laquelle on se recontacte pour en parler. Et du coup, on prend la suite à partir de
SPEAKER_00là. Et ces appels-là, c'est aujourd'hui ta seule source d'acquisition, de signature des nouveaux clients
UNKNOWN?
SPEAKER_01Dans le sens où on ne fait que de l'accompagnement long terme de un ou deux ans. Moi, je ne veux pas m'engager avec des personnes sur un ou deux ans avec qui je n'ai pas discuté en amont. Donc en ce moment, c'est que sur appel. Par le passé, on a fait d'autres choses, des formations, des trucs comme ça, où là, les gens pouvaient s'inscrire comme ils voulaient. Mais là, maintenant, il faut passer par
SPEAKER_00l'appel. OK. Et pourquoi vous avez décidé de vous focaliser sur ces accompagnements longs et de laisser tomber la
SPEAKER_01formation
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a plusieurs signaux. La première chose, c'est que après avoir expérimenté plein de formats en tant que participant, mais aussi en tant qu'accompagnant, ce que j'observe, c'est que la plupart des formats courts qui existent, donc je vais commencer par accompagnement et ensuite je te parle de formation asynchrone, mais ce que j'observe sur la partie accompagnement, c'est que quand on est sur des formats courts, ça demande soit d'avoir beaucoup d'espace libre, c'est-à-dire en fait, il n'y a pas vraiment d'existant et la personne n'est peut faire que suivre un accompagnement et se former et faire le taf. Et nous, du coup, ce n'est pas vraiment la réalité des clients qu'on accompagne, mis à part les gens qui sont au tout début en lancement. Ou alors, s'il y a un existant, il y a des clients et des trucs qui tournent, ça demande à la personne soit d'augmenter son volume horaire pour réussir à encaisser l'intensité de l'accompagnement. Parce que quand c'est sur du court terme, on est obligé de se mettre un peu en mode performance. Genre, j'achète un accompagnement sur trois mois, ça me coûte 3000 balles, je n'en sais rien, ce que ça écoute, j'ai envie de tirer le max, donc je vais augmenter l'intensité horaire, l'intensité de mes journées, de mes semaines. Et du coup, moi, ce que j'observe, c'est que c'est une des meilleures manières de te cramer, en fait. Et soit de ne pas réussir à tirer le max de l'accompagnement, soit d'essayer de tirer le max, mais du coup, tu te fais du mal sur le chemin et il y a un truc de... c'est pas confortable comme cheminement, quoi. Donc ça, c'est un des premiers trucs. Et nous, on n'a pas envie de mettre les gens en mode performance. On ne considère pas que c'est utile et pertinent donc on a envie qu'il y ait le temps l'espace que les choses digèrent qu'on teste qu'on revienne l'autre élément c'est que ce que j'observe sur les formats courts donc pareil je reprends 3 mois parce que c'est un peu la norme sur le marché de l'accompagnement de se faire des trucs de 3 mois c'est qu'en fait quand t'as 3 mois tu n'as que réalistement le temps de construire quelque chose de nouveau t'as pas le temps de construire tester corriger reconstruire retester jusqu'à trouver ce qui va fonctionner et tout ce qu'on va à faire dans nos aventures entrepreneuriales elles ont besoin de boucles de feedback on a besoin de construire un truc dans notre chambre dans notre coin aller le tester sur le terrain revenir pour affiner retester sur le terrain et on fait juste de l'ajustement au fur et à mesure et ce qui m'apparaît du coup c'est que les gens qui suivent un programme court ont le temps de construire puis fin de l'accompagnement c'est parti je vais sur le terrain pour tester et le moment où ça marche pas c'est le moment où j'ai le plus besoin d'accompagnement mais c'est le moment où je suis de nouveau seul et du coup je passe au prochain accompagnement et je trompe avec une nouvelle personne qui m'accompagne qui a une vision radicalement différente de la personne d'avant et du coup je laisse de côté ce que j'ai construit je reconstruis un nouveau truc et en fait je suis juste en train de lancer plein de boucles différentes parce que les gens en face de moi sont bien fermés dans leur vision de c'est comme ça qu'il faut faire ou c'est comme ça qu'il faut faire et du coup j'accumule plein de trucs différents sans réussir à créer un contexte cohérent entre à chaque fois et je passe de frustration en frustration en dépensant les sous donc nous on s'est dit on va inverser ça et se dire on n'est pas là pour construire un truc et te laisser tout seul dans ton coin on est là pour les boucles d'itération ce qui est génial avec le suivi long terme c'est qu'à chaque boucle d'itération l'alliance d'accompagnement elle est de plus en plus forte parce qu'on connait de plus en plus les gens les gens font de plus en plus confiance et se sentent en sécurité donc on peut travailler sur des trucs de plus en plus profond et du coup à la fin c'est hyper fort l'alliance qu'on a créé avec les personnes qu'on suit et en plus on n'est pas en mode performance ça permet d'avoir avoir des changements qui sont vraiment profonds et durables, des vraies transformations. Et ce n'est pas juste, bon, on a picougé ton site, tu as plus de trafic. Bon, ben voilà. Genre, on trouve un vrai équilibre nouveau en deux ans. Je parle spécifiquement du mastermind puisque l'autre programme, c'est un autre objectif. Mais du coup, voilà, ça permet d'aller vraiment en profondeur. Et ensuite, pourquoi on ne fait plus de formation
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a une réflexion ouverte là-dessus. Je pense qu'il y a plein de gens qui encore... ce format là où elles sont très autonomes elles se connectent elles suivent un truc de A à Z ok j'ai acquis une compétence c'est chouette moi j'observe qu'il y a quand même une énorme partie de notre écosystème pour qui c'est plus compliqué que ça et que ok je suis des vidéos je fais des exos mais quand j'ai des questions j'arrive pas à les dépasser moi-même et j'ai besoin d'une interaction avec quelqu'un et du coup nous ça nous inspire davantage d'être la boîte qui produit cet accompagnement client qualitatif que de d'être une bibliothèque de formation en ligne, tu vois. Donc, bon, je réfléchis quand même à me dire, bon, peut-être qu'on peut être hybride et on a nos programmes et pour la partie de notre audience qui a juste envie d'accéder à notre façon de concevoir des méthodos, tu peux acheter juste la formation parce que dans nos programmes, tu as accès à toutes les formations qui sont en fait des outils qu'on utilise dans l'accompagnement, de dire, bon, OK, Paul, tu as ce problème, va regarder le protocole sur ce module, tu regardes les quatre vidéos, tu fais les exos, tu les renvoies après, Et du coup, on fait du ping-pong comme ça. Mais bon, je pense qu'on a tous et toutes dépassé ce truc de « je vais suivre une formation et ça va transformer ma vie ». On sait très bien que c'est plus dur que ça. Et encore une fois, comme je mentionnais tout à l'heure, il y a beaucoup de gens qui se sont fortement enrichis sur des gens qui achètent des formations mais ne vont jamais au bout de ces formations. Donc en fait, j'ai fait des sous sans délivrer ce pour quoi j'ai fait des sous. Et pour moi, ce ne sont pas des boîtes qui sont pertinentes à exister celles-ci, malheureusement.
SPEAKER_00Ils ont maximisé l'enjeu du chiffre d'affaires pour le monde. Mais pas forcément les
SPEAKER_01autres. Exactement. Ce qui est frustrant, c'est qu'on prend ces gens-là pour des génies et il faut absolument écouter leurs paroles parce qu'elles affichent le chiffre d'affaires. Alors qu'en fait, ça se trouve juste, je suis très forte à exploiter les gens en appel de vente, mais je n'ai aucune autre compétence et on considère que du coup, elles savent tout sur tout.
SPEAKER_00C'est débile. Tu arrives à... Tu vois, tu demandes des engagements longs, donc un à deux ans versus trois mois qui est une norme, même si Je trouve déjà les formations de trois mois, c'est déjà des accompagnements longs, des cursus longs. Toi, tu arrives à voir les gens qui... qui sont OK pour s'engager sur un truc de deux ans et à les maintenir jusqu'au bout, tu vois, engagés sur les deux ans.
SPEAKER_01Alors là aussi, il y a un truc intéressant, c'est que notre but, ce n'est pas que les gens soient 100% engagés 100% du
SPEAKER_02temps.
SPEAKER_01C'est ça qui est intéressant sur deux années, c'est que ce qui arrive naturellement dans n'importe quel contexte, tout le monde décroche à un moment donné. Même si c'est un truc de trois mois, tu décroches. Il y a toujours un moment où tu décroches, ne serait-ce qu'une ou deux semaines, tu vois. Et dans les choses courtes, les personnes qui décrochent, elles vont s'auto-juger, elles vont se dire « Ah, je suis vraiment une mauvaise personne, je suis nul, j'aurais pas dû ». Tu vois, il y a une sorte de jugement intérieur, mais aussi les formateurs et formatrices, malheureusement, portent du jugement sur les gens qui décrochent. « Tu devrais pas décrocher, ta-ta-ta ». Nous, le décrochage, il fait partie du protocole. C'est-à-dire que c'est normal que les gens décrochent. et on leur dit sur deux ans tu vas décrocher ce qui est chouette c'est que du coup sur le long terme nous on porte la responsabilité de raccrocher les wagons et dans notre protocole d'accompagnement nous on a une base de données quand on voit que les gens ça fait un moment qu'on les a pas vus c'est nous qu'allons les relancer et on les relance sur notre plateforme puis par mail puis même par sms parce qu'on a les numéros des gens donc c'est notre taf de suivre les gens pour que quand ça décroche ça revient et ce qui est chouette c'est que parfois il y a des décrochages qui sont volontaires c'est à dire en fait là ça tourne j'ai plein de clients, j'ai plein de taf. Je ne ressens pas le besoin de venir me challenger dans les coachings et tout. Et du coup, ok, très bien. Tu nous dis quand tu reviens, on est là pour toi. Et du coup, on rentre plus dans un cadre où on est là vraiment pour répondre aux enjeux réels du terrain plutôt que de se dire, il faut que je construise la meilleure expérience client dans le truc parce que je me suis engagé dans la formation alors qu'en fait, ce n'est peut-être pas du tout la priorité de la boîte à court terme. Donc, il y a ça. Ensuite, évidemment, le l'engagement long terme ça peut générer des angoisses et des peurs pour certaines personnes il y a des personnes des fois qui arrivent en mode waouh j'arrive même pas à savoir ce que je vais faire d'ici 3 mois ou 6 mois ça fait peur de s'engager sur 2 années complètes d'accompagnement la première chose c'est évidemment qu'on n'enferme personne c'est pas parce que tu t'engages tu as la volonté de t'engager sur les 2 années que du coup ok merci Paul on garde ta carte et on va te saigner ta carte tous les mois c'est pas du tout ça à l'accord, mais c'est plutôt de dire qu'on a l'élan de s'engager ensemble dans un suivi long terme. Et ensuite, s'il se passe un truc force majeure dans le monde, on ne va pas t'attacher. Il y a des personnes, par exemple, qui s'engagent avec nous. Malheureusement, quelqu'un de leurs proches se retrouve à avoir un cancer et décide « je mets ma boîte sur pause parce que j'ai envie d'accompagner mon parent ou mon conjoint ou mon enfant, encore pire, dans cette situation. » On dit « ok, pas de souci. » on fait une pause ou on arrête et tu te... Enfin, voilà, la vie, elle change. Donc, voilà, c'est une discussion humaine. Mais, par contre, ce qui est important pour nous, c'est de se dire que la philosophie dont je t'ai parlé là de pourquoi on fait du long terme, ça parle à la personne en face, elles se sentent sécurisées par ça. Et il y a plein de gens qui nous disent « Je veux bosser avec vous parce que c'est deux ans, parce qu'il y a la sécurité, parce que je sais que si je m'engage, nous aussi, on s'engage sur deux ans. » Et c'est un gros signe de confiance de notre part de dire « « Ok, toi, on veut te suivre pendant deux ans. On est là avec toi pendant deux ans. » Et du coup, ça crée de la confiance. Les gens se disent « Ok, c'est pas quelqu'un qui va prendre mon argent et dans trois mois, on n'a rien à branler de ma tête. » C'est genre un engagement mutuel à « Faisons en sorte que ça marche. Allons-y. Avançons. » Et du coup, il y a des personnes qui veulent ça ou ça les rassure encore plus d'avoir ça. Parce que c'est... Pour moi, c'est un signe de « J'ai confiance dans ce que je fais en tant qu'accompagnant. J'ai confiance dans la méthode. » tellement confiance dans la méthode que je m'engage sur deux ans avec toi tu vois donc c'est un signal fort aussi et après c'est pas pour tout le monde il y a des gens pour qui c'est trop tôt on les rebascule sur le format un an un an ça les rassure davantage il y a des gens même un an c'est trop bah on bosse avec d'autres gens en fait c'est ok si ça te parle pas ça te parle pas c'est ok je vais pas
SPEAKER_00te c'est pas grave il y a plein d'autres gens sur le marché c'est clair et toi Thomas d'avoir de signer des contrats pour deux ans, est-ce qu'il n'y a pas un côté... Il y a beaucoup de gens, je trouve, quand on démarre l'entrepreneuriat web, il y a un côté de recherche de liberté, de suivre les envies, tout ça. Savoir que tu as des engagements sur les deux prochaines années, est-ce qu'il n'y a pas un côté un peu de stress ou... Pas forcément de stress, mais de se sentir un peu emprisonné d'une certaine manière
UNKNOWN?
SPEAKER_01Moi, j'ai l'impression que la plateforme que j'ai construite avec mon entreprise m'offre la liberté d'explorer tous les sujets que j'ai envie d'explorer. Et j'ai presque envie de renverser le truc. Le fait d'avoir des contrats sur deux ans avec des gens qui, a priori, sont d'accord de verser leur mensualité tous les deux ans, tous les mois, pendant deux ans, c'est sécurisant de fou, en fait. Là, je sais qu'on est en mai 2026. Je sais qu'il y a des personnes, mai 2028, elles vont en payer leur mensualité. Du coup, c'est fou de se dire je peux piloter ma boîte à l'horizon de un ou deux ans en avance parce que j'ai ce qu'on appelle en anglais le MRR, Monthly Recurring Revenue. C'est un modèle que, au final, tu as une base solide, tu vois. Et du coup, tu peux piloter, tu peux prendre des décisions d'investissement. On n'est pas à l'abri d'erreurs, mais globalement, là, dans le mastermind, il y a 37 personnes. Il n'y a pas 37 personnes qui vont décrocher tout d'un coup ou décider que cas de force majeure, il faut que j'arrête, il faut que je fasse autre chose. Ça n'arrive
SPEAKER_03pas.
SPEAKER_01Donc, à l'inverse de m'enfermer j'ai l'impression que ça me libère ça me fait me dire ok j'ai ces gens là sur la durée on a une base sur laquelle on est construite qu'est-ce que je peux construire de plus et le positionnement très particulier qu'on a fait que si j'ai envie en moment d'explorer je sais pas là il y a un sujet que j'ai envie de bouquiner j'ai un bouquin que je vais pas attaquer sur la planification écologique j'ai la place pour le faire en fait parce que c'est un sujet qui va parler à une partie de nos clientèles et je vais pouvoir dire ok qu'est-ce que ça ferait si Si on vivait dans une société où c'était écologiquement planifié au niveau de l'économie globale, qu'est-ce que ça changerait pour vous
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment on explore ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment on peut faire ça presque à notre niveau aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a une richesse qu'on peut rajouter un par couche à chaque fois. Je suis encouragé à suivre la politique. Ça, ça me fascine. J'adore. Et je peux le faire parce qu'il y a cette question de comment nos entreprises dialoguent avec les enjeux politiques. Je continue d'explorer des sujets business. Là, il y a la facturation électronique qui arrive de façon obligatoire. Bon, ben... J'ai envie de le comprendre pour moi, mais je peux le transmettre aux autres. La plateforme est si large, au final, que je ne me sens pas enfermé. Je me sens, au contraire, j'ai tellement
SPEAKER_00de place. Ok. Et le mastermind du coup surf c'est celui des deux ans ouais si je m'y inscris enfin si quelqu'un s'y inscrit il a accès à quoi concrètement comment ça se
SPEAKER_01passe j'adore
SPEAKER_00parce qu'au final je déroule un peu mon appel de vente tu fais un appel de vente j'ai envie de comprendre en fait tu vois moi ce qui m'intéresse vraiment c'est de comprendre la structure d'un business de quelqu'un et comment surtout comment fonctionne ton entreprise et comment ça t'impacte toi, Thomas
UNKNOWN?
SPEAKER_00D'où ma question sur est-ce que tu te sens prisonnier ou quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que tu dois faire des appels tous les jours
UNKNOWN?
SPEAKER_00Combien de temps ça prend dans ton agenda
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est ça que j'ai envie de
SPEAKER_01comprendre. Les modalités pédagogiques du mastermind, c'est une durée de deux ans. Sur les deux années, la première chose qui est celle où les membres sentent qu'il y a le plus d'impact c'est qu'il y a 5 immersions à vivre les immersions il y en a 3 en présentiel donc c'est des séminaires sur plusieurs jours où on regroupe les membres du mastermind et il y a 2 bootcamps qui sont là sur 8 à 12 semaines un cours toutes les semaines des exercices à faire entre et donc quand tu rentres dans le groupe t'as un ticket pour chacune de ces expériences et tu les vis quand tu veux nous on les anime chaque année et ensuite les personnes selon leur calendrier elles se gèrent donc il y en a qui font les 5 la première année la deuxième année que du en ligne Il y a des gens qui étalent sur les deux ans. Et du coup, il y a une diversité de rythmes. Mais souvent, ça fait sens pour les gens quoi qu'ils. Donc ça, c'est... Beaucoup de gens viennent dans notre mastermind parce qu'elles ont envie de présentiel. Elles en ont ras-le-cul d'être seules derrière leur ordi chez elles. Donc ça, c'est quand même un morceau mastoc. En complément de ça, ensuite, il y a du coaching pour le groupe toutes les semaines. Il y a une session minimum par semaine qui est avec un de mes acolytes qui s'appelle Jules. Donc, Donc là, c'est tu te présentes, tu as une problématique, tu peux la déposer et Jules traite les problématiques individuelles au fur et à mesure de la session au sein du groupe. Donc tu as tes problématiques plus tu entends celles des autres et ça fait cheminer aussi. Et ensuite, une semaine sur deux, il y a une session supplémentaire. Soit c'est une session de planification stratégique où en gros, moi, je guide les gens dans un protocole pour analyser mon objectif du mois dernier, c'était ça. Qu'est-ce qui a bien marché
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce qui n'a pas bien marché
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce que j'apprends de ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce que j'ai envie d'emmener dans mon mois suivant basé sur ça, puis c'est quoi l'objectif du mois qui commence, c'est quoi mon plan d'action, comment je mesure ma réussite comment je cale tout ça dans mon agenda et l'idée c'est qu'on est analysé plus préparé le mois suivant, donc on fait ça tous les mois, et au milieu du mois il y a une session de coaching qui est un peu plus vaste, où en gros on essaye de comprendre les enjeux communs qui se tissent en ce moment dans le groupe et Dani qui est la troisième de l'équipe crée une sorte de protocole d'accompagnement basé sur les enjeux qu'on perçoit dans le groupe par exemple je sais pas questionnement sur la légitimité ou questionnement sur comment je fais pour continuer de trouver de la motivation alors que le monde autour de moi est dans des situations très difficiles et ça me touche émotionnellement de voir tous les jours la guerre les problèmes écologiques machin truc alors que enfin voilà il faut continuer de faire vivre le bise donc c'est des on crée des protocoles d'accompagnement pour les sujets qu'on voit être les sujets du moment parce que il y a des phases aussi par lesquelles le groupe passe même si tout le monde travaille pas sur la même Ensuite, en parallèle de ça, chaque membre a une conversation de suivi avec nous quatre, avec nous trois coachs. Donc, c'est une conversation à quatre où n'importe quel moment, les gens font des vocaux, déposent leurs exos, nous montrent des fichiers. Enfin, voilà, c'est une discussion ouverte en asynchrone tout le temps. La raison pour laquelle on le fait à quatre, c'est que c'est très important pour nous de casser le fantasme de la personne qui me coache sait tout et moi, je ne sais rien et de ramener un peu plus d'horizontalité dans la relation où nous on est trois nous trois n'avons pas tout à fait les mêmes points de vue et les mêmes expériences et les mêmes compétences et du coup quand la personne elle dépose une problématique en fait on est toutes les quatre autour de la problématique elle y compris à donner des perspectives différentes ce qui l'aide à trancher et surtout muscler ce que je considère être la compétence entrepreneuriale la plus importante la capacité à prendre des décisions de manière imparfaite c'est impossible d'avoir toutes les données pour prendre une décision parfaite on ne va que réussir à se rapprocher de la vérité on va jamais la trouver et du coup c'est hyper important que les gens se sentent en compétence de ok j'analyse je prends les données je décide j'analyse je prends les données je décide là où malheureusement beaucoup de personnes qui ont l'habitude d'être dans des accompagnements des mastermind des trucs elles ont l'impression de plus avoir la compétence de choix et de toujours attendre que quelqu'un à l'extérieur leur dise quoi faire et en fait du coup elles dirigent pas leur business elles opérationnalisent les décisions du coach alors que comme on a dit tout à l'heure très bien moi je ne peux pas être je ne sais pas tout de la réalité de la personne je peux l'aider à prendre les meilleures décisions mais c'est elle qui doit trancher avec sa connaissance donc c'est pour ça qu'on est quatre dans le suivi et après il y a des vidéos des exos des formations des machins des trucs vers lesquels on redirige les gens si c'est pertinent mais le but c'est pas de tout suivre parce qu'il y a tellement d'heures de trucs que les gens pourraient passer quasiment deux ans à juste regarder des vidéos le but c'est vraiment qu'elles bossent quoi donc il n'y a pas de protocole à suivre de A à Z c'est plus nous on les redirige vers les bonnes ressources parce qu'on en a registre plein de choses, on crée plein de contenus, plein
SPEAKER_03de
SPEAKER_01cours. Les trois grosses briques, c'est les événements, les coachings hebdo, il y en a au moins une par semaine, et le suivi individuel. Et ensuite, du coup, tout ça se connecte ensemble, sachant qu'après, il y a l'intelligence collective du groupe, on les match en partenaire de responsabilité, ils font des co-working entre eux toutes les semaines sur la plateforme en ligne. Il y a une vie de groupe qui
SPEAKER_00s'installe. Trop bien. Et c'est une offre qui est quand même assez, j'ai envie de dire, complexe dans le sens où il y a plein de briques différentes comment vous en êtes venu à la créer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que c'est de l'itération comme ce que tu conseilles de faire
UNKNOWN?
SPEAKER_01Évidemment de l'itération. Et alors
SPEAKER_00t'es parti de où
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'était quoi le chemin
UNKNOWN?
SPEAKER_00La première version
SPEAKER_01de ça c'était une formation en ligne qui est maintenant une des formations à l'intérieur du truc. C'était en 2019 je crois la toute première version de ça et en gros le point de rencontre du début c'est Dany qui a été ma première coach perso pour moi qui vient du coup du monde sociologie développement personnel enfin voilà plus le milieu travailler sur soi et quand on s'est rencontré moi j'étais à fond dans mes trucs marketing stratégie de marque quand j'étais consultant dans ma vie de freelance quoi et on s'est dit merveilleux mélange de compétences il y a quelque chose à faire donc on a fait une formation cette formation ensuite on y a rajouté du coaching ensuite on y a rajouté un slack puis on y a rajouté enfin tu vois ça s'est étendu d'année en année jusqu'à ce que c'est aujourd'hui mais à l'époque on était deux et c'était une formation en ligne au tout début mais voilà d'année en année comment on améliore le process c'est quoi les retours qu'on a eu ok rajoutons ça ok et le prix je pense la toute la première fois où on a fait un webinar pour présenter la formation on le vendait 400 balles maintenant c'est un accompagnement sur deux ans qui coûte 8000 euros
SPEAKER_00donc
SPEAKER_01ça a bien
SPEAKER_00évolué entre temps tu vois le prix a changé mais après la durée la qualité enfin pas la qualité mais le la profondeur voilà la profondeur c'est pas du tout la même Et aujourd'hui, vous
SPEAKER_01continuez de faire évoluer l'offre
UNKNOWN?
SPEAKER_01Là, par exemple, un des changements récents, historiquement, on fonctionnait par promo annuel. Donc, il y avait une promo tous les étés. Maintenant, on fait des entrées mensuelles. Donc, le groupe évolue un peu tous les mois avec quelques personnes qui arrivent tous les mois. Pas trop, parce que sinon, nous, on n'arrive pas à suivre. Mais ça nous permet d'apprendre à connaître les gens plus facilement au fil de l'eau, plutôt que d'avoir tout d'un coup 30 personnes ou 20 personnes qui arrivent. Oui. Et du coup, ce qu'on faisait quand il y avait des promos, c'est qu'on faisait un grand kick-off en call où tout le monde se rencontrait et tout. Et là, on n'avait plus fait ça parce que c'était arrivé au compte-gouttes. Et on prend conscience que les gens ont du mal à créer la sensation d'appartenance au groupe sans ça. Donc, on essaie de le rajouter sans le faire tous les mois. Mais du coup, le protocole d'accompagnement, il change tout le temps. Là, on va intégrer une nouvelle personne. On va passer à quatre. Trois coachs et une personne en supervision au-dessus des coachs. Donc, pareil, là, le protocole d'accompagnement, il va changer aussi. Donc voilà, c'est toujours vivant. Nous, notre... La promesse qu'on fait aux gens qui s'engagent au début, c'est de dire, on est là pour répondre à tes besoins. S'il y a un besoin qui émerge pour toi auquel on ne sait pas répondre parce que c'est soit pas dans les ressources pédagogiques, soit c'est pas dans notre spectre de compétences, on va trouver une solution pour toi. Et donc forcément, ça, ça fait que le protocole, il évolue aussi de façon organique selon les
SPEAKER_00membres, quoi. Et est-ce que vous avez un maximum... de
SPEAKER_01membres
UNKNOWN?
SPEAKER_01On l'a estimé à 20 personnes par coach, donc 60 en tout en ce
SPEAKER_00moment. Ok. Et ça, c'est lié à votre temps ou juste vous voulez que ça reste à taille humaine
UNKNOWN?
SPEAKER_00On
SPEAKER_01considère que ça va être difficile d'avoir un niveau de compréhension des enjeux des personnes assez précis si ça dépasse les 20 personnes par tête. Et donc, on suit une espèce de petite répartition de, bon, il faut qu'au moins l'une d'entre nous ait une connaissance très précise d'une partie des personnes et après du coup ça se reporte un peu les unes sur les autres quoi parce que sinon pour une personne c'est impossible et on s'est dit 20 ça nous semble être un chiffre pertinent sachant que là comme je le disais c'est 60 notes max mais pour l'instant on est à 37 là en ce moment et ça monte ça descend selon les arrivées et les départs donc donc ouais c'est la limite max qu'on se donne si un jour on arrive à cette limite max du coup ça sera bon ben voilà il n'y a plus de place en ce moment mettez-vous sur liste d'attente augmente tes prix ou on prend prendra quelqu'un d'autre. Mon but, de toute façon, nous, on veut avoir une belle représentativité de plein de postures et de points de vue d'entrepreneuriat dans les personnes qui font de l'accompagnement chez nous. Donc, si on a les moyens de faire en sorte qu'il y ait plus d'accompagnantes, on le
SPEAKER_00fera. Ok. Trop bien. Et donc, tu dirais, les gens qui viennent, les membres, D'après ce que tu me dis, j'ai l'impression qu'ils viennent plus chercher un genre de feedback et d'esprit de communauté ou quelqu'un qui leur met un petit coup de pied aux fesses quand il y a besoin. C'est ça qu'ils achètent finalement.
SPEAKER_01Oui, il y a un peu des deux. Globalement, l'envie, c'est faire partie d'un groupe de pairs aux visions communes. Comme je te le disais au début, c'est beaucoup de gens qui ne se reconnaissent pas dans la vision par défaut du business et dans l'espèce de dogme dominant. Donc, c'est des gens qui déjà ont ce socle de valeurs communes et qui se sentent seuls avec ce socle de valeur dans leur vie de tous les jours et qui du coup veulent trouver des gens qui leur ressemblent donc ça je pense c'est vraiment un des premiers points et le second c'est de se dire bah en fait j'ai une équipe derrière moi en soutien je suis pas seul à essayer de comprendre comment on s'en sort dans ce truc là bah là tu passes de tout seul à au moins trois accompagnantes qui se serrent les coudes avec toi plus tout le reste du groupe donc il y a cette volonté d'avoir des lectures multiples pour bien piloter le projet et le faire évoluer. Je pense que c'est l'autre chose. Et aussi de se dire, j'ai accès à des méthodes que j'ai à suivre, je peux un peu enlever le cerveau et arrêter de toujours, moi, devoir réinventer la roue. C'est assez soulageant des fois de se dire, je fais confiance au processus et
SPEAKER_00j'arrête de me battre. Tu te laisses
SPEAKER_01un peu guider, ça fait du bien des fois. Et puis, il y a des gens qui sont en mode, j'ai trop envie de vivre des moments en présentiel avec des gens qui me ressemblent et qui viennent pour le présentiel et les séminaires. Des fois, c'est la seule justification, c'est c'est genre, j'ai envie de faire vos séminaires, ils ont l'air incroyables, donc c'est là.
SPEAKER_00J'ai envie de vous rencontrer, vous avez l'air gentils. Et alors, si on remonte un peu ton... Enfin, si on dézoome, tu vois, ton business. Donc, L'arrivée, toi, c'est ces masterminds. Tu les fais entrer via les appels de vente, les audits. Comment tu amènes des gens sur cet audit
UNKNOWN?
SPEAKER_00Si on part de tout en haut, comment ils te découvrent
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment ils entrent dans ton
SPEAKER_01univers
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, ce qui est intéressant, c'est que c'est en plein changement en ce moment le système marketing, puisque j'ai quitté les réseaux sociaux il y a un peu plus de deux mois maintenant, bientôt trois. J'ai arrêté LinkedIn et Insta. Mais historiquement, les outils de découverte, c'est... Mon contenu sur les réseaux et le podcast. Le podcast, je l'anime depuis 2019. C'est un peu devenu quand même un des podcasts références pour les freelances dans l'écosystème, ce qu'il est toujours cité dans les articles qui parlent des podcasts business et tout. Donc, historiquement, c'est ça. Ce sur quoi j'essaye de beaucoup travailler en ce moment pour la découverte, c'est affiliation mise en réseau par les gens qui sont actuellement dedans. On a rajouté un outil depuis l'année dernière, je crois. On l'a ouvert au public. On a une partie gratuite de notre communauté en ligne maintenant. C'est en gros la plateforme sur laquelle on mène tous nos accompagnements. Il y a du coup la partie du Mastermind, la partie pour le programme de préparation au Mastermind qu'elle offre sur un an. Et on s'est dit, rajoutons une brique gratuite. et du coup là il se passe plein de choses les membres font des ateliers pour les autres membres les coworking ils sont ouverts pas que à nos clientes mais aussi aux personnes qui sont dans cet espace donc il y a un peu un truc de essayons de fédérer tous les entrepreneurs indépendants et toutes les entrepreneuses indépendantes qui ont une vision commune du monde et une partie d'entre ces personnes auront l'envie de bosser avec nous et d'aller plus loin donc ça c'est un outil qu'on utilise pas mal où les gens se cooptent pour venir sur l'outil c'est un peu notre lead magnet du moment quoi ok après là j'essaye de bosser sur le référencement le SEO j'ai jamais vraiment pris ça comme un projet mais là c'est un peu projet sérieux on a refait le site donc j'essaye d'être plus sérieux sur le référencement donc globalement ma strat pour la découverte en ce moment c'est SEO le podcast quand même qui reste un truc sur lequel je positionnais depuis longtemps avec une brique YouTube parce que YouTube au final est au service du référencement et du SEO aussi et partage par les anciennes et les anciens sous soit sous forme d'affiliation payante pour les gens qui ont fini ou qui sont en cours du mastermind et qui se disent « je suis prête à en parler parce que ça me plaît de ouf », soit juste par « ah, c'est trop bien ce qu'on vit dans la communauté, viens le vivre aussi », et on essaye de fonctionner comme ça. Donc ça, c'est la découverte. Et l'idée ensuite, c'est soit pour les gens qui sont inscrits à l'une de ces endroits et sont sur notre newsletter, et du coup, dans la newsletter, réussir à qualifier les profils selon les quatre profils que je te disais tout à l'heure, sur le site, les gens peuvent s'inscrire pour avoir avoir une série mail sur chacun de ces sites donc ça les préqualifie en mode ok telle personne a tel profil et l'idée c'est que toutes ces choses la communauté les séquences de newsletter le podcast machin ramène vers prends un appel audit avec thomas 45 minutes pour analyser ta boîte ensemble et là selon les profils quand c'est pertinent je propose nos accompagnements
SPEAKER_00ok tu dirais que tu fais combien d'audit par semaine ou par mois je sais pas comment tu travailles
SPEAKER_01ça varie les semaines les plus intenses après que j'ai fait on fait parfois des événements de conversion donc donc genre, là, en début d'année, j'ai fait un séminaire gratuit de trois jours, c'était trois fois trois heures, trois heures par jour, et c'était genre notre vision du business, ça s'appelait Business for Humans, donc genre, viens faire du business comme les humains, pas comme les machines, et à la fin, j'ai dit, voilà, pour toutes les personnes qui étaient là, j'ai présenté nos offres, si vous voulez faire un audit pour qu'on en parle et tout, donc là, j'avais des semaines à genre neuf, et après, des fois, je me bloque des semaines où j'en ai pas, ou du coup, c'est zéro, quoi, donc ça aussi entre 0 et 9 9 étant le plus intense que j'ai eu pour l'instant parce que j'ai pas envie d'en faire 1000 par semaine non plus sinon ça m'éclate en moyenne c'est genre je dirais peut-être 3-4 quand je le pousse sachant que ça c'est encore en construction c'est des choses qui sont nouvelles depuis que j'ai arrêté les réseaux sociaux parce qu'avant j'avais des conversations sur les réseaux je faisais des vocaux avec plein de gens le téléphone était scotché à ma main et c'est
SPEAKER_00ça dont j'avais peur avant du coup ça allait direct un peu du nurturing dans les réseaux sociaux sociaux, et ensuite tu les envoyais directement sur la vente, sans faire l'appel.
SPEAKER_01Ouais, et je faisais beaucoup d'événements collectifs de vente aussi, en mode, quand il y avait les promos, je faisais du coup des séries de masterclass, où là du coup c'était masterclass vente, masterclass vente, les gens prenaient des appels, c'est là où on avait un commercial avant, enfin c'était beaucoup de choses tout d'un coup, puis de la préparation en sous-marin, puis beaucoup de choses tout d'un coup, et en fait je voulais que ce soit plus fluide au quotidien plutôt que des gros
SPEAKER_00sprints. Ouais, et comment tu te sens maintenant que t'as laissé tomber la partie les réseaux sociaux et ce fonctionnement plus en lancement
SPEAKER_01en dents de scie alors pour les réseaux je vais donner une réponse rapide qui est que j'ai l'impression d'avoir doublé mon espace mental ah génial ce qui est incroyable et pour la réponse la plus longue j'ai fait un épisode de podcast où je débriefe sur tout ce que j'ai observé à la fois côté business en termes de comment je fais de la découverte que sur comment je me sens donc bon comme c'est un épisode de 45 minutes je vous renvoie peut-être à écouter cet épisode oui tout à fait de redérouler les 45 minutes ici mais globalement espace mental à fond de ouf et aussi la créativité de me dire ok ce n'est plus une variable dans la façon dont je peux faire du marketing comment je fais autrement et ça c'est hyper épanouissant parce que moi j'adore tester des trucs, apprendre expérimenter des choses que j'ai pas encore expérimenté et globalement c'est tellement un réflexe par défaut pour tout le monde de se dire je dois être sur les réseaux sociaux que je trouve c'est hyper créatif de se dire qu'est-ce que je ferais si je m'interdisais les réseaux sociaux, ce que je suis en train de faire là. Je ne mets pas YouTube dans la même casquette parce que je le traite plus comme référencement naturel, mais du coup, voilà, c'est très créatif. Et c'était quoi l'autre partie de ta question
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'était sans les réseaux
SPEAKER_00et... Comment tu te sens sans les réseaux et maintenant que tu ne fais plus le fonctionnement un peu en gros lancement
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ah oui, en lancement. C'est marrant parce qu'il y a à la fois du soulagement de ne pas avoir les gros lancements et tout, et en même temps
UNKNOWN?
SPEAKER_01l'espèce d'adrénaline de j'ai envie qu'il y ait des gens qui rentrent dedans bah du coup maintenant elle est tous les mois là où avant c'était sur un moment mais du coup c'était en énorme bloc et du coup
SPEAKER_00c'était genre
SPEAKER_01c'est le truc si tu réussis pas ton lancement t'es flippé pour le reste de l'année et tout là j'ai ça en plus petite dose tous les mois genre ok on est à deux personnes le mois prochain il faudrait qu'on soit à trois ou à quatre pour que ça se passe bien tu vois et du coup il y a cette adrénaline qui est un peu tout le temps là mais elle est en dose homéopathique donc c'est ok mais je pense que je m'attendais pas à ce que je vive quand même ça tout le temps donc ça c'est intéressant à observer quand même qu'il y ait tout le temps un peu l'adrénaline de j'ai envie qu'il y ait des gens qui rentrent et c'est surtout présent là je te disais au début de call j'étais en séminaire justement pour les membres du mastermind il y a deux semaines et quand je sors des séminaires il y a un truc en moi de genre putain c'est incroyable il faut qu'il y ait d'autres gens qui vivent ça et du coup ça me met un peu en flamme quoi ce qui des fois peut me fatiguer plus vite que ce qui est raisonnable complètement parce que c'est signe que j'adore
SPEAKER_00et je trouve que c'est bien pour les gens mais quand tu fais les lancements j'ai beaucoup oscillé, les réseaux sociaux ça n'a jamais été pour moi, je ne les ai pas en perso je les ai testés deux semaines en pro ça m'a saoulé, je suis reparti mais je n'aime vraiment pas ça mais les lancements je suis comme toi un peu, j'oscille entre le côté les lancements j'adore il y a le rush, il y a l'adrénaline avant le web je bossais dans l'événementiel à Paris, dans l'événementiel festif il y a cette notion tu vois créer un moment d'attention ça j'aime beaucoup mais ça te rince mais par contre quand tu le fais pas t'as un petit peu de stress tout le temps et je trouve ça limite ennuyeux enfin moi je m'ennuie et du coup je fais que genre je vais dans un truc je suis épuisé après je rechange tout mon business je me dis on fait du tranquillou et après je m'ennuie au bout d'un moment quand je suis reposé du coup j'y retourne j'arrive jamais
SPEAKER_01à me poser longtemps c'est chiant bah peut-être que tu as besoin de trouver cette forme d'intensité dans quelque chose d'autre que le business moi je pense que c'est j'ai fait une phase à un moment que j'ai qualifié de pré-burnout parce que j'avais pas vraiment les signes officiels de ce qu'on appelle un burnout et du coup moi j'essaye de pas tomber dans le truc où j'appelle ça alors que c'est pas vraiment ça et de respecter qu'il y a des signes cliniques donc j'ai appelé ça pré-burnout parce que j'étais quand même dans une phase d'épuisement où j'arrivais plus à rien produire genre répondre à un mail c'était difficile tu vois Et à ce moment-là, c'est le moment où je me suis mis au crossfit. Et je trouve que toute la partie de moi qui a envie d'être en progression constante qui recherche de l'intensité même mon désir de performance il s'est déporté du business vers le sport et du coup je suis beaucoup moins émotionnellement investi dans le taf là où avant toute mon identité c'était je suis entrepreneur et c'est là où j'essaye de donner le meilleur de moi quoi alors que là mon identité elle est plus fluide et je suis beaucoup plus genre je fais de l'Irox je fais du crossfit je fais de la course à pied genre Je suis plus là-dessus. Et du coup, toute mon intensité, parce que j'en ai de l'intensité en moi, elle se déporte plutôt là-dessus. Et je viens, je disais à mes clientes à un moment, là, j'ai l'impression d'aller au taf comme si j'étais salarié. Et ça, ça libère, je trouve, quand on a ce tempérament de l'intensité, l'ennui, le machin. Et en fait, je trouve que c'est beaucoup plus au service de la boîte parce que du coup, c'est moins les pulsions de Thomas qui dirigent les trucs. Mais c'est genre, OK, il y a une entreprise, il y a une structure, il y a une stratégie. Et moi, je suis au service de ça et je le déroule et du coup je le fais de façon plus posée, alignée stratégique, constante là où avant les pulsions qui guident le truc des fois c'est ça t'éloigne de ce qui compte. Parce que c'est plus... Du coup, voilà, je trouve que des fois, décentrer le taf de sa vie et remettre quelque chose d'autre au centre, c'est aussi au service
SPEAKER_00du taf et de la boîte. Ma psychologue m'a donné exactement le même conseil que toi, de faire la liste de qui est Paul, parce que Paul, il n'est pas que l'entrepreneur. Paul, il est plein de choses. Ce que j'ai remarqué, c'est que du coup, je me mettais aussi à 300% dans chacune de ces autres choses. J'arrivais pas à enlever l'intensité, enfin juste j'avais plus d'intensité dans plein de points différents ce qui en effet
SPEAKER_01un jour s'arrête un jour je vais exploser ça c'est sûr, c'est pas ça mon rythme on s'amuse comme ça je pense aussi qu'il y a des fois où on a besoin de faire l'expérience de certaines choses pour ensuite le vivre de façon plus équilibrée malheureusement, on est aussi comme ça les humains on apprend par l'expérience et des fois on a besoin de faire l'expérience de ok là mon corps il tient plus, en fait. Et ensuite, on ajuste et on revient plus dans
SPEAKER_00cette
SPEAKER_01expérience-là. Ouais, il faut se prendre un mur, ça fait du bien. Des fois, il faut juste espérer de ne pas se le prendre trop fort et qu'il y ait des séquelles long terme, parce que le burn-out, il y a des séquelles long terme. C'est pour ça que je dis, malheureusement, j'ai l'impression que ça ne fonctionne pas parce qu'on souhaiterait ne pas avoir
SPEAKER_00besoin de se
SPEAKER_01le
SPEAKER_00prendre, le mur. Tu me stresses
UNKNOWN!
SPEAKER_01Désolé. C'est pas grave, c'est comme ça. T'as une bonne conversation avec ta psy, t'es bien accompagnée, c'est une bonne
SPEAKER_00nouvelle. Oui, oui, oui, ça oui, il y a le budget là-dedans. Si on en revient, j'avais quelques petites questions sur ton podcast. Comme je te le disais, je suis auditeur. Il a démarré tu disais 2019. Premier mai 2019. Ah ben, presque joyeux anniversaire avec un peu de retard là, du coup. Comment j'étais tombé sur un Moi, tu avais fait 100 000 écoutes avant d'avoir terminé ta première année. Comment tu as fait
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que le podcast, surtout quand on débute, et si je me souviens de ce moment, tu me disais qu'au début, tu avais commencé avec juste le podcast, donc même pas vraiment d'audience à aller driver sur ce podcast.
SPEAKER_01Il y avait des réseaux aussi, je crois. Ah, t'avais raison. Ouais, je faisais du LinkedIn et tout
SPEAKER_00aussi. Ok. Mais quand même, 100 000 écoutes en 10 mois, c'est
SPEAKER_01énorme. Ouais. Il y a un gros article où je décortique vraiment assez précisément tout le protocole marketing. Il est sur le site. Je crois que son nom, c'est... Young World and Freelance de 0 à 100 000 écoutes il y a un article sur le site qui le détaille pour des grands moments comme ça j'essaye de chaque fois écrire un long article un peu building public où j'explique vraiment tout le protocole de AZ je le fais chaque année pour mes bilans annuels par exemple où je détaille les chiffres ce qui s'est passé dans l'année j'essaye de capturer mes enseignements comme ça donc pour aller creuser vraiment en profondeur il y a ça après je pense qu'il y a une rencontre de deux choses. Il y avait une stratégie qui, à l'époque, était pertinente, parce que forcément, les stratégies pertinentes évoluent avec leur époque et le contexte du marché. Et je pense que, du coup, il y avait un contexte de marché aussi qui faisait que, à l'époque, en 2019, il y avait vraiment très, très, très peu de podcasts d'interviews entrepreneuriaux, encore moins de podcasts d'interviews entrepreneuriaux pour les freelances. C'est-à-dire que les deux podcasts un peu business qu'écoutaient, c'était Génération Do It Yourself et le podcast de Pauline Lé dont le
SPEAKER_00nom m'échappe
SPEAKER_01le gratin le gratin je crois voire l'autre parce que je sais qu'elle en a eu deux un moment enfin bref il y avait ces deux podcasts là et moi j'écoutais surtout des podcasts d'interviews de freelance en anglais il y en avait un par exemple qui est en Angleterre qui s'appelle going freelance il y avait des trucs en Amérique mais il n'y avait pas vraiment le truc référence pour les freelance en France et du coup l'impulsion de lancement moi je me disais depuis longtemps j'ai envie de danser un podcast, j'ai envie de danser un podcast, j'aimerais avoir un podcast, nanana. Mais je suis devenu très ami avec quelqu'un que tu connais peut-être qui s'appelle Alexis Minkela, qui a un autre podcast qui s'appelle Tribu 1D. Et en gros, je l'ai rencontré quand il bossait chez une plateforme de freelance. Il gérait le contenu de Crème de la Crème. Et moi, j'étais... J'écrivais des articles pour le blog de Crème de la Crème. Et du coup, à un moment, il a organisé un petit déj pour toutes les personnes qui écrivaient des articles pour le blog, qui étaient contributeurs. Et on est devenus potes. Et lui aussi était en mode, il n'y a pas de podcast pour les freelances, il faut qu'il y en ait un. Et du coup, on s'est dit, vas-y, on se motive, tu fais le tien, je fais le mien, on se chauffe ensemble et comme ça, on a un peu quelqu'un pour nous motiver et pas le faire dans notre coin. Et donc, on a tous les deux sortis à deux semaines d'intervalle notre premier épisode. Et du coup, comme il n'y avait rien, on a aspiré la demande qui était là, mais les gens n'étaient pas nourris. Et du coup, nos deux podcasts, ils ont pété donc voilà il y a la stratégie de diffusion qui fait une partie je pense il y a le moment de marché qui en fait un autre et aussi à l'époque les podcasts c'était genre c'était un peu niche encore et ce que je me raconte a posteriori c'est que les outils de mesure ils étaient aussi un peu bancal ou aujourd'hui si tu prends un abonnement sur Ocha ou peu importe ton hébergeur de podcast je pense la valeur de 100 000 écoutes aujourd'hui puisque le marché s'est structuré il y a des règles de mesure maintenant qui sont plus claires c'est pas 100 000 écoutes à l'époque donc je pense qu'il y a aussi ce truc où je me raconte que peut-être c'était un peu gonflé à l'époque si je suis totalement honnête avec moi-même parce que les manières de mesurer elles étaient différentes donc bon il y a aussi ça qui doit jouer certainement mais aujourd'hui faire 100 000 écoutes en une année je pense que c'est vraiment plus complexe qu'à
SPEAKER_00l'époque
SPEAKER_01ouais ouais ouais il y a que certains gros qui le font ouais et au final je pense aussi qu'il y a il y a tellement... L'offre, elle s'est tellement étalée que du coup, tout le monde voit son audience baisser. Ce qui est naturel. Le temps d'écoute n'est pas infini. Même les personnes qui, moi, m'écoutaient religieusement avant, elles n'arrivent plus à suivre mon rythme d'épisodes et elles choisissent les épisodes là où avant, elles écoutaient tous les épisodes. C'est aussi signe qu'il y a d'autres choses qui les intéressent et le temps d'écoute n'est pas extensible.
SPEAKER_00Ok. Donc, si je récape un peu les différentes... briques de toi, ton business model, ça va être tout en haut, tu trouves les gens, tu fais rentrer les gens dans ton écosystème via le podcast avant les réseaux sociaux, mais qui sont en train de... que tu n'alimentes plus. T'as la communauté gratuite et via les références d'anciens clients ou d'anciens membres qui font ramener des nouvelles personnes. Tout cela, petit à petit, tu les ramètes sur ta liste email. et ou l'audit business vers laquelle tu vas ensuite conseiller ou non d'acheter un de tes programmes on est bon
SPEAKER_01et si je le résume pas en termes d'outils mais en termes de grandes étapes première étape c'est il faut produire une pensée unique sur ce que c'est l'entrepreneuriat qui va à l'encontre du dogme dominant les personnes qui aiment cette pensée qui est encapsulée dans plein de formes de contenu se disent waouh j'ai jamais entendu ça j'ai envie d'aller plus loin et viennent dans la communauté dans la liste mail continuer de bouffer le contenu et se disent au bout d'un moment en voyant que ça leur parle et que la communauté de leurs semblables les inspire j'ai envie d'être accompagné avec cet imaginaire entrepreneurial là plutôt qu'un autre ce qui fait que du coup c'est là où du coup ça rejoint est-ce que je me sens libre ou enfermé moi mon taf au quotidien c'est de me dire c'est quoi presque l'idéologie entrepreneuriale que j'ai envie de faire véhiculer dans le monde avec cette approche plus écologique plus inclusive plus féministe plus de justice sociale etc et c'est ça en fait le taf du tout haut du panier et plus on diffuse une pensée unique et différenciante qui va à l'encontre des dogmes dominants et les gens qui le découvrent se disent waouh j'ai déjà entendu ça quoi donc c'est ça le point d'accroche premier au delà des outils c'est de faire ça et d'être tranchant dans les points de vue
SPEAKER_00donc c'est fort et Et vous êtes combien pour le gérer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu parlais tout à l'heure de Dany et Jules, si ma mémoire est bonne. Vous êtes trois salariés de
SPEAKER_01la boîte
UNKNOWN?
SPEAKER_01On n'est pas tous salariés. Chacune a sa propre boîte parce que chacune fait d'autres choses à côté. Moi, je bosse là-dessus tout le temps, mais Dany fait d'autres choses à côté, fait de la médiation, des trucs comme ça. Jules, il contribuait à plusieurs boîtes en tant qu'accompagnant, même si au final, le centre de ce qui occupe le plus le Leur temps, c'est de faire le mastermind. Mais ils ont des petites missions à gauche, à droite pour leur envie de diversité. Donc, on est trois coachs à accompagner. Il y a ensuite quelqu'un qui m'aide sur toute la partie admin, pré-contat, etc. Et ensuite, de temps à autre, il y a d'autres personnes qui viennent sur des missions. Par exemple, à chaque séminaire, on a une ancienne du mastermind qui fait de l'écoute émotionnelle. Donc, son taf, c'est de venir être le petit ange où dès qu'il y a des émotions fortes qui se jouent, quelqu'un elle est là pour accueillir les paroles et donc c'est pas une interaction coaching c'est vraiment genre t'as quelqu'un à qui parler pour raconter ce qui se passe et qui est là pour t'écouter te faire des câlins parce que des fois il y a des trucs intenses qui se passent donc ça c'est une responsabilité il y a les cuistots qui viennent sur les séminaires des fois qui sont des anciennes du mastermind qui sont cuistots qui viennent cuisiner pour les nouvelles trop bien donc voilà il y a pas mal de choses comme ça qui se
SPEAKER_00passent aussi ok et cette entreprise elle génère un chiffre d'affaires de combien à peu près à l'année
UNKNOWN?
SPEAKER_01On est à peu près à 200 000 je crois.
UNKNOWNOk. Voilà.
SPEAKER_00Et on parlait plutôt du fait qu'il y a un moment, tu te dis, ça y est, d'arrêter la productivité, de ne pas courir de plus en plus à la productivité. Toi, tu dirais qu'à quel moment tu te dis, mon pilier chiffre d'affaires, je suis
SPEAKER_01OK. Je ne le mesure pas vraiment en chiffre d'affaires. Je le mesure plus en capacité de rentabilité ou en rémunération personnelle pour moi. Donc, j'ai un cap de rémunération personnelle pour moi où je me dis, je n'ai pas besoin de d'aller plus haut que ça, ça me convient. Et après, c'est plutôt en termes de quels sont les projets qu'on veut faire avec la boîte qui nécessitent des finances et comment je fais pour faire évoluer l'entreprise pour avoir les finances pour faire ça. Et du coup, là, c'est des envies plutôt de... Tiens, un jour, par exemple, j'aimerais produire un documentaire où sur deux années du mastermind, on suit trois, quatre personnes qu'on filme du début à la fin et ça sort après pour montrer l'évolution. Ça, il faut du cash pour deux ans. Donc, il y a un seuil de rentabilité qu'il faut aller chercher pour avoir ce cash donc je raisonne plutôt en termes de de quoi on a besoin pour faire quoi et c'est le pour faire quoi qui va être mon indicateur de mesure donc il y a ça et il y a aussi un autre élément qui rentre dans mon équation de c'est quoi le niveau financier c'est que moi le rôle que j'ai envie de jouer dans la plupart des luttes qui me portent à coeur c'est que j'ai l'impression que l'endroit où je suis le mieux positionné c'est d'être une sorte de force médiatique presque de devenir devenir un média pour une vision alternative du business et de l'entrepreneuriat et que du coup pour devenir un média il y a besoin de certaines d'investissements réguliers pour faire des choses genre pour moi j'aimerais bien par exemple à un moment donné avoir quelqu'un qui s'occupe de tout le montage podcast vidéo et pas que ce soit moi j'aimerais aussi avoir des gens dont c'est le taf de reprendre tout le contenu et le diffuser sur les réseaux c'est juste moi je veux plus piloter les réseaux mais je me dis que ce serait pertinent de réussir à inonder les réseaux avec une vision alternative c'est juste que là c'est plus possible que ce soit moi qui le fasse tout ça nécessite quand même des finances mais c'est plutôt une question c'est pas une question de je vais faire le million pour faire le million j'en ai rien à branler de faire le million pour faire le million mais c'est plutôt ok je veux faire ce projet il y a besoin de combien pour faire ce projet ça veut dire qu'il faut qu'on génère quoi comme marge qu'est-ce qui doit bouger pour qu'on génère cette marge et c'est comme ça qu'on va piloter les choses
SPEAKER_00ok et comment t'arrives à prioriser tel projet versus un autre ou telle stratégie de développement, tu vois, si tu dis j'ai besoin de plus de marge, de X% de marge en plus l'année prochaine pour faire ce projet qui me tient à cœur, comment t'arrives à te dire, toi, en tant que chef d'entreprise, c'est ça la meilleure stratégie
UNKNOWN?
SPEAKER_01La première chose, c'est que j'essaye toujours de construire à partir de l'existant, c'est-à-dire, ok, si je comprends les rouages de comment toutes les choses fonctionnent entre elles là, donc ça, ça s'appelle un système de distribution, de la première fois où lesquelles personnes me découvrent jusqu'à la dernière fois où elles... décide de s'inscrire et après tu rajoutes ton système de livraison derrière jusqu'à la dernière fois où elle me fait un paiement et elle quitte notre univers. C'est quoi tout cet enchaînement-là en termes d'étapes, d'outils, de structures, de méthodes et ainsi de suite
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quand tu as une compréhension globale de ça, ça facilite qu'est-ce que je fais bouger ou qu'est-ce que j'ajoute à cette équation existante et dans quel intérêt et dans quel objectif. Par exemple, si je prends l'exemple de rajouter un monteur, globalement c'est les mêmes process. C'est juste que moi, je me sors moi et je mets quelqu'un à la place sur les process. Donc ça, ça ne change pas concrètement la façon dont on bosse. C'est juste que ça libère, ça remplace une unité par une autre. Et moi, je libère du temps. Mais pour libérer ce temps, ça demande de la marge en plus. Donc c'est plus un raisonnement comme ça. Donc à court terme, ça va certainement plutôt être « Ok, comment on fait pour utiliser l'existant et juste réorienter les ressources d'une manière plus intelligente
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Et à d'autres moments, ça Ça va être, OK, qu'est-ce que je rajoute, soit comme une nouvelle porte d'entrée, soit comme une nouvelle façon de délivrer l'offre pour aller dans le sens qui est pertinent. Donc, par exemple, imaginons, on a maximisé les membres du mastermind et on se dit, OK, j'ai besoin quand même d'aller chercher plus de marge pour faire tel projet. Bon, du coup, ce qu'on va devoir faire, c'est recruter un nouveau coach pour augmenter notre capacité d'accueil, pour aller sur 80 au lieu de 60. Bon, là, il faut trouver le nouveau coach. Ça devient un projet trimestriel de faire ça, quoi. Donc voilà, il faut partir de l'existant, je dirais, et ensuite être très clair aussi sur la vision future. Où est-ce qu'on veut aller
UNKNOWN?
SPEAKER_01Pourquoi on veut y aller
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est quoi les choses qu'on a envie de nourrir
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que si ta seule vision future, c'est croissance financière, il n'y a pas de cohérence dans la construction des choses. Donc ça, c'est globalement, je dirais, la dynamique globale. Et après, il y a quelque chose qui vient foutre le bordel là-dedans, c'est les opportunités à saisir et la vie qui agit. Et des fois, il y a des trucs que tu ne les avais pas en tête mais ça arrive et il y a une demande ou il y a un besoin ou il y a une envie et là c'est ok comment je réponds à ça et je peux créer de la place si ça me semble plus pertinent donc des fois ça vient mettre le bordel dans les plans et c'est là où il faut réussir à se dire ok à quoi je dis non et à quoi je dis oui et la compétence la plus importante pour piloter une boîte c'est de savoir à quoi dire non et être capable de dire non à 80% de tes idées
SPEAKER_00quoi et comment tu t'organises pour gérer tout ça tu disais tu faisais de De zéro à neuf appels les audits. Tu as la partie accompagnement dans le mastermind. Tu as la création de contenu que tu fais toi. Tu as le temps que tu libères pour venir me parler à moi et à d'autres gens comme ça. Comment ça se répartit
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a des rituels qui sont là toutes les semaines. Par exemple, mes lundis matins, la première chose que je fais, c'est les indicateurs de progression. Je vais mesurer tout ce que j'ai à mesurer. Je fais mon analyse. Qu'est-ce qui a bougé
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce qui n'a pas bougé
UNKNOWN?
SPEAKER_01Pourquoi ça a bougé
UNKNOWN?
SPEAKER_01Moi, je continue dans cette veine. Donc ça, c'est des rituels qui sont hebdo et mensuel et trimestriel. Ensuite, pour la partie de travail commercial, il y a des créneaux dans la semaine qui sont définis pour, qui sont les seuls créneaux sur lesquels on peut me réserver pour un appel. Donc il y a un calendrier, les gens réservent. Donc en gros, je prends les blocs les plus importants de mon rôle dans la boîte et ils sont répartis dans la semaine sur des blocs en mode je le fais à cet endroit-là, pas un autre. Ensuite, il y a des créneaux de prod, par exemple de contenu, qui sont répartis à des endroits différents, mais ça c'est un peu plus amovible selon mes envies du moment et ainsi de suite. Donc il y a des choses qui sont fixes qui bougent jamais, et il y a des choses qui sont selon les enjeux du moment, qui peuvent se déplacer et venir créer de l'espace. L'idée étant que j'essaye, dans la mesure du possible, de ne pas tout remplir pour qu'il y ait des espaces pour absorber les urgences, si j'ai besoin de me mettre une demi-journée off parce que dans mes indicateurs je vois que ça fait trois semaines que je suis donc j'ai besoin de prendre du temps off je peux le prendre pour du temps off donc il y a un espèce de truc un peu organique qui se fige comme ça aussi donc c'est pour ça que je disais aussi j'ai l'impression de bosser un peu comme un salarié c'est que j'ai un emploi du temps fixe je respecte mes week-ends je travaille de telle heure le matin à telle heure le soir et ce qui me permet ça c'est que ici tu vois on est dans mon bureau mais c'est dans une maison et moi j'habite pas ici je traverse mon jardin et j'ai ma maison ailleurs donc là ça c'est parce que les conditions de vie dans lesquelles on est le permettent on est sur une petite colline en fin fond de la Corrèze et il y a notre proprio qui nous loue deux maisons il y a une maison où j'habitais avant avec mes deux meilleurs amis où ça c'était ma chambre et maintenant j'habite avec ma fiancée dans une autre maison sur le même terrain et du coup ma chambre est devenue mon bureau et tous les matins je pars de cette maison je vais au bureau et ensuite le soir je quitte le bureau et je reviens chez moi mais genre il y a 103 pas pour traverser le jardin j'adore Ce qui fait qu'il y a une scission mentale qui est géniale aussi. C'est-à-dire, j'ouvre le travail et je ferme le travail. Même si, bon, c'est ce que j'aimais vraiment, mais au moins physiquement, c'est deux endroits
SPEAKER_00différents. Oui, pendant un moment, je suis nomade maintenant, mais avant, j'avais un co-working à côté de chez moi et j'aimais bien le côté où tu vois, des fois, j'avais envie de bosser le soir, mais j'ai pas le réflexe de rouvrir l'ordi parce que je suis pas dans le bureau. C'est tout con, mais là, tu vois, je suis chez mes parents, je bosse deux, je suis dans ma chambre. Si jamais je pense à un truc le soir, j'ouvre le j'ouvre
SPEAKER_01l'ordi parce que je suis aussi dans le bureau bah ouais je suis d'accord ça fait beaucoup de bien et globalement c'est un truc qu'on essaye de casser chez les gens qui arrivent chez nous qui ont l'habitude de bosser dans leur lit ou quoi c'est genre ok on va créer une scission t'as besoin d'avoir des cases qui te soutiennent et qui t'empêchent d'être tout le temps dans le travail parce qu'on a besoin de lieux de repos et c'est un des premiers trucs qu'on
SPEAKER_00essaie de mettre en place complètement et tu disais que le lundi matin tu mesures tes KPI hum hum C'est quoi que tu
SPEAKER_01mesures
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a trois niveaux de mesure. Il y a les indicateurs qui parlent de la découverte. Est-ce qu'on arrive à toucher des nouvelles personnes avec notre message
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a les indicateurs qui mesurent la conversion. Est-ce qu'on arrive à transformer ces gens qui nous découvrent en des lecteurs, des abonnés de la communauté, des trucs comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et ensuite, il y a les indicateurs financiers qui viennent mesurer est-ce qu'on est en train de développer la santé financière de la boîte
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ce à quoi je m'astreins, c'est d'avoir max trois indicateurs par niveau. Sur la découverte, en ce moment, ce que je mesure, parce que ça dépend de la stratégie forcément, on ne peut pas avoir les mêmes indicateurs par chaque boîte. Là, je mesure les vues YouTube, les auditeurs uniques du podcast et les utilisateurs uniques sur le site. En conversion, je mesure le nombre d'appels, le nombre de comptes gratuits sur notre communauté et le nombre de lecteurs et lectrices de la newsletter. Et en financier, je mesure le MRR, donc combien d'argent va tomber sur les 30 prochains jours glissants. Donc c'est genre en mode, c'est fixe quoi, c'est des abonnements, ça tombe. Le chiffre d'affaires qui va venir d'ici la fin du mois, pour que je puisse caler mes paiements de... Ok, quand est-ce que je paye qui, machin, par rapport à la trésor. et ce qui s'appelle la lifetime value client c'est à dire en moyenne combien une personne qui rentre dans notre liste mail va dépenser tout au long de son existence dans cette liste mail avec nous ce qui me permet du coup de pouvoir mesurer ok si je paye un abonné je ne suis pas avec de la pub j'en fais pas en ce moment mais si je paye un abonné avec de la pub à 3 balles est-ce que c'est rentable par rapport à en moyenne ce que quelqu'un dépense avec nous pendant le temps
SPEAKER_00qu'elle est abonnée comment tu le calques ça parce que j'ai eu la partie lifetime value de tes abonnés email. Parce que sur Google, quand je cherche, je vois plein de formules différentes. Je trouve que toutes, elles ont une justification. Toi, comment tu le
SPEAKER_01fais
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, il y a plusieurs manières de le faire. En effet, tu peux faire la lifetime value à l'année ou la lifetime value à la durée d'abonnement. Du coup, moi, je le fais à la durée d'abonnement. Mon outil, l'outil que j'utilise, je le fais automatiquement. Mais là, le calcul, c'est que tu prends tous tes abonnés et un anus d'Ether à un instant T et tu divises par l'argent généré sur la durée de leur abonnement moyen donc en gros imaginons j'ai là j'ai on va dire imaginons j'ai 1000 abonnés sur les 1000 abonnés la durée d'abonnement moyen c'est je sais pas 6 mois bah du coup sur 6 mois combien d'argent ça génère en moyenne par abonné et là ça te donne un chiffre
SPEAKER_00ok bah tu vois c'est encore
SPEAKER_01une autre formule que celle que j'avais trouvée t'en as rajouté une à mon bazar après ce qu'il faut se dire c'est la seule raison d'exister pour les indicateurs de progression comme ça c'est est-ce que ça me permet de prendre des décisions au quotidien et le but c'est pas que ça te donne une vision parfaite de ta boîte mais c'est de te dire ok si ça ça bouge si j'arrive à aller analyser pourquoi ça a bougé et soit corriger soit répliquer ça me permet d'avancer donc imaginons là par exemple je fais un événement dans notre communauté gratuite en ce moment où j'ai demandé aux aux membres du Mastermind. Est-ce que vous avez envie de faire un atelier sur un sujet pour les membres de la commu
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et c'est devenu une sorte de festival où il y a deux ateliers par jour pendant dix jours. Trop bien. Et c'est une occasion de com. Et du coup, j'ai dit, bon ben voilà, on lance le festival du Kaleidoscope. Il y a deux ateliers sur tous les sujets business tous les jours pendant dix jours. Inscrivez-vous à la communauté pour y participer. Et du coup, lundi, là, quand j'ai fait ma mesure, plus 40 membres gratos. En plus de tous ceux qui étaient déjà. Parce que les gens, ils n'ont que communiqué, ils ont envoyé des messages, ils ont fait leur post LinkedIn et tout. Là, j'imagine que il y en a encore plein qui tombent toute la semaine, donc la semaine prochaine, il y aura peut-être plus 40 encore. Et ça me fait me dire, OK, voici une méthode à utiliser pour augmenter le nombre d'abonnements gratuits. Et ensuite, ma question, c'est sur les gens qui arrivent en gratuit, combien vont à la prochaine étape où, en gros, à la fin de l'onboarding, il y a l'opportunité de prendre un appel
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est quoi mon taux de conversion
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et du coup, je pourrais me demander est-ce que le besoin sur lequel j'ai besoin de taffer, c'est emmener les gens vers l'appel à partir de la commu ou est-ce que c'est faire plus de gens dans la commu ça te permet d'orienter ton énergie selon la pertinence de ce que t'as compris avec tes mesures mais si tes mesures elles servent à rien c'est juste bah je le mesure parce que j'ai vu sur internet qu'il fallait le mesurer
SPEAKER_00ça sert à
SPEAKER_01rien quoi c'est important complètement
SPEAKER_00J'avais une dernière question, mais elle est plus... Je ne sais pas comment dire. Je trouve, moi, tu vois, me préoccuper beaucoup des enjeux sociétaux On est hors business, là. Et encore, peut-être qu'on va... Je vais le ramener au business, tu sais pas. Tu vas peut-être le ramener au business si tu fais bien ton boulot. Non, je trouve que ça amène un côté, moi, qui me rend très anxieux, tu vois. Si on parle d'écologie, notamment, si on parle de tout... Enfin, c'est des sujets qui me sont chers. Et du coup, je vois que ça va être la merde et ça me rend anxieux. Est-ce que toi, tu ressens sens cette anxiété et de d'en parler de manière plus régulière que moi écologie ou autre est-ce que tu te crées pas de l'anxiété au quotidien tu vois c'était plus ça comment Thomas il le vit
SPEAKER_01ça ouais il y a des moments dans ma vie où ça m'a rendu très anxieux et j'ai souffert et ça ça a bougé quand j'ai appris notamment par des interviews que j'ai pu faire ou des discussions que j'ai eues quand je me suis intéressé au sujet de l'éco-anxiété parce que moi c'était beaucoup sur l'écologie. Et ce qu'on m'a transmis sur qu'est-ce que c'est l'éco-anxiété, c'est qu'en gros, cette anxiété, elle vient se nicher dans l'espace entre à quel point je comprends l'intensité des enjeux, donc quand j'ai une conscience écologique qui est bien développée, que je sais la merde que c'est, je sais pourquoi c'est la merde que c'est, quand je comprends tous les mécanismes, j'ai un niveau de conscience sur les sujets. Et quand je perçois que mon pouvoir d'intervention pour faire une différence, il est bas, plus ce gap est grand, plus plus il y a de l'anxiété. Donc si j'ai l'impression que face à un problème, je ne peux absolument rien faire, je n'ai aucun pouvoir, pour autant, j'ai une conscience vraiment, vraiment, vraiment aiguë de la chose, du coup, en effet, à quoi bon
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu vois, genre, on est foutu. Et du coup, tout le protocole que j'ai appris en voyant des personnes dont c'est le taf de travailler sur l'éco-anxiété, soit des psys, soit des personnes qui se définissent comme éco-thérapeutes, ce genre de choses, c'est en fait de réussir à soit trouver des manières de de temps en temps créer des espèces de bulles de respiration où on n'est pas 100% du temps branché aux infos mais ça c'est vraiment juste pour amoindrir par moment parce qu'après on peut pas faire semblant que ça existe pas les gens qui sont dans le déni écologique en fait ils ont pas ça donc c'est pour ça qu'ils ont pas d'anxiété c'est que ce niveau il est tout bas parce que c'est plus confortable de se raconter mais non c'est c'est un mythe c'est les puissants qui nous racontent cette connerie etc bah du coup ils ont pas d'anxiété puisque ça c'est tout bas donc Donc nous, on peut de temps en temps l'abaisser pour respirer un peu. Mais la seule chose qui est fonctionnelle, c'est de se dire quelle est la place que je peux prendre et qu'est-ce qui se situe en mon pouvoir pour que je sens que j'agis au niveau de ce qui me semble pertinent pour me sentir aligné. Évidemment, aucun être humain individuel ne peut changer la situation. Il n'y a pas un super-héros ou une super-héroïne qui va faire la diff. Mais par contre, chacune avec la position sociale qui est la nôtre, on peut trouver l'endroit où on peut... en réponse à ce qu'on peut ressentir comme anxiété des fois, se dire « Ok, je sais quoi faire pour que moi j'avance vers avoir un impact qui me semble pertinent. » Moi, par exemple, une réponse que j'ai trouvée, c'est l'écriture de mon livre. Et je vais essayer cette opportunité pour montrer la couverture et faire un peu sans pub. « Sauver sa peau, sa boîte et la planète », c'est un bouquin justement pour les indépendants, comme ce que tu dis, qui ont cette conscience écologique et qui se disent « Mais je ne suis qu'un petit indépendant avec mon ordi et mon carnet, que puis-je donc faire
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Et la thèse du livre, c'est de dire en fait on a beaucoup plus de pouvoir qu'on ne le pense et on a énormément de choses qu'on peut faire pour faire face à ça mais chacune avec son rôle et chacune d'une manière différente moi la manière dont j'essaie de le faire c'est médiatiser ces sujets les intégrer dans la démarche entrepreneuriale de façon globale et faire en sorte que du coup j'emmène les gens à trouver plus de postures de pouvoir et faire des trucs, le livre est une manière de le faire puisque c'est facile à diffuser et ça permet aux gens pour 20 balles de rentrer dans cette direction plutôt que de venir en mastermind avec nous. Mais il y a plein de trucs. Il y a par exemple quelqu'un, je reçois souvent des témoignages des gens qui ont lu le livre, qui du coup se mettent à passer à l'action, trouver leur piste. Il y a une personne qui m'a écrite qui s'est lancée dans une liste citoyenne aux dernières municipales. Donc c'est pas des listes affiliées aux partis politiques, c'est des citoyens d'une ville ou d'un village qui se disent ensemble, allez, on va lancer une liste et on va essayer d'être élu à la mairie. Et ce qui compte, c'est pas tant d'être élu à la mairie, mais c'est des actions qui naissent de ça. Donc, une des actions que cette liste a porté, c'est de créer une AMAP sur leur territoire. Et du coup, elle a trouvé tellement de sens dans le fait d'aller rencontrer les agriculteurs et les maraîchers, de les connecter ensemble, de trouver un lieu. Et du coup, ça lui a fait tellement du bien de voir que les gens, ça leur faisait beaucoup de bien en lien social. Et ça, c'est aussi une de mes découvertes en écrivant le livre. Quand j'écrivais le livre, je me suis dit « Ok, mon but, c'est de redonner espoir aux gens. » Et je me suis rendu compte qu'il y a plein de moments où moi j'avais pas d'espoir et je me suis dit pour donner de l'espoir aux gens alors que j'ai l'impression c'est foutu et ce que j'ai découvert c'est que du coup c'est en agissant que l'espoir naît genre l'espoir c'est la conséquence de l'action plutôt que le moteur déclencheur de l'action c'est pas parce que j'ai de l'espoir que j'agis c'est parce que j'agis que j'ai de l'espoir parce que je vois sur le terrain des gens à qui ça parle qui se mobilisent d'autres actions qui en naissent etc l'effet un peu boule de neige donc voilà C'est une réponse assez longue pour dire j'ai l'impression que personnellement et ce que j'ai appris de professionnels qui bossent sur ce sujet, c'est que l'anxiété qu'on ressent par rapport aux causes qui nous sont chères, elle se diminue quand on sent qu'on est en mouvement vers ce que nous on peut contribuer à ces causes-là. Et c'est vrai pour l'écologie, c'est vrai aussi pour la lutte contre le racisme, c'est vrai pour la justice sociale, c'est vrai pour tous
SPEAKER_00ces trucs-là. Ok. Donc en gros, il faut que je me bouge un peu le cul ou que je fasse l'autruche.
SPEAKER_01Oui, sachant que faire l'autruche, ce n'est pas durable. Non, non, non. Je n'aurais pas forcément dit avec le terme « se bouger le cul ». Ce que j'aurais dit, c'est plutôt « trouver le mode opératoire qui te fait du bien ». et ça se trouve c'est dans ta boîte c'est pour ça qu'on peut le ramener à l'entrepreneuriat moi c'est dans ma boîte moi j'ai l'impression qu'en aidant d'autres entrepreneurs à trouver leur place et leur façon de faire et tout ben en fait je me sens trop vivant là-dedans produire des contenus comme ça je me sens hyper vivant là-dedans et je vois que c'est utile et je vois que ça fait avancer le truc par les feedbacks que j'ai mais ça se trouve pour toi ça va être ok il y a un jour que je vais dédier à bosser dans une asso ou je vais essayer moi aussi de avec ma boîte générer assez d'argent pour planter une forêt, enfin j'en sais rien tu vois il faut trouver le mode opératoire qui t'inspire donc c'est pas je me flagelle, allez je me bouge le cul, je me mets des coups de pied et c'est parti c'est qu'est-ce qui émotionnellement me transcende à tel point que je vais lui offrir du temps, de l'espace, de l'énergie et c'est ça qui va te faire du bien et pas mais là on sent encore la dynamique de allez il faut se faire violence il faut y aller qui malheureusement est dominante dans n'être que système entrepreneurial n'est-ce pas
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a des gens qui ont bâti tout leur positionnement sur je suis la personne qui te botte les fesses pour que tu te bouges, c'est pas durable. On réagit pas à la punition. On réagit à l'émotion qui nous traverse et qui nous tire en
SPEAKER_00avant. Ok. Merci beaucoup Thomas. Avant de te lâcher, j'ai 4 petites questions que j'aime bien poser à tout le monde pour me faire des statistiques. C'est très rapide. Les questions finales, j'adore. C'est quoi les 20% de missions qui te rapportent 80% de résultats
UNKNOWN?
SPEAKER_01je pense que c'est les membres du mastermind en tout cas en ce moment par le passé j'ai fait des grosses collabs B2B mais c'est pas réel en ce moment donc en ce moment c'est plutôt les membres du mastermind qui s'engagent sur deux
SPEAKER_00ans ok avec le recul c'est quoi dans ta personnalité qui t'a vraiment aidé à en arriver là
SPEAKER_01où tu es
UNKNOWN?
SPEAKER_01J'ai l'impression qu'il y a des typologies d'entrepreneurs qui sont différents et à chaque fois, ça a des forces et des faiblesses. Moi, je me rends compte que ma force, c'est qu'il y a très peu d'espace entre une prise de conscience et le passage à l'acte. Genre, je ne tergiverse pas trop, je fais assez facile de prise de conscience, action, on y va. L'inconvénient, c'est que des fois, j'y vais trop vite, mais c'est quand même une force qui me permet d'avoir une chouette éthique de travail et d'avancer
SPEAKER_00vite. Ok. Est-ce que là, chance à jouer un rôle dans ton aventure
UNKNOWN?
SPEAKER_01Évidemment
SPEAKER_00que oui. Tu te souviens d'un moment ou pas
UNKNOWN?
SPEAKER_01La chance de lancer mon podcast à un moment pertinent dans le marché, parce que c'était pas du tout calculé. La chance des rencontres que j'ai faites. La chance du réseau qui naît de ces rencontres. plein de choses comme ça. Je pense qu'il y a tellement une... C'est ça qui est intéressant aussi, c'est qu'on nous vend l'idée que c'est la stratégie qui prime et si tu sais exactement quoi faire au bon endroit, forcément tu vas réussir, comme s'il y avait une sorte de linéarité parfaite. C'est pas vrai. Il y a une marge de manœuvre qu'on a, c'est sûr, et on peut faire les choses bien. C'est pas parce que tu fais les choses bien que t'as les résultats. Il y a des trucs que tu contrôles, il y a plein de choses que tu contrôles
SPEAKER_00pas. Ok. Et dernière question, comment tu gères les montagnes russes émotionnelles de l'entrepreneuriat
SPEAKER_01au quotidien
UNKNOWN?
SPEAKER_01me tabasser la gueule au sport. Soulever des gants de bar, courir. Et en fait, ce qui se cache derrière ça, je dis de me tabasser la gueule, ce qui se cache derrière ça, c'est revenir au corps. Quand on est pris dans les boucles mentales, tu connais peut-être le modèle, je ne sais pas comment il s'appelle, c'est une coach américaine, c'est Bree, non
UNKNOWN?
SPEAKER_01Bon, il y a un modèle qui explique, en gros, pensée, puis émotion, blablabla, etc. C'est un modèle de coaching. Du coup, quand tu vois que tes pensées entraînent des boucles émotionnelles, l'idée D, c'est sortir de ces trucs-là où on n'est que dans le mental, revenir au corps. Et quand tu reviens à ces fonctions physiologiques de base, de respirer, sentir ton corps qui travaille, puis qui a des courbatures, et qui se repart, qui dort, ça
SPEAKER_00s'atténue.
UNKNOWNOk.
SPEAKER_00merci beaucoup Thomas où est-ce qu'on peut te
SPEAKER_01retrouver
UNKNOWN?
SPEAKER_01et bien écoute deux façons de faire façon numéro 1 binger le podcast pendant des heures et des heures sur les 150 et quelques épisodes qui sont en ligne Young, Wild and Freelance le nom va peut-être changer donc peut-être il y a un lien à mettre et les gens pourront le retrouver comme ça et l'autre chose c'est si vous préférez plutôt lire la newsletter j'envoie chaque semaine un email avec mes pensées du moment du fond il y a des séquences mail auxquelles j'invite régulièrement à s'inscrire sur des sujets plus thématiques mais voilà soit la newsletter soit le podcast selon votre préférence
SPEAKER_00trop bien je remettrai les liens pour qu'ils puissent cliquer direct merci beaucoup
SPEAKER_01Thomas merci à toi Paul tu m'as offert 1h44 merveilleuse en dehors de la production c'était un plaisir avec plaisir