Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone

Construire une entreprise sans sacrifier sa vie - avec Emilie Viens (La Planificatrice)

Paul Calderone

Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.

0:00 | 1:54:42

Vous avez l'impression de courir après le temps ? De remplir vos journées sans vraiment avancer sur ce qui compte ?

Dans cet épisode, je reçois Émilie Viens, plus connue sous le nom de La Planificatrice, entrepreneure, autrice du livre Avancer sans s'épuiser et créatrice du podcast 168 heures, écouté près d'un demi-million de fois.

Avant d'aider des milliers de personnes à mieux gérer leur temps, Émilie a pourtant vécu l'exact opposé : perfectionnisme, stress permanent, burn-out... jusqu'à remettre entièrement en question sa définition de la réussite.

On parle évidemment de gestion du temps, de productivité, d'organisation et de priorisation, mais aussi de sujets beaucoup plus profonds : notre rapport au temps, la culpabilité, l'ambition, les signes avant-coureurs du burn-out et la manière de construire un business sans s'y perdre.


Vous découvrirez notamment :

→ Pourquoi être plus productif n'est pas forcément une bonne idée ;

→ Comment distinguer les tâches importantes des tâches simplement urgentes ;

→ Les erreurs qui conduisent progressivement au burn-out ;

→ Pourquoi votre entourage voit parfois les signaux d'alerte avant vous ;

→ Comment trouver un système d'organisation qui vous ressemble vraiment ;

→ Pourquoi les plus grands projets de votre entreprise ne sont presque jamais urgents ;

→ Comment Émilie a transformé un simple blog en une entreprise florissante.


Un épisode à écouter si vous êtes entrepreneur, freelance, créateur de contenu ou simplement si vous avez envie de reprendre le contrôle de votre temps... sans sacrifier votre santé.

Bonne écoute !



Retrouvez Emilie sur : 

→ Son site : https://www.laplanificatrice.com

→ Instagram : https://www.instagram.com/la_planificatrice

→ Facebook : https://www.facebook.com/LaPlanificatrice/

→ Tiktok : https://www.tiktok.com/@la_planificatrice

→ Son podcast : https://www.laplanificatrice.com/podcast-168-heures 

→ Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCaDqlhc4fFvXyi5B3Kx27mQ

→ Son livre : https://www.laplanificatrice.com/livre


Pour me contacter : https://businessbacon.fr/contact/

SPEAKER_02

Hello

SPEAKER_00

Émilie, comment tu vas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je vais très bien.

SPEAKER_02

Bonjour Paul, ça va bien et toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Écoute, moi je vais super bien. J'ai vu que tu étais la boss de l'organisation et de la productivité. On te connaît sous le nom de la planificatrice où tu es très active sous ce nom-là et notamment sur Instagram. T'animes aussi le podcast 168 heures qui cumule pratiquement un demi-million d'écoutes. C'est

SPEAKER_01

énorme.

SPEAKER_02

Oui, vraiment. J'étais sur le On va dire les mots. il faut que je t'avoue moi que depuis deux semaines je suis en train de criser un peu tout seul parce que j'arrive pas à bien m'organiser quand j'ai vu dans mon planning qu'on avait notre appel aujourd'hui prévu je me suis dit parfait je ne fais plus rien j'attends mon appel avec Nili pour trouver mes réponses donc j'ai vraiment hâte pour cet échange parce que j'ai hâte de te rencontrer mais aussi parce que j'ai des questions assez personnelles que

SPEAKER_00

je vais glisser mine de rien là-dedans on va faire un épisode de coaching c'est

SPEAKER_02

un coaching live voilà c'est le but de ce podcast, c'est de me coacher. Avant qu'on commence, j'ai un petit jeu à te proposer. J'ai partagé la liste des questions que j'avais prévues avec Chad GPT. Il m'a proposé cinq questions rapides pour démarrer. Le but, c'est qu'on se mette dans le bain. Tu y réponds rapidement, on aura l'occasion de développer par la suite. C'est juste vraiment, voilà, on se chauffe un peu. Est-ce que t'es

SPEAKER_00

prête

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est qu'elle se met à

SPEAKER_02

stresser. Oui, je suis prête. Tu verras, ça va bien se passer, il n'y a pas de piège. Et si ça ne te plaît pas, c'est la faute de Chad GPT, ce n'est pas la

SPEAKER_00

mienne. J'adore ça

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

Première question. Est-ce qu'on peut vraiment réussir sans s'épuiser

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, j'ai envie de dire hell yes, absolument. Il faut juste parfois trouver son propre système et ne pas essayer de recopier le système des autres. Parce que ce n'est pas parce que ça fonctionne pour les autres que ça va fonctionner pour

SPEAKER_02

nous. Merci d'avoir dit ça. Ça répond déjà à des questions personnelles. Pourquoi certaines personnes remplissent-elles leur agenda pour éviter de

SPEAKER_00

penser? Parce qu'elles ne sont possiblement pas heureuses avec ces personnes-là, avec leur réalité actuelle. Et plus on remplit, moins on est seul avec nous-mêmes et dans notre tête, ce qui fait qu'on n'est pas obligé de réfléchir à ce qu'on vit. Fait que je pense que c'est une des principales raisons pourquoi les gens remplissent et remplissent leur agenda, pour ne pas voir ce qui se

SPEAKER_02

passe vraiment, en fait. Tu vas déboucher sur de la psychologie, en plus, j'adore! Troisième, quelle est la plus grande preuve de réussite pour toi, aujourd'hui?

SPEAKER_00

Pour moi, puis je vais vraiment parler personnellement, en tant qu'Émilie Vien, pour moi, c'est la liberté, la La productivité,

SPEAKER_02

est-ce que c'est devenu une addiction

SPEAKER_00

sociale? J'ai comme envie de dire un peu oui. À quelques exceptions près, mais oui, je pense que les gens sont beaucoup dans la productivité parce qu'ils veulent produire, produire et produire. Et ce qui est drôle, c'est que moi, tranquillement, je me détache tranquillement de la productivité parce que j'en ai un peu marre, on dirait, de juste aider les gens à produire plus parce que ça sert à quoi de produire plus si on ne sait pas pourquoi on veut produire ultimement? Moi, je veux aider les gens à faire pas juste plus de choses, mais à faire les bonnes choses. Mais je pense que oui, je pense que les gens sont dans un mode de production sans nécessairement savoir pourquoi, sans nécessairement se poser la question pourquoi ils le font, en fait.

SPEAKER_02

Et dernière question, quelle habitude détruit le plus notre santé mentale

SPEAKER_00

aujourd'hui

UNKNOWN

? Hum...

SPEAKER_00

Je pense l'habitude de toujours tout remplir, que ce soit remplir notre temps, que ce soit remplir notre silence par un million de podcasts, la musique, les nouvelles, que ce soit... Oui, juste remplir. Je pense que les gens ont pris cette mauvaise habitude-là de toujours se distraire plutôt que de prendre par moment... En fait, que de créer de l'espace. Puis créer de l'espace, c'est hyper puissant, même si ça a l'air aucunement productif à première vue. Mais je pense que c'est une mauvaise habitude que de juste toujours vouloir tout remplir, peu importe

SPEAKER_02

ce que c'est. Ça résonne tellement avec ce que je fais. De temps en temps, je me fais des semaines que j'appelle les semaines de silence. C'est podcast interdit, Netflix, tout ça interdit, pas de musique. Je suis seul dans ma tête. Le seul truc que j'ai droit, c'est les bouquins et les discussions avec les gens. Et c'est génial. J'adore ces semaines-là. C'est super dur les premiers jours, mais après, je bosse tellement mieux. C'est

SPEAKER_00

incroyable. Les semaines de silence. Mais j'aime tellement ça. C'est la première fois que j'entends quelqu'un qui il le fait intentionnellement pendant une semaine. Des fois, il y en a qui vont le faire une journée ou 48 heures, mais une semaine, je trouve ça le fun. Puis en même temps, t'as quand même une vie sociale, t'as quand même une vie. Tu travailles, t'es pas en mode méditatif pendant une semaine, mais quand même, tu réduis le bruit.

SPEAKER_02

J'adore ça.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

J'accepte d'être seul dans ma tête. Oui, ça demande beaucoup de courage quand même. Peut-être que toi, c'est rendu normal, mais je pense qu'il y a plusieurs personnes qui doivent nous écouter qui pensent peut-être que c'est facile, mais ça demande quand même

SPEAKER_02

du courage. C'est très, très dur de faire

SPEAKER_00

face

SPEAKER_02

à l'ennui et au vide. Ah oui, tellement. Mais bravo de le faire. Merci. Maintenant qu'on a fini cette petite question, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots? Parce que là, on dérive sur moi, mais le but, c'est toi.

SPEAKER_00

Alors, avec joie, je m'appelle Émilie Viens. De par mon accent, on peut comprendre que je suis québécoise. Donc, j'habite dans la ville de Québec, au Québec, au Canada. Ensuite, je suis maman d'un petit garçon. Je suis avec mon amoureux et maintenant associée dans mon entourage Philippe depuis près de 20 ans. Je suis auteur également. J'ai écrit mon premier livre au courant de la dernière année. Et puis, je suis aussi entrepreneur. Donc, j'ai fondé une entreprise qui s'appelle La Planificatrice. Puis La Planificatrice, c'est vraiment un écosystème qui tourne autour de tout ce qui se rattache au temps. Donc oui, il y a la gestion du temps, il y a la planification du temps, mais il y a surtout, c'est vraiment là-dedans que je m'en vais, je pense, de plus en plus. C'est vraiment notre relation qu'on entretient avec le temps. Parce que le temps, tout le monde en manque, mais dans le fond, c'est tout ce qu'on a du temps dans la vie. Fait que je trouve que la relation qu'on entretient avec le temps, je veux être une de ces personnes-là qui aident les gens à avoir une meilleure relation avec eux parce qu'on va gérer du temps toute notre vie, alors autant le gérer avec conscience et utiliser le temps à bonne essence, en fait. Ce qui fait que, c'est ça, moi, j'accompagne des personnes ambitieuses à clarifier leur vision du futur et à essayer de rendre cette vision-là concrète et active dans le présent. Donc, en quelques mots, c'est ce que je fais. Puis dans mon écosystème Je l'ai dit plus tôt, je suis auteur, donc j'ai un livre. Tu l'as dit précédemment, j'ai aussi un podcast. J'ai également des formations en ligne, des programmes et plein, plein, plein de contenus. Donc, ça fait six ans déjà que cette entreprise-là existe.

SPEAKER_02

Ça m'a donné tellement de nouvelles cités de questions. Comment on en est arrivé là? Ramène-moi au tout début. Comment tu arrives à travailler dans le temps?

SPEAKER_00

Comment tu démarres? En fait, je démarre à l'opposé de qui je suis aujourd'hui. Parce que présentement... l'image que je dégage et qui est la vraie image, en fait, c'est que je suis une femme qui est posée, organisée, je sais où je m'en vais, très, très peu stressée, j'ai un rythme de vie. Autant j'avance vite dans mes projets, autant que j'ai le temps, si je veux, de m'asseoir et de regarder dehors sans me sentir coupable de ne pas travailler. Je suis très présente avec ma famille. Donc ça, c'est la moi d'aujourd'hui, mais la moi d'il y a 7-8 ans, c'était une autre personne. J'étais, en fait, à l'époque, j'étais employée, donc j'étais planificatrice d'événements. J'ai fait ce métier-là pendant une dizaine d'années. J'étais très, très passionnée par la planification, mais là, c'était vraiment au niveau de la planification de projet. Et je donnais, en fait, tout mon énergie et tout mon temps, moi, à mon travail. Je n'avais pas d'enfant encore à l'époque. J'étais avec mon conjoint, mais lui, il travaillait aussi. Donc, j'étais vraiment une workaholic. J'étais perfectionniste. J'étais control freak. Et j'étais vraiment dans cette quête à la réussite, mais une réussite empruntée. Tu sais, la réussite qu'on voit dans les films, qu'on voit des fois sur les médias sociaux, puis qui est une réussite qui qui parle à beaucoup de gens, mais qui n'était pas ma forme de réussite à moi. Donc, tu sais, moi, je m'en allais tout droit dans le mur. Je ne faisais que travailler. J'étais toujours stressée. Je me mettais énormément de pression et j'étais très désalignée et très, très déséquilibrée aussi, mais je ne m'en rendais pas compte. Je travaillais des heures de fou en pensant que c'était comme ça qu'on allait avoir du succès. Et donc, je me racontais un paquet de mensonges et finalement, je disais que je m'en allais dans un mur. Je l'ai rencontré, ce mur-là. Donc, j'ai fait un très gros burn-out au début de ma transition Et puis, en fait, ce burn-out-là a fait en sorte que j'ai dû tomber en arrêt de travail pendant une durée indéterminée. Mais ce mal-là qui commençait à... En fait, cet épuisement professionnel-là n'est pas arrivé du jour au lendemain. J'ai commencé à avoir des signes trois ans auparavant. Ce qui fait que pendant trois ans, moi, j'ai joué à l'autruche. Je me suis vraiment cachée la tête dans le sable en essayant de ne pas voir que ça n'allait pas, en essayant de me raconter des histoires que c'est normal qu'on manque de temps, que c'est normal d'être épuisée, c'est normal d'être fatiguée, c'est normal d'être fatiguée. c'est ça, avoir du succès, c'est ça, être ambitieux. Et finalement, ça m'a juste rendue complètement malade. Pendant mon épuisement, en fait, pendant mon arrêt de travail, qui a été très, très, très dur sur mon égo, je vais le nommer, je me sentais faible, j'avais très, très honte. Et pendant ce moment-là, je suis aussi tombée enceinte, parce que j'essayais précédemment de tomber enceinte, mais mon corps refusait de coopérer. Là, comme par magie, quand je suis arrêtée, il y avait beaucoup moins de stress, petit bébé s'est accroché. Et donc, finalement, je ne suis jamais retrouvée retourner à mon ancien emploi parce que, bon, mon congé de maladie s'est prolongé. À la suite de ça, mon congé de maternité a commencé. J'ai eu mon enfant et ainsi de suite. Ce qui fait que j'ai eu beaucoup de temps et beaucoup de temps dans ma tête. Tu sais, quand on est vraiment très, très occupé, on rêve d'avoir du temps, mais quand on a soudainement une infinie de temps devant nous, c'est très inconfortable parce qu'on ne sait pas quoi faire avec ce

SPEAKER_01

temps-là.

SPEAKER_00

Et moi, j'étais tellement prise par le travail avant mon épuisement que j'avais oublié c'était quoi mes passions. Je ne me rappelais même plus qu'est-ce que j'aimais. Je ne savais même plus qu'est-ce que je faisais Donc, là est venue l'introspection. Et pendant ces années de réflexion-là, j'ai compris que je ne voulais plus retourner dans l'ancien type de travail que je faisais avant, ce qui aurait été beaucoup plus facile parce que ça aurait été quand même mes vieilles pantoufles. Je ne sais pas si vous dites ça en France. Au Québec, on dit ça. On dit que les vieilles pantoufles, ça veut dire qu'on retourne dans notre zone de confort. Donc, ça aurait été plus facile de retourner dans ma zone de confort, même si elle était par moments inconfortable, mais j'ai juste choisi de pivoter. Et c'est en me me reconnectant tranquillement à mes passions, notamment l'écriture, que j'ai décidé sur un coup de tête juste avant la pandémie de lancer un blog que j'ai sur un coup de tête vraiment appelé La Planificatrice. Et ce petit blog-là est rapidement finalement devenu mon entreprise et de fil en aiguille, évidemment, l'écosystème qui est maintenant autour de La Planificatrice s'est bâti au fil du

SPEAKER_02

temps. OK. C'est rigolo parce qu'en fait, on a été très synchronisés. Moi aussi, je travaillais dans l'événementiel avant à Paris. Alors, je n'ai pas passé la case burnout ni la case parent, mais j'ai démarré aussi pendant le COVID. Parenthèse à part. C'était rigolo, ça. On était synchronisés d'un côté et de l'autre de l'océan. Vraiment? Comment, pourquoi tu as démarré sur cette thématique-là de la planification?

SPEAKER_00

C'est vrai, c'était une partie de ta question à laquelle je n'ai pas répondu. En fait, la planification, tu sais, j'étais en planification d'événements avant. J'étais encore très passionnée par la planification mais peut-être plus au niveau événementiel. Ce qui fait que la planification du temps, c'est toujours quelque chose qui a été facile pour moi, au point où au début, bien que mon blog s'appelait La planificatrice, je trouvais juste que c'était un mot qui me représentait bien, mais mon but initial n'était pas nécessairement de parler de gestion du temps. C'est juste que quand j'ai commencé mon blog, je parlais de plein d'affaires. J'ai parlé de recettes de cuisine, j'ai parlé de maquillage, mais j'ai aussi parlé de planification, productivité et gestion de temps, qui sont toutes des choses qui sont faciles et agréables pour moi. Mais c'est à ce moment-là que j'ai commencé à vraiment avoir un public pour tout ce qui est planification et gestion du temps et productivité. Et c'est à ce moment précis-là, en fait, que j'ai compris que j'avais une facilité que ce n'était pas tout le monde qui avait. Parce que moi, j'ai évolué dans une famille, mes parents sont hyper structurés, hyper organisés, tout a toujours été planifié. Donc, pour moi, c'était normal. Après ça, j'ai travaillé dix ans en planification d'événements. Tous mes collègues étaient très organisés, très planifiés. Donc, moi, j'avais un peu sauté à la conclusion que tout Tout le monde avait de la facilité avec la planification et l'organisation pour finalement comprendre, quand je lance mon blog, que non, les gens avaient besoin de moi. Donc, autant que je parlais de recettes de cuisine et de plus lifestyle, au début, je me suis rapidement nichée pour parler vraiment de ce qui était facile pour moi, soit de la planification, la gestion du temps et la productivité, et en même temps, de parler de ce contenu-là. Et je parlais quand même de productivité saine. Comment ne pas te rendre au bout du rouleau? Comment être productif pour pour ne pas devoir faire des heures supplémentaires comme j'avais tellement fait avant. Ce qui fait que de créer du contenu comme ça, c'est comme en même temps si ça servait l'ancienne Émilie, puis ça me permettait de ne pas retomber dans mes anciennes habitudes de workaholic et de fille qui faisait juste toujours travailler sans penser à elle. C'est comme si ça me servait. C'est vraiment comme ça que je suis tombée dans cette thématique-là. Ça me passionnait déjà, mais de savoir que je pouvais concrètement aider les gens, je suis juste encore plus tombée dans dans la marmite et dans cette thématique-là. Et là, plus les années ont avancé à travers la planificatrice, plus je me suis mise à m'intéresser pas juste à la productivité et à la gestion du temps, mais vraiment au temps dans toute son essence. Et là, j'ai l'impression que c'est comme... encore quelque chose que je ne connais pas encore suffisamment et que j'ai vraiment envie d'aller explorer parce que le temps, c'est très grand, le temps, en fait. C'est comme si je parlais avant des placements financiers très, très précis et que là, soudainement, je m'intéressais plus à l'argent en son sens propre. C'est comme ça que je suis tombée dans la thématique de tout ce qui est autour

SPEAKER_02

du temps. Et puis, ça ne s'arrête jamais comme thématique un peu parce que le temps, tu as toute la partie aussi du concept du temps, la partie un peu plus spirituelle, de comment tu le vois, de la vie, de la mort, ça peut

SPEAKER_00

partir super loin. Absolument, absolument, c'est vraiment sans fin, c'est vraiment

SPEAKER_02

sans fin, exactement. Et quand tu as commencé ce projet-là, qui était 100% blog, si je comprends bien au début, est-ce que tu avais des bases en marketing digital ou en écriture de contenu web, rédaction web, qui est différente de la rédaction d'un livre, par exemple? Est-ce que tu avais des bases de ça?

SPEAKER_00

Je n'avais aucune base Cependant, j'ai toujours aimé écrire. J'ai toujours eu la plume facile, que ce soit dans une carte d'anniversaire ou les travaux à l'université. J'avais de la facilité à écrire. Donc, pour moi, écrire, c'était le fun. Mais je n'avais pas de formation ou de base particulière en lien avec ça. Puis mon ancien travail ne me demandait pas particulièrement d'écrire, beaucoup. Alors, pour ce qui est d'écriture, non. Pour ce qui est de tout ce qui est marketing digital, je dirais vraiment que j'ai appris sur le tas. Encore une fois, je ne sais pas si vous dites ça en France. Oui, avant sur le tas. Donc, une fois que j'ai été dans le bain, j'ai vraiment, vraiment appris là-dedans. Puis, il faut dire que quand même, avant de me lancer, c'était le début un peu des podcasts dans ma vie. Et donc, j'écoutais notamment, je me rappelle, des podcasts comme The Rachel Hollis dans le temps de Jenna Kutcher. Donc, j'avais quand même des petites bases qui commençaient à se sommer dans ma tête, bien que je ne les mettais pas en application parce que je n'avais pas d'entreprise en ligne. Ce qui fait que quand j'ai commencé, on dirait que j'avais déjà une idée de où est-ce que je voulais m'en aller. Puis c'est vrai, il y a une personne aussi que je suivais beaucoup à l'époque qui s'appelle Melissa Griffin, qui est une Américaine que j'aimais vraiment beaucoup. Puis elle, elle vendait des formations en ligne, puis elle vendait même une formation pour nous montrer à faire des formations en ligne. C'était comme dans les premières. Maintenant, il y en a plein qui font ça, mais c'était comme dans les premières. Puis moi, je me rappelle à ce moment-là que la planificatrice n'existait même pas encore. Puis je me disais, moi, un jour, je veux vendre des formations en ligne. Je n'ai aucune idée de ce que j'ai à apprendre aux gens, mais j'aimerais ça avoir une entreprise comme ça. Ce qui fait que de temps en temps, je suis consommait comme son podcast, son blog, son contenu, sans savoir à quel point ça allait m'être utile. Donc, je n'avais aucune formation en ce sens. J'ai vraiment appris sur le tas, mais il y avait déjà des petites choses qui étaient plantées dans ma tête au moment de démarrer mon entreprise en ligne que, quand j'ai commencé, je savais un peu où je m'en allais quand même, étant donné que j'avais écouté différents podcasts dans peut-être les deux années précédentes.

SPEAKER_02

À quel moment tu t'es rendu compte que ça, ça pouvait devenir une réelle entreprise et devenir ton nouveau job?

SPEAKER_00

Il y a quand même deux choses qui se sont passées en même temps. En fait, la première chose, c'est quand j'ai vu à travers mon blog que les gens avaient vraiment de l'intérêt dans tout ce qui était planification, productivité et tout. Je me suis dit, ah, j'ai ma niche. Voilà où est-ce que je dois me nicher. Et voilà, après ça, qu'est-ce qui pourrait découler un paquet de choses. Puis là, j'avais en tête justement une formation en ligne. J'avais encore aucune idée ce serait quoi la formation en ligne, mais je me disais que ça va être en lien avec peut-être la planification. Après ça, j'avais aussi un rêve de créer un agenda imprimé. Je me suis dit que je pourrais créer ça. Et après ça, se sont greffées d'autres idées. Il y a comme eu ça. Donc vraiment, le moment où sur mon blog, j'ai commencé à avoir un public pour ce qui touchait les thèmes de la productivité. Et parallèlement à ça, en fait, c'est que moi, j'ai lancé ce blog-là et... En fait, il y a comme une partie de l'histoire, de mon histoire, que je t'ai pas dit, mais que je dois comme un peu raconter, c'est que moi, j'ai donné ma démission à mon ancien travail pendant que j'étais à la fin de mon congé de maternité. Ce qui fait qu'à la suite de mon congé de maternité, je n'avais plus rien. Je n'avais plus d'emploi, je n'avais plus rien. Et il fallait que je me trouve quelque chose. Et là, je me suis dit, ah bien, j'ai toujours rêvé, moi, d'avoir une entreprise, ça serait le bon moment. Alors, qu'est-ce qui était logique dans ma tête, c'était de me lancer dans une entreprise de planification de mariage. Parce que, bien que je Je ne faisais aucun mariage dans l'entreprise d'événements pour laquelle je travaillais avant. Je m'étais formée, moi, avec une école new-yorkaise pour vraiment avoir ma certification comme wedding planner. J'avais des amis qui s'étaient mariés dans les années précédentes avec qui je m'étais vraiment pratiquée. J'avais organisé leur mariage de A à Z. Donc, je me disais, je pourrais organiser une entreprise en ligne pour aider les mariés à organiser leur mariage. Fait qu'il y avait déjà l'idée de la formation en

SPEAKER_01

ligne.

SPEAKER_00

Et donc, au Canada, en fait, précisément au Québec, on peut avoir des prestations gouvernementales parfois quand on coche certaines conditions. dans le but de nous aider à démarrer une entreprise. Et donc, moi, j'avais soumis ma candidature pour ceci, pour le projet mariage en ligne. Je ne voulais pas organiser les mariages. Je voulais aider les mariés à organiser leur propre mariage. Donc, ça, c'est la nuance. Et il avait vraiment aimé ma candidature. Il avait vraiment aimé mon profil entrepreneurial. Mais ils ont dit, ton projet n'est pas viable parce que ce n'est pas du « repeat business ». Les gens vont se marier et ils vont partir. Ça m'avait vraiment déçue. Et là, c'est comme si mon projet sur lequel je m'appuyais, c'est comme s'il ne marchait pas. Et là, j'ai lancé en parallèle elle, j'ai lancé mon blog et tout. Et puis, là est arrivée la pandémie. Parce qu'en fait, une semaine avant la pandémie, mon conjoint et moi, on s'est assis et on a dit, il faut que je retourne au travail parce que là, nos économies, on n'en avait plus. Mon projet de mariage ne décollait pas comme je l'aurais aimé, comme prévu. Donc, il fallait que je retourne au travail parce qu'on avait besoin d'un salaire supplémentaire pour payer les factures. Une semaine après, pandémie mondiale, tout s'arrête. Il n'y a plus aucune offre d'emploi. Ce qui fait que là, je dois créer quelque chose et il faut que ça marche. Genre, l'échec n'est pas une option. Et, en même temps, la pandémie m'a quand même rendu service parce que, tu sais, autant que j'aurais bien voulu me trouver un emploi, je ne pouvais pas. Mais, tu sais, il y a plein de choses qui ont comme arrêté. Donc, ça m'a comme finalement rendu service, on va le dire comme ça, la pandémie. Et ça a fait en sorte que je me suis focussée à 200 % sur ce petit blog-là, qui était juste un blog. Je me suis dit que ça devait être mon entreprise. Et c'est ça. Et grâce à ce blog-là, la fameuse prestation gouvernementale auquel je pouvais avoir droit. Ils m'ont dit non pour le mariage, mais quand je les ai contactés pour la planificatrice avec ce projet-là, ils ont dit « Va travailler ça un peu, va clarifier c'est quoi tes offres, puis on veut te rencontrer après. » Et quelques mois après, j'ai pu avoir, j'ai pu embarquer finalement dans leur programme, puis ils m'ont aidée. Donc, j'ai été supportée financièrement, mais j'ai été aussi supportée avec une formation vraiment sur un lancement d'entreprise. J'ai vraiment monté un plan d'affaires solide. Ils m'ont challengée. J'ai fait une vraie étude de marché, donc ça m'a vraiment aidée à démarrer, disons, de façon très très solide, ma petite entreprise.

SPEAKER_02

Trop bien. Et tu vois, j'avais, moi, le narratif que je me fais un peu, c'est que tu pars d'un job qui ne te convient pas suite à un burn-out et tu te crées un emploi dans le but de... de ne plus subir le burnout, d'avoir un truc qui est en adéquation avec tes besoins, tout ça. Et en même temps, ce truc que tu te crées, il y a une pression temporelle. Il faut que... Il faut payer le loyer à la fin du mois, t'es comme tout le monde. Comment tu fais en sorte de ne pas retomber dans des trucs hyper productifs

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Il faut aller chercher l'argent vite, de te remettre énormément de pression et de repartir dans des moments de stress qui te replongent dans du burn out, mais que là, tu t'es toi-même créée parce que c'est toi qui t'es créée ta prison un peu, tu vois. Comment tu fais en sorte de pas... Tu vois, tu te crées une bouée de sauvetage, mais t'as tellement de pression de rester accrochée dessus que finalement, ben, tu te coules avec.

SPEAKER_00

En fait, je pense qu'il y a deux choses. La première chose, c'est que j'aimais tellement ce que je faisais. Tu sais, moi, créer la planificatrice, il y avait... Chaque tâche monotone était agréable. J'avais du plaisir à tout créer, tout était nouveau, puis c'est comme si j'avais l'impression que pour la première fois de ma vie, je pouvais créer quelque chose par moi-même et savoir qu'au bout du compte, j'allais pouvoir générer mes propres revenus par moi-même plutôt que de travailler pour le rêve de quelqu'un d'autre. Donc, même si ça ne me rapportait quasiment rien au début, pour moi, c'était infiniment satisfaisant. Et il y a aussi le fait que j'avais été tellement, tellement malheureuse avant. Tu sais, avant mon burnout, je n'étais pas consciente d'à quel point j'étais malheureuse, mais j'étais profondément malheureuse. Je vivais avec un stress omniprésent. Donc, cette nouvelle vie-là, bien que ça venait avec la pression qu'il fallait que je réussisse financièrement, c'est comme si c'était vraiment moins pire que tout ce que je vivais avant, en fait, parce que j'étais vraiment plus dans mon élément, et puis en fait, parce que je voulais quand même, puis là, c'est peut-être de par la nature de mon entreprise, dès le début que j'ai lancé la planificatrice, j'ai parlé, j'ai fait un burn-out, et ça m'a permis de connecter avec beaucoup de gens aussi, comme les gens se disaient « Ah, on en parle ouvertement, parce que c'était quand même un peu tabou il y a quelques années, puis les gens comprenait qu'il y a des façons de travailler sans s'épuiser, peut-être en mieux gérant notre temps et tout. Donc, de par la nature du contenu que je publiais, je me devais d'honorer ce que j'enseignais, ce qui fait que je ne pouvais pas me mettre à travailler 65 heures sur ma petite entreprise, puis après ça, dire aux gens qu'il y a des façons de travailler moins, mais mieux. Donc, il fallait vraiment que je « walk the talk ». Donc, je pense que ça, ça m'a vraiment aidée. Puis de mon côté, je pense que c'est tout le monde qui est différent là-dessus, mais moi, personnellement, même encore aujourd'hui, bien que mon entreprise soit rendues beaucoup plus grandes.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Je vis beaucoup mieux avec le stress d'avoir ma propre entreprise que de vivre avec le stress que d'être employée pour quelqu'un d'autre. Parce que de par ma personnalité, quand je suis employée, je suis une excellente employée, mais je me mets une pression démesurée parce que je dois toujours bien paraître pour le nom de quelqu'un d'autre, pour le nom d'une entreprise. Ce qui fait que, tu sais, moi, pour vrai, je vais toucher du bois, ça ne s'est jamais arrivé, mais tu sais, qu'une cliente soit vraiment insatisfaite de mon travail, si ça avait arrivé, une cliente qui serait insatisfaite de mon travail de la planificatrice, j'ai aucun problème d'aller affronter cette cliente-là parce que c'est moi, c'est mon nom. Mais si, par exemple, il y avait eu une cliente qui était insatisfaite de mon travail dans une entreprise qui n'est pas la mienne, je me serais tellement sentie mal parce que ce n'est pas mon nom qui est en avant, c'est le nom d'une entreprise et ou le nom de quelqu'un d'autre. Ce qui fait que la pression de mon côté n'est pas la même. Il y en a qui vont vivre strictement l'inverse, que vu que c'est leur entreprise, toute la pression va être sur leurs épaules. Moi, je trouve que c'est infiniment plus léger que de gérer ma ma propre entreprise, je prends mes propres décisions. Je vis avec mes propres problèmes, puis je les gère comme je le veux. Je ne me mets pas la pression que quelqu'un d'autre qui regarde par-dessus mon épaule. C'est moi qui prends mes décisions. Je le vis beaucoup mieux. Je tiens à mentionner aussi au début que bien qu'au début, je n'avais pas de salaire, puis à un moment donné, j'ai commencé à faire des sous, puis je faisais un peu d'argent, mais pas beaucoup au début. Je me sentais tellement, mais tellement riche parce que je me sentais libre de mon temps pour la première fois de ma vie. Ça fait que ça c'était très... C'était comme quelque chose à quoi j'ai goûté puis j'ai dit, plus jamais je veux... Je veux goûter ça toute ma vie, comme je ne veux pas avoir à retourner en arrière et ne plus avoir cette liberté de temps-là parce que je me sentais infiniment

SPEAKER_02

riche. Je me rends bien compte de ce sentiment. Quand tu le vis, il est quand même très, très, très beau. Et ton livre que tu as écrit, « Avancer sans s'épuiser », il revient sur cette période-là, ce rebond, je ne sais pas trop comment l'appeler. C'est cette période-là dont tu parles.

SPEAKER_00

Exactement, ça revient sur cette période-là. En fait, j'ai divisé mon livre « Avancer sans s'épuiser » en quatre saisons, dont l'automne, l'été... Non, pas l'automne, l'été. On y va dans l'ordre. L'automne, l'hiver, le printemps et l'été. Et donc, je reviens un peu sur cette période-là. L'automne étant la chute, donc la période avant de tomber en épuisement, de déclarer forfait, de vraiment avoir le diagnostic du burn-out. L'hiver, c'est quand j'étais en arrêt de travail. Il y a des personnes qui tombent jamais en arrêt de travail, mais qui sont comme dans une phase de vide et comme d'incompréhension Le printemps, c'est la Renaissance, donc c'est un peu le après. Et l'été, c'est la belle saison, donc c'est la saison dans laquelle je me trouve depuis déjà plusieurs années. Alors, à travers ce livre-là, j'accompagne un peu les gens, je leur raconte. Dans la période automne, par exemple, je parle vraiment de c'est quoi les différents mensonges que je me racontais et qui m'ont justement poussé à me rendre jusqu'à l'épuisement. Donc, l'intention avec ce livre-là, c'est justement de rattraper le plus de gens avant qu'ils se rendent au burn-out pour qu'ils prennent conscience. C'est vraiment un livre, je pense, qui va vraiment aider les gens à prendre prendre conscience. S'il y en a qui sont en plein dedans, je pense que ça peut les aider à se sortir de là. Puis s'il y en a qui ont déjà vécu, bien, ils vont beaucoup se reconnaître là-dedans. Fait que c'est vraiment, c'est ça, un livre qui vient beaucoup parler de cette période-là d'avant, mais je parle aussi de mon après, de comment cette épreuve-là m'a permis de me reconstruire, de me choisir davantage et de me responsabiliser aussi avec ma propre

SPEAKER_02

vie. C'est bien que tu abordes le sujet de avant le burn-out parce que, alors, j'ai jamais fait de burn-out, donc je vais peut-être dire des grosses bêtises ou enfoncer des porte ouverte, je sais pas, mais j'ai la conviction qu'il y a des signes qui devraient mettre la puce à l'oreille, qui devraient te dire, attention là, ce qui se passe, ça peut devenir grave et ça peut devenir un problème. Et que dans beaucoup de contenus qui assurent le burn-out, c'est en gros comment tu t'en remets, mais pas vraiment comment tu le préviens et comment à quel moment il faut que tu fasses attention. Et je trouve ça bien que tu l'abordes, en

SPEAKER_00

fait. C'est intéressant ta perspective. J'avais jamais pris conscience de ça, mais c'est vrai. Puis oui, en fait, oui, c'est Et là-dedans, puis oui, il y en a des signes. Il y en a des signes que ce soit les gens autour de nous qui nous disent qu'il y a un problème puis qu'on ne veut pas les écouter. Notre corps est un outil extraordinaire qui nous parle tellement clairement. Mais si on n'a jamais appris à l'écouter, on va juste faire comme si ce n'était pas là. Puis à un moment donné, notre corps, il crie très fort. Puis on l'entend, on comprend, mais on ne veut pas le voir. Ça fait que c'est bien malheureux. Mais oui, il y a plein, plein, plein de signes, en effet, avant le burn-out, qui sont très clairs.

SPEAKER_02

Et comment t'as... Enfin, pourquoi t'as décidé de l'écrire maintenant? Enfin, pas maintenant, aujourd'hui, parce que ça prend du temps d'écrire et tout ça, et il est pas sorti hier non plus, mais globalement, assez longtemps après cette période, qu'est-ce qui t'a poussé dans l'écriture?

SPEAKER_00

En fait, moi, quand j'étais vraiment au fond du baril, quand j'étais vraiment dans mon hiver, quand ça l'allait vraiment pas bien, et que j'étais loin d'être remise, j'avais quand même cette certitude-là qu'un jour j'allais m'en remettre. J'avais aucune idée comment parce que là, ça n'allait juste pas bien. Mais je savais qu'un jour, j'irais mieux. Et j'ai tellement... Avant de tomber en épuisement, avant d'être diagnostiquée par mon médecin, avant cette période-là, j'essayais un peu de trouver... À un moment donné, j'avais compris que j'étais malade et que ça n'allait pas. J'essayais de trouver en ligne du support. C'est comme si j'essayais de trouver ce livre-là, mais qu'il n'existait pas. Je trouvais plein de sources scientifiques qui me confirmaient que je n'allais pas bien et que j'avais possiblement un burn-out. Mais ce n'est pas ça que j'avais envie. envie de lire. C'est comme si j'avais besoin de quelqu'un qui allait me comprendre, puis en tout cas, de par les recherches que je faisais, je ne comprenais pas, ça n'existait pas. Et donc, quand moi, finalement, je me suis trouvée au fond du gouffre, je me suis fait la promesse, je me suis dit, un jour, quand je vais revoir la lumière au bout du tunnel, il va falloir que je partage ce message-là. Puis en plus de ça, moi, quand j'étais en épuisement, j'avais, bien que j'avais honte de m'être rendue là, j'avais pas la force de jouer le rôle, de faire sans semblant que j'allais bien. Donc, quand on allait dans des soupers, puis tu sais, des fois, tu vas dans des soupers d'amis que tu connais pas tout le monde. Fait que, ah, qu'est-ce que tu fais dans la vie? Bien là, moi, je suis en épuisement. Puis là, je disais à tout le monde, je suis en arrêt de travail. Puis je voyais que ça rendait les gens inconfortables. Et je comprenais à quel point c'était encore trop tabou, ce sujet-là. Je le voyais bien, là, qu'il y a plein de gens qui s'épuisent tout le temps, là. Puis j'ai compris qu'il y a plein de gens qui s'étaient épuisés près de moi et que je n'avais jamais, je le savais même pas. Moi, quand je suis tombée en burn-out, mon père m'a dit, là, il m'a dit, on a vécu ensemble pendant 20 ans, puis j'ai jamais su ça, tu sais. Donc, c'est quand même assez fou. Donc, je me suis dit, il va falloir que j'en parle pour que ce soit moins tabou, puis si je m'en sors, ça veut dire que je peux sûrement aider les gens après. Donc, ce livre-là, je ne savais pas que ça allait avoir la nature d'un livre à la base, mais c'est ça. Puis pourquoi j'ai attendu, tu sais, pourquoi c'est sorti à ce moment-là? Je pense en fait que bien que quand j'ai commencé la planificatrice, je pense que je n'étais pas encore 100 % remise, tu sais. Puis je pense qu'il fallait que je continue à à grandir, je pense, puis j'étais... C'est ça, je savais peut-être pas complètement... Je n'étais pas complètement rétablie, je pense, dans le sens où j'avais encore du travail à faire un peu sur moi. Puis à un moment donné, c'est comme devenu super clair que c'était un livre que je voulais écrire. Ça m'a pris deux ans avant d'être capable de commencer à l'écrire à un point tel que j'ai finalement travaillé avec une cause d'écriture pour m'aider dans la rédaction. Parce que je n'y arrivais pas par moi-même, je pense, parce que c'était peut-être trop personnel. Ce n'était pas de donner des trucs de productivité, c'était vraiment de parler de mon parcours, de mon histoire. Puis à un moment donné, je me disais, ça va intéresser qui, ça? Mais voilà, c'est comme ça que c'est venu. Puis je pense que c'est bien que je ne l'ai pas écrit comme à froid tout de suite après parce que je n'aurais pas eu assez de recul sur l'expérience, ce qui fait que j'aurais eu moins de profondeur dans mon contenu. Parce que peu de temps après, c'est comme on pense encore que c'est beaucoup la faute des autres. Mais au final, avec le recul que j'ai pu prendre, je suis capable de dire dans le livre que oui, il y a peut-être eu des éléments particuliers qui n'ont pas aidé à ma cause. Il y a peut-être eu des personnages dans mon histoire qui ont traversé ma vie, qui ont peut-être joué un peu le rôle de catalyseur. Mais au final, c'est moi qui suis responsable de ma propre vie et c'est moi qui restais dans un contexte de travail qui m'a amenée vers le bol.

SPEAKER_02

C'est très... responsabilisant,

SPEAKER_00

quand même,

SPEAKER_02

comme le discours. T'as aussi un rôle de, oui, comme tu dis, de prendre soin de toi. Personne va prendre soin d'Émilie

SPEAKER_00

à part Émilie. Non. Ça, c'est à cause du burn-out, en fait, que je l'ai compris. Même à un moment donné, j'étais sûre que quelqu'un allait venir me sauver. J'étais là, il y a quelqu'un qui va venir, il y a un miracle qui va arriver, puis je vais pouvoir sortir de là, puis même que je commence mon livre en disant que je rêvais d'avoir un accident. Pas pour mourir, juste pour que ça s'arrête quelques temps et que je sois capable de ne pas aller travailler avec une bonne raison pendant quelques temps. Donc, c'est ça qui m'a fait comprendre que, dans le fond, j'étais responsable de ma propre vie. Mais je souhaite à tout le monde de l'apprendre différemment. Si notre discussion peut être juste la prise de conscience pour tout le monde de comprendre qu'on est responsable de notre bonheur, qu'on est responsable de notre propre vie, tant mieux. On n'a pas besoin de se rendre à un burn-out pour ça, mais moi, j'ai eu besoin de ça pour le

SPEAKER_02

comprendre.

UNKNOWN

Oui, et...

SPEAKER_02

C'est dur quand même à entendre ce que tu viens de dire. Je mets de l'émotion partout, alors j'ai de l'émotion dans ce que tu dis. Est-ce qu'il y a des petits signes

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je suppose que tu as parlé de burn-out avec d'autres gens maintenant. d'autres gens qui l'ont vécu. Est-ce qu'il y a des signes qui sont un peu similaires chez plein de gens

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Des signes avant-coureurs, tu vois, qui devraient mettre la puce à l'oreille

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je suis en train, moi, de préparer, je vais faire un épisode avec Thomas Burbidge la semaine prochaine. Je ne sais pas si tu vois qui c'est, mais lui, il raconte que dans les périodes, c'est mon travail préparatoire, mais que dans les périodes où il est en rush et où il est en galère, il le remarque à sa panière de linge sale qui est pleine parce qu'en fait, il ne prend même pas le temps d'aller faire son

SPEAKER_01

linge sale,

SPEAKER_02

tu vois. Et je me suis dit, c'est un super outils, bon alors peut-être le panier à linge sale pour certains ça ne portera pas le sens, mais est-ce qu'au niveau burn-out, il y a des trucs comme ça, tu vois, des signes

SPEAKER_00

universels? Absolument, je peux partager moi des signes que j'ai eus et ou des signes que d'autres personnes m'ont dit. Encore une fois, je le dis en partageant ma propre expérience, ma propre histoire, je n'ai aucun bagage scientifique, je ne suis pas psychologue ni spécialiste en santé mentale, donc s'il y en a qui nous écoutent et qui ont des doutes, on les invite à aller consulter un professionnel de la santé, mais en fait, c'est Moi, par exemple, j'étais fatiguée, mais comme c'était rendu une fatigue chronique. Je veux dire, c'est normal des fois d'être fatiguée, on s'est couché tard, on a peut-être travaillé un peu plus, puis c'est correct, mais comme j'étais vraiment rendue dans une fatigue chronique. J'étais aussi dans un stress qui était vraiment rendu chronique, qui s'était transformé, je pense, aussi en anxiété. Je me faisais toujours des scénarios incroyables. Le stress était omniprésent dans ma poitrine tout le temps. tous les dimanches, je veux dire, normalement, j'avais congé le samedi et le dimanche. Le samedi, c'était pas pire, mais le dimanche, je me levais le matin, puis juste de penser que je travaillais le lendemain, je passais une mauvaise journée. Tu sais, je pense que ça, ça arrive à tout le monde à un moment donné, mais quand c'est ça à toutes les semaines, tu sais, je pense que c'est un signal important. De mon côté, je pleurais vraiment souvent, là, comme j'allais dans le bureau de ma patronne pour parler de quelque chose, je me mettais à pleurer. Puis je suis pas une fille qui pleure souvent nécessairement dans la vie, là. Comme je suis hyper, tu sais, je suis très sensible, mais de là à pleurer, même moi, je me regardais, on dirait que c'est pas moi. Symptôme très féminin, de mon côté que j'ai eu, j'avais... non seulement j'étais très irrégulière dans mes règles, mais j'avais des mois où je n'avais pas mes règles du tout. Quand je parlais précédemment qu'on essayait de concevoir un enfant, une des raisons pourquoi ça ne fonctionnait pas, je pense qu'il y avait aussi ça, mais j'avais vraiment cette absence-là de règles, ce qui est quand même très, très anormal pour l'âge à laquelle j'avais. Autre chose, j'avais un peu plus d'acné. Ah oui, perte de mémoire. Moi, j'ai quand même une mémoire d'éléphant dans la vie. Je peux vraiment me reposer sur ma mémoire, j'oubliais tout. Je pouvais aussi être figée devant un courriel pendant comme 4 minutes. à comme pas savoir quoi répondre, alors que c'était un courriel vraiment simple. Pour moi, vider, tu sais, une image très claire que j'ai, c'est vider mon lave-vaisselle. Pour moi, là, c'était comme si on me demandait d'aller courir un marathon, là. Comme c'est juste vider un lave-vaisselle, ça va prendre cinq minutes, c'est même pas difficile physiquement, mais moi, là, c'était une montagne. Donc, moi, c'est beaucoup des petites choses comme ça que je vivais à travers le temps. Tu sais, ça a commencé trois ans auparavant, c'était un petit peu plus ponctuel, mais à un moment donné, c'est devenu très présent et plus les années avançaient, plus les signaux étaient là. Aussi, il y a des gens près de moi qui me disaient « Il me semble que tu commences à te le teint pâle, te maigris beaucoup. » J'avais perdu aussi beaucoup de poids. Les cernes en dessous des yeux. Mais là, je me disais « Je vieillis, je vieillis. » J'avais 30 ans. En tout cas, mon conjoint aussi. Je pense qu'il faut beaucoup écouter les gens de notre entourage. Eux, ils ont la prise de recul que nous, on n'a pas. Moi, j'ai plusieurs personnes autour de moi qui m'en ont parlé. Mon conjoint, le premier à plusieurs reprises, mais moi, je lui disais « Tu comprends pas, on n'est pas fait pareil. Moi, je suis une machine de guerre. » Je lui disais « Toi, t'es juste pas pareil. » Puis, il fut un temps qu'il a juste arrêté de m'en parler parce que il savait, tu sais, lui, il avait la sagesse de savoir qu'il fallait que je me sauve moi-même, tu sais. Il pouvait pas, lui, me prendre. Bien, il aurait peut-être pu, là, comme m'obliger, mais ça m'aurait juste... ça aurait pas eu le même résultat, en fait. Fait que quand il y a des gens autour de nous qui nous disent des petits signaux d'alarme comme ça, des petits red flags, on veut pas les entendre Souvent, ça va nous causer beaucoup de frustration parce qu'on va penser qu'ils ne comprennent pas notre vie. On va penser qu'ils ne sont pas ambitieux. On va penser qu'eux, ils ne savent pas c'est quoi la vie et que nous, on sait c'est quoi. Moi, c'est exactement comme ça. Je le voyais. Finalement, eux, ils ont un avantage. Ils ont la prise de recul. Il faut les écouter, ces messages-là. Il faut les écouter parce que même si c'est très inconfortable et que ça ne fait pas du tout notre affaire, parce qu'eux, parfois, ils voient beaucoup plus clair que nous.

SPEAKER_02

c'est ouais je sais pas du tout comment faire

SPEAKER_03

ma

SPEAKER_02

transition j'aime ton honnête après tout ça mais du coup sans transition merci déjà pour tout ce partage sur le burn out j'en ai pas vécu donc je croise les doigts pour que ça m'arrive pas est-ce que si je me demandais le livre que tu as écrit Est-ce qu'il y a un rôle thérapeutique maintenant

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Maintenant que toi, c'est passé, tu le dis, tu avais besoin de prendre un peu de recul et tout. L'écrire, est-ce que tu as eu l'impression d'avoir la grande Émilie qui regarde l'Émilie plus âgée

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Qu'elle a regardé le passé, ce qui s'est passé sur une Émilie plus jeune, et qu'elle le regarde avec des yeux d'adulte. Comme si tu as vécu une expérience traumatisante en tant qu'enfant, et maintenant tu es adulte, tu repenses à ce truc, et tu te dis « Ok, maintenant j'ai des yeux d'adulte, je comprends ça qui m'est arrivé, tout ça. » Est-ce que ça a fait ce rôle-là, ou pas du tout

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu as le droit de dire « non ». Oui, mais en fait, j'ai envie de dire oui parce que oui, ça a vraiment joué ce genre de rôle thérapeutique. En fait, je ne savais pas à quel point... Tu sais, moi, je voulais écrire ce livre-là dans un objectif de partage. Je ne savais pas à quel point ça allait me servir à moi aussi. Puis oui, en fait, ça m'a comme permis de boucler la boucle. Puis l'écriture de ce livre-là a été difficile. Tu sais, quand je disais que j'avais notamment eu besoin d'une coach d'écriture, c'est parce que je pense qu'au fond de moi, il y avait des scènes que je n'avais pas envie de revivre ou des émotions que je n'avais pas envie de revisiter, mais qui devaient trouver leur place dans le livre. livre. Alors, oui, ça a été très, très thérapeutique. Puis c'est comme ça m'a aidé à fermer ce chapitre-là de ma vie. Et depuis que le livre est publié et qu'il est entre les mains de tout le monde et que les gens peuvent s'approprier mon message, c'est comme ça me permet de dire, OK, le prochain chapitre maintenant. Parce que, tu sais, quand on veut un épuisement, ça paraît pas de l'extérieur. Fait que moi, j'ai l'impression que j'ai, mettons, si on fait une analogie, j'ai l'impression que le livre m'a aidé à cicatriser une cicatrice finale, de vraiment cicatriser pour de vrai cette épreuve-là, si on veut. Ce qui fait que, tu sais, des fois, si on a une grosse blessure, on va avoir une cicatrice toute notre vie. Elle va comme être blanche, elle va être apparente, mais à un moment donné, elle guérira pas plus. Elle va juste rester comme ça. Fait que j'ai l'impression que mon livre m'a servi à, justement, cicatriser officiellement cette cicatrice-là, finalement. Fait qu'elle va toujours rester apparente, mais, tu sais, j'ai l'impression que ça m'a juste aidée à... juste à boucler la boucle. Ouais. Ma cause d'écriture me dit, d'ailleurs, me disait à quel point, pis je sais qu'elle disait à tous ses clients, là, à quel point que qu'on se transforme à travers le livre qu'on écrit. Puis moi, je me suis vraiment transformée à travers ce livre-là. Puis ça m'a permis de devenir la nouvelle version de moi, finalement. La celle d'après,

SPEAKER_02

vraiment. Et alors, si là, je mets une casquette un peu plus planificatrice business, est-ce que ce livre est... un appel vers ton business, tu vois, une forme de lead magnet ou quelque chose qui amène vers tes contenus d'aujourd'hui.

SPEAKER_00

Oui, en fait, oui, définitivement, parce que je parle de la planificatrice dans le livre. J'en parle pas vraiment au début. Et en fait, plus le livre avance, plus on s'en va dans la saison du printemps et de l'été. Donc, on s'en va dans ma vie d'après le burn-out. Et comme la planificatrice est un... En fait, la planificatrice, c'est une création qui est complètement lié à mon burn-out. Je suis sûre que ça n'existerait pas si je n'avais pas fait cet épuisement-là. Donc, plus le livre avance, plus j'en parle. Et plus le livre avance et plus je suis en mode, je veux dire, planificatrice, en mode mentor, en mode guide, alors qu'au début, c'est un peu plus mon récit, on va dire. Ce qui fait que, oui, je l'ai utilisé comme ça. Dans le fond, mon intention première, c'est vraiment, vraiment d'aller aider les gens avec le contenu. Mais plus ça avance, plus la planificatrice, on en parle. Même que je je plug à différents endroits des épisodes de podcast que j'ai faits par le passé ou comme du contenu que j'ai qui existe déjà qui peuvent les aider parce que c'est sûr qu'un livre, mon livre, le but, c'était pas qu'il y ait 1500 pages. Il y a à peu près 240 pages. Je voulais me limiter à ça, ce qui fait que des fois, je parle d'un sujet X, mais je le sais qu'il y a peut-être des gens qui aimeraient aller encore plus en profondeur dans cette thématique-là. Bien là, je les référais à du contenu déjà existant. Et puis oui, j'ai des clients ensuite qui ont signé avec moi dans mes accompagnements grâce aux livres notamment. Il y en a qui vont vraiment écrire un livre avec l'intention première que ce soit un genre de livre magnète ou que ça devienne vraiment quelque chose qui va convertir en client. Moi, ce n'était pas mon intention principale, mais ça a quand même été un effet secondaire du livre. Cependant, je pense que quand on écrit un livre, on n'a pas besoin d'avoir un livre pour être expert, sauf que quand il y a un livre dans le monde, de par la notoriété que ça a, la visibilité que ça a, c'est comme si ça nous met vraiment un saut dans le front qu'on est expert. dans quelque chose, donc c'est sûr que ça l'a été favorable pour mon

SPEAKER_02

entreprise définitivement. Oui, complètement. J'avais écrit, moi j'ai eu un premier business sur la partie HPI et hypersensibilité, et à un moment j'ai été contacté, donc je faisais du YouTube et du blog, et j'ai été contacté par un éditeur pour écrire un livre. À partir du moment où tu écris un livre, dès qu'il y a des questions sur ces thématiques-là, moi c'était la radio qui m'appelle, il y a eu la télé, il y a eu des trucs comme ça, juste parce que tu as écrit un livre. Mais par contre, les heures de contact contenu YouTube, les trucs comme ça, ils n'en ont rien à faire. Mais le livre, je ne sais pas pourquoi, c'est un outil marketing d'autorité, alors que niveau rentabilité, ce n'est pas du tout le plus efficace, pour moi en tout cas, ça ne l'a pas été. Mais

SPEAKER_00

voilà, ça me fait des rires. Mais c'est vrai que les livres, c'est vraiment encore beaucoup l'autorité. Puis moi, ça me fait rire quand... Tu sais, il y a même des gens aujourd'hui qui pensent qu'être YouTuber, ce n'est pas un vrai job. Puis là, ça me fait rire parce qu'en 2026, être YouTuber, c'est vraiment un vrai job, pour plusieurs personne, mais je pense que dans les années à venir, je pense que les gens vont comprendre que avoir une chaîne YouTube, par exemple, c'est une autorité, mais c'est comme si les gens ont peut-être besoin d'un historique de plus pour comprendre ce que les nouveaux médias d'aujourd'hui peuvent être une autorité, au même titre que les podcasts aujourd'hui, je trouve que ça peut tellement devenir une belle autorité, mais c'est vrai qu'on dirait qu'il n'y a rien comme un livre encore aujourd'hui pour être perçu vraiment

SPEAKER_02

comme une autorité, définitivement. Complètement, complètement. Et si on zoome un peu sur la partie organisation, gestion du temps, par longtemps. J'avais vu dans tes contenus que tu parlais souvent de comment apprendre à prioriser les tâches. Pas partir dans tous les sens. Sur quoi on se focalise

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Qu'est-ce qu'on élimine

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Parce que si tu gardes que les tâches importantes, il y en a 40 que tu ne dois pas faire. Comment... Je ne sais pas si je dois prioriser mes trois prochains mois. Tu vas prioriser mon été, là. Comment tu sélectionnes ce qui est important temps versus ce qui ne l'est pas. Sachant que quand t'es indépendant, si tu travailles sur le truc le moins pertinent, c'est toi qui payes les pots cassés après. Si, quand t'es dans une entreprise, ton manager il t'oriente mal, c'est la faute du manager et de l'entreprise et toi t'y es pour rien. Comment t'arrives, toi, enfin comment tu aides tes clients et clientes à trouver ce qui est le plus pertinent pour

SPEAKER_00

eux? En fait, faut apprendre à prioriser ce qui est important et non urgent et cesser de prioriser seulement ce qui est urgent. Parce que l'urgence, en fait, quelque chose qui est urgent, ça veut dire qu'il y a un délai qui est rattaché à ça. Et le délai était soit pour hier, aujourd'hui ou demain. Par urgent, je veux dire qu'il y a un délai très, très serré. Ce qui fait que la très, très, très grande majorité des gens, j'aimerais avoir une statistique précise, je ne l'ai pas, mais comme sûrement que 95 % des gens ne font qu'avancer leur journée en fonction des urgences, donc en fonction des délais. Ils sont guidés par le les délais. Mais dans la vie, c'est pas les délais qui nous amènent à nous réaliser, puis à avancer, à faire grandir nos business, puis à réaliser nos objectifs. Qu'est-ce qui nous permet de réellement nous donner le sentiment d'avancement? C'est lorsqu'on arrive à faire de la place dans notre horaire chargé pour ce qui est important mais non urgent. Puis c'est quoi qui est important et non urgent? Un livre, c'est quelque chose qui est hyper important, mais qui est pas urgent. Qu'est-ce qui peut être important et non urgent? En fait, tout ce qu'on veut créer dans notre entreprise, souvent, est important et non urgent, à moins qu'on ait vendu quelque chose, comme tu sais, je sais qu'il y en a parfois qui vont vendre un programme ou une formation en ligne. Ils l'ont vendue, mais elle n'existe pas encore. Donc là, il y a comme le délai serré que vite, je dois la créer parce qu'il y a des gens qui ont payé et qui sont déjà embarqués dans le programme. Donc ça, ça va créer une vraie urgence. Mais pour le trois-quarts des choses que personnellement, moi, j'ai créé, que ce soit mon livre, mon premier agenda, mes formations en ligne, mes programmes, c'est une idée que j'avais dans ma tête. Il n'y a personne qui savait qu'est-ce que j'allais sortir. Donc, si j'avais juste travaillé avec mes urgences, donc les rendez-vous que j'ai avec mes clients, mes délais, mes choses comme ça, mon contenu à créer bien, tout ce que j'ai créé dans les dernières années n'existerait pas parce que j'aurais pas fait de la place à ça. Fait que ça, il faut juste comprendre c'est quoi qui est important, c'est quoi qui est urgent. Fait que là, j'ai clarifié urgent c'est quoi, c'est parce qu'il y a un délai. Mais maintenant, c'est quoi quelque chose qui est vraiment important? Moi, je considère que les choses qui sont importantes, ce sont les choses qui sont rattachées à nos objectifs de réalisation. Donc, où est-ce qu'on veut s'en aller? Puis moi, je travaille beaucoup, beaucoup avec mes clients avec la vision. Puis pas juste la vision de où est-ce que tu te vois dans un an, mais comme plus une vision stratégique. Dans 3-5 ans, où est-ce que tu te vois? Et en fonction de cette vision-là, il faut prendre des décisions et poser des actions dans le moment présent pour s'en aller là. Parce que si on fait juste réagir et qu'on n'est jamais en mode proactivité, dans 3-5 ans, c'est sûr qu'on va arriver quelque part, mais on risque d'être assez éloigné de notre vision, par exemple. Et puis, il y a plusieurs personnes qui vont se dire « Ouais, bien moi, je vais travailler sur les choses importantes quand mes urgences seront finies ou quand j'aurai plus de temps. » Mais je veux dire, il n'y a rien de plus prévisible que les imprévus dans la vie. Il va toujours y avoir des imprévus. Puis si on a une entreprise, il y a toujours quelque chose à faire, il y a toujours quelque chose à préparer, il y a toujours plus de contenu à créer, il y a toujours un client de plus qui va arriver et tout. Ce qui fait que comment on fait pour choisir nos priorités, c'est tout simplement de se rattacher, de faire de la place, d'oser faire de la place dans notre horaire pour ce qui est important. Puis qu'est-ce qui est important? C'est qu'est-ce qui est rattaché à nos objectifs de réalisation et à notre vision. Mais ça, c'est difficile. Là, je dis ça, ça fait bien du sens, mais de le faire au quotidien, c'est difficile parce que ça, des fois, ça veut dire de refuser des des clients, par exemple, de refuser des revenus, de refuser des opportunités parce que moi, j'ai refusé plusieurs opportunités lucratives dans les dernières années parce que si je disais oui à ça, ça veut dire que je disais non à mes projets importants et que je les reportais encore plus tard dans le temps. Fait qu'à un moment donné, c'est de savoir qu'est-ce qu'on veut vraiment. Étant donné que moi, je sais exactement où je m'en vais, que je connais ma vision et que j'aide mes clients à faire la même chose, bien, c'est ça que je leur enseigne finalement. Je leur apprends à dire non à ce qui ne s'aligne pas avec la direction où ils veulent s'en Et puis, c'est quand même difficile des fois à faire, mais à un moment donné, on s'habitue. Puis le sentiment de culpabilité, il s'en va tranquillement parce qu'on sait aussi à quoi on dit oui. On ne dit pas non à quelque chose ou à une opportunité juste pour le plaisir. On dit non parce qu'on le sait, ce par quoi on veut combler notre temps à la place. Et puis, tu sais, le temps, c'est très mathématique aussi. Donc, à un moment donné, on ne peut pas mettre 40 heures de tâche dans une journée de 8 heures de travail. Donc, il y a ça... Il y a ça qu'il faut tenir en compte. Je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut plus respecter les délais et qu'on va laisser tomber les gens qui ont besoin de nous. Ce n'est pas ça. C'est juste qu'il faut aussi apprendre à faire de la place dans notre horaire à ce qui est important et arrêter de juste gérer ce qui est urgent. Je pense que la société, on est beaucoup là-dedans, dans un mode de réactivité. Les gens nous font une demande par courriel. Ils nous appellent quasiment cinq minutes après parce qu'on ne leur a pas répondu. Donc, on est vraiment dans une ère de réactivité. Puis je pense que ça, il faudrait se reprogrammer un peu par rapport à ça. Puis je pense que... Moi, ce que j'enseigne beaucoup à mes clientes, c'est de... d'expliquer aux gens avec qui tu travailles, que ce soit des collègues ou que ce soit des employés ou que ce soit des clients, de te dire « Moi, je fonctionne de cette façon-là, dans le sens où si tu m'écris maintenant, c'est sûr que je vais revoir ton courriel, mais je ne vais peut-être pas te répondre maintenant. » Ou comme un des meilleurs trucs en lien avec la gestion des priorités, parce que souvent, on va gérer toujours les imprévus en se disant « Je vais travailler sur mes choses à moi quand je vais avoir fini ma longue liste d'imprévus, puis finalement, la journée est terminée ou la semaine est finie et on n'a rien fait. » Et puis, c'est que quand les gens nous demandent quelque chose, il faut prendre l'habitude de leur demander C'est quoi le délai? C'est pour quand? Parce que si c'est pour dans deux semaines, il n'y a aucune raison pourquoi on devrait prendre une heure de notre journée d'aujourd'hui pour faire quelque chose qui pourrait être fait plus tard, alors qu'on aurait peut-être pu prendre cette heure-là aujourd'hui pour travailler sur nos projets importants à

SPEAKER_02

nous. OK. Mais je... dans ce que tu dis sur comment on définit les priorités, ça sous-entend qu'on a d'abord défini nos gros objectifs, notre vision. Comment tu arrives à définir une vision à moyen terme, je ne sais pas, du 3 à 5 ans, comme tu le disais, sachant que... Moi, déjà, j'ai remarqué qu'il n'y a aucun de mes plans qui se terminent... Enfin, pas qui se terminent mal, mais ça ne se passe jamais comme prévu. Il y a toujours une nouveauté. Il y a l'IA qui sort. Il y a moi qui me rend compte qu'en fait, je n'aime pas faire ce que j'avais prévu que j'allais aimer faire. Oui. Je change, j'évolue. Tout en même temps, j'ai envie de trouver la stratégie parfaite. Tu vois le truc parfait qui n'existe pas. Tu vois, il y a cette quête. Je n'arrive pas à faire mes objectifs. Comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Comment tu aides des clients? Je ne suis peut-être pas le seul. Dis-moi que je ne suis pas le seul, s'il te plaît. Et comment tu les aides?

UNKNOWN

Je ne suis pas le seul, si je peux te rassurer.

SPEAKER_00

Merci, Émilie. Mais du coup, comment... Tu leur dis quoi à tes clients qui font ça? En fait, par où qu'il faut commencer, il faut vraiment commencer, je pense, à la base, par l'introspection. Parce que j'ai beaucoup, beaucoup de gens, moi, qui viennent vers moi, comme, puis ils disent, hé, là, comme j'ai besoin de toi pour la... trouver du temps pour réaliser mes projets, réaliser mes choses, je veux que tu m'aides dans ma planification. Puis en fait, au début, c'est vraiment ça que je faisais. Là, plus ça allait, plus que je comprenais que dans le fond, ma façon qui est spéciale peut-être d'aider les gens, c'est que je ne fais pas juste leur donner des trucs. On reste pas en surface, on va vraiment en profondeur. Et donc, pour être capable de clarifier où est-ce qu'on veut s'en aller, c'est pas juste de s'asseoir puis de penser à ce qu'on veut réaliser, c'est d'aller faire quand même un bon travail d'introspection pour être capable de réellement se connaître. Puis des fois, on pense qu'on se connaît, mais on ne se connaît pas nécessairement vraiment. Puis si on comprend quand on commence à faire de l'introspection. Donc, tu sais, quand on se connaît, ça va être beaucoup plus facile de prendre des décisions alignées et de faire des choix qui vont s'aligner avec nous. Une fois qu'on a fait cette introspection-là, c'est là qu'on peut aller un peu dessiner notre vision. Tu sais, la vision, moi, je vois ça de deux façons. Un peu vraiment comme, tu sais, quand on arrive à vraiment créer de l'espace, à être capable de réfléchir, puis de s'offrir pas juste un deux minutes de réflexion, mais d'être capable vraiment de réfléchir sur une plus longue période de temps. Parfois, la vision a peut venir à nous. Je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé, mais comme des fois, comme un claquement de doigts, ah oui, j'ai comme l'idée du siècle. Ça, je trouve que c'est une vision qui vient à nous. Pour les personnes qui ont peut-être plus de difficultés à ressentir ces visions-là ou à la voir ou quoi que ce soit, on peut la créer aussi, on peut comme la provoquer. Ce qui fait qu'on peut s'exposer à différentes choses et à dessiner finalement, littéralement, qu'est-ce qu'on veut vivre dans 3-5 ans. Puis là, c'est de se poser un paquet de questions. C'est beaucoup dans la réflexion. C'est de se dire, « J'ai envie de me sentir comment, moi, dans 3-5 ans? » Parce qu'il y en a qui vont beaucoup essayer de voir des choses ou comme de mettre un objectif précis, comme dans 5 ans, je veux écrire un livre, je veux générer tant de millions, par exemple, par année, je veux faire ci, je veux faire ça, puis c'est parfait, puis ça peut être ça, mais ça peut être aussi aussi basic que de se dire « Comment je veux me sentir dans 5 ans? » Des fois, on n'est pas bien présentement. OK, qu'est-ce qui fait que je ne suis pas bien présentement? Puis qu'est-ce qui ferait que je me sentirais mieux plus tard? Peut-être qu'on se sent stressé on est stressé, on commence nos journées, on n'est pas bien, bien peut-être que j'aimerais me sentir plus libre dans cinq ans. J'aimerais peut-être me lever le matin avec motivation. Peut-être qu'on ne sait pas encore concrètement qu'est-ce qui va créer la motivation, mais on sait déjà comment qu'on va se rendre là. Fait qu'on peut avoir une vision très, très claire ou on peut avoir une vision qui est un petit peu floue, un peu abstraite, puis c'est vraiment correct aussi, mais c'est vraiment, vraiment beaucoup dans la réflexion qu'on est, qu'il faut aller travailler ça. Puis moi, j'aime beaucoup travailler justement sur une vision un petit peu plus, bien tu sais, moyen terme, moyen-long terme, que de juste une vision 12 mois, parce que je trouve que ça nous donne un plus big picture, si on veut, et ça vient avec une certaine distance dans le temps qui enlève une certaine pression. Parce que si on travaille juste avec une vision à plus court terme, disons du 12 mois, ça vient avec une pression de temps, parce que si on se dit, je veux écrire un livre, dans un an, j'ai publié un livre, ou dans un an, j'ai généré X millions de dollars ou d'euros ou de milliers de dollars, peu importe, bien, ça vient avec la pression de, OK, il faut que je trouve maintenant comment exactement comment ça va fonctionner parce que c'est demain matin. Alors que la vision à moyen-long terme, elle nous donne, elle enlève un petit peu la pression du stress et du temps parce qu'on peut s'en aller dans cette direction-là sans avoir l'obligation de tout comprendre maintenant et de savoir exactement comment on va y arriver. C'est pour ça que j'aime travailler avec cet aspect-là. En fait, plus on sait où on s'en va, plus on va marcher dans... cette direction-là. Moi, je vois la vision comme la destination qu'on rentre dans un GPS. Je le vois exactement comme ça. Et puis, à partir du moment où on sait où on va s'en aller, on va s'en aller dans cette direction-là plutôt que de s'en aller de tout bord, tout côté. Mais te dis quelque chose, par exemple, qui est super important, c'est qu'on évolue, nous. Donc, moi, c'est pas parce que je me fixe une vision dans cinq ans que je vais la marcher juste à temps que je sois rendue là. Je vais la marcher si j'évolue en ce sens-là et si c'est toujours cohérent avec qui je deviens et qui je suis. Parce que si je me fixe une vision puis que ce n'est plus cohérent avec moi, je vais me donner la possibilité d'arrêter certains projets, de revenir sur mes décisions, de peut-être dire oui à une opportunité pour laquelle j'aurais dit non avant. Puis ça, c'est important d'être capable de faire ça parce que je vois plusieurs clientes, des fois, qui ne veulent même pas voir une vision parce qu'elles ont peur de ne pas être capables de la marcher au complet. Mais rendu là, on peut toujours, on a toujours le libre-arbitre, on peut, comme tu le disais tantôt, si ça reste ça ne résonne plus avec toi, ça ne résonne plus. Je pense que pour être capable de faire cette prise de conscience-là, c'est justement parce qu'il y a eu un travail de réflexion avant et qu'on a fait un minimum d'introspection.

SPEAKER_02

Tu vois, je suis un peu comme tes clientes. Je pense que j'ai la tendance de me dire, je sais qu'une vision à cinq ans, je vais évoluer. Le pôle d'il y a cinq ans, il est complètement différent d'aujourd'hui et celui d'en cinq ans, il sera complètement différent. À quoi bon faire une vision que je sais que je ne vais pas

SPEAKER_01

respecter? Du

SPEAKER_02

coup, quid? Impossible à trouver mes objectifs. objectifs des prochains mois, tu vois, j'ai juste une idée, en gros, bah, amuse-toi aujourd'hui et trouve un moyen pour que ça fasse de l'argent. Et j'essaye plus de me baser sur un sentiment, tu vois, et d'avoir la quête de la journée parfaite, plutôt que de l'objectif. Parce que je m'étais déjà fixé des objectifs monétaires en me disant, une fois que tu pourras te payer ce revenu-là, tu te sentiras tellement bien, parce que ce revenu-là, je l'ai passé, je l'ai doublé, je me sens pas mieux. Et... Donc, c'est pour ça que maintenant, j'essaie plus de me recentrer, de passer sur la journée parfaite. Mais en même temps, je me dis que ce serait bien que j'ai une vision et ça me rassurerait et ça m'aiderait à trouver des objectifs. Des fois, je navigue

SPEAKER_00

à vue, tu vois. Mais c'est intéressant. J'aime beaucoup ce que tu dis, la journée parfaite, puis de voir que tu pensais l'atteindre avec un certain revenu, mais t'es pas mieux. En fait, ta vision, dans 3 ou 5 ans, ça peut être ta journée parfaite et tant mieux si tu l'atteins dans 3 mois, finalement. Puis si tu l'atteins dans 3 mois, tu te referas une nouvelle vision. Mais ta vision pourrait être juste, en fait, ta journée parfaite. D'aller vraiment prendre le temps de clarifier c'est quoi une journée qui est 100% parfaite. Tant dans les choses que tu fais, de par les gens que tu côtoies dans ta journée, de par l'endroit peut-être où tu te trouves et aussi comment surtout toi tu te sens. Ça, ça peut être ta vision. Parce que souvent, on va associer le mot vision à comme des objectifs puis des affaires comme ça, puis ça n'a pas besoin d'être une liste de tâches à cocher. En fait, la vision, ça peut être aussi simple en te guillemets, d'une journée parfaite. Puis la vision, si on l'atteint plus vite que prévu, tu sais, comme par exemple, si tu acceptais de faire ça, puis dans trois mois, par exemple, tu arrives à vivre ta journée parfaite, bien, tu te refais une autre vision. Tu sais, comme moi, l'an passé, je m'étais fait une vision cinq ans. Un an plus tard, j'avais déjà atteint cette vision-là. Donc, j'ai redessiné dans le fond ma vision cinq ans. Puis là, peut-être que ça va me prendre cinq ans, ça va peut-être m'en prendre deux, je sais pas. Mais on retourne tout simplement à la table à dessin une fois que c'est atteint. Mais il faut essayer aussi de penser que la vision doit absolument être remplie d'un paquet d'objectifs. Et si tu mises... Parce qu'encore une fois, moi, j'aime la vision parce que ça donne vraiment une destination, ça nous donne un chemin à prendre. Ce qui fait que pour reprendre ton exemple, si ta vision, c'est la journée parfaite, si tu marches toujours dans cette direction-là, tu vas accueillir les bonnes opportunités, tu sais.

UNKNOWN

Hum.

SPEAKER_03

oui c'est

SPEAKER_00

vrai et la vision elle se dessine aussi pendant qu'on la marche il y en a qui vont la voir au complet comme si c'était hyper clair en avance tant mieux mais il y en a aussi que ça va se clarifier en marchant puis c'est tant

SPEAKER_02

mieux aussi oui je me suis rendu compte moi de cette vision qui a beaucoup modifié avec le podcast le côté où je me suis rendu compte que j'étais très seul avant et que la rencontrée du monde en fait je me suis rendu compte que j'adore ça ce qui me manque de l'événementiel où en fait j'étais un milieu j'étais hyper entouré via le travail j'échangeais avec plein de monde tout le temps et là en fait j'étais seul et là je rencontre du monde donc je me suis dit oh mais c'est vrai que j'aimais ça et j'avais oublié mais du coup tu vois ça fait évoluer la vision et en plus à chaque fois je rencontre des gens trop intéressants et je me dis oh mais ils ont trop raison ils ont chopé la vérité le vrai truc et c'est un vrai problème

SPEAKER_00

c'est trop

SPEAKER_02

galère de se stopper complètement je vois des gens que vraiment je trouve hyper intéressant qui ont poncé à fond une stratégie un

SPEAKER_00

truc et je me

SPEAKER_02

dis ça a l'air trop bien de faire ça j'ai envie de goûter ce plat a l'air super bon aussi comment on fait l'éternel problème du podcast

SPEAKER_00

c'est de rencontrer des gens oui mais là c'est sûr que t'es vraiment baigné là-dedans mais tu sais mais ça serait intéressant peut-être que ta vision c'est ça aussi c'est peut-être parce que là t'as donné des exemples de plats autant qu'une vision pourrait être moi je me spécialise dans la cuisine méditerranéenne je ne fais que ça ça peut être ça une vision mais ça peut aussi être moi comme ma vision, c'est que j'ai un show de télé de cuisine et comme je vais dans plein, plein, plein de restaurants partout dans le monde. Donc oui, des fois, c'est cuisine méditerranéenne, mais des fois, c'est cuisine asiatique. Puis des fois, c'est là, c'est là, c'est là. Donc, tu sais, c'est de prendre du recul des fois pour voir quelles sont les possibilités. Puis quand on dessine une vision aussi, c'est de se donner toutes les possibilités. Puis si, encore une fois, tu sais, tantôt, je parlais de la pression du temps. Tu sais, 6-5 ans, c'est trop bientôt puis ça vient avec une trop grosse pression. On peut avoir une vision dans 15 ans, dans 25 ans aussi, là, ça, la pression du temps est vraiment pas là, là, parce qu'on se dit, hey, je pourrais bien penser, moi, demain matin, pas demain matin, mais comme, dans 25 ans, là, je pourrais être la prochaine Oprah, aucune idée comment je vais me rendre là, mais dans 25 ans, c'est tellement loin qu'il y a plein de choses qui peuvent se passer pour ma vie, là, ça débat avec la pression de se dire, hey, dans 5 ans, je vais être Oprah, par

SPEAKER_02

exemple,

SPEAKER_00

t'sais, fait que... Ben, quand tu seras Oprah, je serai Britney Spears et... Tu m'inviteras sur

SPEAKER_03

ton show, ah, Trop

SPEAKER_02

bien. J'adore ça. Quand on pense un peu à l'aspect... productivité, gestion du temps, tout ça. Tu as toute une partie sur prioriser les tâches. Tu as toute une partie aussi, en gros, réduire sa to-do list, la réduire au minimum et la terminer le plus vite possible. L'aspect plus gain de temps pour récupérer du temps. Ça, moi, j'ai beaucoup travaillé là-dessus à titre perso pour essayer de bosser plus vite. Grande question après de, OK, j'ai gagné deux heures dans ma journée, qu'est-ce que je fais

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce que je fais deux fois plus

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce que c'est du temps perso

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Mais du coup, Paul perso, il aime quoi après s'être défini par le travail

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Il faut vraiment que je fasse ce travail d'introspection. Mais si on veut gagner du temps un peu sur ces tout doux, tu vois, sur tout ça, est-ce que il y a des hacks, même si je ne crois pas dans les hacks, ou comment tu accompagnes les... les gens... Je sais pas, en fait, est-ce que la technique, c'est juste de supprimer les missions qui servent à rien ou qui ont peu de valeur ajoutée et se concentrer que sur les trucs importants? Ou est-ce qu'il faut trouver des moyens d'accélérer? Tu vois, comment tu le vois, le truc,

SPEAKER_00

toi? Ouais, en fait, moi, reste que quand même, moi, je pense pas qu'il y a une formule magique qui fonctionne pour tout le monde. Je pense qu'il y a plusieurs méthodes d'organisation, de productivité qui fonctionnent pour différentes personnes. C'est pour ça que dans tes petites questions rapides, au départ, je me... Tu sais, je disais que c'est ça, il y a pas une c'est pas parce que ça fonctionne pour ton meilleur ami ou ta mère que ça va fonctionner pour toi, là. Mais dans les techniques, en fait, ce que j'ai envie de dire, c'est que ce que j'enseigne aux gens, puis c'est drôle parce que tu l'as déjà un peu dit, c'est que les gens veulent tous plus de temps. Tout le monde veut plus de temps, mais quand je leur demande « Pourquoi tu veux plus de temps? », les gens ne savent pas qu'est-ce qu'ils vont faire avec leur temps. Alors, première question, parce que si on sait pas qu'est-ce qu'on va faire avec notre temps, on n'aura jamais la motivation de trouver du temps. Parce que si on veut deux heures, mais qu'on sait pas ce qu'on va faire avec notre deux heures, bien, on va juste étirer parce que on ne sait pas ce qu'on va faire avec. Il faut que ça sente bon, la raison pour laquelle on va avoir du temps après. Alors, première question, pourquoi vous voulez avoir plus de temps? Parce que sinon, ça va être difficile de créer la motivation derrière. Une fois qu'on sait pourquoi on veut plus de temps, moi, je prends beaucoup en lien avec ce que tu disais avec les tâches. Je suis un peu contre la to-do liste classique. Tu sais, la to-do liste où on met 150 choses à faire, puis oui, on coche des choses, mais à la fin de la semaine est encore plus longue cette liste-là, parce que pendant la semaine, on a eu des SD, on a eu d'autres mandats, d'autres choses, ce qui fait que la liste, elle est éternelle. Et bien que l'être humain essaie de se convaincre jour après jour qu'un jour, on va arriver à toute la cocher, ça n'arrivera jamais. Jamais, jamais. Alors, cette to-do liste-là, c'est juste un boulet. Jour après jour, on la traîne, semaine après semaine, c'est un boulet, c'est démotivant, ça va même aller nuire à notre productivité. On n'y pense pas, mais ça nuit à la productivité parce que ça nuit à la motivation, parce qu'on traîne ça comme un boulet, tu sais, mois après mois. Donc moi, ce que je préfère faire, avec la planification, c'est de définir c'est quoi les tâches qu'on va faire cette semaine, concrètement, et on va aller identifier... En fait, on va définir en avance la journée à laquelle on va faire chacune de nos tâches. Ce qui fait que moi, quand je commence mes semaines, je sais que le... Je connais parce que les gens le font déjà avec les rendez-vous. On sait souvent le lundi, c'est quoi tous nos rendez-vous de la semaine. On le sait que le lundi, de telle heure à telle heure, on a des meetings. Mardi, on n'en a peut-être pas. Mercredi, jeudi, puis vendredi, on n'en a peut-être pas non plus. Mais personne ne fait ça avec ses tâches. Mais moi, je vous encourage âge à faire la même chose parce que moi, je commence mes semaines en sachant, par exemple, que le lundi, j'ai, mettons, zéro rencontre, mais que j'ai huit tâches. Après ça, mardi, j'ai, mettons, si je sais que le mardi que j'ai sept rencontres, bien, je ne vais pas aller mettre beaucoup de tâches parce que sept rencontres dans une journée, non seulement ça me prend beaucoup de temps, mais ça me demande de l'énergie aussi. Je n'essaierai pas d'aller me faire croire que je vais faire quinze tâches aussi. C'est juste de l'autosabotage de faire ça. Et je vais planifier ma semaine de cette façon-là afin que ma semaine soit harmonieuse et que mes journées soient équilibrées. Puis que, justement, si j'ai une journée remplie, remplie, mur à mur de rencontres, je vais me mettre aucune tâche parce que, mathématiquement, ça n'entre pas. Et donc, plutôt que de traîner jour après jour une liste de 150 tâches, je vais arriver devant ma journée en me disant « Ah! J'ai juste 8 tâches, ou j'en ai juste 7, ou j'en ai juste 11. » Ce qui fait que ça va être, d'un, beaucoup plus réaliste et ça va faire en sorte aussi que ça nous donne la permission de finir notre journée. Parce que si on a 8 tâches dans une journée, puis qu'on n'a pas de rencontres, puis que c'est des tâches qui ne prennent pas 4 heures chaque. Je veux dire, après ça, il y a un petit travail mathématique qu'on peut faire aussi en clarifiant c'est quoi la durée de nos tâches. Mais on va comme attaquer ces tâches-là, puis à un moment donné, après 8, il n'y en a plus. Alors que si on a notre to-do list éternel, il va toujours avoir une tâche de plus. C'est que là, on va tomber dans la culpabilité de « Ah, je pourrais travailler plus » ou comme « Là, après le souper, je vais continuer mes tâches. » Puis tu sais, moi, de mon côté, je suis maman, donc j'ai comme un hard stop. Il faut que je finisse ma journée parce que j'ai un repas à faire, puis comme j'ai un enfant avec qui je veux passer du temps et Mais si j'étais juste en couple et que je n'avais pas d'enfants, sûrement que souvent, si je travaillais avec une to-do liste comme j'ai déjà fait par le passé, la to-do liste éternelle,

SPEAKER_01

bien,

SPEAKER_00

possiblement que souvent, après souper, je me sentirais obligée de continuer parce que je n'ai pas fini la liste de tâches. Alors, ça nous donne la possibilité de justement fermer boutique à un moment donné. Puis, c'est beaucoup moins... Ça donne en fait de la satisfaction parce qu'on peut arriver au bout de notre liste alors qu'avec la to-do liste éternelle, on ne peut jamais arriver au bout de la to-do liste. Et donc, ça vient avec un sentiment qu'on n'en fait pas assez. Alors qu'au final, on en a pas l'ouvrage dans une semaine. C'est comme ça beaucoup que j'accompagne mes clients au niveau vraiment de la planification pure et dure de leur semaine. C'est pas mal un conseil que je répète à tout le monde et qui a beaucoup de succès pour les personnes qui le mettent en place.

SPEAKER_02

Ça se rapproche un peu de l'idée de time blocking, c'est-à-dire de... Tu disais qu'il fallait avoir un ordre d'idée de la durée de chaque tâche, mais de les répartir dans la journée. Alors moi, je me mets plus des blocs de temps dans mon agenda. Tu vois, je sais que cette tâche, elle dure une heure, je mets un créneau d'une heure. Mais c'est un peu cette idée-là, tu vois, de mentaliser combien de temps ça va prendre et de se dire, là, je ne peux pas faire rentrer trop dans la journée. Il n'y a que 24 heures, quoi.

SPEAKER_00

Oui, c'est ça. Puis tu sais, le time blocking, c'est vraiment un moment où on va définir en avance dans une journée X et qu'est-ce qu'on va faire à telle heure. Ça fonctionne super bien pour plusieurs personnes. Il y a d'autres personnes pour qui ça ne fonctionne pas. Comme moi, je pense que j'ai un petit côté rebelle en moi qui, moi, je n'aime pas ça. Moi, ça ne fonctionne pas bien, le time blocking. Je l'ai essayé plein de fois, mais moi, ça ne fonctionne pas bien parce que dans ma journée, tu sais, si par exemple un lundi, je n'ai pas de rencontre, j'aime le lundi choisir dans mes huit tâches, par exemple, pas sur mes 150 tâches, mais sur mes huit tâches, j'aime avoir le choix de choisir laquelle que j'ai envie de faire. Ce qui fait que si je m'étais planifiée comme de 8h à 9h, tu fais cette tâche de 9h à 10h, tu fais cette tâche-là, il y a un petit quelque chose que je n'aime pas. Mais ça va fonctionner avec un paquet de personnes. Alors, pour ceux que ça fonctionne, continuez à le faire. Mais s'il y en a qui nous écoutent et qui disent « Ah, je comprends, comme moi non plus, j'ai cet inconfort-là », c'est peut-être que le time blocking pourrait peut-être être apprêté différemment. Plutôt que de confirmer les heures à laquelle on fait chacune de nos tâches, c'est de juste se donner le choix entre pas 150 tâches, mais entre 8 tâches, par exemple, dans une journée qu'on va faire. Mais qu'est-ce qui est intéressant, par exemple, avec le time blocking, c'est que ça te bloque du temps-là. horaire. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont dire oui à un paquet de rencontres parce qu'ils sont libres. Mais c'est pas parce qu'on est libre, en fait, qu'on est disponible. Moi, je dis non à un paquet de rencontres, même si mon calendrier est vide, parce que je le sais que je vais faire autre chose cette journée-là, même si je sais pas nécessairement à l'avance qu'est-ce que je vais faire

SPEAKER_02

exactement.

SPEAKER_00

Oui, tu te laisses du temps pour toi, pour tes missions, pour tes trucs qui sont pas bloqués. C'est ça. Puis moi, j'ai des rencontres clients, j'ai des journées précises parce que moi, j'ai... Une des raisons pour laquelle j'avance quand même vite dans mes projets, c'est que oui, j'ai de l'aide, j'ai une petite équipe, mais c'est aussi que j'ai des journées entières où je peux me plonger dans mes projets. Puis c'est faux de penser qu'on est capable d'aller en profondeur dans un projet entre deux rencontres. Ce qui fait que moi, j'ai deux journées par semaine que je rencontre mes clients. Mes clients le savent. Puis c'est le jeudi et le mardi uniquement. Ce qui fait que les autres journées, quand j'ai une cliente qui me dit « On pourrait-tu voir le mercredi? » Bien, ma réponse, c'est non. Je ne suis pas disponible. Mais je suis libre. Si elle venait voir mon horaire, elle le verrait. Mais je ne suis pas disponible. C'est pour ça que j'ai pris... Au moment où on s'enregistre, on est un jeudi. C'est pour ça que j'ai pris le

SPEAKER_02

jeudi. Ah! Eh bien, tu vois, moi, j'essaye de faire la même chose et de caler tous les enregistrements futurs les vendredis.

SPEAKER_00

Donc, on n'aurait pas pu enregistrer. Je veux dire, je suis quand même flexible à un moment. Je veux dire, après ça, on peut user de notre jugement. Mais reste que... Parce que le but, c'est pas d'être rigide non plus, mais c'est de se respecter d'abord et avant tout dans nos décisions puis dans nos priorités.

SPEAKER_02

OK. Trop bien. Si on met maintenant la casquette chez d'entreprise et qu'on dézoome un peu sur le business. Donc toi, tes revenus viennent principalement de la vente de formation. Il y a une partie, tu vends aussi des agendas qu'on n'a pas encore abordé, mais j'aimerais qu'on revienne dessus. Et tu as les livres. C'est les gros piliers, les grosses briques de... d'argent.

SPEAKER_00

Je ne sais pas comment dire ça. Oui, mais ma plus grosse brique d'argent, par exemple, tu ne l'as pas nommée, mais je n'en ai pas tant parlé non plus. J'ai parlé de mes clients, c'est vraiment mes programmes d'accompagnement. J'ai ça aussi. J'ai aussi un petit volet conférence pour lequel j'ai quand même mis un peu de côté dans les derniers temps en raison de la rédaction de mon livre. Tu vois, tantôt, quand je disais que je dis souvent non à des projets et à de l'argent, j'ai dit non à beaucoup de revenus dans les deux dernières années à cause du projet du livre. Pas parce que le livre est plus payant, mais parce que je vous... parce que c'était important pour moi. C'est ma vision, là. C'est à cause de ça. Fait que oui, c'est mes différentes sources de revenus.

SPEAKER_02

Ok. Et comment, si on reprend le début de ton... tout début du tunnel, comment tu attires des gens dans ton monde

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Par où ils arrivent

SPEAKER_00

sur toi? Parfait. Donc là, au début, je ne t'aurais pas répondu ça, mais là, maintenant que j'ai quand même un écosystème complet, ils vont arriver de différents endroits, dans le fond. Là, maintenant que j'ai le livre, il y a des gens qui vont arriver par le livre. Je dirais qu'un endroit que les gens arrivent beaucoup aujourd'hui, il y a le podcast, mon podcast 168 heures, qui a maintenant trois ans. Donc, ça commence à être quand même bien connu. À toutes les semaines, j'ai des nouvelles personnes qui arrivent par là. J'ai également Instagram. Je suis présente aussi sur Facebook et TikTok, mais comme c'est vraiment Instagram, ma plateforme favorite, fait qu'il y a des gens aussi à tout bout de champ qui me découvrent via là. Et sinon, en fait, par moment, je vais faire des événements, je vais dire un peu des événements éphémères. Fait que je vais avoir des événements pour lesquels je vais avoir de la publicité, ce qui fait que ça va me donner un plus gros reach au niveau de clientèle froide, par exemple. Je vais faire de la publicité, par exemple, pour un événement précis sur les médias sociaux. Fait qu'il y a ça. Sinon, j'ai aussi certains lead magnets que j'ai, Merci. Donc, j'ai des webinaires. J'ai deux webinaires gratuits qui roulent en Evergreen toujours. J'ai également une bibliothèque de ressources gratuites que les gens peuvent s'inscrire. Ils ont accès à plusieurs PDF d'outils qui peuvent les aider. J'ai différentes portes d'entrée, en fait. Par exemple, je me fais toujours le devoir que ce soit dans mon infolette hebdomadaire, que ce soit dans mes épisodes de podcast, que ce soit sur mes médias sociaux. Pas à 100 % du temps, mais souvent, je me donne toujours le devoir de mettre un peu un genre de call to action pour donner c'est quoi la suite pour les gens. Puis des fois, ça va juste être une autre pièce de contenu. Mais des fois, ça va être, bien là, si vous voulez ça, il y a mon webinaire que vous pouvez faire. Si vous voulez ça, bien, il y a tel outil gratuit que vous pouvez avoir. Fait que les gens peuvent vraiment naviguer justement dans cet écosystème-là. Puis c'est vrai, excuse-moi, j'ai oublié de dire une autre porte d'entrée aussi, mon agenda, avec les années. Là, j'en suis à ma cinquième édition. J'ai plus de 5000 exemplaires qui ont été vendus à travers les dernières années. Fait que c'est sûr qu'il y en a plein qui sont là depuis la première année, donc c'est toujours les mêmes personnes, mais reste qu'un agenda, c'est quand même un bel outil de découverte parce que s'ils aiment l'outil, ils vont comme vouloir avoir plus de contenu qui vienne de mon univers. Ça m'a beaucoup fait connaître également ce

SPEAKER_02

produit-là. En farfouillant un peu tes comptes sociaux pour préparer cet appel, j'avais l'impression, dis-moi si je me trompe, mais que au niveau de la production de ton contenu, c'était le podcast que tu fais en audio et en vidéo. Et qu'après, c'est ce contenu-là que tu vas découper et reformater sur les différents réseaux sociaux. Tu vois, tu vas prendre ta vidéo, tu vas en faire des shorts, des riffs, des TikTok, des trucs. Tu vas le packager différemment, mais que ça reste que ton contenu principal, c'est le podcast qui est retransformé. Est-ce que c'est

SPEAKER_00

ça? Hé, j'aime ça que tu dises ça. En fait, présentement, je vais te dire oui, mais si on avait enregistré il y a un mois, tu te serais préparé puis tu n'aurais pas pu dire ça parce que c'est très, très nouveau que mon podcast est filmé, en fait. Ce qui fait que... Parce que, en fait, moi, mon conjoint a rejoint mon entreprise il y a quelques mois. Donc, j'ai... C'est ça. Grâce à la planificatrice, j'ai pu retraiter mon conjoint de son emploi corporatif. Il a été la planificatrice. Oui. Et donc, une de ses tâches, c'est de, justement, filmer, de faire le montage audio-vidéo parce qu'à un moment donné, je suis capable de le faire, mais je ne suis pas la meilleure personne pour le faire. Et donc, c'est très, très récent que mes épisodes de podcast sont filmés. Alors oui, présentement, j'ai comme un épisode qui est sorti il y a deux semaines environ. J'ai fait plein de shirts avec ça, plein de reels, mais avant, je faisais jamais ça. Mais j'aime ça que tu dis ça. Alors oui, je dirais que mon contenu principal, c'est le podcast. Et même avant ça, là, c'est le fun, ça me fait du beau contenu que je peux partager sur les médias sociaux. Mais je dois dire que le podcast, depuis que j'ai mon podcast, ça a toujours été ça, ma priorité. Ma priorité n'a jamais été les médias sociaux et ne sera jamais les médias sociaux parce que ça Ça ne m'appartient pas. Donc, j'ai toujours donné beaucoup plus d'amour à mes plateformes d'autorité. Donc, le podcast maintenant, avant le podcast, c'était le blog. Et j'ai aussi mon infolette hebdomadaire que je rédige religieusement. C'est encore moi qui les rédige. Puis, c'est une fois par semaine que ça part parce que je sais que, dans le fond, la grande majorité de mes clients... Tu sais, oui, il y a des clients qui me découvrent par les médias sociaux, mais la grande majorité de mes clients viennent de ceux qui ouvrent mon infolette, qui vont vraiment prendre le temps de lire un contenu un petit peu plus profond. profond et où qu'ils vont écouter des épisodes complets de podcast.

SPEAKER_02

Et alors, si le focus est sur l'infolettre et le podcast, qui étaient 100% audio jusqu'à récemment, Comment tu amènes du monde là-dessus? Parce que podcast audio, découvrabilité, c'est compliqué. L'infolettre aussi. D'où ils viennent, ces gens? Et j'ai vu, je le disais en intro, t'as des scores énormes sur ton podcast.

SPEAKER_00

Oui, en fait, donc je pense que j'ai envie de penser que la découvrabilité audio d'un podcast peut encore bien fonctionner. J'explique comment moi je fonctionne avec mon podcast, puis je fonctionne comme ça depuis le début. Ben de un, mon contenu est toujours très très préparé, très qualité. Mes titres, je ne mets pas un titre au hasard, c'est un titre que je vais réfléchir, que je vais m'assurer qui est comme à la fois SEO-friendly, mais aussi comme, tu sais, c'est-tu magnétique? On a-tu envie de l'écouter? Est-ce que ça parle à ma clientèle cible? Également, depuis le début, mon podcast, bien qu'il était juste audio, a toujours été de grande qualité audio. Aussi, je m'étais fait former au début. J'avais une bonne intro, une bonne outro, mon micro, mon son est toujours stable, ce qui n'est pas toujours le cas d'un Des fois, on écoute un podcast, puis c'est comme, oh mon Dieu, c'est quoi ce son-là? Ou comme, tu sais, l'intro, puis l'outro, puis le son, c'est pas cohérent. Fait que c'est des petits détails, mais il y a tellement un million de podcasts qu'on peut écouter aujourd'hui que s'il y a une affaire qui nous dérange, on va arrêter puis on va en écouter un autre. Et donc, j'ai toujours eu du contenu, c'est ça, du contenu riche de qualité. Je me prépare aussi pour mes épisodes. Et puis, de par la qualité de mes épisodes, mes podcasts sont beaucoup, beaucoup partagés. Après ça, même chose pour les show notes, les résumés d'épisodes qu'on lit, que ce soit sur Spotify ou Apple Podcast, c'est comme un résumé. Là aussi, je n'écris pas n'importe quoi. En plus, on peut se faire aider aujourd'hui avec l'intelligence artificielle, ça fait que je peux gagner un peu de temps. Mais tu sais, c'est vraiment, je travaille encore avec les mots-clés, je mets vraiment beaucoup d'efforts là-dedans. Et puis, c'est ça. Puis, je suis constante. La constance est hyper importante. On l'oublie, mais comme moi, aux deux semaines, c'est un rendez-vous depuis trois ans puis ça va rester comme ça. Et je pense que par la qualité de mon contenu, en tout cas, je peux voir aussi mes statistiques, pas sur toutes les plateformes, mais je peux voir que les statistiques de découvrabilité sur Spotify sont quand même très élevées aussi. Mon taux de rétention est bon également. Puis il ne faut pas non plus oublier le fameux bouche-à-oreille de nos jours. Moi, je parle beaucoup aux professionnels, en fait. Je parle beaucoup de temps, surtout sur le plan professionnel, ce qui fait que Tu sais, par exemple, si j'ai une médecin qui écoute ça puis qui aime mon podcast, elle va en parler à tous ses collègues à l'étage, comme ils vont tous se mettre à écouter le podcast parce que tout le monde manque de temps. Puis je pense aussi qu'il faut le dire que ma niche, je l'ai pas choisie pour ça, mais je pense que ma niche, dans l'ère dans laquelle on se trouve, là, le temps, le temps est un défi pour beaucoup de personnes. Ce qui fait que peut-être que si j'étais la même personne avec toutes les mêmes bonnes intentions, mais que je parlais de, je sais pas moi, d'un autre sujet qui est peut-être pas un défi dans la vie d'aujourd'hui, peut-être que ça marcherait moins aussi. Puis tu sais, des podcasts, je veux dire, il y a plein de podcasts où on parle de productivité et qu'on parle de temps, mais il y a quand même très peu de podcasts qui se nichent vraiment, vraiment là-dedans. Il y en a, mais il n'y en a pas des tonnes. Ce qui fait que ça se différencie quand même peut-être de plusieurs autres choses qu'on

SPEAKER_02

retrouve. Ok. Et alors, si je compare avec mon podcast, tu vois, au niveau des écoutes, moi j'ai deux grosses plateformes d'écoute, ça va être Apple et Spotify. Et les autres, si je représente très, très peu de pourcentage sur le volume global. Toi, j'ai regardé, t'avais... Alors, j'ai pas accès à ton nombre d'écoutes, mais je trouve le nombre de reviews qu'on a, c'est un bon proxy pour avoir un ordre d'idées. T'as, je crois, sur Apple, une cinquantaine de reviews. Sur Spotify, on est à genre 1500.

SPEAKER_00

Ouais.

SPEAKER_02

Et même que sur Apple, ça dépend où on les voit, sur Apple, je pense plus à 350, en fait. Ah ben... Mais le fait est qu'il y a quand même une différence énorme entre les deux, qui me laisserait sous-entendre que ton audience, j'ai énormément de Spotify et pas de Apple. Absolument. Est-ce que tu sais pourquoi il y a ça? Parce que les autres podcasteurs et podcasteuses avec qui j'échange, ils sont plus dans mon cas, c'est-à-dire à peu près 50-50 ou un tiers, deux tiers, mais pas 90%

SPEAKER_00

Spotify. Oui, ça, en fait, je pense que c'est québécois. En fait, au Québec, on écoute beaucoup, beaucoup plus les podcasts sur Spotify. Donc, c'est la raison, c'est possiblement la raison pour laquelle j'ai vraiment un plus gros reach sur Spotify parce que c'est, oui, oui, j'ai des beaux commentaires sur Apple, mais c'est vraiment, vraiment plus... Ma clientèle est vraiment plus présente sur Spotify, mais je pense que c'est très, très

SPEAKER_03

québécois,

SPEAKER_00

ça. Oui. OK. Parce que, par exemple, toi, quand tu vas écouter un podcast, pour la première fois, tu l'écoutes sur quelle plateforme, toi,

SPEAKER_02

personnellement?

SPEAKER_00

Moi, je suis Apple. OK, c'est ça. Fait que je pense qu'en Europe, c'est ça, il y a beaucoup, beaucoup de gens qui écoutent plus sur Apple. Puis, mais c'est ça, nous, ici, on est beaucoup plus Spotify, d'où la raison pour laquelle... Oui. Fait que je ne sais pas si peut-être qu'il y a peut-être un jeu aussi, mais je ne sais pas si ça peut avoir un rapport. Est-ce que les algorithmes de Spotify sont plus en ma faveur sur une plateforme comme Spotify que sur Apple Podcasts, peut-être aussi?

SPEAKER_02

Je ne sais pas. Très certainement. Je maîtrise moins Spotify au niveau de la recommandation. Je sais que si tu joues le jeu de Apple, ils font souvent des classements, les 50 meilleurs podcasts business, meilleur entrepreneuriat, meilleur je ne sais pas quoi. Là, du coup, ça va te booster ton audience Apple par rapport à une audience Spotify. Il y a certainement la même chose sur Spotify, mais je... Je me suis moins posé la question. En fait, moi, je suis dans la secte Apple. Et du coup, j'ai tendance à ne voir le monde que

SPEAKER_00

via Apple. Non, mais je comprends. En fait, c'est vrai, tu le dis par Apple. Moi, j'aime mieux les classements de Apple que Spotify, d'ailleurs, parce que Spotify, moi, c'est beaucoup plus dur de sortir versus... Ça fait longtemps que je ne suis pas allée voir, mais je sortais souvent dans des classements sur Apple, dans le fond. Puis en plus, en étant en contenu français, en français, c'est ça. C'est ça. ça peut être un avantage aussi, parce que des trucs de productivité, il va y en avoir beaucoup plus aussi en anglais. En

SPEAKER_02

français,

SPEAKER_00

il va y en avoir moins. J'essaierai. Un jour, je serai dans ces classes, mon.

UNKNOWN

Inch'Allah.

SPEAKER_00

Je suis sûre. Puis un autre, j'ai envie de faire du post aussi. Tu disais comment je le fais, comment je fais découvrir aussi. À travers les années, je ne sais pas c'est quoi le compte exact, mais j'ai aussi fait beaucoup, beaucoup d'entrevues, comme on fait aujourd'hui, sur d'autres podcasts. Donc, c'est sûr que ça a aidé énormément aussi à mon rayonnement. Là, je n'en fais plus beaucoup, mais il y a un temps, je faisais comme plus de conférences en entreprise. Quand je suis dans une salle et qu'il y a 50 personnes en avant, c'est certain que ces 50 personnes-là, s'ils veulent, peuvent écouter le podcast et tout. Mais je le vois aussi, mes épisodes sont très souvent partagés aussi sur les médias sociaux. Ça, c'est sûr que c'est super. Quand ça vient de quelqu'un qui partage un épisode, c'est comme un peu du bouche-à-oreille, mais qu'il y a beaucoup d'oreilles. Il y a une seule bouche, mais

SPEAKER_02

plusieurs oreilles. Il y a une bouche qui parle très fort. Donc, tous ces gens-là, toi, ton but, c'est de les ramener sur ton infolettre. Et après, de revendre... Ou alors, est-ce que tu as un genre de tunnel un peu de vente automatique, Evergreen, ou alors tu fais des ventes par lancement, tout le monde en même temps? Comment tu le

SPEAKER_00

gères? Je le fais les deux. Parfois, j'ai vraiment des lancements dans le calendrier que tout tourne autour de ce lancement-là. Ça, je le fais un peu plus quand je fais la promotion, plus de mes programmes d'accompagnement. Autrement, sinon, j'ai quand même deux tunnels Evergreen qui sont deux de mes... En fait, si vous allez... Pour les gens qui iraient sur mon site web aujourd'hui, par exemple, j'ai juste deux webinaires qui sont en evergreen, un sur la gestion des priorités, un sur la réalisation d'objectifs. Et ces deux-là amènent vers leur tunnel de vente respectif. Puis au bout du compte, en fait, ils ont la possibilité d'acheter ou non une de mes formations en ligne. Puis ce n'est pas la même formation en ligne. Donc le webinaire en lien avec les objectifs, c'est vraiment une formation sur la réalisation des objectifs. Et le webinaire sur les priorités, au bout du compte, c'est une formation sur la planification hebdomadaire.

SPEAKER_02

OK. Et tes agendas que tu vends, ils arrivent à quel... Est-ce que tu essayes de les vendre... Est-ce que tu les vends à des personnes qui sont déjà abonnées à ton infolettre ou alors tu les utilises vraiment 100% en lead magnet, comme tu disais, pour attirer une nouvelle clientèle?

SPEAKER_00

En fait, je les vends uniquement, je veux dire, à ma communauté, bien que je sais que ça va au-delà de ma communauté parce qu'il y en a qui en parlent énormément, mais je ne l'utilise pas nécessairement à la base comme un lead magnet. bien que je sais que c'est un peu un lead magnet, dans le sens où je profite quand même de mon agenda pour faire une petite page de publicité ou que je parle de mes formations, que je parle de mes webinaires gratuits, notamment pour ceux qui voudraient aller un peu plus loin. Je l'utilise quand même consciemment comme ça. Cependant, c'est ça, quand je fais le lancement de mon agenda, je fais quand même beaucoup de bruit autour de ça. C'est un agenda qui, pour les gens qui l'utilisent, est toujours très, très, très attendu à chaque année. Il y a comme un dévoilement en ligne. Donc, c'est quand même une grosse... Il y avait 22 personnes à mes événements en ligne. Maintenant, il y en a comme 1000 qui participent à ce dévoilement-là. C'est comme vraiment un happening. C'est super le fun. J'ai cette phase de lancement-là. Mon agenda est disponible uniquement sur mon site web. Dans les premières années, j'essayais de trouver d'autres boutiques au Québec pour distribuer mon produit. Je trouvais que d'un point de vue rentabilité, au final, ce n'était pas tant optimal. Ça me demandait aussi beaucoup de temps de démarcher tout ça. Finalement, la seule façon de se procurer mon agenda pour le moment. J'ai choisi de tout centraliser ça sur mon site web. Et puis, c'est ça. Fait que bien entendu, je l'annonce à toutes les personnes de mon univers à moi. Oui, par l'infolette, mais aussi j'en parle sur mon podcast, j'en parle vraiment sur toutes mes plateformes. Je mets aussi de la publicité aussi le temps venu pour qu'il y ait un maximum de yeux qui soient sur l'agenda au moment de sortir. Parce que c'est un agenda qui est daté, donc tu sais, il sort toujours la première semaine du mois d'août. Et puis après ça, ben tu sais, ça fait... Il y a comme de la publicité qui se fait aussi maintenant avec les médias sociaux. Tout le monde, quand ils le reçoivent, ils le partagent. C'est sûr que ça fait une belle visibilité après ça, sur laquelle je n'ai pas le contrôle, mais qui est quand même une belle visibilité que ma communauté me permet de faire de leur côté aussi.

SPEAKER_02

Je trouve que dans l'entrepreneuriat québécois, il y a beaucoup plus le... En France, c'est l'impression que j'ai. Il y a beaucoup plus une scission entre les entrepreneurs qui font que du contenu organique versus ceux qui vont vendre que via la publicité. Tu vois, comme s'il y avait deux équipes. Et je trouve qu'avec les entrepreneurs et entrepreneurs québécois avec qui je parle, c'est beaucoup plus fluide. Tu vois, ce n'est pas deux équipes. Non, tu peux faire comme toi, de l'organique, via le podcast, via tout ça, tes réseaux. Et en même temps, quand tu fais un lancement, tu mets aussi un peu de publicité dessus. Tu vois, comme ce que tu viens de dire. Là... je le vois beaucoup moins des personnes hybrides. Je ne sais pas comment dire ça, mais qui vont le faire aussi en

SPEAKER_00

France. En France, c'est quoi? C'est qu'il y a comme l'école de pensée

SPEAKER_02

organique puis l'école de pensée pub? C'est ça. Et que si tu es organique, quand tu fais un lancement, ce lancement ne doit être fait que sur ta liste email. Mais tu ne vas pas faire de pub. Et si jamais tu fais de la pub, tu ne vas pas te casser la tête à faire du contenu organique. Tu ne vas fonctionner qu'avec de

SPEAKER_00

la pub. Mais c'est intéressant. Je n'avais jamais perçu ça, que c'était comme ça en France, mais j'ai quand même évolué. Moi, j'ai été, ça fait six ans à la planificatrice, j'ai été trois ans et demi, quatre ans à ne faire que de l'organique et j'avais des très, très bons résultats organiques. Donc, j'avais tellement des bons résultats. En fait, j'ai toujours eu des stratégies de lancement. Je n'ai jamais lancé dans les airs. J'avais une stratégie réfléchie, donc j'ai toujours eu d'excellents rendements à la suite de mes lancements. Mais à un moment donné, j'avais travaillé avec des coachs qui, eux, m'avaient suggéré de, justement, pour avoir un maximum de clientèle froide, d'aller avec la pub. Donc là, j'avais engagé une fille et j'ai tellement vu des beaux résultats avec la pub que je me suis dit, bien là, je vais combler les deux ensemble. Ce qui fait que maintenant, je travaille avec les deux. Des fois, c'est organique, des fois, c'est la pub. Puis il y a des moments où j'ai moins de temps à faire de contenu, je vais juste payer plus de pub. Puis il reste que je suis quand même une créatrice de contenu. À la base, j'adore créer du contenu. Donc, je vais toujours garder l'organique. Mais si des fois, j'ai un calendrier qui ne me permet pas d'être aussi présente que je le voudrais, bien, il y a la pub qui est à mon service puis qui me permet... Je le vois un peu comme un employé qui travaille pour moi, dans le fond, la pub. Fait que c'est C'est... Ouais. Fait que moi, j'utilise vraiment les deux et j'aime vraiment les deux aussi.

SPEAKER_02

Tout dépend c'est quoi l'objectif qui est derrière. Mais je suis convaincu que t'as totalement raison, mais de... C'est Alex Martel, moi, avec qui j'ai changé il y a quelques mois maintenant sur ce podcast, qui me disait qu'elle, pour augmenter la taille de sa liste email, elle avait aussi un lit de magnètes qu'elle faisait connaître via de la pub. Ben oui, ben oui. Et en fait, je me suis dit, mais quel génie, mais en même temps, c'est tellement évident. Je me suis dit, pourquoi je me suis mis une barrière devant cette idée de faire de la pub que

SPEAKER_00

c'est...

SPEAKER_02

T'es tombée

SPEAKER_00

dans la force obscure, tu vois. C'est intéressant, mais oui, en effet, pour grandir la liste courriel, d'avoir un lit de magnètes qui roule toute seule en pub. Tu sais, je pense qu'à un certain moment, au début, j'utilisais pas la pub non plus. Je pensais que c'était comme juste trop cher, mais il y a moyen avec quelqu'un qui gère bien les publicités, parce que c'est pas moi qui fais ça, là. Il y a quelqu'un qui gère bien les publicités. On peut vraiment injecter vraiment un petit budget quand même, avoir des bons résultats. Surtout si c'est, par exemple, pour un lit de magnètes. C'est quelque chose de gratuit. Tu sais, on paye de la pub, puis on demande pas aux gens de nous donner de l'argent. On leur demande de télécharger quelque chose qui est gratuit. Donc, si c'est bien présenté et que c'est un outil qui est utile pour de vrai, bien, ça va normalement

SPEAKER_02

convertir très bien. Tu as une idée de

SPEAKER_00

combien tu les payes, tes leads, si c'est du gratuit? Ça dépend. Ça fait un petit moment que je ne l'ai pas fait. Ça dépend. Comme par exemple, quand je faisais la promotion de ma bibliothèque d'outils gratuits, ça fonctionnait super bien. Puis là, je ne sais pas, j'aimerais te donner un chiffre, mais c'était en bas d'un dollar. Ah wow! Ah oui, c'était en bas d'un dollars, parce qu'en fait, je pense, puis c'est pas toujours comme ça, un webinaire, pour moi, ça va être plus haut qu'un dollar, mais c'est pas 5 dollars non plus, là, mais c'était un peu plus haut qu'un dollar, mais la bibliothèque d'outils gratuits, en fait, c'était en bas d'un dollar, parce que je pense que les gens voyaient une grande valeur. Ils disaient pas « Hey, je vais avoir un PDF », genre « Je vais avoir 15 PDF, 15 outils », donc les gens voyaient beaucoup une grande valeur, ce qui fait qu'ils s'inscrivaient, puis moi, c'était en bas d'un dollar, fait que tout dépend. Mais après ça, j'ai déjà utilisé la pub pour du gratuit aussi, mais c'était un bootcamp, c'était comme trois jours, donc là, on a demandent un peu plus aux gens. Oui, c'est gratuit, mais on leur demande de s'investir pendant trois jours. Donc là, je sais que là, c'était peut-être plus autour du 3 $ peut-être. Fait que là, je dis des chiffres de mémoire, je me trompe peut-être un peu, mais ça donne un peu une idée. Puis après ça, quand on utilise la pub pour quelque chose de payant, bien là, bien entendu, le coût va monter parce qu'on demande de l'argent en échange. Mais pour un outil gratuit ou un lit de magnètes, si c'est bien présenté, que c'est beau, que c'est utile et qu'on vise la bonne clientèle aussi à travers la pub, ça, c'est une autre chose, bien, les résultats souvent sont fort

SPEAKER_02

intéressantes. Tu me remotives encore plus. Si on revient à tes agendas, enfin ton agenda, vu que si tu comprends bien, il n'y a que celui de l'année qui est en vente en ce moment.

SPEAKER_00

Oui, et aussi, la première année, j'avais vu qu'il y avait des gens à un moment donné qui aimeraient le commencer en plein milieu de l'année ou qui vont plus suivre le calendrier scolaire, par exemple, parce que moi, je suis le calendrier annuel. Donc, j'ai aussi une version non datée qui est en vente à l'année aussi. J'ai une version non datée qui, celle-ci, est sur six

SPEAKER_02

mois.

UNKNOWN

OK. Et...

SPEAKER_02

C'est de l'auto-édition ou comment tu le...

SPEAKER_00

Oui, exactement. Donc, c'est moi qui le produit auto-édité complètement et puis c'est pas édité. C'est moi qui le produit. C'est imprimé à Québec aussi. Donc, c'est un beau petit produit local,

SPEAKER_02

ouais. Mais comment... T'as dû acheter, je sais pas, X stocks et tu stocks tout ça chez toi ou c'est fait à la demande? Oui.

SPEAKER_00

Pour l'instant, on stocke encore tout à la maison. C'est plus moi qui s'occupe de l'expédition. Et avant, c'est moi qui emballais tout, là. Oh là là! J'avais beaucoup de plaisir au début, mais à un moment donné, ça a compris une envergure que là, c'était impossible à gérer. Ce qui fait que là, maintenant, mon conjoint, à l'année, c'est tout lui qui s'occupe de faire toute l'expédition, de gérer chacune des commandes. Ça fait partie de ses tâches maintenant. Quand on est en période de lancement, là, écoute, ça, c'est mon conjoint qui gère l'équipe qui vient emballer pendant une semaine. Et l'équipe, c'est nos parents. Fait qu'on travaille en famille là-dessus. Mais c'est ça. Mais dans le fond, comment que je fonctionne? Moi, je fonctionne avec une pré-vente. Ce qui fait que la première semaine d'août, j'ai... je fais mon grand dévoilement en ligne, il y a plein de gens qui s'inscrivent, et dans le fond, c'est une pré-vente. Donc les gens achètent l'agenda au début août, puis ils savent qu'ils vont le recevoir juste à la fin septembre. Parce que moi, mon délai de production, c'est de quatre semaines d'impression. Ce qui fait que début août, en fonction de combien de gens, parce que j'ai le grand dévoilement, mais moi, je suis comme en lancement pendant comme une dizaine de jours, fait qu'en fonction de la quantité d'agenda que je vends pendant cette période-là, je suis capable de faire des calculs avec l'expérience, avec les années, je Je me dis, OK, si j'en ai vendu tant, je vais en commander à peu près telle quantité pour en avoir au moins jusqu'au 1er janvier. Et puis, moi, ça me donne un cash flow aussi en même temps pour payer la grosse commande de l'imprimeur. Puis après ça, comme une semaine après, je vais commander auprès de mon imprimeur. Eux, ils se prennent quatre semaines de production. Après ça, c'est livré chez nous. Puis après ça, on commence l'emballage pour que maximum fin septembre, que tous les agendas qui ont été vendus jusqu'à cette date-là soient expédiés. Puis après ça, on fait juste vendre au fur et à mesure les commandes qu'on reçoit à chaque jour.

SPEAKER_02

C'est hyper malin, le système de pré-vente pour ça, parce que c'est vrai que c'était une de mes questions. Si tu dois payer tous les stocks,

SPEAKER_00

tu as un trou de trésorerie énorme sans être sûr de te rembourser. Mais sans être sûr, parce que là, en plus, l'affaire avec un agenda daté, la beauté d'un agenda daté, c'est que c'est beaucoup de « repeat business », parce que les gens l'ont fini, il y a des dates, ils ne peuvent plus l'utiliser après, mais ça vient avec le fait que dès que le 1er janvier est fini, ça perd en valeur aussi, un agenda daté, si on ne les a pas tous vendus. Et puis d'habitude, je suis quand même pas mal bonne pour mes stocks, là, tu vois, cette année, il m'en reste encore des 2026, et c'est la première année qu'il m'en reste autant longtemps. Puis je me dis, je suis confiante que je vais quand même les écouler, mais normalement, là, autour du 28 décembre, 3 janvier, d'habitude, je suis comme à sec, ce qui fait qu'après ça, je peux quand même continuer à vendre les non-datés, mais oui, c'est ça. Fait que la pré-vente, moi, j'ai fait ça depuis le début, en fait, puis une chance, parce que sinon, surtout au début, je commençais, j'avais pas vraiment un très gros fond de roulement encore, donc c'est certain que ça aide énormément. Puis Puis, j'avais appris ça, qu'il y a beaucoup de gens qui font ça avec des lancements de livres ou des produits imprimés. Puis, j'avais décidé de fonctionner de la même façon. Puis, c'est vraiment la meilleure stratégie, à mon avis. Parce qu'après ça, je veux dire, il faut aussi payer d'autres membres. Moi, ce n'est pas moi qui fais le design. J'ai une graphée, j'ai une chargée de projet. J'ai d'autres gens que je paie aussi en amont pour le projet de l'agenda. Ce qui fait que l'après-vente,

SPEAKER_02

c'est extraordinaire pour ça. OK. Et alors... On a tes différentes briques monétaires, de revenus. En répartition, tu vois, si on fait un camembert... Oui. C'est quoi qui a le... Comment ça se répartit, ces différents chiffres d'affaires?

SPEAKER_00

Oui, parfait. Je dirais que 50% seraient mes programmes d'accompagnement, services d'accompagnement.

UNKNOWN

Après ça...

SPEAKER_00

Là, j'y vois tellement de mémoire. On a dit quoi? J'ai les agendas, j'ai... T'as

SPEAKER_02

les agendas, t'as la partie formation, t'as le livre et t'as quelques conférences, mais que t'as pas trop fait cette année.

SPEAKER_00

Oui, parfait. OK. Après ça, on va y aller avec comme un... un... 30... Oui, un 30-35 % mes formations en ligne. Et après ça, la balance, ce serait les revenus du livre. Ah, j'ai pas dit l'agenda. Mais en fait, c'est que l'agenda, ça dépend. L'agenda m'amène beaucoup de revenus. Mais en termes de profit net, c'est vraiment pas ça qui est ma plus grande source de revenus, en fait. Parce que ça, j'ai énormément de dépenses parce que c'est un produit qui est physique, contrairement aux produits en ligne. Si on y va plus en revenus bruts, on pourrait dire à ce moment-là, c'est ça. La moitié de mon camembert, ça serait mon service d'accompagnement, mais ça d'accompagnement. Après ça, j'aurais peut-être la moitié qui pourraient être les formations en ligne. Après ça, j'aurais peut-être un 30%, 30-35% du reste. Non, ça marche pas mon pourcentage. Et je suis tellement pas préparée. 25%, j'aurais peut-être après ça un 20%. Un 20% pour les agendas si on y va dans le brut. Puis la balance qui reste, le 5% restant, ce serait tout le reste, en fait. Les formations que j'ai faites dans la dernière année en entreprise et ou les revenus de livre, par

SPEAKER_02

exemple. OK. Et à l'année, ce qu'a Lamembert, il fait quelle taille? T'es en dollars canadiens, toi, du

SPEAKER_00

coup? Oui, exactement. En dollars canadiens, dans le fond, ça se rapproche plutôt du demi-million, dans le fond,

SPEAKER_02

présentement. Alors, attends, je vais regarder un traducteur. Ah, en euros? Un convertisseur. Alors, canadiens, demi-million, donc ça fait 500. 1, 2, 3. On est à 311 000. environ, au taux d'aujourd'hui. Oui. Et ça sert... Il y a quoi comme charge, à peu près

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comme charge, qu'est-ce que tu veux

SPEAKER_02

dire? Charge de fonctionnement, tu vois. Tu disais que tu avais une équipe avec ton mari. Est-ce qu'il y a d'autres personnes? Il

SPEAKER_00

y a quoi? Oui, parfait. En fait, jusqu'à tout récemment, c'est ça, j'avais aucun employé. Là, maintenant, c'est comme moi et mon conjoint, on est comme employés de l'entreprise. Les deux, on est comme à temps plein. On est les seuls employés de l'entreprise pour l'instant. Mais depuis quand même un bon moment, je me suis appuyée sur des pigistes, comme des freelancers, en fait, j'ai une adjointe virtuelle, j'ai une fille qui m'aide au marketing. Elle, elle va m'aider à différents niveaux, mais surtout quand je vais être en lancement. Ce qui fait qu'il y a des semaines, des fois, qu'elle ne travaille pas du tout pour moi. J'ai une graphiste qui va être vraiment là à l'occasion, notamment quand j'ai des projets imprimés, comme par exemple l'agenda. Et sinon, j'ai également, depuis presque un an, je travaille maintenant avec une chargée de projets, parce qu'avant, la gestion de tous les projets, c'était moi qui pilotais ces projets-là. Je pense que mon passé en événementiel me facilitait la tâche pour ça, mais à un moment donné, j'avais juste plus de plaisir à gérer le tout. Fait que maintenant, j'ai une chargée de projet, puis elle a fait vraiment des heures pour moi précises à toutes les semaines, mais ce n'est pas mon employé. Elle est pigiste, puis elle fait plus d'heures quand on est en lancement, quand il y a quelque chose, puis quand on est dans une période plus normale, bien, on va juste développer qu'est-ce qui s'en vient, puis se garder à jour. Fait que j'ai aussi une chargée de projet. Fait que voilà. Fait qu'on est comme deux employés complets. Puis mon conjoint, dans le fond, lui, ce qu'il fait, il va s'occuper, bien ça, tout ce qui est volé expédition, tout ce qui tourne autour de l'agenda c'est lui qui pilote ça maintenant. Et également, tout ce qui est de production du podcast, vidéo, audio, c'est lui qui s'occupe de tout. Il fait aussi beaucoup de tâches administratives de mon côté, en lien avec la comptabilité, en lien avec la gestion de l'entreprise. Et puis, c'est pas mal ça. Dans le but que moi, je sois vraiment libérée et rester dans ma zone de génie, qui est vraiment la vision, créer les offres, la créativité, le contenu. C'est ça, que je sois dans ma zone de génie,

SPEAKER_02

en fait. Et puis, d'être un peu l'image de Oui. C'est toi. Tu n'es pas la seule à faire tourner, mais c'est toi

SPEAKER_00

qu'on y associe. Oui,

SPEAKER_02

exactement. C'est gentil d'avoir parlé des charges comme ça parce que tu vois, il y en a beaucoup qui vont dire je fais X milliers d'euros en étant très flou sur le fait qu'il y a de la charge derrière, que ce n'est pas du tout ce qui se met dans la poche. Et en plus, les gens ne se rendent pas compte que le chiffre d'affaires n'est pas du tout égal à ton salaire Et je pense que c'est bien de le montrer. Alors, je ne sais pas comment ça marche au Canada, les structures juridiques par rapport à la France. Mettons en plus des taxes, il faut sortir le salaire, il faut... Ce n'est pas 300 000 euros dans la poche d'Émilie,

SPEAKER_00

quoi. Non, non, non, absolument pas. Non, vraiment pas. Puis après ça, il y a des dépenses pour faire rouler tout ça, exactement. C'est ça, souvent, quand on est entrepreneur ou qu'on ait des entreprises en ligne, on veut tellement atteindre un niveau financier. Mais à un moment donné, c'est pas juste le niveau financier, c'est aussi la marge de profit. C'est quoi notre pourcentage de marge de profit? Parce que les gens qui font un million, deux millions, trois millions, c'est super, mais s'ils ont une marge de profit d'un petit, petit pourcentage, à quoi bon aussi? Fait que c'est de savoir aussi c'est quoi la grandeur d'entreprise qu'on veut, puis d'essayer de garder nos finances le plus sain possible. Mais clairement, j'arriverais pas à ça toute seule non plus. J'ai besoin de mon équipe qui est derrière.

SPEAKER_02

Non, complètement. Et la partie gestion financière, tu t'en es sortie à peu près facilement ou pas?

SPEAKER_00

Piloter un budget d'entreprise. Ouais, en fait, je l'ai fait au début. Je pense que mes aptitudes en organisation, planification m'ont quand même beaucoup aidée. Mais c'était pas quelque chose avec quoi j'étais nécessairement à l'aise. Mais au début, je veux dire, j'avais très peu de revenus, très peu de dépenses. Ça se faisait bien dans un fichier Excel. Puis là, à un moment donné, j'ai encore le souvenir de... J'étais peut-être à ma deuxième année. Puis là, je vais me retenir pour ne pas pleurer parce que là, j'avais trop de revenus et trop de dépenses. Mais tu sais, j'avais comme trop de sources de plein d'affaires que là, c'était rendu trop dur pour moi de le faire. Ce qui fait que rapidement, j'ai quand même délégué ça à des comptables. Dans la dernière année, je me suis aussi... J'ai aussi embauché une autre comptable qui, elle, ne fait pas ma tenue de livre, mais qui s'occupe vraiment plus de m'aider à prendre des décisions financières et à mieux comprendre mes chiffres. Parce qu'au début, quand tu as comme un revenu puis une dépense, tu les comprends, tes chiffres. Mais à un certain moment donné, quand ça devient vraiment plus grand... À un moment donné, on ne comprend plus beaucoup. Puis là, moi, je prenais beaucoup mes décisions de façon intuitive et j'ai pris d'excellentes décisions intuitives. Mais à un moment donné, de par la grosseur que ça prenait, de par la vision que j'ai, je me disais, je ne peux pas juste... J'ai besoin de comprendre aussi, pas juste y aller avec l'intuition, mais je veux savoir et comprendre où est-ce que je m'en vais. Donc, ça n'a pas été nécessairement si facile que ça, mais je pense que j'ai su m'entourer rapidement de gens pour justement ne pas faire d'erreurs qui allaient me coûter cher, tu sais.

SPEAKER_02

Je n'ai pas fait d'erreur qui allait me coûter cher, mais j'ai toujours été très bon pour gérer mon argent perso. J'ai des budgets au cordeau. J'ai fait la gestion événementielle, gestion de budget, de grosses soirées, d'événements, de défilés, de trucs. Gestion d'entreprise, gestion d'une trésorerie, j'ai galéré et je galère toujours en pleine auto-formation là-dessus. Je ne sais pas pourquoi. Ça ne marche pas. Ça

SPEAKER_00

ne marche pas. Mais je comprends. Moi aussi, j'ai toujours eu une super bonne gestion financière personnel en événement aussi, pareil, je faisais plein de budget, fait qu'il y a cette expérience-là aussi qui m'a facilité, mais je pense que c'est peut-être le fait aussi que ton entreprise, c'est un peu ton bébé puis tu veux tellement croire en les rêves de l'entreprise, mais en même temps, tu veux prendre des risques, mais en même temps tu veux pas te mettre dans la merde non plus, donc il y a peut-être ça aussi, ce qui fait que là, moi ce qui m'aide beaucoup, mon conjoint maintenant, il reprend certaines tâches un peu plus financières lui est moins émotif que moi avec l'argent parce que c'est pas son bébé à lui, dans le sens, oui, il est associé maintenant, il est actionnaire, mais en même temps, c'est moi qui l'a comme créé, comme je suis plus émotive que lui avec les chiffres, fait que peut-être ça aussi. Fait que le fait de m'entourer, moi, ça m'a vraiment aidée. Ça m'a vraiment aidée. Des fois, il y a des gens qui peuvent avoir un regard dessus, puis eux, ils n'ont pas d'émotion, fait que ça

SPEAKER_02

m'aide à voir plus clair. Oui, un regard froid. C'est comment de travailler avec son conjoint, de

SPEAKER_00

travailler en couple? En fait, nous, ça avait toujours été un rêve. Je sais que j'ai plein d'amis qui se disent « Je ne travaillerai jamais avec mon conjoint. » Mais nous, ça a toujours été quelque chose que... En fait, ça a toujours fait partie de notre vision. C'est toujours quelque chose qu'on voulait. Et donc là, c'est sûr que c'est très récent. Ils ont intégré le bateau. Il n'y a même pas six mois encore. Donc, ça va bien. Pour l'instant, ça va super bien. Ça m'aime que ça nous rapproche en tant que couple parce que c'est comme ça nous fait un beau projet commun ensemble. C'est vraiment très beau pour l'instant. C'est super positif. C'est vraiment un rêve qu'on cultivait depuis plusieurs années. Puis tu sais, nous, de notre côté, c'est... Quand j'ai démarré la planificatrice, tu sais, j'avais pas de revenus au début, donc c'est mon conjoint financièrement qui palliait pour toute la famille, alors que moi, je ramenais rien, mais on a toujours su que le but, c'était de faire l'inverse. Et puis mon conjoint, il avait un bon travail, mais il était pas nécessairement passionné comme moi je suis passionnée aujourd'hui de mon travail. Puis tu sais, le but, ça a toujours été ça, qu'il m'aide à faire grandir mon entreprise pour qu'à un moment donné, que moi, je puisse le retraiter de son travail actuel. Puis dans le fond, c'est ça qui est arrivé, donc ça va super bien puis c'est un rêve commun c'était pas juste mon rêve à moi ou c'est pas lui qui me demandait ça pas du tout c'est un rêve commun ce qui fait que on passe plus de temps ensemble aussi qu'avant parce que moi je travaille de la maison lui avant il travaillait à l'extérieur toujours donc ça nous a beaucoup rapprochés c'est super beau puis tu sais oui des fois on a pas des conflits mais comme tu sais il faut se réajuster ou à un certain moment donné il peut faire une erreur donc il faut que je lui dise puis tu sais c'est ça il est en mode apprentissage aussi mais c'est hyper positif puis j'ai aucun aucun rêve gré

SPEAKER_02

de notre choix. J'adore. Et tu disais que c'était ta vision, enfin votre vision, que ce soit toi qui puisse l'embaucher et s'occuper de ça. C'est quoi la nouvelle vision à 5 ans de

SPEAKER_00

Émilie? En fait, on dirait que la vision va tellement vite. Comme je disais, l'année passée, j'avais fait une vision 5 ans, puis c'est comme ça s'est déjà réalisé, ce qui fait qu'on dirait que ça va super vite. Mais tu sais, ma vision pour les 5 prochaines années, je je suis en train de rédiger un deuxième livre. Je sais que l'écriture va prendre beaucoup de place. C'est mon intention, c'est mon souhait. Je désire devenir une voix qui a un peu plus d'impact au niveau du temps. Comme je te disais un petit peu d'entrée de jeu tantôt, je pense que je vais me dissocier de plus en plus de la productivité pure et dure et devenir peut-être plus une image autour du temps. J'aimerais vraiment aider les générations futures à juste les aider à revoir leurs relations au temps. Je ne sais pas tout comment je vais faire ça encore, mais je sais que c'est la vision que j'ai. Côté familial, on rêve aussi d'aller... Nous, on a un petit garçon de 7 ans, fait qu'on rêve d'aller, de partir peut-être un an voyager, tout en amenant notre travail avec nous aussi, en diminuant les heures, mais en faisant ça. Fait que ça sera une belle expérience qu'on aimerait faire, pas quand il va avoir 16 ans, puis qu'il voudra pas être avec ses parents, mais quand il est encore jeune. Fait qu'on s'en va comme vraiment tranquillement dans cette direction-là. Mais on dirait qu'il y a beaucoup, beaucoup de changements. J'évolue très, très vite depuis la dernière année, ce qui fait que je suis toujours en train de... recalibrer la vision, on dirait, pour m'assurer que je m'en vais dans la bonne direction, parce que c'est ça. En tant qu'entrepreneur, je pense qu'on évolue très, très rapidement. Puis c'est ça. Fait que c'est juste de s'assurer qu'on est toujours dans la bonne direction.

SPEAKER_02

Trop bien. Pour terminer les échanges, j'ai quatre questions que j'aime bien poser à tout le monde. C'est pas des questions pièges comme le début.

SPEAKER_00

Est-ce que tu es prête? Je suis

SPEAKER_02

prête. La première question, c'est quoi les 20% de missions qui te rapportent les 80% de résultats. Tu vois, si on dézoome un peu ton business, les trucs hyper importants qui ont un gros impact, tu vois, on s'en fiche un peu limite des 20 et 80%, mais juste les quelques missions qui ont le plus

SPEAKER_00

d'impact. Service d'accompagnement. OK. Puis en fait, j'ai envie de dire, service d'accompagnement pour tout ce qui est financier. Mais je pense que le podcast a un gros impact sur la société.

SPEAKER_02

Ok. Tu veux dire, au niveau du temps que tu y passes, c'est l'accompagnement qui a le plus gros rendement, finalement. Par contre, pour faire rayonner la société, c'est le podcast qui a le meilleur rendement, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, exactement. Ok. Deuxième question. Avec le recul, c'est quoi dans ta personnalité qui t'a vraiment aidée à arriver là où

SPEAKER_00

tu es

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je suis très constante.

UNKNOWN

Je...

SPEAKER_00

passe à l'action. Ça, je l'ai réalisé il n'y a pas longtemps, en fait. J'ai réalisé il n'y a pas longtemps que moi, je passe toujours à l'action. Et c'est ça. Fait que de passer à l'action, tu sais, de dire je fais quelque chose, je passe à l'action. Ça, c'est un autre élément. Sinon, on en a parlé un peu tantôt, la responsabilisation. Tu sais, moi, j'ai compris que j'étais responsable de ma vie puis responsable de mon bonheur puis que personne qui va me rendre heureuse à ma place. Fait que ça, ça fait en sorte que je suis rendue où je suis aujourd'hui. Je pense aussi, je vais le nommer comme je pense que ma facilité de gérer le temps et la planification moi également, rendu très, très bien service. Ça serait ces éléments-là, à mon

SPEAKER_02

avis. Est-ce que la chance a joué un rôle dans cette aventure? Non. Tu ne dois tout qu'à toi-même et à ton travail. C'est très beau. Oui. Et dernière question. Comment est-ce que tu gères les montagnes russes émotionnelles de l'entrepreneuriat au quotidien?

SPEAKER_00

En fait, moi, je ne veux pas dire que je ne vis jamais jamais de montagne russe émotionnelle. Mais, tu sais, moi, j'ai pas adhéré aux croyances qu'on dit, là, les cinq premières années, c'est les pires, puis être entrepreneur, c'est difficile, c'est tout le temps dans le si, on sait jamais qu'est-ce qui va arriver. Moi, j'ai décidé que je n'adhérais pas à ça. Il y en a qui vont dire que je suis naïve. Moi, je suis peut-être juste... Je vois plus comme de la confiance, on va dire ça comme ça, ça paraît mieux. Mais en fait, je pense que j'ai une résilience aussi. Il y a peut-être un autre élément qui m'a amenée où que je suis. Je pense que je suis dotée d'une grande résilience, puis Je vois beaucoup la vie d'un côté positif. Ce qui fait qu'il y a un projet, je fais un lancement qui n'est vraiment pas ce que je pensais. Il y en a qui le verraient comme un échec, mais là, moi, OK, je vais apprendre de ça. Je vais apprendre de ça. Ça, je pense que c'est beaucoup la résilience. Quand il se passe quelque chose de moins le fun, je vais avoir le positif, justement, de ce que ça va m'avoir appris. Donc, je ne peux pas dire... Je ne me reconnais pas, moi, dans les montagnes russes émotionnelles de l'entrepreneuriat. Je ne me reconnais pas là-dedans. Peut-être de par ma personnalité, en

SPEAKER_02

fait. OK. Eh bien, j'aimerais en arriver là où où tu es, parce que moi, je suis encore à certains moments à manger du chocolat sous la couette

SPEAKER_00

en me disant que

SPEAKER_02

je suis une merde.

SPEAKER_00

Il y a des moments où ça ne va pas. Ça, moi, ça, ça ne m'est jamais arrivé. J'aimerais pouvoir te donner ça, mais non, ça, ça ne m'est pas arrivé. Puis je pense que peut-être que j'ai beaucoup fait de travail sur moi aussi avant, dans le sens où je pense que j'étais meilleure dans ma vie d'avant pour me parler en mal. Là, maintenant, j'ai jamais un langage grossier ou comme de gros doutes envers moi. Oui, j'ai des doutes par moment, mais je pense que peut-être la résilience, je vais souvent rebondir rapidement sur les choses qui se passent,

SPEAKER_02

pas comme je voudrais, mettons. OK. Merci beaucoup pour toute cette sagesse, Émilie. Où est-ce que nos chers auditeurs et auditrices qui sont restés jusque maintenant peuvent te retrouver

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, avec grand plaisir. Alors, à un paquet d'endroits, comme ils ont pu peut-être le voir, ma plateforme en ligne, laplanificatrice.com, tout est là. Donc, ce serait l'option facile. Mais sinon, sur les médias sociaux, très, très présente sur Instagram, c'est ma plateforme favorite, mais je suis aussi sur Facebook et TikTok. Également, on a parlé beaucoup du podcast. Donc, le podcast 168 heures, pour les personnes qui ont envie d'entendre ma voix et d'être un petit peu en formation continue avec moi, c'est la place. J'ai aussi une chaîne YouTube que j'alimente peut-être un petit peu moins que toi, mais quand même, qui est présente. Et Puis voilà, j'ai aussi mon infolette, mon blog, mon livre « Avancer sans s'épuiser ». Donc je pense que selon si vous aimez voir les gens en vidéo, les écouter, les lire ou quoi que ce soit, il y a bien des endroits où vous pouvez me trouver, je

SPEAKER_02

pense. Trop bien. Eh bien, je remettrai tous les liens en bas pour qu'ils puissent cliquer facilement et ne pas se perdre

SPEAKER_00

entre

SPEAKER_02

temps. Magnifique. Merci beaucoup, Émilie, d'avoir joué le jeu et d'avoir accepté de venir. Un grand merci. Merci à toi.

SPEAKER_00

Ciao. À bientôt. Merci à tous.