Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Salut, moi c’est Paul. J’entreprends sur le web depuis 5 ans et c’est loin d’être un long fleuve tranquille.
Ce podcast c’est comme un journal intime d’entrepreneurs pour les entrepreneurs.
Chaque épisode est là pour vous montrer qu’il y a plein de manières de réussir et de s’épanouir… autrement qu’en roulant en Lamborghini à Dubai.
Bonne écoute !
Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
De 0 à 200k abonnés YouTube en autodidacte - avec Maxime Le Cloirec (Pile et Face)
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Comment passer d’un job qui ne vous passionne pas à une activité créative qui vous fait réellement vibrer ? Comment vivre de la vidéo aujourd’hui, à l’heure de l’IA, de YouTube et des réseaux sociaux ? Et surtout, qu’est-ce qui fait vraiment une bonne vidéo : le matériel, le montage ou l’histoire que vous racontez ?
Dans cet épisode, je reçois Maxime Le Cloirec, fondateur de Pile et Dace, société de production audiovisuelle, formateur et créateur de contenu suivi par plus de 200 000 abonnés sur YouTube.
Nous revenons sur son parcours entrepreneurial, ses débuts difficiles en freelance, l’impact du Covid sur son activité, la création de sa chaîne YouTube, ainsi que les coulisses de la production vidéo professionnelle.
Vous découvrirez également pourquoi le fond compte souvent davantage que la forme, comment trouver des idées de vidéos qui fonctionnent, quelles erreurs commettent la plupart des vidéastes débutants et comment l’intelligence artificielle est en train de transformer les métiers de la création.
Au programme :
→ Comment devenir vidéaste freelance et trouver ses premiers clients
→ Les coulisses d’une société de production audiovisuelle
→ La stratégie derrière une vidéo qui performe sur YouTube
→ Pourquoi un smartphone suffit souvent pour créer du contenu de qualité
→ Comment développer une chaîne YouTube de plus de 200 000 abonnés
→ Le rôle du storytelling dans la vidéo et le marketing
→ Les erreurs les plus fréquentes des créateurs débutants
→ L’impact de l’IA sur les métiers de la vidéo et de la création de contenu
→ Comment surmonter le syndrome de l’imposteur et oser se lancer
Que vous soyez entrepreneur, créateur de contenu, freelance, vidéaste ou simplement curieux de comprendre les coulisses de la création vidéo, cet épisode regorge de conseils concrets, d’expériences de terrain et de réflexions inspirantes.
Bonne écoute !
Retrouvez Maxime sur :
→ Youtube : https://www.youtube.com/@Pileetface/
→ Instagram : https://www.instagram.com/pileetface_
→ LinkedIn : https://fr.linkedin.com/in/maxime-le-cloirec-39730390
Pour me contacter : https://businessbacon.fr/contact/
Paul Calderone (00:01.678)
Hello Maxime, comment tu vas ?
Maxime (00:03.542)
Salut Paul, écoute très bien et toi comment tu vas ?
Paul Calderone (00:06.54)
ben je vais très bien aussi. Je suis vraiment ravi de t'accueillir ici aujourd'hui parce que tu as des vidéos qui sont canons. Et là, je vois en plus ton set-up pour aujourd'hui. te le disais juste avant qu'on enregistre. Je trop jaloux et complexé. T'as créé ton agence de production audiovisuelle qui s'appelle Pileface. Tu formes aussi les futurs vidéastes professionnels. Et en plus de tout ça, tu crées du contenu vidéo et les vidéos canons, comme je disais, sur YouTube où tu as plus de 200 000 abonnés.
Tu as aussi deux comptes Instagram à 15 et 30 000 abonnés. J'ai envie de comprendre un peu moi ce système d'agence de production avec lequel je suis pas du tout familier. Et je voudrais aussi que tu m'amènes dans la production d'une vidéo qualitative. Encore une fois, j'invite vraiment tous ceux qui écoutent à aller voir ton travail après cet épisode. Mais j'aime vraiment beaucoup ce que tu fais. Et d'ailleurs, pour la petite anecdote, ça je ne l'étais pas noté dans l'intro, mais...
Télépisode que j'ai mis le plus longtemps à préparer parce que j'ai réellement regardé toutes tes vidéos. D'habitude, tu sais, je les survole un peu juste pour voir ce que la personne fait. Toi, je me suis fait complètement happé par le truc. Donc voilà, avant qu'on commence juste, j'ai un petit jeu à te proposer. J'ai envoyé à TchatGPT la liste des questions que j'avais prévues d'aborder avec toi. Il m'a proposé cinq questions complémentaires, des questions rapides. Le but, c'est qu'on se mette dans le bain et qu'il répond dans une phrase max à chaque fois.
Maxime (01:05.528)
Ok, intéressant.
Maxime (01:17.973)
D'accord ?
Paul Calderone (01:30.575)
Est-ce que t'es prêt
Maxime (01:30.644)
Très bien. Tu me lances directement dedans quoi. Ça envoie.
Paul Calderone (01:34.102)
Oui, c'est un truc que je faisais à la fin et en fait je me suis dit maintenant je vais le mettre au début pour chauffer un peu la personne.
Maxime (01:36.366)
Ouais.
C'est bien, ça permet de casser aussi... Après je sais pas quels vont être les questions mais ça permet aussi un petit peu de chauffer donc écoute... ça me va bien. Moi je suis très joueur donc tant que tu m'envoies des trucs moi ça me va.
Paul Calderone (01:45.454)
C'est des questions faciles.
Parfait ! Alors, vrai ou faux, un bon montage peut sauver une mauvaise vidéo.
Maxime (01:54.574)
Vrai, la qualité d'une image compte assez peu, l'histoire qui est derrière compte beaucoup plus. Moi qui fais de la vidéo on pourrait se dire que c'est un peu l'inverse, mais l'histoire compte beaucoup plus que la qualité d'image. Donc le montage en fait partie évidemment.
Paul Calderone (02:14.242)
Deuxième question, une bonne vidéo, c'est plus le fond ou la forme ?
Maxime (02:18.551)
Alors du coup j'ai un peu pré-répondu. Une bonne vidéo c'est en premier lieu le Le fond compte beaucoup plus. Et pour aussi accompagner des gens qui se lancent dans la vidéo et qui ont moins de connaissances ou même d'envie tu vois de progresser un petit peu là dedans, qui veulent surtout raconter des choses, c'est le message que j'essaye le plus de faire passer. Que le fond est beaucoup plus important. On vous pardonnera une forme moins bonne mais s'il a pas de fond, si c'est creux, si l'histoire n'est pas intéressante, voilà les gens partiront.
Paul Calderone (02:21.267)
C'est vrai !
Maxime (02:47.679)
comme nous quand on regarde un film tu vois tu as certains films qui te happent alors que ça se passe dans une seule pièce et c'est très intéressant je pense aux films par exemple le prénom pour ceux qui ont la référence et d'autres films de marvel qui seront des budgets énormes qui vont dans tous les sens qui peut-être parlent un peu moins donc le fond est beaucoup plus important
Paul Calderone (02:56.4)
Oui.
Paul Calderone (03:04.432)
Le petit acquêche pour Marvel.
Maxime (03:07.991)
Oui, je dis ça mais j'adore Marvel. Mais c'est juste que tu vois, c'est deux poids, deux mesures, vois. C'est pas les mêmes budgets, c'est pas les mêmes temps, tout ça quoi.
Paul Calderone (03:16.112)
Pour un freelance vidéaste, le plus dur au début c'est de trouver des clients ou d'oser se lancer.
Maxime (03:22.935)
c'est une bonne question ! Ton ami de chat GPT est très intéressant. Ouais il a bien bossé. C'est très intéressant comme question parce que d'emblée je t'aurais dit la première partie, le plus dur c'est de trouver des clients. Et d'ailleurs on peut l'élargir, c'est pas que en tant que vidéaste freelance, n'importe quelle personne en freelance en général, on a tous des compétences là dedans, du moins dans ce qu'on est passionné. Mais après pour trouver des clients là dedans c'est un autre niveau. Donc ça c'est quand même un peu plus dur.
Paul Calderone (03:27.011)
Il a bien bossé.
Maxime (03:50.89)
mais le fameux syndrome de l'imposteur qui va toucher tous les gens créatifs qui se lancent professionnellement et peut-être la première étape. fait, pense qu'il déjà accepter qu'on se lance, oser dire qu'on est lancé à son entourage, à ses potes. C'est quelque chose qui est très, très dur à faire. Et une fois qu'on le passe, y a le deuxième problème qui arrive après, c'est de trouver des clients. peut-être que le premier plus la première marche à monter, c'est le fait d'accepter que ça y on est lancé, qu'on est officiellement.
Paul Calderone (03:53.584)
...
Paul Calderone (04:11.599)
...
Maxime (04:19.583)
sur le marché du travail en tant que professionnel. Les autres problèmes vont arriver derrière mais on a le temps.
Paul Calderone (04:26.543)
Est-ce qu'un smartphone d'aujourd'hui suffit pour filmer une vidéo ?
Maxime (04:31.885)
Entièrement, complètement. Ça c'est, on a de la chance, on est dans la période où ça y les smartphones sont excellents. Il y a toujours une différence avec une caméra, c'est plus d'ailleurs de l'ordre technique, avec l'objectif, rentrait trop dans la partie très technique, mais on n'arrivera pas aujourd'hui à avoir le même rendu qu'à une caméra, mais il y a plein d'exemples qui nous montrent aussi que, un téléphone, on est capable de faire un rendu professionnel.
et qu'on n'a pas spécialement besoin d'avoir une caméra même si il a certains effets qu'on ne pourra pas faire avec un téléphone. il y a des films qui se font avec des téléphones, des productions audiovisuelles qui se font aussi et dans l'ère des réseaux sociaux, ce n'est pas non plus un besoin primordial d'avoir des caméras.
Paul Calderone (05:12.335)
Et dernière question, sur quoi se plantent le plus souvent les vidéastes débutants ?
Maxime (05:19.085)
C'est paradoxal mais si t'as déjà fait peut-être un peu de vidéos ou d'aller voir... En fait, on est souvent noyé dans le contenu. C'est-à-dire qu'on a besoin et ou envie de se renseigner pour, je sais pas, exemple, faire de meilleures vidéos, avoir une meilleure qualité, acheter la bonne lampe pour une vidéo comme ça, face cam de podcast et voilà, ça marche bien correctement. Et en fait, on va avoir souvent tendance à se rassurer en disant plus on consomme du contenu.
pour apprendre plus on progresse et c'est faux. On progresse par la pratique et donc c'est souvent peut-être l'erreur la plus fréquente, c'est essayer d'emmagasiner énormément de choses alors qu'il n'y a rien de plus vrai que le terrain. De tester, d'aller filmer des choses, de se planter, de se rendre compte que certains plans marchent, d'autres plans marchent pas plutôt que de passer des heures à regarder des vidéos. C'est très drôle parce que je me tire complètement une balle dans le pied vu que je fais des vidéos que je publie toutes les semaines, ces choses-là mais...
Je me bats avec les gens qui me suivent et qui suivent aussi mes formations là-dessus. C'est bien de regarder des vidéos des gens qui pratiquent, mais c'est en pratiquant vous-même que vous allez progresser.
Paul Calderone (06:26.829)
bien ! Merci beaucoup, on est parti ! Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots s'il plaît ?
Maxime (06:28.846)
plaisir.
Oui, alors, on est rentré vite là-dedans. Déjà, merci à toi pour ton invitation dans ce podcast très intéressant. J'écoutais plusieurs épisodes, t'as des profils riches et variés, donc content d'en faire partie. Du coup, pour me présenter rapidement, tu l'as fait un petit peu. Moi, j'ai plusieurs casquettes. J'ai deux bases, une boîte de production. J'ai commencé en tant que vidéaste freelance. Vidéaste freelance, c'est vraiment faire des vidéos pour des boîtes, des entreprises, des associations.
Paul Calderone (06:36.079)
...
Maxime (06:59.85)
des gens qui ont un produit à mettre en avant et qui veulent le faire par la vidéo. Tout ce qui est publicité, tout ce qui est réseau sociaux, c'est à dire ma base. me suis lancé comme ça, je n'ai pas du tout fait d'étude là dedans. Donc je ne viens pas de ce milieu là. Donc ça, c'était la première partie. Et du coup, ma deuxième casquette qui a suivi par la suite, c'est plus de créateurs de contenu où j'ai créé une chaîne YouTube où j'aide les gens qui veulent se lancer justement dans la vidéo. J'aide les gens à reproduire ce que moi j'ai fait.
Paul Calderone (07:24.559)
...
Maxime (07:24.686)
ça passe par des tutos sur comment filmer, quelle caméra acheter, comment se vendre auprès d'un client. Et j'ai développé avec le temps une casquette que j'aime peut-être un peu moins mais qui quand même là, qui est plus une casquette sur l'influence. Là du coup je travaille avec des marques, je fais des collaborations, je teste maintenant quasiment toutes les marques de caméras qui sortent. J'ai la chance de pouvoir travailler avec eux sur les produits avant qu'ils sortent. Moi qui suis un peu geek dans l'âme, j'aime beaucoup tester ces produits-là, donc trop bien.
et aussi on a d'autres projets avec eux sur des clips un peu plus gros, des productions aussi de contenu un peu plus costauds donc j'ai vraiment ces casquettes là et par la suite je suis arrivé aussi sur la partie formation où du coup j'aide un peu plus les gens à se lancer concrètement dans le vidéo.
Paul Calderone (08:07.406)
Pourquoi tu dis que t'aimes moins cette partie du sponsor ou de l'influence ?
Maxime (08:14.062)
parce que ça dépend comment c'est perçu. a malheureusement les répercussions de certains influenceurs qui font un peu n'importe quoi. donc de temps en temps, en fait, ça va dépendre des gens que j'ai en face de moi. Globalement, quand je me présente, je prends souvent l'exemple quand tu en soirée, quand tu croises des gens qui ne te connaissent pas trop, je fais toujours un peu gaffe en fonction de qui j'ai en face de moi, comment je vais me présenter. Tu vois le côté youtubeur, je le dis.
Je ne dis pas et ce pas que je l'assume pas, mais c'est juste que de base, je suis quelqu'un qui fait des vidéos pour des clients. En fait, je suis un vidéaste. C'est ma passion première et c'est pour ça qu'encore aujourd'hui, je fais ça. Et la partie YouTube, je ne vais pas dire que malgré moi parce que YouTube m'a apporté tellement de choses, tellement d'opportunités, mais je ne ferais peut-être pas que du YouTube. j'avais le choix, j'aime bien avoir mes autres parties de faire de la production avec des clients, de faire aussi un petit peu de formation. J'aime bien transmettre mon savoir.
Et aujourd'hui, la plateforme pour transmettre le mieux son savoir, pour aider les gens là-dessus, ça reste YouTube. Et du coup, l'influence est peut-être la suite logique vu que l'audience a grandi, mais ça ne m'aurait pas spécialement dérangé. Les partenariats, c'est autre chose. Je peux comprendre aussi que ça agace aussi de t'entendre les gens quand on parle de certains produits, de ces choses-là. En ce moment, on est à fond dans l'IA et on se fait assassiner par toutes les marques pour qu'on parle de ça. C'est une autre partie que j'aime un peu moins, mais qui fait partie du job aussi.
Paul Calderone (09:40.862)
Ok et si on remonte un peu comment t'es arrivé dans l'entreprenariat ? Qu'est qui a fait que tu as décidé d'être à ton compte et pas de te faire embaucher toi en agence ou je sais pas ce qu'il d'autre comme option mais pourquoi l'entreprenariat ?
Maxime (09:59.243)
Bonne question. soit, moi, j'ai fait des études dans la communication, un peu rien à voir. J'ai travaillé en alternance pendant cinq ans dans différentes boîtes. c'est le plus cliché, mais le plus parlant pour moi, c'est que j'étais vraiment pas heureux dans ce que je faisais. Malgré que j'étais en alternance, je... C'est pas une souffrance non plus à ce moment là, mais je prenais pas de plaisir. Et du coup, je me laissais très rapidement de ce que je faisais dans mes boîtes. Donc j'ai fait plusieurs jobs, j'ai bossé en tant que...
Paul Calderone (10:14.094)
...
Maxime (10:26.752)
un peu commerciale au début, après en chargé de communication. J'ai fait aussi du recrutement. J'ai essayé de divers métiers pour trouver un peu plus une voie. Et ça ne marchait pas des masses. Et sur les deux derniers métiers, je commençais, vu que c'était des petites boîtes, à toucher un peu la communication et à toucher la production vidéo. Et en fait, c'est les seuls moments dans mon job, dans ce que je faisais, où j'adorais. Je pouvais passer des heures à faire ça. Et c'est les seuls moments aussi où je travaillais en dehors de mes heures de travail.
Paul Calderone (10:33.069)
Bon.
Paul Calderone (10:51.35)
trop bien !
Maxime (10:55.374)
rentrer chez moi, j'avais un montage à faire pour la boîte, je le faisais et j'adorais ça. vois le côté un peu déclic, j'ai une passion et moi tu vois à 22-23 ans, j'avais pas de passion. J'étais stressé un peu aussi par ça parce que je me disais mais qu'est que je faire de ma vie quoi ? Il n'y avait rien qui me passionnait. Et du coup c'est un peu arrivé comme ça, je me suis dit ok là a un truc qui me fait kiffer, très très loin de me douter que je pouvais en vivre. Mais du coup j'ai commencé un peu comme ça, j'ai commencé à faire des vidéos de voyage classique avec la GoPro.
Dès que je partais quelque part, j'emmonnais toujours une caméra. Mais depuis assez jeune, je filmais des trucs un peu à droite à gauche, qui n'avaient ni queue ni tête, mais j'aimais bien filmer. Donc tu vois, j'ai toujours eu un peu ce côté, on crée des vidéos un peu sans rien. Et ensuite, quand ça commençait vraiment à perdre, je me suis dit, là, il y a un truc que je déteste faire, qui était mon job, et j'ai un truc que j'adore faire à côté. Donc j'ai commencé un peu à croiser les deux, me dire, est-ce que je ne pourrais pas faire que ça ? Et je me suis renseigné là-dessus, et j'ai vu qu'il des gens qui étaient lancés en freelance.
Paul Calderone (11:33.614)
...
Maxime (11:54.159)
en tant que vidéaste et je me suis dit bah comment font ces gens là tu vois je me suis beaucoup renseigné là dessus leur vie m'enviait être payé pour faire des vidéos pour moi ça me paraissait lunaire quoi mais je me dis mais imagine ça se concrétise enfin tu vois c'était un peu un espèce de rêve et donc j'ai créé une association quand j'étais en étude donc en parallèle de mon alternance et de mon école il avait un autre gars qui était aussi un peu comme ça dans ma classe
Et donc a créé une petite association, on a commencé à faire des vidéos comme ça pour d'autres boîtes, pour d'autres écoles. Donc c'était vraiment le projet associatif, pas le but de faire de l'argent, mais juste de voilà, s'acheter un peu du matos et de tester ça. Et en fait, ça a pris, ça a pris petit à petit. On a commencé à avoir des paiements. Le premier projet rémunéré, n'importe quelle freelance, pense vous dire la même chose ou même les premiers euros que tu fais avec ton business à toi, ta passion à toi, c'est fou. Je m'en rappellerai toute ma vie de ce moment là.
Et donc ça a commencé comme ça petit à petit. Après, j'ai fini mes études. Je me suis lancé en tant que freelance et ça a décollé tout de suite. Absolument pas. Je me suis pété la gueule. n'a pas marché. Il y eu le Covid. J'ai vraiment pris la claque Covid qui a tué un peu mon... Mes ailes se sont fait vraiment couper en deux. du coup, c'est... La suite s'est mieux passée, on va dire.
Paul Calderone (13:06.726)
oui !
Paul Calderone (13:17.442)
Mais comment tu fais pour... Tu vois, tu pars un peu en mode ouais, ça va bien se passer, c'est cool, on a un premier contrat qui se passe bien D'un coup, bim, Covid Pour des gens qui étaient déjà bien installés en vrai, c'est chaud Toi qui arrive, comment tu fais pour pas te dire en fait, c'est pas du tout pour moi, tu vois, parce que...
C'est quelque chose de se dire j'aime pas être salarié, je veux être libre, je être tout ça. Le côté entrepreneuriel il a aussi plein de galères, t'as pas de sécurité d'emploi, il y a plein de choses qui manquent. Et là tu te retrouves en plus lancé au pire moment pour ça. Pourquoi tu t'es pas dit juste ? Vas-y j'arrête, ça me saoule.
Maxime (13:56.4)
Ouais c'est vrai que c'est marrant ça. En fait de base un peu plus enfant, ado, sans entrer dans l'aspect perso mais j'avais pas assez peu confiance en ce que je faisais, j'avais peur aussi de l'échec, de pas mal de ces choses là et du coup j'étais bien dans mon petit train un peu quotidien et du coup pour changer ça je suis parti à l'autre bout du monde donc là j'ai fait le voyage en Australie un peu peu classique où je suis parti tout seul j'ai tout quitté mes potes, ma copine, mon job, j'ai arrêté mes études en deux.
pour partir là-bas et ça a été un des pires moments de ma vie. Le départ la première semaine, c'est vraiment la plus grosse claque quand tu perds tout et que tu te retrouves à l'autre bout du monde. Je ne parlais pas du tout anglais, vraiment pas bon. Et du coup, je le vis un peu comme un échec, truc là sur la première semaine. Et après, il a la fameuse phrase de OK, tu as deux options. Soit tu rentres chez toi et c'est terminé. Voilà, tu as essayé. Ça n'a pas pris. Tant pis. Soit tu forces et tu vois ce que ça donne. Et donc, moi, j'ai fait la deuxième option, j'ai forcé et en fait, ça m'a débloqué un truc très psychologique de me dire
Mais en fait, d'avoir soit des échecs, soit des moments très très durs, tu vas trouver une solution pour que ça soit mieux après derrière. Je pas si tu ce que je dire. Et donc du coup, ça m'a débloqué une espèce de mentalité de me dire, ok, peu importe les échecs que je vais prendre dans la tronche, je trouverai un moyen pour que ça aille. Et c'est un truc où j'ai gardé en fait quasiment, encore aujourd'hui, je ne suis pas vieux, mais tu vois, dès que j'ai des difficultés, je me dis, je sais que je vais réussir à surmonter par la porte ou par la fenêtre, mais ça va bien se passer.
Et si ça se passe mal, j'aurais appris des trucs et je ferais autre chose. Et donc du coup, pour revenir à ça, c'est que l'épisode du Covid, je prends ça dans la tête quand je me lance. Mais en même temps, j'avais déjà galéré à lancer quelque chose et ça commençait à prendre. tu vois, j'avais déjà ce côté de OK, c'était dur au début, j'ai réussi à me lancer. Donc ça m'a ouvert les portes de me dire, mais il n'y a pas de raison que ça ne remarche pas ou que j'essaye pas de faire autre chose. Et c'est exactement d'ailleurs à ce moment là que j'ai, on en parlera peut être, mais que j'ai lanché.
Paul Calderone (15:48.525)
Ok.
Maxime (15:52.149)
que j'ai lancé ma chaîne YouTube. Parce que du coup, il bien s'occuper.
Paul Calderone (15:57.646)
Et est-ce que l'IA c'est un peu la galère actuelle ou toi tu le vois pas du tout comme une galère de je pas peut-être il y a des des gens qui vont internaliser des tout petits montages tu vois ou des trucs ou alors peut-être c'est pas du tout ta clientèle dans tous les cas et tu t'en fiches qu'il en ait qui utilisent l'IA.
Maxime (16:08.207)
Bye !
Maxime (16:18.071)
C'est très intéressant parce qu'on est déjà en plein dedans, on est évidemment dans cette réflexion là et tous les gens qu'on accompagne le sont aussi. On a vraiment la peur de se faire remplacer, la peur de disparaître, que notre métier change, que notre métier plutôt disparaisse et moi je pense plutôt que notre métier va changer, il va évoluer. C'est sûr que certains montages, certains prod clients vont plus passer par nous simplement parce qu'il Inia qui va le faire plus rapidement que nous, beaucoup moins cher évidemment et peut-être plus précis.
Mais j'ai de te dire, si ces clients-là, s'ils trouvent une solution qui est moins chère pour faire des petits, on va dire des petites prods de vidéos, dans tous les cas, eux, ils passent par toi par défaut, tu vois. Eux, ils ont besoin d'avoir une solution claire, rapide et pour le moins cher possible. ça, typiquement, c'est des clients en tant que vidéastes que tu essayes d'écarter petit à petit. Pourquoi ? Parce que c'est souvent les clients les plus chiant. De deux, c'est des clients qui ont assez peu de budget.
Et si tu veux, l'IA est plus là pour faire du générique et un vidéaste comme un graphiste comme ce que tu veux et là plutôt pour faire du personnalisé, de faire de l'accompagnement. Et du coup, l'évolution en tout cas, c'est ma vision. Peut-être qu'elle est erronée, peut-être que ce n'est pas la bonne. Mais moi, je pense quand même qu'on va évoluer ou avec des clients qui vont venir avec des budgets définis qui ne vont pas rentrer dans nos charges à nous. Et donc soit nous-mêmes, fera appel à l'IA et on dit voilà, je ne pas la faire moi-même, mais j'ai toutes les compétences pour la...
justement déléguer à cette partie-là. Par contre, nous, va plutôt se concentrer sur les entreprises qui ont besoin d'avoir des prods un peu plus avancés avec du physique, avec quelqu'un qui les accompagne aussi sur la partie peu strade de com aussi un peu là-dessus. Je pense à Vidéas de mariage, demain il n'y pas une IA qui va remplacer ça. On a quand même toujours de beaux jours devant nous, j'en suis sûr. Maintenant, c'est sûr que ça bouscule beaucoup de choses.
mais il ne pas en avoir peur, contraire il prendre le train parce que dans tout cas le train va passer. ce que j'essaie un maximum de dire aux gens qu'on accompagne c'est qu'il faut comprendre comment ça fonctionne, il faut l'utiliser si on en a envie, ce pas une obligation mais il faut juste se dire qu'entre un vidéaste qui l'utilise, qui va deux fois plus vite que vous et si vous ne l'utilisez pas vous allez vous faire dépasser. Donc il faut le voir comme une opportunité, ça va changer les choses certes mais je pense pas que ça va supprimer en tout cas notre métier pour l'instant. Peut-être que ça évoluera mais pour l'instant...
Paul Calderone (18:15.245)
...
Paul Calderone (18:39.829)
Et aujourd'hui du coup sur la partie déjà je parle d'agence, toi tu parles de freelance. C'est parce que sur votre site j'avais l'impression que vous étiez plusieurs du coup je me suis dit agence c'est quoi que tu veux que je dise
Maxime (18:46.677)
Oui. Oui. T'as raison. Non, t'as raison. fait, moi, c'est intéressant parce que moi, suis une agence. On est plutôt une, ce qu'on appelle une boîte de production. Donc du coup, on est plusieurs. Il y a plusieurs salariés dans cette boîte là. Et donc, du coup, quand on est sur des tournages, on est plusieurs dessus. dépend évidemment des budgets, du temps qu'on peut avoir, mais de la complexité surtout. Mais du coup, on parle plutôt de boîte de production. Quand je parle de freelance, moi, c'est globalement les gens qui nous suivent et les gens qui ont sur ma chaîne YouTube.
énormément, c'est plus des freelancers que j'ai. Et pareil dans les formations qu'on a la vidéo, globalement c'est que des freelancers. en fait eux, sont à ce niveau là de freelancing où moi j'étais il y a 6-7 ans maintenant. Et ils ont pour la plupart, enfin non pas tous d'ailleurs, mais tu vois l'évolution en fait naturelle c'est que tu commences en tant que freelance, tu commences à augmenter du coup ton chiffre d'affaires et ensuite tu t'entoures d'autres personnes et en t'entourant de monteurs, de cadreurs, d'ingéceurs, en fait tu deviens petit à petit une botte de prod.
Moi je suis à ce niveau là de boîte de prod, il a des boîtes de prod bien plus grosses que nous mais tu l'idée c'est on s'adresse quand même un peu plus à des freelances et donc vu que j'ai plus l'habitude de défendre les freelances parce que je les aide aussi c'est pour ça que je me mets aussi dans leur pompe.
Paul Calderone (19:59.613)
Ok et donc c'est quoi un peu un projet type de ce que vous vendez dans la partie boîte de prod là ? Alors peut-être c'est hyper varié mais s'il y a un ou un truc hyper écurrent comment ça marche ?
Maxime (20:11.471)
Oui, en fait, vois, ce qu'on fait le plus, donc tu as des spécialisations, ce qu'on appelle aussi des niches, tu vois, sur des styles de vidéos qu'on fait. Nous, est globalement quand même sur tout ce qui est corporate, business, on va faire beaucoup d'institutionnels. Donc ça va peut être être des entreprises qui viennent nous voir et en disant bon, voilà, on sort un nouveau service dans notre boîte. On aimerait bien faire une vidéo de deux, trois minutes pour expliquer ce que c'est. Une des choses qu'on fait le plus souvent globalement, c'est parler de près d'une espèce de fichier un peu portrait.
Enfin tu vois, un espèce de portrait vidéo de la boîte de qui on est, notre histoire, pourquoi on fait ça, quelles sont nos valeurs, pourquoi on fait telle ou telle Et donc du coup, comment ça se passe, c'est qu'on a souvent un client qui vient nous voir, j'ai ce projet-là vidéo que j'aimerais faire, combien ça pourrait coûter, comment ça se passe. En fait, nous on a beaucoup plus un rôle d'accompagnement sur… En fait finalement, c'est marrant parce que notre job de réaliser la vidéo, elle vient en second temps. Le but c'est déjà de comprendre à qui ils vont s'adresser.
Paul Calderone (20:43.756)
Mmh.
Maxime (21:10.741)
sur quelle plateforme ils vont diffuser la vidéo. Tu on ne pas faire la même vidéo qui sera publiée sur LinkedIn que sur un site internet parce que le rythme n'est pas le même, le hook ne pas être le même non plus. tu vois, fait, c'est à nous de, enfin, eux, les clients, ils savent pas tout ça. Donc fait, c'est à nous de comprendre quel est leur cible, quel est leur but final. Est-ce qu'ils veulent recruter des gens? Est-ce qu'ils veulent vendre leurs produits? Est-ce qu'ils veulent juste faire de la communication, buzzer pour avoir de l'attraction dessus? Donc, c'est un peu poser toutes ces questions là, comprendre quels sont leurs attentes là dessus.
Et en fonction de ça, nous on va essayer de leur proposer un projet vidéo. Donc leur dire, si vous voulez par exemple recruter pas mal de personnes, il faut qu'on aille dans vos locaux, il faut qu'on ait des plans tels ou tels plans, il que ça dure peut-être pas plus de une minute trente parce que les gens se lasent vachement vite. Tu vois, on n'a plus ce côté accompagnement, du coup on doit comprendre comment fonctionnent aussi les codes, comment l'évolution de l'attention des gens évolue qui est très complexe.
et en fonction de ça adapter le contenu qu'on va leur proposer.
Paul Calderone (22:05.836)
...
Et c'est pour ça je pense, tu vas me le dire mais sur votre site tu parles beaucoup de la stratégie avant le tournage qui est mise en avant un peu comme un élément différentiant de chez vous. C'est pour ça c'est parce qu'en fait les gens ils n'ont pas tant que ça conscience de ces problématiques là.
Maxime (22:25.84)
Ouais, c'est pas leur job en fait. J'aime pas trop dire ça, mais on a aussi un peu ce rôle d'accompagnement sur la communication. Alors on n'est pas une agence de com et je ne me prétends pas du tout avoir tous les codes que pourrait avoir une agence de com, mais on essaie de répondre aussi à ce besoin-là, de dire comment on va communiquer. En fait, la vidéo, c'est finalement le canal. Mais tu sais, comme les premières questions que tu me posais tout à l'heure quand on parlait de forme et de fond, nous, est capable de faire une forme un peu près plutôt bien, c'est notre job.
Mais en même temps, la forme aujourd'hui ne suffit plus. tu regardes une pub, vois des choses qui te marquent. C'est pas tellement trop la forme qui va te marquer, c'est aussi le message qu'il va avoir derrière et c'est un peu l'enveloppe globale. Et donc du coup, la forme, on sait à peu près faire, c'est notre job. Maintenant, le fond, qui est encore plus important, il faut qu'on le travaille avec la marque. Il faut qu'on le prépare, il faut que ça leur colle, il faut qu'ils aient envie de communiquer de telle ou telle manière. Donc nous, on a aussi ce rôle un peu créat de leur apporter des idées.
d'une manière de communiquer. Peut-être qu'on va prendre des râteaux, t'entends ils vont dire non c'est nul, mais t'entends ils vont dire bah ouais c'est pas mal, il a peut-être un truc à creuser, on va continuer comme ça. Mais oui, il a une sorte de discussion et d'accompagnement là-dessus.
Paul Calderone (23:29.292)
...
Paul Calderone (23:38.524)
Ok et alors quand tu commences à créer cette boîte de prod, Covid arrive et tu me disais que c'est là que tu commences à créer du contenu notamment YouTube. C'était quoi la première idée ? C'est à dire les vidéos au début tu t'es dit je vais les faire à destination de mes clients donc plus des clients en corpaux ou des...
friandises parce que ce qui m'a un peu plus surpris au début c'est que tu vois je suis commencé par aller visiter ton site donc boîte de prod donc on comprend bien mais tes vidéos j'avais plus l'impression qu'elles s'étaient destinées à moi la personne qui veut créer ses propres vidéos lui-même tu vois et je me suis dit mais moi je suis pas forcément potentiellement client de la boîte de prod et
J'arrivais pas bien à comprendre ça. après avec la partie sur la vente de formation et tout après ça s'est plus éclairé. Mais au tout début quand tu as commencé c'était quoi la strat ?
Maxime (24:36.592)
Alors déjà en fait quand je crée ma chaîne YouTube c'est que je suis en freelance donc je me lance en France en freelance. On décide avec ma conjointe de partir vivre au Canada à Montréal. Donc du coup je recrée entre guillemets une deuxième activité là-bas donc je repars de zéro et je réussis à pas trop mal me débrouiller. Quand je dis pas trop mal je facturais peut-être des 2000 dollars par mois à peu près. Donc avec les taxes je vivais avec 1500 dans ma poche donc c'était pas la...
C'était pas la débandade, mais je m'en tapais royal parce que j'étais payé pour faire de la vidéo. Et pour moi, il n'y a pas plus beau que ça. Donc, mon activité se lance à peu près correctement pour un début. Et ensuite Covid, donc toutes les boîtes frise, plus du tout de communication. Et là, c'est le moment de s'occuper de l'esprit. Qu'est que je peux faire? Je suis à l'autre bout du monde, je n'ai pas de famille, j'ai un peu de potes, mais on est arrivé il a trois mois, donc tu vois, c'est assez soft. Et donc, du coup, il s'occuper un peu de la tête.
je geek très fort sur Call of Duty à l'époque. Et il a un moment où je me dis bon ça commence à être un peu long donc on va essayer autre chose. Et en fait moi si tu veux j'ai pas beaucoup parlé de ça mais vu que j'ai pas de formation dans la vidéo, j'ai pas fait d'école de visuel, j'ai pas fait d'école de cinéma. Et en fait moi j'ai tout appris sur YouTube. J'ai tout appris sur internet et en particulier sur YouTube. vraiment tout on a une chance extraordinaire aujourd'hui, la génération qu'on a, c'est qu'on peut tout apprendre sur internet et en particulier sur YouTube.
Donc moi qui me suis formé là dessus avec beaucoup de, enfin avec des anglophones, je me suis toujours dit, c'était un peu resté dans coin de ma tête de me dire, ces mecs là, font des trucs de fou. Est ce que j'ai les compétences, les connaissances pour faire pareil ? syndrome de l'imposteur, je me suis toujours dit, regarde la tronche de tes vidéos, c'est affreux. Il a pas un mec qui va t'écouter parler de vidéos vu ce que tu fais, tu vois. Et donc, ce moment là du Covid arrive, il s'occuper. Ça me trotte dans la tête depuis un moment. me suis dit, OK, c'est le moment.
Paul Calderone (26:19.563)
...
Maxime (26:29.84)
Je ne pas bosser dans tous les cas. Le Covid, on ne pas le temps que ça va durer. Donc, j'ouvre ma chaîne quasiment au moment du Covid. dans ma tête, je me disais exactement ce que tu m'as dit. Je me disais, ça va être bien parce que du coup, je vais pouvoir aider d'autres gens à faire à peu près comme moi. Moi qui ai tout appris sur YouTube, j'avais envie de redonner ce que j'avais à peu près appris alors que j'étais au début. Mais j'avais envie de partager ce savoir là. Et dans ma tête, me disais, mais t'imagines ces mecs là, ils font des 10, 50, 100 000 vues. C'est sûr, ils vont avoir des clients.
pour de la prod vidéo. Mais je séparais vraiment les deux activités. Le côté prod vidéo, c'est faire des vidéos pour des marques, pour des gens. Et le côté YouTube, c'était aider les gens à faire ce que je fais. Donc, c'est deux activités bien séparées. Et j'étais persuadé que ça allait m'apporter des clients. Sans spoiler la suite, mais j'ai 200 000 abonnés et je pense que ça m'a rapporté peut-être zéro. Peut-être aller à un ou deux clients au grand maximum sur de la prod.
Sur la pur, pourquoi ? Parce que moi mes clients, qui je m'adresse ? Je m'adresse globalement à des dirigeants, à des directeurs de communication, des chargés, des équipes marketing, mais des profils sans rentrer trop dans les clichés, mais peut-être un peu plus seniors qui ne pas spécialement sur YouTube. Et globalement, mon audience, je parle à des gens qui veulent faire de meilleures vidéos. Donc je parle à des freelances, parle à des gens qui veulent se lancer. parle absolument, en fait, parle pas du tout à ma cible avec laquelle je bosse avec ma boîte de prod.
Et ça, j'ai mis vraiment longtemps à comprendre. me disais mais comment ça se fait que j'ai pas plus de clients avec ça avec YouTube ? Ça m'est arrivé. J'ai des clients qui sont venus me voir en disant bon, j'ai vu que vous aviez des vidéos YouTube. C'est top vos tutos, vos tutos caméra, je m'en tape. Comment on fait ? Tu vois, j'aimerais même peut-être qu'on fasse une vidéo sur ma boîte. Donc c'est arrivé qu'ils fassent un peu cette espèce de rapport, vu que les deux audiences n'étaient pas du tout les mêmes, elles se croisaient pas.
Paul Calderone (28:20.843)
Et à un moment tu t'es pas dit je vais pivoter et faire des vidéos pour attirer mon audience. Je sais pas trop sur quelle thématique ou comment les aborder mais pour essayer de récupérer ta cible principale quoi.
Maxime (28:35.534)
Ouais c'est vrai que ça aurait pu, mais ça me botait moins. ce qui m'a beaucoup motivé c'est le côté où j'ai tout appris sur internet. C'est peut-être débile mais j'avais envie un peu de redonner ce truc là. J'avais envie aussi de documenter mon évolution parce que je savais que j'étais au début de ça et je pense que c'est ce qui fait d'ailleurs que ma chaîne a pas trop mal marché au début.
débutant plus plus et je montrais entre guillemets mes galères, ce que je faisais. Du coup, les gens ont vu mon évolution et en fait, du coup, on a évolué ensemble avec une partie de mon audience. Et donc, du coup, j'aimais bien ce truc là. J'aimais bien ce contact de parler avec des gens, de voir les gens sous les commentaires en disant, ben moi, je suis au même moment que toi, je galère en ce moment à trouver des clients. Tu vois, il y avait une notion un peu d'entraide qui me parlait beaucoup et qui était beaucoup plus familier. Le contact était plus facile. Alors que mes clients de boîte de prod,
Il avait toujours une distance entre moi et J'étais un prestataire là où sur ma chaîne YouTube, sur les tutos que je pouvais partager, c'était comme si on était un groupe de potes qui essayait de créer un business un peu ensemble. Je l'ai un peu vécu comme ça.
Paul Calderone (29:43.445)
Ok. Et alors les clients sur la boîte de prod, viennent d'où ?
Maxime (29:47.09)
C'est différent parce qu'aujourd'hui j'en ai moins. C'est une partie de mon activité que je veux forcément garder pour garder la main mais globalement on prend moins le temps aussi là-dessus donc on a la chance de choisir avec qui on peut travailler. Donc aujourd'hui ils viennent soit avec du référencement via le site internet, bouche à oreille encore beaucoup. C'est fou comme c'est une chose qui marche bien c'est que les clients qu'on a ça se passe bien donc il suffit qu'ils aient une soirée avec des partenaires, des choses comme ça.
On a eu le il pas longtemps, on a fait une vidéo, ils ont bien aimé, ils en ont parlé à une autre boîte et cette boîte-là nous a contacté derrière. Du coup tu vois, le bouche à oreille fonctionne plutôt bien. Après en toute honnêteté, c'est pas la partie que je travaille le plus actuellement. Je l'ai beaucoup fait il a 3-4 ans où là je prospectais globalement. Enfin je fais partie de l'ancienne école mais j'étais pas assez bon pour que les clients viennent à moi. J'ai toujours dû me bouger pour montrer, hello je suis là.
J'ai dû prospecter énormément quand je me suis lancé en tant que boîte de prod. C'est ce qui m'a aussi un peu fatigué au début. donc du coup, au fil fil en aiguille, à force de relancer, d'envoyer des messages et choses comme ça, je commençais à avoir deux, trois projets après boule de neige. Ça fonctionnait comme ça.
Paul Calderone (30:57.994)
Et alors aujourd'hui si on revient sur YouTube où est-ce que tu trouves tes sujets, tes vidéos ? Parce que je pense des tutos... Alors j'ai plus le nombre en tête mais t'as fait quand même beaucoup de vidéos en pas mal d'années. Et surtout t'as les vidéos un peu plus tutos format classique tu vois un peu de face cam ou des choses comme ça mais t'as aussi pas mal de vidéos qui sont... je sais pas comment dire qui...
qui sont plus là pour faire plaisir à l'algorithme de YouTube. Tu vois, où tu mets plus en avant le fait d'être recommandé. Récemment, tu en as fait une sur les couleurs dans les films qui est hyper intéressante. J'en ai vu une autre aussi sur Avatar. Tu vois, tu as des sujets comme ça que quand tu la vois, tu te dis, ouais, hyper intéressant, ça colle. Mais comment toi, tu trouves cette idée là
Maxime (31:39.377)
La plus large.
Maxime (31:47.641)
T'as raison, parce que du coup on a une stratégie cette année en particulier d'ouvrir un peu plus la chaîne. On est très niché vidéo, mais moi j'aimerais bien toucher des gens qui sont intéressés par comment la vidéo fonctionne pour les faire transitionner petit à petit vers « ah tiens si moi aussi je prenais mon téléphone, j'essaierais de une petite vidéo de mes vacances ». Ma strat est un peu là. Et donc on essaie de toucher des gens avec des sujets beaucoup plus larges, notamment les films, tout ce qui est cinéma.
On regarde tous plus ou moins des films ou des séries. y a des films qui nous marquent, des séries qui nous marquent, soit par le visuel, soit par l'histoire. Et moi, j'essaye un peu de toucher les gens avec ça ou du moins de leur expliquer comment ça fonctionne. Et en fonction de ça, peut être leur dire, ben, essaye toi de faire pareil. Tu vois, c'est un peu un peu de cette strat là. Donc là, on est plus dans une strat récente. Et après, pour trouver des sujets de vidéos, moi, passe. En fait, je suis toujours un consommateur YouTube. C'est à dire que je regarde toujours.
J'ai toujours regardé les vidéos des autres. Beaucoup d'anglophones, vois, les anglais sont beaucoup plus, en particulier les américains, sont beaucoup plus avancés que les français là-dessus. donc, j'ai toujours regardé énormément ce qu'ils faisaient et j'ai une boîte à idées que j'utilise. C'est la même depuis six ans. dès que je vois une vidéo à peu près sympa, je la note, je la mets quelque part et après, je retourne dans ces boîtes à idées-là, je la retravaille aussi un petit peu. J'ai la chance aussi aujourd'hui d'avoir une communauté.
les gens demandent des sujets de vidéos en commentaire, ça on lit quand même beaucoup de nos commentaires, les messages Instagram, même chose. J'avoue que j'ai de la chance, je sais que j'ai des copains créateurs qui commencent un peu à perdre la flamme et qu'ont moins d'idées, je touche du bois mais pour l'instant après, ça fait un peu plus de 6 ans, j'ai toujours pas de panne d'idées, tu vois, on a très peu fait de coupures, il y en a eu pour avancer sur des projets, on a toujours des idées, là maintenant que j'ai une équipe aussi on en parle un peu de temps en temps, dès qu'il en a un qu'un idée il le met dedans.
Donc on n'a pas trop ce souci là. J'ai commencé à tester aussi un peu l'IA. vois l'avantage, Claude et GPT d'ailleurs ont toutes nos vidéos, nos sujets, tous nos scripts. Donc ça peut m'arriver de temps en temps de lui demander, de dire qu'est qui pourrait être intéressant selon toi. Il me donne des idées de temps en temps bien, de temps en temps un moins bien. donc voilà aujourd'hui on a quand un process de création pour trouver des idées qui est pour l'instant, du bois qui fonctionne. On verra si ça dure.
Paul Calderone (34:10.826)
je te le souhaite parce que c'est vraiment cool et tu mets combien de temps à les faire parce qu'elles sont hyper produites enfin en même temps je pense que tu veux montrer tes compétences et un peu te faire plaisir mais ça ça te prend combien de temps à faire une vidéo comme ça
Maxime (34:25.723)
Oui, en fait, vu que nous on accompagne les gens à comment faire de la vidéo, je considère qu'on se doit d'être, je ne veux pas dire irréprochable parce qu'on fait forcément des erreurs, mais tu vois, on a moins le droit à l'erreur ou du moins on se le laisse moins dans l'équipe. Donc c'est assez variable, tout dépend le type de vidéo que c'est, mais en moyenne, a un peu près, moi j'ai environ une demi journée de recherche écriture, ça va me prendre à peu près trois, quatre heures.
Paul Calderone (34:37.226)
Mmh.
Maxime (34:51.895)
Le fast cam, c'est typiquement quand tu vois une vidéo qui fait 15 minutes globalement c'est le double tu je me filme pendant 30 minutes avec les bugs, les bafouillements, ces choses là tu vois j'ai à peu près le double et après en termes de montage qui est la partie la plus longue tout dépend du type de vidéo mais on est à peu près entre trois et cinq jours à peu près donc ça fait... mais tu vois on a des formats vidéo typiquement on a sorti un documentaire un peu enquête là sur adobe fin d'année donc c'est un documentaire qui fait 56 minutes c'est deux mois de montage
Donc du coup tu vois, il y a des vidéos où on se dit ok, on réfléchit, on essaie de faire la meilleure qualité possible. Clairement, ce n'est pas des vidéos rentables, va dire d'un point de vue financier pur, mais en même temps, c'est un kiff. Moi, j'aime beaucoup faire ce format là, un peu en quête. J'ai d'autres idées de créer une autre chaîne YouTube autour de ça aussi. donc, y a certaines vidéos qui nous prennent un peu plus de temps, mais en moyenne, on est autour des 3-4 jours à peu près.
Paul Calderone (35:45.928)
mais c'est deux mois équivalents en plein ?
Maxime (35:50.034)
Ouais quasiment ouais quasiment et donc du coup donc là actuellement on est trois dans l'équipe et on a aussi des freelance qui viennent ponctuellement donc ça veut dire qu'il y avait une personne qui était dédiée à ça quoi donc ça a été mais ça a été un là c'est mon erreur aussi ça a été un mauvais choix de ma part où on s'est dit carte blanche au temps que ça dure et ce qui fait que cette vidéo là tu vois on a fait du motion design on a pris vraiment beaucoup de temps je suis extrêmement content et fier d'ailleurs du résultat et pas forcément de moi mais de l'équipe qui a travaillé dessus
Paul Calderone (36:06.601)
Mmh.
Maxime (36:16.448)
Mais les résultats sont un peu plus décevants. m'attendais à faire beaucoup plus que ça d'un point de vue. Mais bon, on a été au bout de nos idées. On s'est dit comment on peut faire à notre niveau, à l'endroit où on est actuellement. Comment on peut faire le max. On a donné le max et on a eu le résultat qu'on a eu.
Paul Calderone (36:33.769)
bien. Ouais non mais ça vous fait des super vitrines donc ça c'est l'intérêt je comprends. Et la personne qui monte une vidéo si longue, vois mes montages les plus longs, moi c'est du iMovie et si je mets plus d'un jour et demi je suis en PLS mais à la fin de un jour et demi ça me sort par les yeux tu vois j'en peux plus. Au bout de deux mois ils sont dans quel état les gens ?
Maxime (36:47.665)
Je comprends.
Maxime (36:55.441)
Oui, c'est vrai que c'est pas facile. T'as envie que ça se... T'as envie de faire un produit un peu fini, mais justement, y a aussi une petite culture d'essayer de faire quelque chose de bien jusqu'au bout. Donc, fait, une fois qu'on est lancé dessus, dans tous les cas, on se dit on va le finir. Qu'importe, on va le finir. Et on était très contents, enfin je parle pour lui, pour Rémi, mais très contents de finir ce projet-là. Avec la appréhension de la publication, parce que t'as pas envie que ça bide. tu passes deux mois à faire une vidéo.
En fait, on avait fait le même format un an avant, c'est une des vidéos les plus vues de ma chaîne qui a fait 600 000 vues, qui a rapporté du coup pas mal d'argent lié à ça. Et du coup, on s'était dit, OK, on fait le double et peut-être qu'on ira chercher le double. Mais pas du tout, elle a fait 5 fois moins de vues. Donc oui, tu des projets vidéo qui prennent du temps, mais à la fin, tu as quand même la petite fierté. tu vois, nous, la différence, c'est que la vidéo, c'est le tournage. Donc il a la passion du tournage et il aussi la passion du montage. vois, nous, c'est les deux trucs qu'on a.
Et donc le montage pour nous en tant que vidéastes globalement c'est pas un truc qui nous rebut, tu vois. Toi c'est une tâche qui est obligatoire parce que tu vas publier quelque chose derrière et pour nous c'est limite le plaisir. Il y a beaucoup de vidéastes, préfèrent, c'est pour ça qu'ils s'appellent des monteurs, c'est qu'ils préfèrent uniquement monter et pas forcément filmer. C'est le cas du monteur avec qui je travaille qui lui adore ça. C'est pas une corvée si veux pour lui. Enfin je crois, c'est ce qu'il m'a dit.
Paul Calderone (38:17.941)
Tu vois moi j'adorerais avoir cette passion du montage. J'aime bien les jolies vidéos et tout mais je ne pas du tout assez patient pour le tournage et pour le montage. Mais j'adorerais arriver à faire ce que tu fais et ce que vous faites. J'adorerais me dire c'est moi qui ai fait ce truc mais alors il passait tout le temps qu'il faut. Pour le moment je suis pas prêt.
Maxime (38:36.508)
Oui, c'est C'est ça qui est un peu dur dans notre métier. Malheureusement, si on veut faire des choses un peu calis, ça prend du temps. Même une IA, encore on commence à aller petit à petit, mais on a très peu de short cut. Les raccourcis n'existent pas vraiment en montage vidéo, donc faut de la patience, faut de la curiosité. C'est regarder des vidéos qu'on aime bien, tout ça, et ensuite essayer d'en faire un peu un mix. Mais tu vois, il a beaucoup de gens qui aiment ça, qui aiment prendre le temps, et ça se passe bien aussi pour eux.
Voilà, encore une fois, il a le côté patience qui revient, donc qui est moins dérangeant.
Paul Calderone (39:10.729)
Oui, mais parce que même ça, donc là on parle que de YouTube, mais tu as aussi toute une stratégie de création de contenu hyper travaillé sur Instagram. J'avais vu en fouillant ton compte une vidéo où tu compares des sacs à dos pour mettre le matériel, je ne pas comment ça s'appelle. Ça commence par un plan où tu es allongé, il a la caméra comme si tu étais sur le plafond et tu autour de toi des dizaines de sacs. Je ne sais pas quel...
Maxime (39:28.978)
Oui.
Paul Calderone (39:38.301)
ça a dû être pour faire ce plan mais il dure même pas une seconde. Parce qu'après tu te relèves direct et je te dis mais moi rien que ça ça rend trop bien. Mais... Flemme ?
Maxime (39:44.37)
C'est ça.
Maxime (39:50.566)
Mais qu'est-ce qu'on fout ? Je me demande. On perd notre temps dans cette idée. Mais oui, en fait, tu c'est ça qui est drôle. Là, vu que moi, maintenant je suis un peu plus dirigeant, donc il y a la culture d'essayer de faire une activité un peu rentable. Mais en même temps, mon petit cœur de vidéaste qui aime bien perdre du temps pour un truc que peu de gens vont voir. J'aime bien ça. Et donc, coup, de temps en temps, je sais que ce n'est pas si intéressant que ça, mais j'aime bien.
Et donc je vais perdre de temps, je vais perdre une heure, deux heures à faire un plan parce que ça me fait kiffer. du coup, j'ai entre guillemets un peu cette chance là, c'est que ça se passe bien, nos différentes activités fonctionnent bien et donc de temps en temps, peut se permettre de se faire kiffer, de se dire tant pis si on perd du temps, on essaye, on voit si ça marche. là, toi, tu as vu cette vidéo là qui a un peu près bien marché, mais il y en a plein d'autres derrière qui ont complètement bidé qu'on a viré alors qu'on a passé deux jours dessous. Mais c'est le jeu, c'est un jeu qu'on joue qui...
marchent de temps en temps et qui marchent pas d'autres moments.
Paul Calderone (40:49.073)
Et où est-ce que tu trouves tes idées que ce soit pour des plans, que ce soit pour des trucs comme ça ? Parce que si... Enfin tu vois, je pense que tu peux trouver de l'idée en regardant ce que font les autres gens, en t'inspirant, remplissant ta boîte à idées comme tu disais. Je parle plus peut-être des idées pour les plans, tu vois, pour les manières de tourner. Mais en même temps, enfin en tout cas pour moi, si je regarde plein de contenus que font les autres, au bout d'un moment j'ai la tête qui éclate et j'arrive pas à produire réellement.
Maxime (41:04.562)
Ouais.
Paul Calderone (41:14.119)
Mais là où je suis le plus productif, c'est quand au contraire j'ai laissé mon cerveau se reposer. Mais à ce moment là, mon cerveau, il n'a pas eu le temps de se nourrir de tout le contenu des autres, tu vois. Est-ce que toi tu fonctionnes pareil ? Et si oui, comment tu le gères ?
Maxime (41:26.232)
C'est intéressant comme technique, je suis d'accord avec toi que de temps en temps, en surconsommant, c'est pas là où on a les meilleures idées. Je sais pas si c'est ton cas aussi, mais moi les bonnes idées, je les ai sous la douche. C'est le truc classique, tu sais, d'avoir le cerveau un peu à l'arrêt. Donc ça m'arrive assez souvent de sortir de la douche. toujours mon téléphone pas très loin pour noter ce que je me disais. Et donc ça peut m'arriver aussi de regarder trop de choses. Et c'est souvent là d'ailleurs aussi où tu as un peu le syndrome de l'imposteur. C'est que plus tu regardes les vidéos des autres, tu vois qu'eux se bougent, ils font plein de trucs. te dis putain, mais moi je fous.
Paul Calderone (41:36.457)
Au
Maxime (41:55.379)
Et ce que je fais, même pas au quart de ce que je regarde. Donc ça, c'est un gros problème d'ailleurs. C'est pour ça que le scroller sur Instagram n'est pas la meilleure des solutions pour ça. Mais donc du coup, pour répondre à ta question, sur les plans, je m'inspire quand même beaucoup de ce que je vois dès que je vois des séries, même des vidéos que j'aime bien. Boom, je fais un screen et je le mets dans un dossier. J'en ai plein ces choses-là. Là, on est en train de préparer un nouveau documentaire sur une personne. Et donc du coup, dès que je vais regarder plusieurs vidéos,
Paul Calderone (41:56.713)
Oui
Maxime (42:25.33)
de gens, de vidéastes qui ont fait ça sur ce même sujet là. Dès que vois un plan qui me plaît, je screene et je sais qu'après dans ma tête, je vais à peu près l'adapter quand je vais en tournage. Mais vu que nous, fait un métier d'image, on s'inspire beaucoup des autres. Il s'agit pas de tout pomper et de copier à l'image près, à l'histoire près. Mais je pense que la très grande majorité des vidéastes, peut être 80, 90 % des gens, on s'inspire de ce qu'on fait les autres pour faire un miqmac et faire notre vidéo à nous.
Paul Calderone (42:34.44)
Mmh.
Maxime (42:55.706)
Donc regardez beaucoup de vidéos, faire des screens et le mettre dans un dossier.
Paul Calderone (42:56.264)
Oui. C'est normal. Oui. Et puis après tu fais ta création mais en te basant sur les pierres construites par les autres gens déjà c'est normal.
Maxime (43:03.331)
Ouais c'est un peu comme un mood board tu vois, je sais que tu entends des des designers aussi font à peu près ces choses là sur ce qu'ils ont vu mais nous on fait pareil mais avec la vidéo.
Paul Calderone (43:06.642)
N'oui.
Paul Calderone (43:12.52)
Ça m'épate en tout cas tu vois pour moi qui suis pas du tout dans ce milieu, enfin je créais mes vidéos mais on peut même pas appeler ça vidéo à côté de vos trucs mais de... oui voilà c'est pas le même c'est pas la même ambition mais à chaque fois de voir tout toutes ces idées de plans de tout ça ceci dit je suis tombé en préparant là sur une de tes vidéos que tu avais faites sur en gros comment filmer une même scène
Maxime (43:21.684)
Si, bah si, c'est différent, c'est pas la même forme.
Paul Calderone (43:40.455)
mais pour donner des impressions différentes, tu vois, que... qu'on ne pas tenir le smartphone devant les yeux, en gros, ce que je fais. Mais ça, je t'ai dit, j'ai regardé toutes tes vidéos presque. Mais du coup, ça m'a appris plein de choses, donc j'ai hâte de mettre tout ça en pratique.
Maxime (43:40.612)
Oui, plusieurs fois.
Maxime (43:47.378)
Oui. Ça c'est bien, t'as retenu ce qu'il fallait retenir de la vidéo, c'est bien.
Maxime (44:01.465)
Mais c'est pas évident. Encore une fois, là, tu as regardé cette vidéo là, faut aussi se rappeler. ensuite, quand on est de le jour J, où il que tu montes, enfin, il que tu tournes toi-même, c'est essayer de se rappeler un peu de ce qui a été appris. Mais tu vas beaucoup plus apprendre en filmant par toi-même, en essayant de mettre en application petit bout par petit bout. Et après, ça va devenir naturel. Mais c'est un apprentissage. Il ne pas être pressé dans la vidéo.
Paul Calderone (44:24.936)
Non, c'est ça. Tu vois, moi je suis nomade depuis un an et à un moment je m'étais dit je vais faire du genre de vlog, quitte à le garder pour moi, mais sur les voyages. Je me suis toujours pas lancé. Ça fait un an et demi.
Maxime (44:32.242)
Ouais. Trop bien.
Et pourquoi ? Et pourquoi à ton avis ?
Paul Calderone (44:41.282)
Je pense que c'est le côté flemme. Enfin pas flemme mais j'arrive... Mon temps je le trouve pas assez rentabilisé. Si je le fais que pour moi, je vais me dire que c'est pas assez rentabilisé mais en même temps c'est ma vie perso et j'estime qu'elle regarde surtout moi plutôt que YouTube. Et j'arrive pas encore à trouver un bon compromis. Si je trouve un bon compromis et que je vois l'utilité de le faire, j'arriverai mais j'arrive pas à enlever cette casquette business tu vois quand je veux faire du vlog.
Maxime (44:56.946)
Ouais.
Maxime (45:06.994)
Ouais je comprends. Je comprends. C'est intéressant aussi parce que du coup, la partie vlog, moi ce que je trouve beau et c'est aussi pour ça que je crée des vidéos YouTube, je n'en pas trop parlé, c'est de mettre un... Comment dire ? De marquer le temps. Tu vois, c'est d'avoir des vidéos que tu regarderas dans 20 ans et tu dis « Ah putain c'est vrai que j'étais là-bas ». Et tu vois, j'ai fait ça et j'aime beaucoup l'idée de marquer le temps, de pouvoir montrer ça à des enfants, à la famille, à des petits enfants. Voilà ce que je faisais un peu à l'époque. Et toi, typiquement sur tes vlogs, je trouve ça beau si jamais un jour tu te chauffes.
de dire déjà ça peut être un marqueur de temps assez beau et potentiellement après tout dépend de ton envie tout ça mais ça peut être aussi un business long terme bien évidemment c'est assez long avant de pouvoir monétiser ce genre d'activité surtout sur des vlogs un peu plus perso mais il a plein d'exemples des gens qui l'ont fait et qui aujourd'hui vivent de ça et font vivre pas mal de personnes
Paul Calderone (45:58.504)
Ouais, ouais, mais il va falloir que je monte en compétence et que je quitte iMovie. ouais ?
Maxime (46:03.646)
Et tu sais que même pas, en vrai même pas parce que encore une fois là c'est pas tellement trop la limite technique parce que sur iMovie t'es capable de faire des belles choses avec ton téléphone t'es capable aussi de faire de belles choses tu vois c'est plus l'action de se mettre en mouvement de j'aime beaucoup ce truc là de commencer à filmer tes premières vidéos et peut-être pas d'en voir comme une montagne en disant bah là vu que tu voyages tu bouges beaucoup que tu filmes tout mais peut-être tu vois un week-end où tu prends ton téléphone et tu te dis bon bah je filmer ce week-end là avec des potes et je vais essayer de faire une petite vidéo d'une minute tu vois
c'est faire des petites bribes un peu comme ça, de mettre le pied un peu à l'étrier avant de voir la grosse montagne qui est de faire des vlogs et de publier des vidéos toutes les semaines.
Paul Calderone (46:39.751)
C'est vrai. Je vais y réfléchir cette nuit. On verra ce que la nuit me dit.
Maxime (46:43.539)
merde, ça se trouve oui, je t'ai peut-être poussé à faire un truc que tu ne pas trop.
Paul Calderone (46:48.677)
Mais non, après, si j'ai envie de... Enfin, je serais grand garçon, je peux dire non, tu vois. Mais c'est un truc qui me chauffe. Je sens que j'ai un attrait pour ça. Juste, je sais pas, un coup pied aux fesses, quoi.
Maxime (46:52.282)
Oui, oui, oui...
Maxime (46:59.461)
Ouais, ouais, mais il en a beaucoup, il y en a beaucoup des gens aussi qui ont des envies et tu vois qu'ils le font pas forcément par manque de temps, par tu vois ou par...
Paul Calderone (47:06.183)
Mmh.
Paul Calderone (47:11.463)
On verra bien, c'est comme ça. Si je me mets dans la peau de quelqu'un qui vend du contenu, de la prestat, de la formation et qui veut faire de la vidéo pour attirer des gens vers lui, est-ce que tu parles beaucoup donc de la stratégie, toute la pensée en amont de sa vidéo, est-ce qu'il a deux trois points qui doit avoir en tête assez précis avant de créer une vidéo sur YouTube par exemple
Maxime (47:41.619)
Dans quel but ? C'est-à-dire dans le but que les gens s'intéressent à ce qu'il a à vendre ? c'est dans quelle situation ? Donne-moi une situation concrète. Je vais essayer d'aider comme ça.
Paul Calderone (47:51.916)
Ok, je suis coach en dev perso pour les mamans sur bouquet et je veux trouver mes futures clientes sur YouTube. J'ai aucune vidéo YouTube à ce jour. Qu'est-ce que je fais dans ma première vidéo ?
Maxime (48:09.469)
Alors premièrement je vais enfin en tout cas ça serait ma strat, c'est pas forcément la bonne mais moi déjà j'irai voir les concurrents qui existent sur le marché et qu'est qu'ils font. Là c'est le plus important parce que ça sert à rien enfin c'est pas que ça sert à rien mais c'est beaucoup plus facile d'aller entre guillemets copier un business qui marche ou du moins de comprendre les codes là dessus. Moi c'est exactement comme ça que j'ai lancé ma chaîne. Globalement il y avait déjà des gens qui étaient bien plus avancés que moi. Je me suis dit j'aurais jamais la place d'y aller parce qu'il déjà dix mecs qui sont devant moi et qui sont très très bons.
Paul Calderone (48:14.695)
Ouais.
Maxime (48:38.951)
Et en fait, le truc que j'ai fait, c'est d'aller voir ces gens-là, d'aller lire tous les commentaires sous leurs vidéos. Et je notais tous les commentaires qui proposaient de s'améliorer, comment dire, qui donnaient des idées de vidéos, qui disaient, ça, serait bien que tu parles de ça, tu vois, des commentaires pour que la personne puisse s'améliorer. Et moi, je notais ça un peu dans un coin de ma tête. Et du coup, pour revenir un peu à ton exemple à toi, donc, oui, j'irais voir les vidéos, les comptes des autres. Je noterais tout ce qui a marché, toutes les vidéos qui font
de tu vois au dessus de la moyenne ou de la médiane des vidéos qui en d'un point de vue je noterai aussi pas mal de questions ou de commentaires que les gens avaient un peu du coup sous les vidéos et en fonction de ça je commencerai un peu à faire mon petit miqmac de commencer ma première vidéo mais moi typiquement la grosse erreur que j'ai faite c'est de vouloir faire plusieurs vidéos dès le début et en fait quand tu n'as jamais eu de chaîne youtube quand tu n'as jamais créé de contenu tu as envie de tout optimiser et tu essaies de savoir comment ça va se passer mais tu n'as aucune idée de comment les gens vont réagir
Donc ça, et en fait, il faut vraiment pas se dire, ok, vas-y, je batch 5 vidéos et je sors les 5 vidéos. pour moi, surtout au début, 5 et 10 premières, tu fais une vidéo, tu la postes et tu notes ce que disent les gens. Tu vois les commentaires, tu vois les réactions, tu vois, tu essaies de comprendre un peu, tu vois, essayer d'analyser un petit peu les stades. Quand est-ce que les gens partent? Pourquoi ils partent? Essayer de fonctionner un peu comme ça. Et une fois que tu postes, tu analyses, tu postes, tu analyses, tu postes, tu analyses. Tu fais que ça.
Paul Calderone (50:07.463)
Ok.
Maxime (50:07.603)
Donc j'aurais plutôt commencé par ça.
Paul Calderone (50:10.599)
J'aime bien cette idée surtout d'analyse et de comprendre ce qui n'a pas marché. n'est pas forcément quelque chose que je vois, dis beaucoup, tu vois. Les conseils que je vois souvent, c'est juste, regardes, si ça marche pas, tu fais différemment. Si ça marche, tu continues, mais sans. Surtout YouTube, en plus, ils te donnent des analyses assez précises. Tu vois vraiment à quel moment les gens décrochent et tout. Ça vaut le coup de creuser un peu. c'est plutôt cool.
Maxime (50:38.099)
Après, ce n'est pas un mauvais conseil. Si ça marche pas, tu changes et si ça marche, tu continues. Je suis dans l'idée d'accord. Mais le truc qu'il faut surtout pas faire, c'est que tu un contenu qui marche pas, tu le mets de côté direct. Parce qu'il a mille raisons qui font qu'une vidéo ne peut pas marcher. Ce n'est pas forcément le fond ou la forme. Ça peut être l'algo, il suffit que tu aies sorti ta vidéo, qu'il avait plein d'autres gens qui la sortaient au même moment parce qu'il y avait un nouveau produit qui était sorti.
Ça peut être que es la centième personne à parler de ça, donc les gens ont un peu marre aussi. il n'y a pas spécialement, faut pas... Pour moi, YouTube fonctionne un peu avec des formats. Il faut que tu plusieurs formats. Ce que tu m'as dit, l'art de la couleur ou l'art d'avatar, c'est un format qu'on a. C'est ce qu'on appelle un format un peu de décryptage. Et du coup, on décrypte typiquement avatar ou la couleur dans les films. Mais on a aussi un autre format qui marche bien chez nous, c'est les tutos. C'est comment faire tel ou tel effet en montage. Et donc du coup, l'idée, c'est d'avoir potentiellement un format, voire plusieurs.
Paul Calderone (51:08.295)
...
Maxime (51:35.026)
Mais ce format là, faut le tester sur plusieurs vidéos. Ça ne sert à rien de tester une vidéo et de se dire, j'ai lancé ma première vidéo YouTube, elle a bidé, donc j'arrête YouTube. Pour moi, c'est un peu entre guillemets interdit, des grandes guillemets. YouTube marche. C'est un algorithme qui a besoin de contenu. a besoin de data pour comprendre à qui tu t'adresses, ce que tu fais et à qui il va le montrer. Et donc il lui faut plusieurs vidéos. faut lui donner à manger.
Paul Calderone (51:47.751)
...
Maxime (52:00.807)
C'est exactement la même chose qu'unir. Donc il lui faut plusieurs vidéos. Il lui faut 5, 10 vidéos peut-être pour comprendre ce que tu fais. En vrai, la réalité c'est qu'il le comprend dès la première vidéo. Mais tu vois, il faut qu'il s'habitue à ton contenu pour ensuite le proposer aux bonnes personnes.
Paul Calderone (52:16.144)
Et toi là tes formats dont tu parlais tu les as découvert comment ça a été intentionnel ou ça a été par hasard c'est à dire que tu faisais des tests et tu vu qu'il avait ce type de vidéos qui performaient bien, t'as creusé tu vois ou... enfin comment t'as fait ?
Maxime (52:31.475)
Ouais en fait on teste et on voit ce qu'il Après je regarde les stats. J'avoue que j'aime beaucoup les stats moi. Moins maintenant parce qu'avant au début c'était très anxiogène pour moi. Je regardais toutes les stats, quand est-ce que les gens partaient, je comprenais pas. Donc ensuite quand je faisais mes fast cams je bégayais parce que j'avais peur qu'ils se barrent. tu vois, un truc un peu anxiogène. Donc j'ai vite arrêté de regarder les stats à la seconde près. Et c'est marrant, c'est à ce moment là que d'ailleurs mes vidéos ont commencé un peu mieux à marcher. Mais donc du coup on teste quand même plusieurs formats. Typiquement je te prends un échec.
On a testé le format, c'était ça s'appelait Une Journée Avec et du coup, c'était un podcast et en même temps, on passait une journée avec un vidéaste. Donc on allait avec lui en tournage chez un client et en même temps, j'avais mixé ça en fait à un podcast. Et j'ai testé trois formats de cette partie là qui ont tous bidé. Et à moment, je me suis fait une raison, c'est que le format n'intéressait pas tant que ça les gens. Et après, encore une fois, a aussi le... Enfin, il marchait moins bien que mes autres vidéos, mais en même temps, tout ce qu'il regardait...
Tu vois, c'était des spectateurs, on va dire qualifiés, tu vois. C'est des gens qui allaient au bout de la vidéo et ils engageaient avec ce format-là. Donc, ce n'était pas non plus un échec en tout pendu. Mais du coup, tu vois, ça, c'est typiquement un exemple de format qu'on a testé, qui pas marché, donc on a qu'il est. Et là, ce qu'on se disait, l'art 2, j'aime bien regarder des films et des séries, des choses comme ça. Je me suis dit, ça pourrait être cool d'essayer d'en analyser une et de voir ce ça donne. On a fait trois, quatre vidéos comme ça et à chaque fois, les vidéos ont vraiment bien marché. Donc là, on a une série qui marche bien.
aussi des séries de on teste beaucoup de matos de quelles caméras acheter les guides d'achat ça marche vachement bien après autant de vidéos entre guillemets sur la chaîne on doit être à plus de 300 maintenant quasiment tout je sais un peu près ce qui marche et ce qui va moins marcher mais juste pour pour terminer c'est que c'est pas il ya des pro il ya des vidéos je suis sûr à 100 % que la vidéo m'a marché et sa bite complète donc tu vois c'est pour ça que même après
Paul Calderone (54:18.566)
...
Maxime (54:20.43)
Il a des gens qui plus de connaissances que moi sur YouTube, mais globalement, même avec l'expérience que j'ai là-dessus, y a des formats qui bident et je ne comprends pas pourquoi, et d'autres que je trouve mais nuls et ça part. Tu vois, il y a une part aussi d'inconnu et de chance un petit peu sur YouTube.
Paul Calderone (54:35.814)
C'est la magie, la roulette de YouTube un peu. Tu sais jamais ce que tu vas voir.
Maxime (54:38.42)
Il y a quand même des codes à respecter où tu comprends comment ça fonctionne, le contexte, le hook, les 30 premières secondes. Tu vois, a une structure quand même, mais il a certaines vidéos qui prennent et d'autres au moins tu ne pas trop pourquoi.
Paul Calderone (54:48.774)
Oui.
Et comment tu fais, parce que j'ai remarqué dans mon aventure YouTube aussi que la partie titre miniature pour ton taux de clics est hyper importante. Comment tu fais pour toi arriver à la rendre intéressante ? Parce que tu vois dans des vidéos plus l'art de les couleurs ou avatars, tu peux arriver un peu à créer un jeu de
mais qu'est qu'il va me dire, c'est bizarre de curiosité tu vois. Quelque chose que tu peux moins faire avec des tutoriels par exemple. Comment tu... enfin en gros comment tu arrives à rendre un tutoriel ou une vidéo qui est un peu moins sexy à première vue plus intéressante et donner plus envie de cliquer.
Maxime (55:35.029)
En fait il y a aussi plusieurs stratégies. Typiquement tout ce qui est tuto c'est du long terme. C'est à dire que c'est des vidéos qui vont faire des vues sur les prochains mois, voir les prochaines années et elles vont fonctionner en SEO. Ce que vont taper les gens sur YouTube. J'aimerais faire tel effet sur iMovie, je ne pas faire, je vais le taper comment faire tel effet sur iMovie. Et donc moi je vais ranquer sur ces recherches là par rapport à mes tutos. Une vidéo comme l'ardeau qui est beaucoup plus du divertissement. Là comme tu dis, il faut que j'essaie de piquer la curiosité.
Donc en fait, je ne pas essayer de provoquer les mêmes émotions en fonction des séries qu'on va faire. Donc comme tu dis, il peut avoir la curiosité. Il y a le fait d'apprendre le côté un peu, j'ai envie de savoir comment faire tel ou tel effet. Donc là, on n'est plus sur du tuto. Il y a aussi un peu le faux mot, j'avoue que je joue aussi un peu là dessus, d'essayer typiquement qu'on a des nouvelles sorties produits, vu qu'on travaille avec beaucoup de marques. Je prends des marques de drones, ces choses là avec DJI. Il a un nouveau produit qui sort, les gens ont envie de savoir ce que c'est. Donc tu je vais un peu jouer là dessus.
est-ce que c'est ce qu'on attendait ? Enfin tu vois je vais jouer un peu sur ces titres là. Donc je vais déjà essayer de réfléchir à quelle émotion j'ai envie qu'ils ressentent quand ils vont tomber sur mon combo miniature plus titre. Et en fonction de ça je vais essayer de réfléchir à des titres. Maintenant un truc que j'ai clairement rentré dans mon workflow c'est de demander à Lya. Lya a tous mes titres de toutes mes vidéos Youtube donc elle sait ma patte, elle sait que j'aime pas les trucs putaclics, elle sait que j'aime bien donner un peu d'envie parce qu'il faut jouer le jeu forcément.
t'es obligé d'optimiser sinon tu meurs malheureusement sur Youtube donc t'es obligé de jouer au jeu de l'algorithme et donc je lui demande de me proposer plusieurs titres comme ça et dans l'eau à chaque fois elle m'en propose peut-être 20, 30 et je vais en garder une ou deux tu vois donc je te recommande si tu le fais aussi un peu de faire appel à Lia là dessus tu donnes tout le contenu des titres que tu aimes bien et elle peut te proposer des trucs assez intéressants
Paul Calderone (57:28.277)
J'utilise pas mal l'IA pour mes titres et mes trucs comme ça. Et j'avais une première chaîne sur les HPI et les hypersensibles où je jouais à fond le jeu de YouTube, tu vois, avec des têtes et des trucs comme ça. Et maintenant en vrai, j'aime pas du tout faire ça. Et je les regarde, me dis « Oh Paul quand même, t'abuses ! Et donc j'arrive pas à le faire sur la nouvelle chaîne. Mais du coup, le taux de clics, est beaucoup moins bon.
Maxime (57:41.748)
Ouais c'est dur.
Maxime (57:52.542)
Ben ouais, c'est ça le problème. C'est que t'es obligé de...
Paul Calderone (57:53.624)
parce que c'est des vidéos formatées un peu propres enfin des miniatures pardon formatées propres et je pas sauter le pas
Maxime (57:58.549)
t'es obligé de jouer à ce jeu. Ouais, c'est dur ce que t'es obligé de jouer à ce jeu là. Je sais pas si tu as accès à la B testing de YouTube, de mettre plusieurs titres et plusieurs miniatures. Et ça du coup, je sais pas si tu as pu le tester, mais c'est intéressant de justement entre moi du coup, teste à chaque fois, on fait trois miniatures et trois titres et toujours les vidéos qui gagnent, celles qui sont entre guillemets le plus putaclic. Tu vois, dès qu'il suffit que je ne pas les têtes, les oh my god et tout ça, mais quand même souvent quand il a une expression du visage, quand
Paul Calderone (58:07.918)
Oui.
Maxime (58:27.9)
il y a un truc derrière qui attire l'œil, fait c'est la curiosité, globalement la curiosité gagne quasiment tout le temps par rapport au tu vois, nous qui... le but de notre chaîne c'est de faire du beau et bah dès qu'on fait du beau ça prend pas, c'est pas sur quoi les gens cliquent donc malheureusement on se sent un peu forcé et obligé de jouer le jeu mais en même temps tu te dis, t'as passé, tu vois, toi t'as passé un jour et demi sur un montage plus l'écriture plus le tournage donc t'as deux jours en tout, c'est... ça serait dur de, entre guillemets, gâcher un peu ce travail là
parce qu'il ne pas vu simplement parce qu'on ne pas jouer au jeu de l'algorithme. Donc c'est un parti pris à avoir qui n'est pas évident mais je préfère tout mettre en œuvre pour que notre vidéo soit vue. après tant pis si on joue un peu au jeu d'essayer de faire des miniature que les gens ont envie de cliquer tout en gardant quand même des valeurs et on ne pas n'importe quoi.
Paul Calderone (59:16.901)
Mais oui.
Non non non mais j'aime pas. Après je trouve que le... il a plus de cohérence graphique. Tu vois, j'aime bien quand tout est un peu assorti. Si tu pars dans tous les sens, j'aime pas. bon, ça fait pas de vue donc c'est pas grave. Si on zoome un peu du coup sur la partie vidéaste pro. Donc aujourd'hui ta chaîne, elle te permet principalement d'amener des gens vers vidéaste pro. Là... T'as créé vidéaste pro. À quel moment...
Maxime (59:26.42)
Ouais c'est
Paul Calderone (59:50.956)
dans ta réflexion ? Est-ce que c'était que tu as eu envie d'un coup de faire de la formation ? Ou si tu t'es dit j'ai une audience de freelance, de vidéastes freelance, en vrai je pourrais leur vendre un truc, ce serait bien ? Ou comment est arrivé l'idée ?
Maxime (01:00:04.948)
Pour ceux qui nous écoutent, Vidéas Pro, c'est une formation pour devenir en truc, il Vidéas, pour créer ses vidéos. Et en fait, moi, je me suis formé à la vidéo comme ça. Globalement, j'ai suivi des tutos sur internet et je me suis formé avec notamment une des plus grandes formations anglo-sur ce domaine-là qui m'a tout appris. Donc en fait, que je me… même, si quasiment dès le début quand je me suis lancé sur YouTube, je me suis dit si jamais un jour ça prend, je vais vouloir refaire la même chose parce que moi, ça m'a tout appris.
et je trouvais ça trop bien de se dire de faire un truc qui un peu plus gros. donc, la création de Vidas Pro, j'ai commencé avec une première formation assez simple de montage qui a un peu près bien marché, mais j'étais nul en marketing. Ce n'était vraiment pas mon truc et la vente, pareil. Je ne l'ai pas du optimisé, les gens étaient contents. Et fait, j'ai trouvé ça trop beau. côté financièrement, on ne pas se cacher, c'est très intéressant parce que tu fais des marges qui sont énormes. Tu crées un produit une seule fois qui ensuite vit pendant des années.
et les gens ils te remercient. Les gens sortaient de la formation, ils disaient « mais trop bien, merci grâce à toi, j'ai appris plein trucs sur le montage et tout ». Et dans ma tête, c'est à ce moment-là où ça m'a un cliqué de me dire « mais en fait c'est du win-win, c'est trop bien, moi ça me fait des revenus d'argent réguliers clairement, ça me permet de tester un peu d'autres projets » et les gens ils me remercient, je trouvais ça magnifique. Et donc du coup, je me suis dit ok, la prochaine étape c'est peut-être de voir un peu plus gros et de faire une formation complète ». Là, j'étais que sur du montage.
Et je me suis dit il faut que je fasse une formation sur le tournage, sur le montage, sur l'administratif et la partie business. Comment trouver les clients ? Est-ce que moi j'ai fait pour avoir des clients en freelance ? C'est juste un peu essayer de répéter ce que moi j'ai appris et ce que j'ai mis en place pour essayer de leur faire un peu gagner du temps. que moi j'ai pris aussi pas mal de portes dans la tête vu que j'étais pas très bon de base. Donc c'est parti un peu de ce postulat là. Et donc l'idée est venue peut-être, je ne saurais pas dire d'un point de vue timing.
Mais je sais que quand la première formation a fonctionné, très rapidement je me suis dit qu'il fallait que je fasse plus gros. J'avais envie aussi de créer une communauté parce que moi la base de ça, c'était aussi de faire des événements, de faire des événements physiques, de faire des jeux. Aujourd'hui, on a des défis, on se voit. Je voulais vraiment le côté pas rester seul parce que moi, le plus que j'ai souffert en tant que freelance, c'était le fait d'être seul dans mon coin. Je n'étais vraiment pas bien de ça et donc j'ai voulu créer quelque chose qui permette de connecter les gens avant tout, avant de parler de se former à la vidéo.
Maxime (01:02:24.347)
Et donc du coup, quand on a mis peut-être six mois où on a fait une pause sur YouTube, on n'a rien touché comme... On n'a pas sorti de vidéos pour bosser à fond là-dessus. Et du coup, la formation a maintenant trois ans et on l'ouvre tous les trois, quatre mois avec des... Comme des espèces un petit peu de cohorte. Et ça fonctionne toujours aussi bien et les gens sont toujours aussi contents. Donc pour l'instant, pour l'instant, tant mieux.
Paul Calderone (01:02:43.909)
Et j'ai vu donc qu'il y avait ce... cette grosse formation pour la partie formation professionnelle mais j'ai vu qu'il avait aussi comme des petits modules que je pouvais acheter un peu plus à la carte. Ok. Et ceux-là qui sont plus pas forcément pour être dans un but professionnalisant tu vois. J'en ai vu une par exemple sur DaVinci Resolve. Je me suis dit en vrai si j'ai envie de l'apprendre un jour j'achèterai celle-là. Tu vois ça c'était plus ça.
Maxime (01:02:54.709)
Ouais, c'est
Maxime (01:03:03.42)
Ouais c'est ça.
Maxime (01:03:09.023)
Oui, c'est En fait, vu que moi, globalement, sur ma chaîne YouTube, j'ai à peu près deux cibles. J'ai mon avatar un peu lambda, c'est quelqu'un qui se lance dans la vidéo, qui a envie de faire de meilleures vidéos. Il sait pas encore s'il a envie d'en vivre un jour, mais en tout cas, ce qu'il sait, c'est qu'il a envie d'améliorer la qualité de ses vidéos. Donc, ça, c'est souvent le niveau 1. ensuite, ceux qui veulent aller un peu plus loin, c'est plus justement de se professionnaliser. Donc, la grosse formation Vidas Pro, elle est pour cette dernière partie là.
Donc c'est assez faible, ça va toucher peut-être 5 à 10 % de mon audience. Mais c'est du coup l'évolution logique quand on a progressé en vidéo et qu'on se dit un peu la même réflexion que j'ai eu quand je me suis lancé de, ah putain mais je peux peut-être gagner de l'argent avec ça quoi. Et une autre grosse majorité, c'est juste des gens qui veulent faire de meilleures vidéos. Donc un peu comme toi, tu vois qui a une chaîne YouTube, qui veut peut-être faire de meilleures vidéos, qui a envie de passer sur un nouveau logiciel comme DaVinci, qui est un logiciel de montage vidéo ou alors tu veux améliorer tes vidéos vlog, peu importe.
Et donc on a aussi une espèce de formation, enfin on a plusieurs formations à la carte, de drones, de montage, de tournage, d'administratif aussi. Donc on a un peu tout ça pour ceux qui veulent venir peu piocher sur ce qui les intéresse.
Paul Calderone (01:04:18.276)
Et si quelqu'un veut se former en vidéo pro, qui part de zéro, ça met combien de temps, un peu le temps d'acquérir les compétences et de démarrer, d'avoir ses premières rentrées d'argent à peu près. Tu peux pas promettre de l'argent à qui que ce soit, mais c'est quoi un cursus à peu près moyen ?
Maxime (01:04:39.797)
Oui, C'est une bonne question et à la fois assez dur à répondre parce que je m'interdis, c'est peut-être à tort, mais tu vois le côté marketing de inscrivez vous à la formation et vous allez gagner 3000 euros par mois au bout de 30 jours. blère pas trop ça. Après, chacun fait comme il veut encore une fois. C'est compliqué de promettre quelque chose à des gens parce que moi, j'ai des obligations de...
Paul Calderone (01:04:56.756)
Oui, c'est un an, tu ne pas le promettre.
Maxime (01:05:06.677)
pas de résultat justement, c'est plutôt de leur donner ma méthode, d'essayer de tout leur donner et après voilà, je ne vais pas être derrière eux à envoyer des mails à des clients. Donc, j'essaie de leur donner un peu tout ça. Maintenant, globalement, quelqu'un qui n'a jamais, déjà tu vois quelqu'un qui n'a jamais spécialement fait de la vidéo, je ne le conseille pas de prendre la formation Visastro. Il peut et il pourra tout apprendre dessus s'il veut, mais c'est juste que ma chaîne YouTube est déjà, il y a pas mal de vidéos gratuites pour progresser en vidéo. Et ensuite, si tu as envie d'aller plus loin, il a la formation.
Paul Calderone (01:05:13.54)
Mmh.
Maxime (01:05:35.606)
Mais globalement, quelqu'un qui a rejoint l'information Vidas Pro, on dit qu'il à peu près 6 mois, entre 6 et 9 mois, pour commencer un peu à avoir le fruit de ces résultats-là. Mais on a des exemples des gens qui, au bout de 2 mois, ils ont commencé à facturer leur première prestation, et des gens, au bout de 2 ans, qui ont facturé 0. Donc tu vois, y a vraiment... L'implication de la personne est beaucoup plus importante que la durée. Il a des gens, ils se sont mis au chômage, ils ont eu une rupture co, on a beaucoup de gens qui changent de métier et du coup, ils nous rejoignent.
si le mec fait ça toutes les journées, il bombarde, il envoie des mails, il prospecte, il montre qu'il est là, pour lui ça va aller vite. Et d'autres gens qui sont plus en salariat, qui vont passer peut-être une heure ou deux heures par semaine sur la formation, forcément si tu passes moins de temps dessus, ça va être un peu plus lent. Mais voilà, on se dit qu'en général, moi j'essaie de leur dire qu'autour des six mois, s'ils passent quand même un peu de temps dessus, plusieurs heures par semaine, ils vont commencer à avoir leurs premiers résultats.
Paul Calderone (01:06:32.332)
parce qu'il y a un gros volet du coup. y a une partie... D'après ce que tu dis, je comprends qu'elle est plus orientée sur la partie trouver les clients que sur la partie technique du montage finalement.
Maxime (01:06:45.521)
fait, y a les deux. fait, globalement, Vidas Pro, j'ai voulu créer dès le début un package complet. Donc, même quelqu'un qui a assez peu d'expérience dans la vidéo, il peut apprendre à quel matériel. Tu vois, on a plusieurs modules. On a le module matériel, quel réglage faire, comment filmer, comment monter. Donc ça, c'est, on va dire, toute la partie, le premier volet technique qui est forcément important. Un client, il ne pas te rappeler si tu fais des mauvaises vidéos, entre guillemets. Et après, il a un volet beaucoup plus business qui est pour moi plus important parce que c'est là où le plus de gens bloquent.
Paul Calderone (01:06:47.043)
Ok.
Paul Calderone (01:07:09.156)
...
Maxime (01:07:14.613)
On a beaucoup de vidéastes qui savent faire des vidéos, des vidéastes qui arrivent à vendre leurs prestations beaucoup moins. Donc c'est là dessus où on essaie de passer aussi pas mal de temps, pas mal de vidéos, on fait aussi des masterclass, on fait venir des gens aussi, tu vois, un peu de l'externe pour parler un peu de ces sujets-là. Donc oui, a après ce deuxième volet-là, mais c'est intéressant de voir que quand les gens nous rejoignent, bien nous on voit, tu sais, ce qu'on appelle le taux de complétion, donc c'est le nombre de modules qu'ils ont rempli. Et en fait, finalement, il y a beaucoup moins de gens.
vont sur le module business, qu'ils vont le poncer, ils vont plus sur le matériel parce que ça les rassure de quel matériel acheter. Il a encore ce côté là alors que les gens nous rejoignent, ils le savent parce que moi j'appuie beaucoup là dessus sur la partie plus business. Donc bon on essaye si tu veux de pousser au maximum les gens à faire des choses, on a même fait des sessions de prospection ensemble, on fait des petits défis, des petits jeux par rapport à ça. Mais c'est clairement le moment peut-être le plus dur.
Parce que c'est le lancement, c'est de se faire connaître que moi j'ai galéré à fond et une fois que c'est lancé après c'est plus facile.
Paul Calderone (01:08:17.347)
Mais est-ce que d'une certaine manière, t'es pas en train de former tes futurs concurrents ?
Maxime (01:08:21.781)
complètement. Mais en même temps, je ne le vois pas comme ça. J'avoue que j'ai plus une mentalité. C'est peut-être bête. Peut-être que je me ferais manger là-dessus, j'ai toujours une mentalité de partage. en fait, moi de base, avant même de créer YouTube, avant même de créer Vidéas Pro, ça, j'étais du coup Vidéaste à Montréal. Et en fait, j'ai contacté tous les, pas tous, mais tu vois, 5-10 Vidéastes sur Montréal qui m'intéressaient, que j'aimais bien leur travail. Je croyais que cool ce qu'ils faisaient.
Et j'aurais simplement envoyé un message sur Instagram en mode putain, écoute ce que tu fais sans forcément d'avoir d'idée derrière. tu vois, c'était plus j'avais envie de connecter avec les gens parce que j'étais seul, tu j'avais envie de parler avec d'autres gens et je me disais peut-être que si on discute, ça peut être intéressant, il peut avoir des débouchés. ça a été, je pense que ça m'a fait accélérer. Peut-être que j'ai gagné deux ans en faisant ça parce que j'ai rencontré des gens qui m'ont moi, je facturais, par exemple, genre 1000 balles une vidéo et le gars, il faisait la même chose que moi, quasiment au même niveau et lui, il était à 2005.
Et je me disais putain mais je suis con ou tu vois qu'est que je fais ? Donc du coup rien que ce mec là qui m'a partagé tu vois vu que je donnais beaucoup je donnais toutes les infos les mails des clients je donnais tout ce que j'avais, on m'en foutait et en fait bah à contrario les gens redonnaient aussi en face. Donc en fait on avait un aspect un petit peu d'échange ce qui faisait qu'on progressait tous les deux parce que du coup on adaptait un peu nos tarifs après ce mec là il m'a fait bosser sur un projet moi je l'en ai sur un autre projet et tu vois je me suis fait justement ce groupe de vidéastes on était 4-5 sur Montréal à 100 Traders.
Et je crois vachement fort en ça. Malgré qu'on soit sur le papier concurrent, on est quand même sur un marché où toutes les entreprises ont besoin de communiquer. regardes autour de toi tout ce qu'il autour, ton micro, ton lit derrière, ta chemise, tout ce que tu veux, toutes ces boîtes là, elles ont besoin de vidéos. Donc je pense, en tout cas, je crois là dedans qu'il y a des besoins partout. Il faut savoir maintenant bien les trouver, bien les contacter. Mais je ne pas vraiment dans la concurrence. Bien évidemment, il y a des gens qui sont plus fermés et qui...
avec qui je ne pas aller tout échanger non plus, quand on est sur un libre échange un peu comme ça, je pense que ça nous tire plutôt vers le haut. C'est ce que j'ai voulu créer avec Vitas Pro.
Paul Calderone (01:10:27.693)
Ok, trop bien. Tu pourrais en plus te dire, ce sera peut-être mes futurs concurrents, mais je leur aurais taxé je ne pas combien d'euros pour pouvoir rentrer dans le marché. Je ne sais pas qui gère le C'est la douane à l'entrée quoi.
Maxime (01:10:36.542)
Ouais peut-être après euh...
Oui c'est vrai et ça se trouve après sûrement qu'il y a eu peut-être des gens qui sont passés sous le nez parce que du coup on a pas mal de jeux. Moi j'habite à Nantes donc il y a peut-être des vidéastes qu'on a formé qui sont passés, qui m'ont passé sous le nez et en vrai bien joué à eux. Moi je vois ça un peu comme un jeu, globalement tout ce que je fais, Youtube, Vidas Pro et même mes projets clients c'est un jeu pour moi un peu comme les échecs et tu tentes des choses de temps en temps ça marche, de temps en ça marche pas et si la personne en face de toi a eu le contrat c'est qu'elle a mieux fait quelque chose. Elle a forcément mieux fait un truc que toi tu aurais...
t'aurais pu mieux faire. Donc j'essaie de me mettre en question qu'est qui fait qu'il l'a pris ? Est que c'est le prix ? Est ce que c'est l'approche ? ce que tu vois ? Et écoute si tu as gagné le contrat, bien joues à toi. J'essaierai de gagner sur la prochaine quoi tu vois. Je fonctionne un peu comme ça quoi.
Paul Calderone (01:11:22.851)
C'est assez... c'est pas naïf mais genre bienveillant tu vois.
Maxime (01:11:28.22)
un peu. Après il y a vraiment la frontière entre la bienveillance et couillon, elle est fine. Et forcément quand ça t'arrive, je me suis fait douillé par des mecs et ils ont joué un peu de ça. Mais je pense que sur le long terme, on est quand même plutôt entouré de gens bienveillants. En général, il y a toujours des cons partout on va dire, mais les gens autour sont souvent assez bienveillants et dans la vidéo c'est le cas aussi. Donc je pense qu'on se cédant un peu tous.
Paul Calderone (01:11:36.298)
Oui voilà !
Maxime (01:11:57.679)
on monte plus vite et après il en a qui n'aiment pas partager et puis ils restent dans leurs coins et ça ne veut pas dire qu'ils ne pas réussir encore une fois mais c'est plus ma mentalité on va dire.
Paul Calderone (01:12:08.387)
Donc cette formation, pourquoi tu disais qu'avec la chaîne YouTube, tu avais attiré une grosse audience et que finalement les gens qui voulaient devenir Vidéas Pro, c'était un tout petit bout de cette audience. Pourquoi tu n'as pas créé une formation pour l'autre gros bout de ton audience à la place de ce petit bout là
Maxime (01:12:27.19)
Oui, en fait c'est un peu ce qu'on a fait aussi avec justement les formations à la carte. vois, les formations à la carte type DaVinci, c'est un peu plus, je ne pas dire grand public, mais quelqu'un qui se lance un peu plus sur la vidéo, ça peut l'intéresser. On a une formation aussi qui s'appelle Apprendre à faire la vidéo. Donc là, c'est vraiment plus pour des débutants, mais qui veulent aller plus loin. fait, moi mon but, c'est de donner à mort de contenu gratuit sur YouTube, newsletters, tout ça. On a même des formations d'ailleurs aussi gratuites. Et si la personne est satisfaite avec ça, si elle a eu tout ce qu'elle voulait.
Paul Calderone (01:12:31.875)
Ok.
Maxime (01:12:56.5)
et bah écoute, tant mieux. Voilà, si j'ai au moins réussi à l'aider sur n'importe quel sujet, serais content. J'aurais au moins fait quelque chose de bien, je leur ai aidé là dessus. Et pour ceux qui veulent aller plus loin, a des formations. Donc si tu veux, c'est un peu le... Bah du coup, l'idée c'est de convenir un peu à tout le monde. Il y a des personnes aussi qui ont besoin d'accompagnement, donc on besoin aussi qu'on se voit en live, en coaching, en one to one, ça aussi on peut faire. Donc tout dépend de ce qu'attend la personne. Mais c'est vrai que c'est intéressant parce que du coup on...
notre grosse formation correspond peut-être à 5-10 % de mon audience et après pour les 90 autres % dedans on a d'autres formations et la majorité en vrai la majorité n'achètera pas de formation. Moi ça me va, s'ils ont appris des choses là dessus j'ai d'autres sources de revenus hautes que les formations pour venir monétiser cette audience.
Paul Calderone (01:13:46.851)
Et puis même s'ils achètent rien, ils font partie des 200 000 abonnés qui, d'une certaine manière, font grossir ta notoriété. Donc c'est pas non plus... C'est de l'argent indirect.
Maxime (01:13:54.921)
Oui, puis encore une fois, ce n'est pas une fin en soi. C'est pareil, c'est beau quand tu as une audience un peu comme ça, je reçois pas mal de messages de gens qui sont contents parce qu'ils ont, grâce à la chaîne, pas que la mienne, j'imagine d'autres, mais ils se sont lancés dans la vidéo, ils ne ont jamais rejoints dans la formation, mais avec certaines des vidéos qu'on a pu faire, ils ont pu se lancer, ils ont pu comprendre combien facturer et tout ça. Ils t'envoient des messages en mode merci, je me suis lancé en partie grâce à toi. C'est un kiff.
Et même si entre guillemets le gars sur le papier il m'a donné 0 euros, je sais pas, j'avoue que j'ai peut-être un peu naïf encore une fois, je suis quand même content de me dire que ce gars là, j'ai été pour une petite partie, mais grâce à moi en petit tartis, peut-être qu'il s'est lancé quoi. Donc je me rémunère comme ça on dire en perso.
Paul Calderone (01:14:42.082)
Mais après c'est pas naïf, c'est aussi que comme ça que tu trouves de la joie dans ton job. Parce que si tu fais ça que pour l'argent, au bout d'un moment tu vas te cramer et il faut que tu trouves de la joie dans ce que tu fais. Toi tu la trouves comme ça donc c'est pas mal.
Maxime (01:14:54.346)
Ouais. C'est un mix encore une fois, c'est un peu de tout quoi.
Paul Calderone (01:15:00.738)
Et alors aujourd'hui si on dézoome un peu ton chiffre d'affaires en camembert tu vois il est réparti comment entre la partie agence, boiteau prod, vidéaste pro, youtube ads, tu l'influence... tu fais un peu d'affiliation ou pas toi d'ailleurs ?
Maxime (01:15:18.43)
Ouais, à fond. À fond et nous, c'est une des grosses sources de revenus. Moi, parle beaucoup de caméras, de drones sur la chaîne. Donc c'est une bonne partie aussi du camembert. Donc on a pas mal de choses. En fait, ça évolue aussi un peu avec le temps. vois, avant la boîte de prod prenait plus parce qu'évidemment, on facturait des montants et les formations YouTube prenait moins parce qu'on était plus petit. Et aujourd'hui, ça s'inverse clairement pour donner un ordre d'idée, tu vois, en formation. Donc toute formation confondue, que ce soit Vidas Pro et les petites.
Paul Calderone (01:15:23.979)
Oui.
Maxime (01:15:48.375)
On est peut-être autour des 50 % du chiffre d'affaires à peu près. Et je dois avoir à peu près 30 % sur tout ce qui est lié à l'influence. Et quand je dis influence, je mets l'affiliation dedans. Donc c'est vraiment les partenariats avec les marques, les produits qu'on va tester et être émunérés dessus et aussi du coup les affiliations. Quand quelqu'un achète une caméra ou quoi que ce soit. Et à peu près, on a 20 % de prods aujourd'hui. Ce qui est à la fois dur et à la fois intéressant, c'est que...
Paul Calderone (01:15:51.266)
Ok.
Paul Calderone (01:16:10.466)
Ok.
Maxime (01:16:14.23)
en fait la prod sur le papier le temps passé en fait on sur le la prod on vend notre temps tu vois c'est on va passer deux jours sur une vidéo on va la facturer x là où une vidéo youtube bah je sais qu'elle va me rapporter de l'argent sur plusieurs années parce qu'il de l'affiliation parce qu'il les formations qui sont liées à ça parce qu'il les ads aussi de youtube bien que moi je fasse assez peu en ads sur youtube mais tu vois c'est c'est pas la même réflexion mais en même temps je m'en fous un peu de peut-être moins bien gagner ma vie avec les prod clients parce que
Paul Calderone (01:16:20.322)
Mmh.
Maxime (01:16:42.994)
Si on forme les gens à la vidéo, moi on se doit de continuer à en faire. Donc même si on refuse des projets par manque de temps, on a la chance de pouvoir choisir des projets un peu cool sur lesquels on peut bosser.
Paul Calderone (01:16:54.626)
Et donc là, je comprends que ton métier d'origine finalement maintenant il représente plus que 20 % de ton cas à Mambert. C'est parce que YouTube qui a drivé tout le reste a grossi énormément en chiffre d'affaires ou c'est parce que t'as donné beaucoup moins de temps à la boîte de prod et du coup proportionnellement YouTube a pris plus de Tout le reste a pris plus de place.
Maxime (01:17:22.4)
C'est une bonne question. C'est un peu un mix des deux globalement. C'est que la boîte de prod continue à un peu près à marcher, mais petit à petit YouTube a commencé à prendre de la place, à rapporter aussi un peu plus d'argent. Mais YouTube, c'est deux ans où je gagne zéro quasiment. J'abuse un peut-être un an, un an et demi où il a pas un euro qui rentre. Je n'ai pas d'affiliation, je n'ai de contrats, les marques, je prends porte sur porte parce qu'elles n'ont rien à taper de qui je suis parce que je suis tout petit et je n'ai pas de formation, n'ai rien de tout ça.
Au début, ne rapporte rien. en fait, aujourd'hui, là, avec 200 000 abonnés, c'est entre guillemets, ce qui est beaucoup de travail, mais c'est de l'argent facile. C'est une intégration. Je vais parler d'une minute d'un produit, c'est plusieurs milliers d'euros. Du coup, répartie sur le temps passé entre prod et YouTube, aujourd'hui, la partie YouTube et formation est beaucoup plus rentable pour moi, d'un point de vue dirigeant pur. Mais aussi la partie prod est tout aussi importante vu qu'on enseigne aux gens comment filmer, on se doit de...
de suivre les évolutions et les tendances quoi.
Paul Calderone (01:18:23.586)
C'est vrai. Et ça fait un chiffre d'affaires de combien à peu près à l'année tout ça ?
Maxime (01:18:31.575)
Ça varie, c'est plusieurs centaines de milliers d'euros, c'est sûr. Mais oui, ça varie, ça dépend, on est entre 300 et 500.
Paul Calderone (01:18:36.245)
Oui.
Paul Calderone (01:18:41.564)
Ok. Oui, il y a plusieurs salaires à faire, il des charges, encore une fois c'est pas ce que tu te mets dans la poche.
Maxime (01:18:45.847)
Ouais ouais c'est ça. Non non non non. Puis moi j'ai plus justement j'ai plus une stratégie de me payer on va dire au minimum pour vivre moi ma vie après perso mais de réinvestir. Moi je réinvestis quasiment tout, je prends pas de dividendes tu j'ai pas cette strat là je préfère essayer de créer d'autres choses, essayer de recruter, essayer de développer d'autres projets. Ça reste ma boîte donc évidemment je suis absolument pas à plaindre mais voilà j'ai plus envie d'avoir le côté un peu patrimoine d'ici 30 ans.
que de me faire plaisir maintenant et de m'acheter des belles choses. Après, on verra, on ne pas où la vie nous mène.
Paul Calderone (01:19:21.246)
investi dans des jolis studios pour les podcasts.
Maxime (01:19:24.247)
Ben oui, c'est bon, dans le bureau de live, oui, essayer d'avoir des beaux set-up, d'avoir des belles choses. vrai, on se fait plaisir. On se fait des voyages aussi, de temps avec les gars, on va tester un peu de matos, on bouge un peu à droite à gauche. J'ai la chance aussi de beaucoup voyager avec ce métier-là, donc je suis honnêtement pas à plaindre, mais ça fait aussi plaisir de voir l'évolution. Au début, j'ai galéré, au début, je prenais les portes par tout le monde.
Et aujourd'hui, on a la chance de pouvoir choisir avec qui on bosse. Je suis assez content et fier de ça. On va voir maintenant si ça continue.
Paul Calderone (01:19:58.878)
Et les gens qui t'ont dit non au début pour des sponsorsings ou des choses comme ça, s'ils reviennent maintenant en vrai, tu leur dis oui, tu leur dis ben non, dégagez. Et tu les prends ou pas ?
Maxime (01:20:09.23)
Ils sont revenus. sont revenus. Bah écoute, oui, en fait, oui, je comprends, je comprends leur jeu. Si tu veux, eux, c'est une boîte, leur optique, c'est que leur boîte soit le plus connu, que leur produit soit le plus connu. soit ils ont une agence marketing, soit c'est quelqu'un qui est en charge de ça. Je peux pas lui en vouloir qu'ils se disent, bah écoute, voilà, écoute, t'es trop petit pour nous.
c'est pas intéressant pour l'instant. Donc j'ai jamais eu ce côté un peu égo de me dire, ouais tu m'as dit non, tu verras. J'en ai eu avec des marques qui m'ont mal parlé, entre guillemets. Ça par contre, c'est des choses que j'accepte moins, le côté irrespect. On a le droit d'être petit, on a le droit d'être insignifiant pour une marque, d'aller tacler ou des choses comme ça, ça n'a pas été des choses violentes. Mais la plupart des marques ont soit jamais répondu, soit dit non, on n'est pas intéressé, sans te froisser.
Et c'est, enfin moi voilà, j'ai pas eu spécialement de problème à re-bosser avec eux. Et ça faisait un peu la boucle, tu vois, la boucle bouclée. Il y avait des marques que je rêvais de travailler, notamment DJI qui étaient des marques de drones ou Sony qui est ma marque de caméras avec qui je me disais, mais mon rêve ultime, c'est de bosser avec eux. Et aujourd'hui, je fais des gros projets avec eux. Enfin voilà, c'est donc du coup, il y avait ce côté, tu sais, un peu rêve de gosse ou qui se réalise quand ces marques là te font, t'emmène un peu partout.
Donc non, j'avais moins ce côté égo de tu m'as dit non, bah ciao.
Paul Calderone (01:21:37.825)
J'aurais beaucoup moi ça.
Maxime (01:21:39.692)
Oui mais je peux comprendre après je te dis pas qu'il en a certaines où je les ai chargés dans le taille tu vois. Il en a qui sont revenus après x années, après 3-4 ans en mode on adore ce que tu fais, est-ce qu'on peut bosser ? Bah tiens bah bam dans tes dents et si on veut bosser ensemble ça sera ce prix là. Voilà c'est pas ça que je te dis, je suis pas la même pierre non plus. Tant en tant il a un peu aussi l'égo qui revient mais globalement j'essaie de faire attention.
Paul Calderone (01:21:45.921)
Ffff...
Paul Calderone (01:21:51.873)
C'est plus cher.
Paul Calderone (01:22:00.738)
...
Et tu disais que tu avais des marques qui t'emmenaient dans des projets, tu disais Sony par exemple, ou d'autres, selon ce que tu as le droit de dire ou non, mais c'est quoi en fait les projets que tu fais avec eux ? Ils vont te faire faire une petite pub où tu parles de leurs produits pendant une minute dans une vidéo ? Ou c'est des voyages presse ? Ça ressemble à quoi ?
Maxime (01:22:19.383)
Oui, tu vois on a les voyages presse, je suis parti au Japon, suis parti en Norvège, au Portugal, tu vois c'est souvent sur des lancements de nouveaux produits où en fait eux typiquement en Japon ils vont lancer un nouveau produit donc beaucoup de caméras sont créées au Japon, c'est un des plus gros pays d'export, enfin tout ce qui est Sony, Canon, tout ça c'est au Japon et donc du coup ils vont t'emmener aussi là bas pour tester leurs produits un peu en avant première avant des sorties.
Et donc tu peux, quelques voyages comme ça. Là je parle avec Sony par exemple à Los Angeles, on a une espèce comme un espèce de festival un petit peu, comme un festival de Cannes mais aux États-Unis. Donc ça va être intéressant. Donc il y a plusieurs projets aussi comme ça qui sont cool et de temps en temps c'est une marque qui vient me voir, qui me dit bah voilà j'ai x milliers d'euros de budget. J'ai envie que tu fasses une bête de vidéo par exemple sur un drone. Bah tiens et fais ce que tu veux avec. Et donc nous après en interne on s'organise pour se dire ok.
vidéo drone, il qu'on aille dans des beaux endroits. Donc on va aller en Islande, va aller au Portugal, on va aller en Espagne ou même en France dans les Alpes. On a des trucs qui sont magnifiques. Donc du coup, tu vois, on va gérer notre budget aussi pour aller essayer d'avoir les meilleures images avec le produit pour le mettre en avant. Donc ça varie.
Paul Calderone (01:23:31.755)
Ok, c'est stylé. Et comment tu arrives à t'organiser entre ces périodes du coup de tournage de plusieurs jours, tes prods pour tes clients, la création de tes propres contenus, la casquette chef d'entreprise où tu de la mine, tu de la compta, as un peu de tout. Comment tu t'organises ?
Maxime (01:23:50.84)
La chance que j'ai, c'est d'avoir une équipe qui fonctionne bien. Aujourd'hui, les personnes avec qui je travaille sont en CDI, elles sont là depuis longtemps. Enfin longtemps, ça fait trois ans à peu près. je peux me reposer sur eux. C'est une chance que j'ai aujourd'hui. qu'on a pris du temps à les former, que ça se passe bien, à qu'ils se sentent épanouis, qu'ils aient tous les outils pour fonctionner correctement. Et aujourd'hui, ils sont autonomes. Donc ça, c'est déjà une première chose, c'est que sans eux, je ne pas tout ça. Je suis incapable de faire ça tout seul ou alors je ne dors pas de la nuit. Donc maintenant, j'ai cette chance là.
Et après, comme tu dis, c'est le côté de switcher d'un projet à l'autre. Ce n'est pas évident. Je ne pense pas être la plus grande référence d'un point de vue organisation. Je ne pense pas le plus calé. Mais en tout cas, ce qui fonctionne pour moi, c'est de me caler des journées ou des demi-journées sur des projets précis. Quand je sais que j'ai une deadline sur un projet client, il faut que je bosse dessus. Je m'enferme, j'ai mon casque anti-bruit, personne ne me parle et je fais que ça. Sur l'écriture en particulier, l'écriture des contenus, faut vraiment que je dans ma bulle.
Donc j'ai des périodes où les gars savent que je suis dans mon truc, il pas trop me parler sauf si d'urgence. Donc j'essaie de m'organiser comme ça, mais on est rattrapé. je dis ça ce matin, j'avais un truc hyper important, la comptable m'a appelé, gros problème sur un compte. Du coup, j'ai dû gérer ça pendant une heure. On est malheureusement de temps en s'y rattrapé par l'admin et par d'autres projets. Donc c'est un balancier qui n'est pas évident.
Paul Calderone (01:24:54.049)
...
Maxime (01:25:15.029)
Mais voilà, écoute, ça fait partie encore une fois du jeu. J'accepte les règles, on va dire.
Paul Calderone (01:25:20.929)
Et parmi toutes les missions que tu fais, c'est laquelle que toi en tant que personne tu vois tu préfères faire au quotidien ? Alors si tu pouvais en faire qu'une seule et que la boîte elle tourne quand même, c'est quoi ?
Maxime (01:25:33.855)
J'aime beaucoup écrire globalement, créer en fait la création de contenu. Mais la première base, j'aime beaucoup le côté faire des recherches, analyser ce que disent les gens, analyser ce que disent les gens dans les commentaires. me nourris beaucoup de ce que je me nourris, des des gens comme toi et moi qui vont se balader sur Internet, qui vont mettre des avis à droite, à gauche, qui vont tu vois. Et donc, du coup, j'ai j'ai vu, j'aime bien aller regarder ce qui se dit sur un sujet et ensuite moi récolter tout ça, faire mon mick mack dans ma tête et me dire OK, quel
quel est l'angle que je peux prendre dans telle ou telle Et c'est intéressant parce que tu sais, on essaie de se concentrer de temps temps sur là où on est à peu près bon et là où on est utile, où est notre valeur ajoutée. Et je pense que la mienne, elle est un peu là-dedans. J'arrive à pas trop mal écrire, à préparer ces contenus-là, à essayer de rendre tel ou tel sujet abordable. Je vulgarise en fait ma chaîne YouTube, la vulgarisation sur comment fonctionne une caméra, comment faire de belles images.
de faire un peu tout ça. Donc je dirais peut-être cette partie là, je lâche de plus en plus la caméra et ça, a été évidemment vu que j'ai des gens aussi à faire monter un peu en compétences. Ça a été le déchirement, on va dire. C'est de je filme moins aujourd'hui. Et alors que c'est ma passion première, elle était ça, de faire le belge d'image. Mais en fait, j'ai switché cette passion là plutôt pour raconter des histoires et en fait, raconter des histoires, ça passe par l'écriture et je passe du coup du temps là dessus à faire.
une bonne histoire. Et quand je dis histoire, n'est pas forcément ce qui s'est passé. C'est plus si je dois faire une vidéo, même sur une tuto, même sur une caméra, je vais essayer de raconter quelque chose avec un début, une intro, parler du contexte, donner des points positifs, négatifs, une conclusion. C'est une structure, tout ça. Et je pense en tout cas, c'est une des choses que j'aime le mieux faire. Et si je pouvais faire que ça, c'est ce que je ferais. C'est d'ailleurs pour ça que je me pose la question aussi d'ouvrir une deuxième chaîne pour raconter des histoires.
pour écrire, pour passer plus de temps sur l'écriture, parce que j'aime sincèrement faire ça. Bon, à voir, je te dis ça, c'est en off, mais enfin, c'est pas encore lancé, mais peut-être que tu le verras. Non, là, c'est pas en off, c'est ce que je suis rendu compte en lisant aussi. C'est pas encore officiel, mais c'est quelque chose qui me trotte dans la tête déjà depuis quelques années, mais j'avais moins de temps et aujourd'hui, je l'ai un peu plus.
Paul Calderone (01:27:41.12)
T'es pas en off là !
Paul Calderone (01:27:54.881)
Pour terminer ces épisodes, il y a quatre questions que je pose à tous mes invités. Alors si tu as écouté des épisodes, je crois que les épisodes qui sortent en ce moment, n'y a pas ces questions là pour le moment parce que j'en ai enregistré pas mal d'avance. Donc ceux que j'ai enregistrés, il a ces questions. C'est quoi les 20 % de missions qui te rapportent 80 % de résultats
Maxime (01:28:04.376)
Ok.
Maxime (01:28:18.866)
Aujourd'hui, ça reprend ce que je viens de dire. C'est l'écriture et le facecam. J'écris une vidéo, je la tourne en facecam et après, je passe complètement à autre chose parce que du coup, c'est les gars qui vont prendre ce facecam là, faire le montage, va falloir rajouter des plans par dessus. Donc, c'est eux qui vont les tourner, ils vont revenir au bureau. globalement, écrire une vidéo et la tourner, c'est une demi-journée. après, une fois que cette demi-journée là est passée, globalement, c'est
80 % de ce qu'on fait ici, de ce qu'on peut générer vient de ça quoi. ouais je dirais c'est, je pense que ça c'est écriture et après le FASCAM, FASCAM c'est une demi-heure mais tu vois c'est écriture.
Paul Calderone (01:29:01.76)
Avec le recul, c'est quoi dans ta personnalité qui t'a vraiment aidé à en arriver là où tu es ?
Maxime (01:29:10.002)
ça rejoint un peu l'histoire que je t'ai parlé tout à l'heure, sais, sur l'Australie où j'ai envie de rentrer parce que je suis pas bien et je me demande ce que je fous là et je force à me dire non, tu peux pas, enfin, entre guillemets, tu peux pas abandonner et force soi de mettre dans des conditions peut-être un peu où tu pas forcément à l'aise. Et du coup, ça m'a suivi jusqu'ici, c'est à dire que je j'ai moins peur de prendre des risques. Et en fait, plus je prends des risques, plus je m'habitue à cette peur là de dire mais à tout moment tu te viandes.
Et en fait, fait de se gander ne me fait plus grand chose. Donc aujourd'hui, j'ai eu des échecs, j'ai eu des victoires. Et en fait, ce chemin-là m'a permis de m'adapter à cette prise de risque. Ce qui fait que je pense que c'est un de mes atouts, c'est que je ne suis pas quelqu'un de... Avec le temps, suis beaucoup moins, voire pas du tout stressé. Je n'ai pas peur de lancer les choses, que ça se plante. Et je me dis, demain, il a un nouveau Covid qui se passe, la boîte plante. n'ai pas trop de souci avec ça de me dire que je vais rebondir à faire autre chose.
de côté, de me dire qu'on verra ce qui se passe mais ça devrait aller.
Paul Calderone (01:30:14.207)
Est-ce que la chance a joué un rôle dans ton aventure
Maxime (01:30:18.826)
Complètement, complètement. moi, je reste persuadé. C'est mon avis. Mais pour moi, n'importe quel réussite entrepreneurial, la chance joue dedans. Après, je crois aussi que la chance se provoque et qu'on ne pas attendre quelque chose de tout cuit dans la bouche. peut arriver, évidemment, mais c'est très rare. donc, faut tenter des choses. Moi, je dirais que ma chance, arrive le Covid. Le Covid, pour moi, c'est un peu bénédiction parce que sans ça, ne crée pas ma chaîne YouTube.
Et sans ma chaîne YouTube, je ne pas tout ce que je fais aujourd'hui. Je ne pas si j'aurais pu arriver à ce niveau même de chiffre d'affaires et d'épanouissement si j'étais resté en tant que vidace freelance. Peut-être que j'aurais créé une boîte de prod qui aurait grossi avec le temps. rien n'est sûr. Ma chance à moi, je la vois à ce moment-là de me dire tout le monde est enfermé, je ne pas travailler, il faut que je m'occupe de l'esprit. J'ai geeké sur la play, il un moment où il que fasse autre chose. Qu'est-ce que je peux faire et du coup, de faire ça.
Paul Calderone (01:31:16.209)
Et dernière question
Maxime (01:31:23.256)
C'est très intéressant, c'est marrant parce que tu vois au début vraiment les montagnes russes c'est des hauts très hauts et des bas très bas. Côté un peu sensible aussi donc tu vois j'étais hyper content quand il en avait des accomplissements. Je te disais tu vois mes premiers milliers d'euros de fait avec la vidéo, enfin les premiers contrats signés, je me souviens de mes 1000 abonnés YouTube comme si c'était hier, les 10 000 pareil.
Et en fait, du coup, c'était des hauts qui étaient très hauts et des bas qui étaient très bas. Les premiers noms, les premiers. Bah écoute ta vidéo, merci, mais ce pas du ce que j'attendais. Tu vois, ça, c'est des coups poignard que je prenais dans le coeur. Je fais des caisses, évidemment, il a un bien pire que ça, mais tu vois, dans l'idée de, sais, au début, ce que je faisais, donc mon activité, n'était pas détaché de ma personne. C'est à dire que, alors qu'aujourd'hui, une vidéo qu'un client n'aime pas, globalement, j'ai détaché les deux. Ce n'est pas moi qui l'aime pas, c'est ce que j'ai produit. Et donc, c'est différent.
Et donc au début, des hauts et des bas, avec le temps, à force d'en avoir, ça s'est un peu stagné. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, c'est peut-être un peu triste et un peu dommage, mais les hauts me font moins des... J'ai moins de montées en émotion sur les hauts et les bas, même chose. Ce qui veut dire qu'à la fois, je célèbre moins peut-être les victoires. On a eu 200 000 abonnés il a une semaine, on a été boire un coup avec les gars, c'était cool, mais ça m'a rien fait. Tu vois, alors que c'est un...
Paul Calderone (01:32:35.423)
Ok.
Maxime (01:32:45.912)
un beau chiffre, tu mets tous ces gens là quelque part, c'est quelque chose, mais ça ne pas fait grand-chose. Et même chose si demain un client me dit, écoute, c'est bien, ça nous est arrivé, écoute, ce pas ce qu'on attendait, ça me fait rien. Je ne plus plat. je suis quand même heureux ce que je fais, mais j'ai moins ce côté, ça me perturbe moins. Je me suis habitué en fait à ces montagnes.
Paul Calderone (01:33:00.735)
...
Paul Calderone (01:33:08.772)
Ok, et ben écoute, tant mieux pour toi dans un sens, parce que c'est pas toujours évident au quotidien.
Maxime (01:33:12.184)
Tant mieux. Tant mieux. Ouais. Je sais pas si ça durera mais en tout cas pour l'instant c'est le cas ouais.
Paul Calderone (01:33:16.521)
Ouais, c'est comme ça.
Maxime (01:33:22.072)
Et bah écoutez, sur YouTube, pile et face, sur Instagram, pile et face aussi, sur LinkedIn même si je suis pas du tout actif, Maxime Leclerc, mais globalement plus si vous voulez voir un peu, en apprendre sur la vidéo et si voulez vous lancer un peu plus dedans, plutôt YouTube.
Paul Calderone (01:33:37.829)
Ok, je remettrai les liens partout en dessous. Encore merci Maxime d'avoir joué le jeu.
Maxime (01:33:42.392)
Merci à toi, c'est toujours intéressant de discuter de ça.
Paul Calderone (01:33:45.695)
Trop bien et à bientôt !
Maxime (01:33:50.081)
A bientôt, merci à toi Paul.