Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Salut, moi c’est Paul. J’entreprends sur le web depuis 5 ans et c’est loin d’être un long fleuve tranquille.
Ce podcast c’est comme un journal intime d’entrepreneurs pour les entrepreneurs.
Chaque épisode est là pour vous montrer qu’il y a plein de manières de réussir et de s’épanouir… autrement qu’en roulant en Lamborghini à Dubai.
Bonne écoute !
Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone
Quitter la fac pour bâtir un empire web – avec Chloé Fesch (Nature de Chien)
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Comment construire une audience de plus de 100 000 abonnés dans une niche aussi spécifique que l’éducation canine ?
Dans cet épisode, j’échange avec Chloé Fesch, fondatrice de Nature de Chien, créatrice de contenu depuis près de 10 ans et entrepreneure du web.
On revient sur son parcours :
→ Ses débuts à 19 ans contre l’avis de sa famille,
→ La création de son activité d’éducatrice canine,
→ Le lancement de son centre de formation,
→ Puis le développement de sa marque grâce à YouTube, au blogging et au SEO.
Chloé explique comment un simple blog à “20 visiteurs par mois” a fini par lui ouvrir des opportunités incroyables, jusqu’à collaborer avec de grandes marques et développer un véritable écosystème de contenu autour du chien.
Dans cette conversation, vous découvrirez notamment :
→ Comment elle a construit une audience dans une niche passion,
→ Sa stratégie de contenu YouTube sur le long terme,
→ Comment elle utilise le SEO et le blogging pour développer sa visibilité,
→ Pourquoi Google a bouleversé sa stratégie ces dernières années avec l’IA,
→ Comment elle organise sa production de contenu,
→ Sa vision de l’entrepreneuriat aligné avec ses valeurs,
→ Et pourquoi “provoquer sa chance” peut changer une trajectoire entière.
On parle aussi de reconversion professionnelle, de transmission, de création de formations, de motivation entrepreneuriale et de l’importance d’aimer profondément ce qu’on construit.
Un épisode ultra riche pour tous ceux qui veulent :
→ Développer une activité dans une niche passion,
→ Comprendre les coulisses du SEO et du contenu,
→ Créer une audience durable sur YouTube,
→ Ou simplement entreprendre de manière plus alignée.
Bonne écoute
Retrouvez Chloé sur :
→ Son site : https://www.naturedechien.fr
→ Instagram : https://www.instagram.com/nature.de.chien/
→ Facebook : https://www.facebook.com/naturedechien.france
→ Youtube : https://www.youtube.com/@NaturedeChien
Pour me contacter : https://businessbacon.fr/contact/
Hello Chloé, comment tu vas
UNKNOWN?
SPEAKER_01Bonjour, très
SPEAKER_00bien, merci. Alors, tu crées du contenu sur l'éducation canine depuis quasiment 10 ans. Si on additionne tous tes abonnés de partout, je me suis amusé à faire ça hier, on dépasse les 100 000. Alors, j'ai très envie de connaître ta recette. Aujourd'hui, tu formes les futurs éducateurs canins au métier. Tu as accompagné, je crois, avoir vu plus de 600 personnes. J'aimerais aussi que tu m'amènes dans cette aventure. Avant qu'on commence tout ça, pour se mettre un peu dans le bain, J'ai préparé cinq petites questions rapides qui sont liées à l'univers de l'éducation canine. Est-ce que tu es prête
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ok, je suis prête.
SPEAKER_00Le but, c'est que tu réponds en 30 secondes max. C'est plus du tac au tac. Première question. Est-ce qu'il faut punir un chien pour qu'il comprenne
UNKNOWN?
SPEAKER_01Non, pas nécessairement. Ce n'est pas l'approche qu'on va utiliser. Pour qu'il comprenne, il y a d'autres façons de lui apprendre. Après, la punition en tant que telle, peut-être qu'on en reparlera. Ce n'est pas non plus un gros mot. Mais ce n'est pas une logique d'éducation pour qu'il apprenne, en
SPEAKER_00effet. Ok. Est-ce qu'un chien peut être méchant ou c'est toujours l'humain le problème derrière
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ça dépend ce qu'on entend par méchant, comment on définit ce qu'est être méchant. Après, un chien peut avoir des comportements que nous, on peut considérer comme être méchant, comme des chiens qui vont être agressifs, qui vont avoir des comportements de mordre ou des choses comme ça. Maintenant, ce n'est pas toujours l'humain qui est derrière. Des fois, les chiens arrivent avec des pathologies qui leur sont propres et qui leur font... qui font qu'ils vont avoir ce genre de comportement. Mais là, c'est un problème d'étiquette. C'est ce qu'on met derrière le mot méchant. J'aurais tendance à dire non, mais je peux comprendre qu'on peut l'envisager comme ça quand on regarde un chien et qu'il est tout croc dehors. C'est souvent l'étiquette qu'on va essayer de lui apporter, ce qui est assez logique en tant
SPEAKER_00qu'humain. C'est vrai. Est-ce qu'on peut rattraper, entre guillemets, un chien mal éduqué
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, les chiens sont capables d'apprendre toute leur vie, ça c'est vraiment quelque chose de fondamental. Là où il peut y avoir une nuance, ça va être sur des chiens qui, dans les toutes premières semaines de leur vie, ont eu des déficits, ont été séparés trop tôt de leur mère, ont évolué dans des environnements qui n'étaient pas adéquats. Et là, c'est vrai que ce genre de problème, plus on va attendre, plus on va avoir du mal à le régler complètement. Et il y a aussi une question de race et d'instinct, il y a des instincts que les chiens ont. Et si on est face à un comportement qui est lié à un instinct, Un instinct, par définition, c'est inné et ça ne se supprime pas. Alors, on peut modeler, on peut faire des choses. Par contre, si on est juste en train de demander au chien de savoir se poser, de savoir nous suivre, etc., l'éducation pure, ça, à tout âge, on peut arriver, bien sûr, à lui enseigner
SPEAKER_00des choses. Est-ce qu'on peut être un mauvais maître
SPEAKER_01sans s'en rendre compte
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui. Complètement, mais ce sera par manque de connaissances la plupart du temps. Moi, tous les gens que j'ai pu suivre au fil des années de travail, ils n'étaient pas volontairement dans l'erreur. Ils ne savaient pas, donc ils réagissaient comme ça. Dès l'instant où on leur apprend, ils changent de comportement et tout va
SPEAKER_00mieux. Dernière question. Mon chien détruit tout en mon absence.
SPEAKER_01Pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Un chien qui détruit en notre absence, il y a plusieurs raisons possibles. D'ailleurs, le travail, ce sera d'aller comprendre quelles sont ses raisons pour vraiment donner des solutions au duo maître-chien. Mais les pistes, souvent, ça peut être parce que le chien frustre quand on n'est pas là, donc il est comme en colère. Et donc, il va décharger cette énergie sur nos meubles, sur différentes choses de l'environnement. Ça peut être aussi de l'anxiété, des chiens qui, quand ils se retrouvent tout seuls, se mettent en anxiété. Donc là aussi, souvent, les chiens vont détruire au niveau, des fois, souvent, ce qui a votre odeur, des vêtements, des choses comme ça. Et puis, il peut y avoir d'autres raisons. Il peut y avoir de l'ennui, un mauvais apprentissage, Il y a d'autres pistes qui sont à aller explorer. Mais dans tous les cas, on cherche la cause pour avoir une solution vraiment adaptée aux chiens et on va éviter le plus possible des solutions universelles à copier-coller partout. Ça, ce n'est pas ma façon de travailler
SPEAKER_00en tout cas. Ok, trop bien. Eh bien, on est parti. Est-ce que tu peux te présenter
SPEAKER_01en quelques mots, s'il te plaît, Chloé
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, donc moi, je m'appelle Chloé. Je suis éducatrice canin comportementaliste depuis 2009. Donc, ça fait presque 20 ans maintenant que c'est mon métier. J'ai commencé, j'avais 19 ans, j'ai eu un parcours au départ qui était d'être en fac de philo à la Sorbonne à Paris, donc rien à voir. Et puis, chemin faisant, j'ai découvert le métier d'éducateur canin, donc j'ai décidé de me lancer. Mais il y avait très très peu d'écoles, le métier était très peu développé en fait. Il y a presque 20 ans, ça n'existait pas vraiment. Donc ça a été un peu la croix et la bannière pour y arriver. J'ai dû vraiment lancer mon projet, même en opposition avec ma famille qui ne croyait pas du tout que c'était un métier et que je pouvais en vivre donc ça a été tout un combat pendant presque un an je n'aurais pas parlé pour faire mon projet et donc j'ai quand même réussi à me lancer alors à cette époque là j'avais déménagé en Auvergne donc vraiment dans la campagne auvergnate et mine de rien ça a bien marché dès le début donc j'ai toujours pu en vivre et ça c'est vraiment quelque chose d'important parce que c'était vraiment l'objectif et puis mon père parcours ensuite a évolué, j'ai bien sûr travaillé en tant qu'éducatrice j'ai eu la chance aussi de partir plusieurs mois au Canada pour entraîner des chiens de traîneau, c'est là-bas d'ailleurs que j'ai découvert l'éducation positive parce qu'au préalable je ne connaissais pas et donc j'ai eu d'ailleurs tout un changement dans mes façons de travailler suite à ça et c'est au bout de quelques années que j'ai créé le centre de formation qui aujourd'hui forme des éducateurs canins et puis j'ai évidemment eu plein d'autres aventures et périples ces dernières années on verra si les sujets sont abordés entre nous mais voilà dans les grandes lignes qui je
SPEAKER_00suis
SPEAKER_01c'est ouf
SPEAKER_00Tu disais qu'au début, quand tu t'es lancée à ton compte, si je comprends bien, la première partie de ton projet dans l'univers canin, c'était en tant qu'éducatrice. Il n'y avait pas encore cette notion de web que tu as aujourd'hui. Exactement. Et à ce moment-là, tu disais que tes proches, tes parents et tout ça, je ne sais pas si c'est qu'ils ne croyaient pas en toi, mais du moins, ils ne croyaient pas en ton projet. Comment tu fais pour rester motivée
UNKNOWN?
SPEAKER_00À ce moment-là,
SPEAKER_01tu vois. En fait, c'est que déjà, j'étais en fac de philo. Donc, eux, ils s'attendaient à ce que je reste dans cette branche. Et quand j'ai décidé de faire ce métier, pour moi, c'était vraiment important. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire quand j'étais à la fac, mais je voulais vraiment trouver un métier qui me passionne. Et ça, c'était vraiment, pour moi, un critère non négociable. Et c'est vrai que quand j'ai trouvé ce métier-là, ça m'a tout de suite passionnée. Enfin, j'ai vraiment tout de suite ressenti que ça me plaisait parce que j'aidais les gens, j'aidais les chiens. J'étais en extérieur, j'avais vraiment tous les critères en fait qui pour moi étaient importants à ce moment-là étaient cochés, sauf le fait que c'était pas vraiment un métier à cette époque-là mais c'était secondaire en fait dans mon idée et donc pour mes parents en fait ce qui s'est passé c'est que pour eux leur vision du métier d'éducateur canin déjà c'était pas un métier tout court et c'était vraiment le bénévole dans un club canin qui fait ça le week-end à côté voilà et donc moi quand je leur ai dit mais non ça va être mon projet, ils m'ont pas cru, ils ont pas du tout eu la vision qu'on moi j'ai eu à ce moment là et donc pour eux c'était vraiment je m'embarquais dans un truc je quittais la fac enfin c'était dramatique et donc j'étais très jeune parce que j'avais 18-19 ans à ce moment là et j'étais très têtu très déterminée et donc je pense que ça a été ça qui m'a donné la force et qu'en fait je me suis dit mais moi je suis sûre de moi je sais que c'est ce que je veux faire et ça m'a encore plus donné de la force qu'on se qu'on s'éloigne en fait à ce moment là parce que ça m'a donné une raison en plus pour leur prouver que j'allais y arriver et que j'avais raison quoi donc je m'en suis servi vraiment comme une détermination un objectif en plus qui était bah voilà je vais le faire et en plus vous allez voir que ça va marcher et ce qui s'est passé d'ailleurs parce que après on a bien sûr retrouvé des liens et un contact très familial il n'y a pas eu de soucis ensuite mais ça a été une vraie énergie en plus une vraie motivation en plus pour moi à ce moment
SPEAKER_00là je vais
SPEAKER_01vous prouver que vous avez tort les gars je vais réussir et super réussir c'est ça c'est exactement ça
SPEAKER_00et donc tu pars au Canada pour la partie pour faire le c'est un stage tu disais sur les chiens de
SPEAKER_01traîneau ouais en fait au bout de quelques temps je me suis lassée du métier c'est un peu paradoxal parce que j'avais vraiment tout donné pour y arriver et en fait au bout de quelques temps je sentais que je faisais tout le temps la même chose que c'était très redondant etc et alors dans les méthodes d'éducation aujourd'hui vous avez l'éducation positive l'éducation coercitive il y a différents courants et moi au début j'ai appris en coercitif et c'est très binaire comme méthode donc c'est vrai que ça ne me stimulait pas voilà au bout de quelques temps vraiment je sentais que j'étais plus stimulée et c'était compliqué vu que j'avais quand même bien lutté pour faire ce métier de me sentir un peu être dans quelque chose qui me passionne un peu moins et c'est là que j'ai voulu partir au Canada en fait c'est là que ça a relancé la machine parce que j'étais passionnée de chien de traîneau et donc je me suis dit bah quitte à faire du chien de traîneau autant aller le faire au Canada et donc je suis partie en fait tout l'hiver pendant 5 mois chez un mûcheur c'était une femme qui avait 50 skis qui les entraînait en course pour 20 d'entre eux, et donc elle m'a recueillie, donc c'est ce que j'étais, c'était angleur, c'est-à-dire que j'entraînais les chiens là-bas, et donc c'est un système où on est logé, on est nourri, on ne paye rien, mais en revanche on n'est pas payé non plus, et voilà, on va en fait entraîner les chiens, j'ai pu faire des courses, on a voyagé dans le Canada, c'était génial, et donc ça a duré 5 mois, tout l'hiver
SPEAKER_00en fait, j'ai fait ça. Ça devait être génial, et à quel moment, et alors juste la partie tu dis, quoi est c'est ça que tu as été formé c'est en gros le chien on le punit quand il fait quelque chose de pas bien et après tu reviens de là avec la méthode plus positive où c'est on le récompense quand il fait quelque chose de bien c'est ça un peu l'idée
SPEAKER_01ouais alors pour le détailler un petit peu plus en fait la méthode coercitive c'est qu'il y a une notion de contrainte c'est à dire que le chien écoute point et il peut y avoir en effet des outils qui vont être dans la punition etc la méthode positive l'objectif c'est de faire un aux émotions du chien quand il apprend qu'il ya vraiment une notion de émotionnel où on prend en compte l'émotion et il ya aussi une notion où on va aller quand le chien va pas bien l'aider à aller mieux donc on va vraiment faire attention à cette dynamique là parce qu'en fait l'émotion dans l'apprentissage c'est déterminant c'est vraiment la fondation d'un apprentissage et ça va aller amener plein d'autres choses ce qu'on va aussi voir c'est les questions de motivation le but c'est que le chien écoute parce que il a le choix est en fait en ayant le choix il décide de nous écouter et là ça change tout en éducation positive positive cette vision-là, même si on ne va pas non plus potentiellement laisser le choix sur tout, que des fois c'est un choix qui est contrôlé, mais il y a quand même une notion à l'inverse de la coercition, où on est plus dans le relationnel que dans le fait d'imposer quelque chose qu'on va vouloir du chien absolument. Et ça change tout à la relation avec son chien, à la compréhension du chien, même nous personnellement, parce qu'on est moins dans une relation dualitaire, etc. Donc que ce soit pour l'humain, pour le chien et pour la vision générale du vivant, en fait c'est bien plus profond que ça si on va dans le détail et en fait ça m'a passionnée à nouveau quand je suis revenue en France avec ce nouveau bagage, ça m'a vraiment donné envie de me reformer et d'ailleurs depuis ça c'est une règle que je me suis fixée, je me forme quotidiennement, tous les ans je suis une formation pour ne plus jamais en fait être un peu larguée et me retrouver face à une approche qui est plus du tout actualisée parce que le monde évolue et les savoirs évoluent et c'est important d'aller les chercher de pas être de pas être inerte en fait dès l'instant où on a une connaissance et de se dire bon bah c'est bon et puis je vais rester 20 ans avec mon savoir c'est vraiment d'aller se challenger quotidiennement et donc ça a été le coup de pied aux fesses qui m'a permis d'aller vers cette dynamique et qui encore aujourd'hui je respecte et je continue de me former tous les ans même après presque 20 ans de
SPEAKER_00métier et bah tu vois c'était une question que j'avais pour un peu plus tard mais moi je le vois dans mon entourage le en gros dans la tranche 30-35 les gens de mon entourage font beaucoup moins d'enfants. On est en retard par rapport à la génération de nos parents. Par contre, quasiment tout le monde a des chiens. Et j'en ai pas, moi. Mais quasiment tous mes potes en ont. Mais je remarque qu'il y a une attente très forte. Tu vois, il y a une pression sociale autour de la manière dont tu vas éduquer ton chien. Que je n'avais pas, moi, que mes parents n'avaient pas quand on avait un chien et que j'étais tout enfant. Comme si maintenant... Enfin, pas comme si, mais qu'on attend que le chien, tu le promènes X fois par jour et tout ça, qu'il soit traité, il y a un marché du chien qui est énorme, et vraiment une pression autour de comment tu dois éduquer ton chien est-ce que ça, ça vient du fait que il y a un peu moins d'enfants et que du coup les gens reportent cette attention qu'ils avaient sur un enfant sur un chien ou du fait que comme tu le dis maintenant on comprend mieux un peu le chien en gros c'est pas juste un truc que tu caresses c'est un être vivant qui a des émotions qui a tout ça d'où ça vient selon toi ce côté où le chien il prend une place de plus en plus grande dans la famille
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je pense que c'est multifactoriel, il n'y a pas qu'une seule raison. Alors, je pense que ce que tu as énoncé peut jouer, le fait qu'on est plus sensible à nos propres émotions, qu'on les voit mieux aussi chez le vivant, le fait qu'en effet les gens font moins d'enfants, et donc il y a un transfert qui peut être fait sur l'animal, et aussi le fait que le rôle du chien évolue, parce que c'est vrai qu'il y a quelques années encore, l'époque de nos parents, ou même pire, nos grands-parents, les chiens étaient plus là par presque utilité, donc ils avaient une fonction, il y avait moins ce truc où on partait en vacances avec notre chien, où il rentrait et vivait dans le foyer avec nous, etc. Ce qui aujourd'hui est complètement admis, les gens quand ils ont un chien, ils savent que c'est un membre de la famille qui arrive, il a sa place à la maison, voilà, il y a de plus en plus d'actions qui sont faites, et d'ailleurs le marché de l'animal de compagnie au niveau économique est l'un des seuls marchés qui ne régresse pas, où les gens continuent, c'est un marché qui continue de grandir, alors pas que l'éducation, mais ça peut les soins vétérinaires, le matériel, les loisirs avec son chien, le sport avec le chien, etc. Donc là, on est vraiment sur un changement en bien et il y a aussi des effets délétères, c'est-à-dire que globalement c'est plutôt bien que le chien ait une place qui soit plus respectueuse de son être et qu'on fasse plus attention à qui il est, à son bien-être, à ses besoins, qu'on le soigne mieux, qu'on le nourrisse mieux, etc. Par contre, c'est vrai que des fois on tombe aussi dans une autre dimension qui est où le chien devient une sorte de béquille affective et encore plus sur des gens qui n'ont pas d'enfants et qui vont un peu projeter ça et où en fait des fois on ne laisse plus le chien à sa place de chien qui n'est pas péjoratif si on le considère réellement en tant que chien avec toute la bienveillance qui va avec cette idée mais moi j'accompagne aussi des gens qui se retrouvent dans des situations où le chien devient un élément déterminant à leur bien-être et une projection quelque part d'un manque et là c'est pas bon parce qu'en fait on va attendre du chien et on va avoir une relation avec le chien qui peut créer chez lui même des pathologies donc donc il y a aussi des fois cette dimension où le chien devient un élément émotionnel pour l'humain qui devrait être travaillé mais qu'on ne sait pas forcément faire parce que l'humain est conscient aujourd'hui qu'il a des émotions mais on n'a pas encore l'intelligence émotionnelle suffisante et c'est en train d'arriver et c'est une partie de mon travail pour apprendre à l'humain à gérer son émotion parce que si on parle de gérer les émotions du chien on est obligé d'aller voir comment ça se passe de l'autre côté de la laisse donc il y a aussi cette connaissance de l'émotionnel de l'humain et d'ailleurs j'ai organisé cette année la première retraite avec son chien, qui est vraiment une retraite, pendant 4 jours on est avec son chien et on va aller au fond de nos émotions pour nous, et on voit la différence après avec le chien. Et je suis convaincue que c'est l'avenir du métier, c'est de faire plus attention à l'humain, à ses blocages, à ses mécanismes, à ses émotions, à ce qu'il projette sur le chien, pour repartir sur une relation maître-chien authentique, qui n'est pas une projection, qui n'est pas liée à une blessure, à une... voilà, une faille entre guillemets, mais que le chien nous permet d'aller voir cette faille, d'aller voir cette blessure, parce qu'elle se révèle en fait avec le chien, et qu'on puisse savoir quoi faire avec, la digérer, et repartir sur quelque chose de plus naturel, d'où le nom nature de chien d'ailleurs, c'est vraiment d'aller au fond de la nature du chien, de la relation avec son chien.
SPEAKER_00Et tu vois, en regardant ton site et tes contenus, j'ai vu que tu disais régulièrement que le but, enfin le vrai métier en fait, c'était d'éduquer l'humain et pas le chien, et qu'il y avait vraiment cette notion de gestion émotionnelle qui est centrale dans ton approche, comme tu viens de le dire. Mais si, tu vois, je me fais l'avocat du diable un peu. Tous les humains sont au clair avec leurs émotions. Et quand ils ont, là ou avant, il y en a qui prenaient en gros un chien parce qu'ils avaient un besoin d'affection pas comblé, tu vois, parce qu'ils se sentaient seuls ou parce que tout ce que tu veux. Si tu combles ces besoins d'affection chez tous les humains, est-ce que finalement ils prendront pas moins de chien. Tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou alors si moi j'en ai un parce que je me sens seul, et que ça y est je me
SPEAKER_01sens plus seul, est-ce que j'ai toujours besoin du chien
UNKNOWN?
SPEAKER_01Bah oui, parce qu'en fait, oui ou non d'ailleurs, et d'ailleurs si la réponse est non, il vaudra mieux pas prendre de chien, parce que l'une des choses les plus compliquées qu'on voit, c'est quand les gens adoptent un chien pour les mauvaises raisons, tu vois, avec des attentes qui seront même pas réalisables pour le chien, et qui du coup vont faire que notre relation elle va toujours être un peu compliquée. Donc moi je préfère quelqu'un qui va au de ce sujet et se dit finalement je ne suis pas forcément fait pour avoir un chien maintenant et ne le prenne pas et d'éviter de prendre un chien qui sera peut-être malheureux ou on ne va pas pouvoir aller répondre à ses besoins etc. Par contre si on passe au-delà de ça et qu'on se retrouve avec notre chien là on est dans une relation qui est hyper riche parce que je trouve que c'est vraiment passionnant quand on vit avec un chien de découvrir cette espèce qui est fascinante qui nous amène aussi une capacité de retour à soi quand on part en promenade avec son chien C'est un vrai cadeau quotidien où on peut vraiment se reconnecter à soi-même, à être dans la nature, à prendre le temps aussi de prendre une demi-heure, une heure chaque jour pour ce moment-là. C'est très gratifiant. Le chien, c'est aussi un facilitateur social. Les personnes âgées qui ont des chiens, ça les force à bouger, ça les force à avoir une responsabilité aussi dans leur foyer. Donc il y a aussi des intérêts pour la société d'avoir un chien, mais il faut le prendre du bon côté. Il faut le prendre dans le bon chemin. Il ne faut pas le prendre pour pallier quelque chose, mais pour pour construire quelque chose d'encore mieux, d'enrichir notre vie et notre relation avec les contacts avec les autres humains, mais avec les animaux, et le chien fait partie de cette équation. Et c'est ça aussi l'intérêt, c'est de se dire, mon chien c'est un membre de ma famille, comme d'autres individus dans ma famille, et il m'apporte quelque chose en plus, mais qui n'est pas un critère de survie en fait, c'est plus ça.
SPEAKER_00C'était un peu la question d'après que j'avais, c'est comment je sais si je veux un chien pour entre guillemets les bonnes raisons versus les mauvaises. Parce que tu vois, un chien, le côté affectif qu'il a, je compare par exemple à un chat, même s'il y a des chats très affectifs et tout, mais c'est pas pareil, tu vois, par exemple. Est-ce que dire je veux un chien aussi pour en gros avoir ses moments câlins, est-ce que du coup ça fait que je le veux pour la mauvaise raison, alors que ça fait un peu partie du deal du chien aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_00alors je suis à côté de la plaque peut-être, t'as le droit de me le dire. Mais comment j'arrive à savoir que je vais dans la bonne direction
UNKNOWN?
SPEAKER_00Enfin que je prends un chien pour une bonne
SPEAKER_01raison, tu vois. C'est vraiment une question centrale. En fait, elle est très personnelle à chaque individu. Le tout, c'est vraiment d'aller fouiller, d'aller se dire pourquoi je veux un chien
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce que je veux faire avec
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce que je projette
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quel est le besoin
UNKNOWN?
SPEAKER_01En fait, d'essayer de mettre en conscience ce qui est dans l'inconscient. Donc, quel est le besoin authentique en voulant un chien
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que, alors si en admettant c'est bah oui j'ai envie d'avoir un individu avec qui je peux faire des câlins, bah c'est en fait, est-ce que derrière ça va relever une blessure, parce qu'en fait j'ai un manque que j'essaye de combler à l'extérieur, ou est-ce que c'est vraiment une relation que j'ai envie d'aller découvrir dans mon chemin de vie et que c'est pas un besoin, je serais heureux même si j'ai pas mon chien, mais c'est vrai que ça va m'apporter une expérience de vie et quelque chose en plus que j'ai envie d'aller expérimenter. Donc il faut aller, en fait si chaque personne aura sa réponse, et c'est d'aller voir l'authenticité de cette réponse. Et c'est tout à fait ok de vouloir un chien pour justement avoir une relation avec un animal affectif, où on va partager des bons moments, etc. Et c'est très chouette, comme avoir un ami quelque part, un ami canin, mais ça doit pas être parce que en fait on n'est pas heureux si on l'a pas. Vous voyez, le bonheur il vient pas en fait de la relation avec son chien, il vient de nous, et c'est parce qu'on a trouvé cet équilibre qu'on va pouvoir y aller. Et après j'ai envie de dire aussi, les chiens qu'on adopte, ils sont souvent là pour une raison. Et c'est vrai qu'on voit dans les gens que je suis, ils vont avoir des chiens qui vont aller les challenger dans quelque chose qu'ils ont besoin d'être challenger. Ils ont besoin d'aller voir ce truc-là. Par exemple, des chiens qui vont être très indépendants, ils vont se dire, moi je voulais un chien pour avoir des câlins, puis je suis tombée sur le chien très indépendant. Quelque part, ça met en miroir aussi le fait que peut-être que ça va t'aider à aller voir ça aussi. Et voilà, dans plein d'autres aspects. Mais le plus important, c'est, même si on n'est pas trop sûr, etc., c'est vraiment d'aller se questionner sur le pourquoi, pour pas adopter un chien qui ne répondra pas à nos attentes. Par exemple, on veut pouvoir aller se promener en forêt et lâcher son chien, c'est vraiment quelque chose d'important, qu'il ne soit pas tout le temps en laisse, etc. Évitez les chiens de chasse, qui vont avoir des instincts de prédation. En fait, ça va être clivant, le maître va vouloir lâcher son chien, mais il ne pourra pas. Et ça crée des tensions. Et ça, c'est des questions qu'on doit se poser avant, de façon très formelle. C'est quel comportement je veux que mon chien ait ou n'ait pas, notamment au niveau des instincts. Parce que tout ce qui est instinctif, c'est pas possible d'aller le supprimer. Donc si on a des attentes et qu'on adopte un chien où les instincts vont aller contre ces attentes, là ça devient compliqué parce qu'on ne peut pas aller changer ça. Et ça c'est important de ne pas se fier juste au physique du chien parce qu'il est beau, parce qu'on a une idée derrière de ne pas se fier plus à des idées où même on voit un film il y a tel chien, le malinois il écoute bien le malinois il écoute bien mais il y a des heures de travail derrière donc ça peut être vite une bombe à retardement aussi. Donc de vraiment bien se renseigner avant même d'aller sonder alors on peut déjà aller sonder pourquoi je veux un chien mais après c'est de poser sur la table et de regarder de dire ok moi mes attentes ma vie idéale avec mon chien ce serait ça quelle race de chien ou quel individu va vraiment correspondre même je peux aller en refuge pour adopter et ça c'est vraiment le critère parce que c'est dramatique de se retrouver avec des gens qui où il y a une erreur de casting quoi des fois on va même proposer un placement en fait parce que parce que la personne physiquement peut pas tenir son chien une personne âgée qui a un malinois c'est pas possible elle va pas y arriver le chien est trop en explosivité etc donc C'est aussi toutes ces questions-là, en plus d'aller sonder émotionnellement, c'est aussi toutes ces questions pratiques, mais qu'il faut vraiment regarder en face avant de prendre n'importe quelle décision. Et les éducateurs sont des fois amenés à pouvoir accompagner les gens avant l'adoption pour justement aller fouiller tout ça. La partie émotionnelle, la partie choix du chien, la race, où on va adopter, quel individu on va choisir, financièrement, est-ce qu'on a les moyens d'avoir un chien sur les années qui vont venir
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a plein plein plein d'aspects et c'est vrai qu'un éducateur peut être le bon interlocuteur si on est dans cette phase pré-adoption pour se renseigner.
SPEAKER_00Ok, mais tu vois, moi je pensais qu'un éducateur n'arrivait qu'après l'adoption, qu'il fallait le chien pour la partie éducation, qu'il n'y avait pas toute cette partie préparation des parents, des maîtres,
SPEAKER_01plus que des parents.
SPEAKER_00Si on dit parents, on remet la notion de bébé dans le
SPEAKER_01chien. Mais en soi, je ne suis pas contre l'idée du parent, le tout c'est qu'on est parent d'un chien qui n'est pas un bébé humain et d'avoir, en fait, de traiter le chien comme un chien avec vraiment toute la bienveillance que c'est parce qu'il y a une expression tu me traites comme un chien qui est très péjoratif donc c'est pas du tout dans ce sens là c'est vraiment de découvrir qu'est-ce qu'un chien vraiment et d'aller dans cette relation là en tant que personne consciente qu'on a un chien et
SPEAKER_00là c'est très bien ok et donc tu reviens du Canada avec tout ce savoir que depuis tu as creusé et tout ça comment tu comment arrive ensuite la partie où tu décides de former les futurs éducateurs
SPEAKER_01et éducatrices canins. Ouais, alors moi j'ai vraiment eu dans mes formations que j'avais réalisées au préalable, j'avais toujours eu en fait des petits, pas des petits trancœurs, mais des choses où je m'étais dit bah moi ça, ça me convient pas en tant que stagiaire d'avoir un formateur qui est comme si ou de pas avoir ça dans ma formation, etc. Et donc c'est vrai qu'en revenant du Canada où j'ai découvert l'éducation positive, alors ça a été toute une transition parce que, en toute honnêteté, la première fois qu'on m'a parlé d'éducation positive, j'ai pas trop accrochée parce que j'ai dû faire un travail sur moi de me dire que les conseils que j'ai donnés n'étaient pas forcément bons. Il y a eu mon égo au début qui a été un petit peu challengé. Une fois que tout ce travail a été fait, je me suis regardée et je me suis dit qu'il faut que je forme des gens parce qu'à ce moment-là en France, il y avait très peu de formation et il y avait peu d'approche globale. C'était aussi un besoin au niveau de la société à ce moment-là de rentrer dans le système de la formation. Je me suis dis, je veux former des gens comme moi, j'aurais voulu être formée. Donc, tout mon programme de formation, il a été conçu à partir de cette idée-là, qui a été de me dire, je ne veux pas forcément réfléchir à la question de rentabilité ou quoi auquel, je veux vraiment que les gens, ils arrivent et ils repartent et il s'est passé quelque chose, quoi. Ils repartent avec une vraie connaissance du métier. Donc, j'ai pensé à la formation comme ça. Donc, le fait qu'en formation, les gens ont des rendez-vous avec des vrais gens, des vrais maîtres, il y a des rendez-vous clients à la fin de la formation, c'est des petits groupes, il y a il y a tout un tas d'actions qui sont menées dans la formation avec ce but qui est qu'à la fin, on veut qu'ils aient vraiment appris un métier. Donc, c'était vraiment ce qui m'a porté à ce moment-là, c'est de créer une formation dans cette dynamique-là. Et donc, ça s'est lancé comme ça, de façon très naturelle. J'ai créé le programme, j'ai créé le contenu, puis j'ai lancé, en fait, tout simplement. Puis ça a pris. Et puis, la formation continue d'évoluer, toujours. Mais l'idée de départ, elle est toujours inchangée. Vraiment, le but, c'est former des gens en prenant en compte que j'ai des humains qui viennent X semaines qui arrêtent leur vie et qui partent de chez eux là on a des stagiaires qui viennent de toute la France donc c'est vraiment pour moi une responsabilité de les recevoir et de me dire ils attendent après moi quelque chose il faut que je donne tout pour que ça fonctionne et c'est très stressant c'est pas stressant en fait c'est très challengeant et ça me porte en fait je me dis vraiment à chaque session qui arrive il faut qu'ils repartent il faut qu'ils aient récupéré quelque chose à la fin
SPEAKER_00quoi et Tu dis que d'un côté, tu ne veux pas non plus... posé trop la question de la partie rentabilité. Tu as aussi la casquette chef d'entreprise où tu es obligé de... Tu ne peux pas vendre un truc à 100 euros si jamais ça te prend trois semaines de coaching perso. Mais comment tu as construit le programme
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu te dis par exemple, il faut qu'à la fin, ils soient en mesure de gérer un rendez-vous client seul, de trouver des clients, de faire une éducation et tout. Comment tu fais en sorte qu'ils acquièrent ces compétences
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu vois, comment tu décides
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je vais les placer sur un rendez-vous des vos clients
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et pourquoi pas 5
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment t'as construit ton programme pédagogique
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est vraiment un équilibre entre le temps que j'ai à disposition et ce que je fais de ce temps-là. Parce que mes formations sont quand même assez courtes. C'est un mois et demi la plupart du temps. Donc on n'est pas sur des formations qui durent un an ou plusieurs neuf mois, etc. Donc c'est quand même court. Et c'est court parce que si les gens ne peuvent pas partir de chez eux pendant neuf mois. Donc il y a aussi cette idée que mon profil de personnes que je reçois en formation, c'est souvent des adultes, déjà en reconversion professionnelle, et donc des profils qui vont avoir une vie, en fait, et qui ne peuvent pas, pendant un an, mettre de côté cette vie. Donc ça, c'est un peu la difficulté. Et donc, le fait que ce soit court, ça m'a forcé à réfléchir à un programme qui soit utile. Il n'y a pas de superflu. Tout ce qui est en formation a un but, a une fonction, et tout est réfléchi pour que ce soit progressif. Donc, entre le début de la formation et la fin, il y a plein de cases, en fait, qui se débloquées petit à petit par l'apprenant pour qu'en fin de formation, il puisse se retrouver face à un vrai client et qu'il ait toutes les compétences pour savoir gérer cette leçon-là. Donc ça, ça a été vraiment quelque chose qui s'est fait progressivement et puis je pense que moi, c'est vraiment une passion la transmission, j'adore ça. J'aime vraiment ça être dans le rôle de la formatrice et réfléchir à des programmes, etc. Donc c'est vrai que vu que j'aime ça, ça ne me dérange pas d'y passer du temps, j'y réfléchis, c'est facile pour moi parce que je pense que ça fait partie de mes qualités. Je suis convaincue que quand on va vers ces qualités, ben en fait c'est beaucoup plus facile par exemple si je suis pas forcément très forte sur la compta ben j'ai un très bon comptable du coup parce que c'est pas mes qualités donc je vais pas y passer moi je vais devoir y passer du temps du temps et du temps puis ce sera pas parfait parce que c'est pas ce qui m'anime en fait humainement alors que ben au cabinet comptable ils adorent ça et ça leur va très bien de faire ça et c'est très cool donc c'est vraiment aussi de me dire je pense très sans enfin sans vouloir me mettre en avant ou quoi, mais je pense vraiment que j'aime la formation, que j'aime ce truc-là. Et donc, ça s'est fait facilement quelque part, parce que j'ai eu la logique, c'est quelque chose qui est facile pour moi. Même si après, ça ne veut pas dire qu'en 3 secondes, j'ai monté le programme. Ça a été du travail, ça a été du temps, de l'ajustement, etc. Mais j'aime ça. Donc forcément, j'y pense avec plaisir et je me forme aussi là-dessus avec plaisir, vu que c'est des choses qui me plaisent d'apprendre. J'aime apprendre sur ça aussi, donc c'est cool de le... C'est une compétence que j'ai et que j'exploite en tant
SPEAKER_00que compétence personnelle. Trop bien. Et alors, à partir de quel moment tu as commencé à créer du contenu sur le web
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'ai vu YouTube, par exemple, les premières vidéos, c'était il y a neuf ans. Au niveau de ton parcours, toi, il y a neuf ans, tu avais déjà cette formation pour les formateurs, où à l'époque, tu ne faisais que la partie toi-même, la prestation de service. C'est comment tu as
SPEAKER_01arrivé là
UNKNOWN?
SPEAKER_01La formation, elle date de 2012, donc ma chaîne YouTube a été créée après. Alors, ça s'est fait qu'en fait, j'ai toujours eu... Je faisais de l'éduc, je faisais la formation, donc j'avais vraiment ces deux casquettes. Même encore aujourd'hui, je continue d'avoir quelques suivis d'éducation. Je garde un pied dans le métier, je trouve que c'est important. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que... Alors, j'ai eu mon premier enfant en 2014. Et en fait, j'avais créé à ce moment-là un blog. Je ne sais plus pourquoi j'avais créé le blog, mais j'avais créé un blog. Mais alors, c'était vraiment un tout petit truc. J'avais, je crois, mis vraiment... 20 visiteurs par mois. Enfin, c'était vraiment microscopique. Et puis, je ne sais pas par quel hasard, il y a quelqu'un de Royal Canin, donc du groupe Royal Canin, qui tombe sur mon blog. Je ne sais pas comment c'est possible. Et qui m'écrit et qui me dit, voilà, on organise une course de chiens de traîneau en Savoie et on voudrait vous inviter en échange d'un article sur votre blog. Moi, je me dis, ce n'est pas possible. Impossible. Vraiment, c'est la petite première fois que ce genre de truc m'arrivait. Et puis, mon fils n'était pas très vieux, il devait avoir un an et demi, c'était un peu challengeant, je me disais est-ce que j'y vais, c'est bizarre, ils vont me demander les statistiques de mon blog, ils vont me désinviter, c'est pas possible, bref, donc j'ai hésité longuement, et puis je sais pas, vu que quand même les chiens de traîneau c'était ma passion, quand même je me suis dit bon allez, j'y vais quoi, donc je pars couvrir médiatiquement avec mon blog tout petit cet événement, et puis c'est quand même, ils font les choses bien, ils nous payent le trajet, ils nous logent, c'est tout un voyage comme ça. Donc vraiment, c'était vraiment fou. Puis c'était la première fois que ça m'arrivait. Et donc, je me pointe là-bas. Et en fait, là-bas, j'ai eu la chance de rencontrer plein de journalistes, plein de personnes importantes, en fait, qui m'ont après beaucoup aidée dans ma société. Mais je suis arrivée vraiment là-bas sans savoir où je mettais les pieds. La petite anecdote, c'est qu'il y a un moment comme ça, je vois quelqu'un qui me dit « Alors, comment ça se passe
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Je lui dis « Très, très bien. » Et puis, je lui dis « Alors, vous, vous êtes quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Bénévole sur la course
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Et il me fait « Non, non, je suis le DG de Royal Canin. C'était le directeur général général de Royal Canin, et donc celui qui m'invitait, puis moi je savais pas que c'était lui, tellement j'étais complètement à côté de la plaque, et puis je pense que ça lui a fait rire, parce que le soir, il m'a invité à manger à sa table, et en fait, la petite histoire, c'est que pendant ce repas, avec cette personne, et puis d'autres personnes dans le repas, j'ai eu toutes les idées de développement de nature de chien, mais je les ai eues instant pendant le repas, mais en faisant comme si c'était prévu depuis super longtemps, tu vois, dans la présentation que je faisais, c'était vraiment comme si j'avais tout mon business plan, que j'avais tout prévu, que j'avais tout réfléchi, et donc c'était lunaire, et quand je je suis rentrée dans ma chambre le soir après le repas, je me suis dit, mais en fait, toutes les idées que je viens d'avoir un peu instantes, je pourrais tellement le réaliser. Et donc, ça a été comme ça que tout le développement après Nature de Chien, ça a été la base. Comme quoi, des fois, il ne faut pas trop... C'est vraiment la vie, ça a été le hasard comme ça. Et donc, pendant tout ça, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a énormément appris en webmarketing, qui est un ami, vraiment quelqu'un qui a été hyper important pour moi. J'ai rencontré les cofondateurs du site Whamiz, avec qui on On a beaucoup travaillé ensuite. J'ai rencontré plein d'acteurs. Donc, quand je suis revenue de ce voyage, c'est là que toutes les idées se sont mises en place, que la chaîne YouTube a été créée, que j'ai développé enfin le blog, mais correctement, que j'ai créé des liens, que j'ai eu du réseau aussi à ce moment-là. Et ça m'a permis d'être après dans cette dynamique. Mais c'est parti de là. Et pour la petite histoire, je continue bien sûr d'être en relation avec Royal Canin, même après toutes ces années. Et donc, il y a un moment où je leur ai avoué qu'ils m'avaient invitée sur ces bases-là. Donc, ça a été très drôle. mais bon c'est pas rédhibitoire on continue de travailler ensemble et ça se passe très bien mais voilà ça s'est fait comme ça donc c'est parti de cette énergie là au
SPEAKER_00départ ouais c'est fou comme quoi des fois tu vois il y a des coups de bol enfin des moments improbables de la vie qui déclenchent plein de choses
SPEAKER_01totalement mais moi j'en suis convaincue c'est vraiment c'est je pense qu'il faut il faut amener les choses pour il faut être dans cette énergie là mais il faut saisir à un moment donné quoi il faut lâcher moi vraiment pendant ce repas où j'avais toutes ces idées si j'avais eu peur j'aurais jamais fait ça en fait donc il y a un moment aussi je pense que la peur est l'ennemi de l'entrepreneur c'est d'avoir une peur pas non plus dire je saute et puis je fais pas gaffe mais il faut réfléchir quand même mais il y a un moment où il faut être dans la joie, il faut être dans l'envie d'y aller, il faut être dans ce truc là parce que sinon on s'auto s'aborde et vu qu'il y a personne qui nous porte en tant qu'entrepreneur on est notre propre moteur, il faut être bien avec soi là dessus parce que Sinon, je n'y aurais
SPEAKER_00jamais été et puis je n'aurais jamais fait tout ce que j'ai fait après, quoi. Complètement, complètement. J'avais vu une fois, il y a 5 ou 10 ans, mais un TED Talk sur... C'était une nana américaine. J'ai complètement oublié son nom, mais en gros, le titre, c'est un peu qu'il faut... Comment provoquer sa chance, tu vois. Et elle te dit comment... Alors oui, la chance, c'est de la chance. Enfin, tu ne le contrôles pas, mais tu peux te mettre dans des situations où tu provoques des coups de bol, tu vois. Et typiquement, tu as eu un coup de bol... Enfin, tu as provoqué un premier coup de bol en créant un site et en te mettant visible. Bon, pas très visible à 20 visites par mois, mais quand même assez visible pour Royal Canin. Ensuite, t'as sauté un peu dans l'inconnu en disant, bah vas-y, tu sais quoi, j'y vais. Et tu te mets dans une situation de coup de bol, de rencontrer des gens qui peuvent vraiment t'aider ton projet après. Je pense vraiment qu'il y a ce truc où on peut provoquer sa chance, tu vois, se mettre dans des situations où on a plus de chance
SPEAKER_01d'avoir de la chance que si tu restes chez toi. Je pense aussi que si tu fais quelque chose... Tu vois, ma ma société elle a beaucoup évolué puis elle continue d'évoluer mais à chaque fois que j'ai voulu prendre un chemin une transition alors il y a eu des il y a eu un moment dans ma société où j'ai été associée après je me suis désassociée ça a été des grands chamboulements enfin il y a eu plein d'aventures comme ça et en fait tout ça aujourd'hui si je regarde en arrière je me dis en fait toutes les erreurs que j'ai faites qui sont des erreurs qui m'ont permis d'apprendre et d'être là où j'en suis donc je relativise la notion de l'erreur pour moi elles sont importantes mais elles ont été là parce que j'ai pas écouté quelque part part, cette espèce d'intuition. Il y a des choses que... En fait, dès l'instant où j'ai pris une décision qui est un peu liée, parce qu'il y a d'autres gens qui veulent prendre cette décision, quoi, que tu vois que ça ne vient pas complètement de moi, des fois ça foire plus facilement. Et donc, pour moi, un truc qui est hyper important, c'est quand je prends une décision, c'est de me dire, ok, moi, il faut vraiment que ça parte de moi, tu vois, que je sois convaincue que c'est le chemin que je dois prendre. Et en fait, à chaque fois que j'ai pris une décision en étant hyper alignée avec moi-même, je te jure, tout s'est débloqué, quoi. J'ai rencontré des gens, là dernièrement ça me l'a refait parce que j'ai vraiment pris la décision de me former sur la gestion émotionnelle de l'humain parce que c'est vrai que c'est un truc qui n'est pas anodin et donc je me suis dit ok là c'est bon, je franchis le cap, je tâtonnais un peu pendant toutes ces années mais là je me suis dit non je veux vraiment intégrer ça dans mon cursus et je prends la décision, je contacte une ancienne stagiaire à moi qui est thérapeute humain pour commencer à réfléchir à ça ensemble et tout donc on a créé la première retraite avec son chien avec elle donc là tout ça c'est vraiment de ma décision mais Une semaine après que je prenne cette décision, sur Instagram, j'ai une fille qui me contacte, et j'en parle pas sur les réseaux à ce moment-là, tu vois, c'est vraiment une idée dans ma tête, où je me dis juste, oui, je le fais, mais voilà, comment, quand, machin, je sais pas encore, mais par contre, je sais que je vais là-dedans, quoi. Donc, y'a rien qui est visible sur mes réseaux ou quoi, qui font dire que je parte là-dedans. Et donc, une semaine après, la fille me contacte, et en fait, elle me propose de me former sur une formation qui apprend à l'humain à se gérer émotionnellement avec le chien. Là, je me dis, mais what the fuck, c'est fou
UNKNOWN!
SPEAKER_01Donc, au début, je me dis, c'est pas possible, c'est une pub, tu vois, c'est une fille qui me voit un truc, enfin, tu vois, sur Instagram, on reçoit quand même beaucoup de messages comme ça, tu vois, donc je me dis, bon, c'est quand même assez fou pour que je réponde, mais je reste un peu sur la réserve en me disant, il y a peut-être un arnaque, tu vois, il y a peut-être un truc derrière. Donc je lui réponds, je dis, bah écoute, on peut s'appeler si tu veux, et puis en fait, non, non, c'est une fille qui est en plein développement, elle est hollandaise, elle développe en France, et elle veut trouver, enfin, en gros, elle cherchait une personne pour former les gens sur la formation des coachs en canier émotion, donc elle a vu mon profil, ça l'a interpellée, puis elle m'a contactée. Donc Donc, j'ai dit, ben, banco, allons-y. Puis là, j'ai fait sa formation. Je l'ai finie à la fin du mois, là. Sa formation sur plusieurs mois. Et qui me permet, après, de pouvoir former les gens là-dedans, tu vois. Donc, c'est fou. Et tu vois, c'est des choses où je me dis, ben, c'est pas anodin. Tu vois, si vraiment tu vas dans le bon chemin, tu l'as vraiment décidé, tu y vas vraiment, les portes, elles s'ouvrent. Alors que presque, quelque part, quand ça bloque, c'est que, tu vois, il y a peut-être encore des choses qu'il faut que t'ailles... C'est peut-être un ajustement, tu vois. La vie, elle te dit, peut-être, ça marche pas parce que c'est pas là que tu dois aller, tu vois. C'est un peu spirituel, mais... je suis convaincue qu'il y a... En tout cas, moi, dans mon expérience, je l'ai beaucoup vécu au fil des années. Donc, je me dis que c'est trop présent dans ma vie pour
SPEAKER_00que je puisse l'ignorer quand même. Oui. Non, mais en même temps que tu le disais, tu vois, j'essayais de réfléchir à des moments où ça me l'avait fait. Et moi, je le remarque beaucoup avec ce podcast. En plus, le podcast, moi, c'est un truc que j'adore faire. Échanger avec des gens comme toi, des gens de plein de secteurs, mais qui se rejoignent via l'entrepreneuriat web. T'imagines pas le nombre de portes que ça m'a ouvert, ce truc. Et Et je ne fais pas ça depuis longtemps. Tu vois, en un an, j'ai fait une cinquantaine d'interviews. Incroyable. Et j'adore faire ça. Ça me débloque
SPEAKER_01plein
SPEAKER_00de trucs.
UNKNOWNFranchement, c'est tout bénef.
SPEAKER_01Oui. Et puis, vu que tu aimes ça, en fait, forcément, tu vas y penser, tu vas mettre l'énergie dedans. Et donc, en fait, ça va s'ouvrir facilement. Et donc, c'est pour ça que pour moi, le fait d'aimer ce qu'on fait, c'est la clé de l'entrepreneuriat. Ça ne veut pas dire qu'on aime tout ce qu'on fait. Parce qu'attention, tout n'est pas magnifique. Il y a des coups durs, il y a des problèmes, il y a des choses. Mais vu qu'on est vraiment porté par... C'est vrai que moi, quotidiennement, tous les jours, j'ai un truc à gérer qui ne fonctionne pas comme ça devrait. Ça fait partie du jeu. Mais vu qu'on aime ce qu'on fait, c'est plus facile d'aller gérer le problème. Alors que quand tu fais quelque chose et que tu n'aimes pas ça, le moindre petit caillou dans la machine, tu as l'impression que c'est un rocher. Donc, c'est aussi le poids de l'épreuve. Il n'est pas porté pareil en fonction que tu aimes, que tu vas vers un truc qui te plaît, qui t'anime vraiment ou pas. Et c'est pour moi un peu ce truc, c'est que je peux avoir une charge de travail importante parce que c'est animé par le fait que j'aime ça. Donc je pense que ça fait aussi qu'il y a des opportunités qui s'ouvrent, c'est que j'y prends du
SPEAKER_00temps et que ça me plaît. Ok. Et alors si on zoom un peu sur la partie création de contenu maintenant, donc c'était il y a 9 ans, le but de ce que je comprends, c'est que vu que c'est arrivé après le lancement de ta formation pour les éducateurs, le but de ta création de contenu, ça a été quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ça a été d'attirer des gens qui voulaient se reconvertir dans l'éducation, ou tous les gens qui traînent de près ou de loin dans l'univers du chien
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment t'as géré le truc
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a eu plusieurs leviers. La première chose, la chose qui m'a animée, c'est que j'en avais marre à ce moment-là, donc quand j'ai lancé la chaîne YouTube, il y avait beaucoup, dans le milieu du chien, beaucoup de guerres entre l'éducation positive, l'éducation coercitive, ça se tirait dans les pattes partout sur les réseaux sociaux, etc. Et moi, j'étais convaincue que l'éducation positive, c'était la clé, et donc je voulais promouvoir ces de système éducatif. Je voulais que plus de gens possibles comprennent ce que c'était sans rentrer dans des clivages où j'allais critiquer des gens sur Internet. Je n'ai jamais été là-dedans. Et donc, je m'étais dit en fait, ma façon de mettre ma pierre à l'édifice, c'est de diffuser autour de cette façon de travailler et de diffuser le plus possible. Donc là, c'était vraiment un peu ce qui m'animait au niveau un peu philosophique. C'était ça. C'était je veux parler de ce qu'est l'éducation positive et en parler au plus de monde possible. Après, d'un point de vue entrepreneuriat, ce qui m'animait, c'est que j'avais compris à ce moment-là que si je voulais toucher des gens, il fallait d'abord que je touche le plus de gens possible, pas forcément toucher les gens qui veulent se reconvertir. Donc, je voulais rayonner auprès de toutes les personnes qui avaient un chien, quelque part. Donc, le plus facile pour ça, c'est d'aller donner des solutions. Quand tu as un problème avec ton chien, je te donne une solution. Donc, la chaîne YouTube, au début, elle a été créée comme ça où je donnais des conseils, des astuces, éducatifs, etc. Et c'est un peu le principe de la pyramide. Tu vois, c'est vraiment tu donnes gratuitement au plus de monde possible. De là, tu as des gens qui vont être inspirés parce que tu fais ce qui t'est ta société donc ils vont aller s'engager sur d'autres contenus chez toi et puis éventuellement après en dernier level ils viendront se faire former et donc ça a été pour moi aussi un bon accélérateur pour la formation ce qui fait qu'entre la quantité de personnes qui regardaient mon contenu et le nombre de personnes qui venaient se faire former il y en avait beaucoup moins mais c'est logique mais par contre ça m'a permis d'augmenter quand même cette visibilité en général et donc ça m'a permis de pouvoir faire après aussi des débats de faire d'autres actions qui m'a ouvert des portes j'ai pu écrire des livres grâce à ça donc tout ça a été dans le sens de d'étendre en fait nos connaissances et de permettre aux gens de comprendre ce qu'était l'éducation et en même temps de savoir qui on était et de potentiellement venir chez nous mais à ce moment là je ne vendais rien sur le web j'avais vraiment la partie contenu gratuit sur le web et après il fallait venir en physique si on voulait aller plus loin après j'ai lancé les formations en ligne j'ai lancé d'autres produits mais ça ça s'est fait en second temps c'était pas une stratégie de départ en fait c'est vrai qu'aujourd'hui les gens par des gens créer du contenu pour vendre un contenu digital. Moi, je ne l'ai pas fait comme ça. J'ai créé du contenu et puis les gens venaient après en physique me rencontrer. Et j'ai eu après la partie digitale qui est arrivée au moment du Covid, en fait, comme beaucoup d'entreprises. On n'avait que ça à faire. Donc, on a créé des formations en ligne. Et puis, c'est resté vite sûr. Mais c'est vrai que cette partie digitale, il y a 10 ans, c'était moins exploré que ce que c'est
SPEAKER_00aujourd'hui quand même. Oui, complètement. Et donc, j'ai vu ta... Au moment où j'ai fait mes petites notes, il y avait 541 vidéos. En 9 ans, ça fait plus d'une par semaine. Comment tu trouves toutes tes idées
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce qu'au bout d'un moment, j'imagine qu'en 540 vidéos, t'as largement dit beaucoup de choses sur l'éducation
SPEAKER_01positive. C'est clair. Ça, c'est pas évident. Je pense que ça va avec le fait de continuer d'évoluer personnellement. Parce que si on reste au même niveau, on a tout dit. Alors que si on évolue, on se forme, on va avoir on se développe sur des chemins, automatiquement, on apprend des nouvelles choses qu'on peut aller diffuser. Et après, il y a une question aussi de motivation. Là, tu vois, la chaîne YouTube, j'ai fait une petite pause ces derniers temps parce que là, vu que je suis dans le processus où moi, je suis en train d'apprendre, je suis en train d'assimiler, je ne suis pas encore dans le processus où je peux encore trop aller le montrer. Donc, c'est aussi des temps dans la vie où il y a des moments où tu as l'énergie pour aller diffuser ta connaissance et des moments où tu es en train de la nourrir un peu plus. Donc, Donc là, c'est des transitions, il faut s'écouter parce que c'est pareil, YouTube, c'est beaucoup de travail entre tourner, monter, prévoir. C'est vraiment une partie à part entière. Et donc, pour moi, quand je repars sur YouTube, c'est parce que j'ai vraiment un truc à dire. J'ai vraiment un axe à aller explorer. Et du coup, c'est pour ça que j'arrive à toujours trouver des idées. C'est que c'est en lien aussi avec moi, mes connaissances qui continuent d'évoluer, heureusement. Si je travaillais comme je travaillais il y a 10 ans encore... C'est clair que j'aurais fait le tour depuis longtemps.
SPEAKER_00Alors, vu que là, je continue d'apprendre, j'ai encore des choses à dire. OK. Et comment tu les produis, tes vidéos, dans le sens où... Est-ce que c'est quand tu te dis, tiens, là, ça y est, j'ai assez ingurgité d'infos, j'ai assez muré à l'intérieur, j'ai un truc à dire, tu dis, bah, aujourd'hui et demain, je fais cette vidéo, tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou alors, tu te dis, tiens, j'ai 10 sujets, là, avec tout ce que j'ai appris le mois dernier, je les tourne les 10, et après, tu les postes petit à petit. Comment tu... Alors, Alors,
SPEAKER_01il n'y a pas de règle. Ça dépend du temps que j'ai aussi, puisque vu que je gère les formations, quand je suis en période de formation, j'ai quasiment le temps pour rien d'autre. Quand c'est entre deux sessions, déjà, c'est là où c'est un temps aussi pour créer ce genre de choses. Donc, ça dépend. Mais déjà, ce qui est important, c'est que moi, tout est fait en interne. C'est-à-dire que j'ai une personne qui gère le montage en interne. J'ai vraiment réussi à créer cet écosystème-là dans la société pour être complètement indépendant. C'est-à-dire qu'on a le matériel, on tourne, on monte, on poste, etc. Voilà, tout est internalisé. Donc ça c'est cool parce que ça fait que quand on est en phase, bon là on tourne, bon bah on n'a pas besoin de booker quelqu'un à l'extérieur ou quoi, c'est vraiment tout se fait ici. Alors après j'essaye, c'est vrai que ça j'ai dû gagner en autonomie parce que j'étais pas très forte là-dessus. Le fait de créer des scripts, de prévoir, de planifier, machin, c'est vrai que ça c'est des choses où je perdais beaucoup de temps parce que j'étais pas organisée donc j'ai appris. Et aujourd'hui le process c'est vraiment ça c'est que je vais aller créer mon contenu en avance donc tu vois j'ai souvent un petit doc où je vais créer mes idées tu vois un peu en vrac donc comme ça en formation j'ai une idée tac je le note et puis j'y reviens plus tard et une fois que je me pose je me dis bon allez là qu'est-ce que je fais je reprends un peu ce truc là et j'organise mes idées je vois sur quoi je peux partir etc donc je me fixe pas un nombre de vidéos mais je vois ce qui ressort je me dis bah là il y a de quoi faire 3 vidéos là il y a de quoi faire une vidéo là il y a de quoi faire 10 vidéos j'adapte et ensuite on part on prévoit le tournage et puis on tourne. Des fois, j'ai besoin d'avoir des chiens, ça j'adapte. Une fois que c'est tourné, c'est le monteur et puis on a un planning qui est prévu. J'essaye aussi aujourd'hui le plus de faire du contenu, qu'un contenu me serve à plusieurs choses. Par exemple, si je tourne une vidéo, je vais essayer d'en créer un podcast ou on va essayer d'en créer des réels ou des shorts. J'essaye d'optimiser aussi pour ne pas avoir à multiplier les tours mais mais ça va c'est un vrai un vrai travail c'est pour ça qu'il faut que je prévois avant si j'y vais à l'arrache ça le fait pas donc le fait de prévoir d'avoir ce temps un peu où j'organise tout ça me ça m'aide à une fois qu'on tourne à être beaucoup plus
SPEAKER_00optimisé et puis C'est vrai que, alors moi, quand je fais des vidéos, tu vois, c'est souvent moi qui parle seul face caméra ou c'est des captures d'écran vidéo, des trucs comme ça. Et j'ai tendance à oublier que pour d'autres, par exemple toi, tourner une vidéo, si tu dois montrer quelque chose avec le chien et tout ça, le... le bazar que c'est. Enfin, pas le bazar, mais le travail que c'est, tu vois, de penser au plan de... Il faut que le chien, il soit coopératif. Il faut qu'il fasse beau. Il faut que, tu vois, c'est toute une autre logistique que j'oublie, en fait. Et j'en parlais un peu avec... J'ai fait une interview avec Docteur Peinture. Je ne sais pas si tu vois qui c'est. Il fait des vidéos autour de la peinture, en gros, sur YouTube. Et lui, pareil, tu vois, de temps en temps, c'est des vidéos sur des chantiers, c'est comment il cadre... vérifier qu'il peut bien montrer si c'est des chantiers de chez des clients, que c'est les maisons des clients qui se retrouvent sur YouTube. Voir comment il gère ça. Et en fait, c'est toute une problématique auxquelles je ne suis pas du tout habitué. Et c'est vrai que je me dis « Oh
UNKNOWN!
SPEAKER_00Qu'est-ce que j'aurais la flemme
UNKNOWN!
SPEAKER_01» Donc vraiment, chapeau
UNKNOWN!
SPEAKER_01Après, je fais aussi des vidéos face caméra quand il pleut ou qu'il y a un sujet qui ne nécessite pas d'avoir de chien. Mais on ne peut pas rester que sur du face cam dans mon domaine. Il faut forcément qu'il y ait du chien, qu'on soit dans le métier. Donc j'ai alternes mais c'est vrai que je me rends compte quand je fais des face cam que c'est quand même nettement plus facile parce que j'ai juste moi à me préparer à mettre mes lumières et puis ça tourne quoi donc même si j'ai souvent mon chien dans le cadre qui dort à côté ou quoi mais il fait ce qu'il veut donc en soi j'ai pas besoin de me prendre trop la tête mais non non c'est vrai que c'est c'est du taf même pour les plans c'est mieux d'avoir deux caméras enfin tu vois il y a plein de choses où ça demande du travail mais après moi j'aime bien je trouve que mais bon c'est j'aime bien mais il y a du travail derrière ouais c'est Et
SPEAKER_00alors, je suis allé espionner aussi un peu ton blog parce que depuis le blog à 20 visiteurs mensuels,
SPEAKER_02t'as comme
SPEAKER_00bien grossi. Oui, oui. On était plus, ça se compte en dizaines de... Alors moi, mon logiciel me dit que t'as passé les 10 000, que ça a fait un peu un U sur les deux dernières années. C'est-à-dire que t'avais beaucoup, que ça a un peu redescendu et que ça a un peu remonté. On reste très haut dans tous les cas. C'est quoi ta stratégie sur la
SPEAKER_01partie blogging SEO
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ouais. Ouais, ouais. Alors là, c'est vraiment... C'est très concret. Donc moi, le blog, il existe depuis 2016. Depuis 2016, sauf exception, on a un article par semaine qui est posté. Donc ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de contenu. Ma stratégie au départ, quand j'ai lancé le blog, ça a été vraiment... Alors, le blog dont je te parlais pour l'époque de Royal Canin, c'est plus celui qu'il y a là aujourd'hui. J'ai vraiment... Je suis repartie sur quelque chose de tout nouveau. Cet ancien blog n'existe plus. Donc, dès l'instant où je suis partie sur le blog, c'est qu'en fait, à ce moment-là, il y avait vraiment Google priorisé au SEO le fait qu'il y ait du contenu. Plus on avait du contenu, plus Google nous aimait, plus ils nous mettaient en avant, etc. Puis la machine Google, c'est que plus t'es vue, plus t'es vue. Donc, ça a vraiment permis de lancer après nos réseaux sociaux, ce qui fait que ça faisait grossir la marque, etc. Donc ça, ça a été hyper rapide. C'est-à-dire qu'on a vraiment eu un gros boom entre YouTube, le blog, nos autres réseaux, Facebook, etc. etc. Ça s'est très bien monté comme ça. Et donc, on a vraiment surfé sur ce truc-là, le blog, les réseaux, avec cette stratégie de créer du contenu pour avoir un site vraiment dense avec beaucoup d'infos. Donc ça, ça nous a permis de gagner en SEO très fortement. Après, en effet, on a vécu une petite baisse ces derniers temps qui est en fait liée aussi à Google parce que Google a évolué et Et aujourd'hui, notamment avec l'intelligence artificielle qui est arrivée, Google ne priorise plus la masse de contenu comme c'était au préalable. Alors ça, je l'ai appris à force de recherche, parce que ça ne s'est pas fait comme ça. Et donc maintenant, vu que c'est facile de créer du contenu avec les IA, c'est vrai que Google priorise moins, ce fait que plus tu as du contenu, mieux c'est. Donc, c'est vrai que là, ce qui était notre avantage à un moment donné, n'est plus vraiment devenu un avantage sur le SEO, parce que la stratégie de l'algorithme a évolué avec l'évolution générale. Donc là, ça nous a forcé à déjà comprendre ça. Ça a mis du temps de comprendre parce que Google ne l'explique pas, évidemment. Et puis après, j'ai... Et donc ensuite, après, ça m'a permis d'aller travailler avec une agence de SEO qui est très bien. Vraiment, c'est quelque chose qui m'apporte beaucoup et qui permet du coup d'aller revoir cette stratégie SEO pour être... Donc ça nous permet là aujourd'hui de remonter avec les nouvelles données. Et ça, c'est aussi quelque chose qui est intéressant quand on est entrepreneur, c'est que ce qui marche une année ne marche pas l'année d'après et ce n'est pas de notre fait, c'est que la vie, elle évolue. Il y a énormément changé de choses sur tout ce qui est web et ce n'est pas fini. Donc, il faut être adaptable, il ne faut pas paniquer, il faut comprendre les mécanismes et il faut aller actionner les nouveaux leviers parce que c'est ça la vie. Donc, voilà. Et aujourd'hui, on continue de poster, évidemment. On continue d'avoir cette expertise sur la partie blog et c'est juste que voilà, on a une stratégie qui a évolué avec la demande aujourd'hui de l'algorithme qui évolue comme ça. Je le disais.
SPEAKER_00et qu'est-ce qui a changé dans la stratégie parce que tu disais qu'avant vous postiez beaucoup parce qu'il fallait en gros avoir un gros catalogue d'articles mais que maintenant la stratégie a changé mais vous continuez de poster tu me le dis et je l'ai vu du coup c'est quel élément qui a changé
SPEAKER_01alors déjà bon ça on l'a jamais fait mais déjà il faut vraiment pas créer le contenu via l'IA parce que ça google le repère et c'est rédhibitoire donc ça nous clairement on ne le fait pas ça n'a jamais été le cas et donc Donc, ça, c'est quelque chose qui nous a permis aussi de garder ce truc-là parce que c'est tentant. Tu vois, tu as un article qui est créé en 3 minutes 30, même pas sur l'IA. Mais c'est vrai que ça, pour le coup, ça a été un premier critère. On n'y avait pas été et ça a été de dire, clairement, on n'ira pas. Donc, ça, c'était le premier point. Après, nous, on a beaucoup travaillé. On a beaucoup revu le site techniquement parce que le site a beaucoup d'articles. Il a plusieurs années maintenant donc au niveau technique il y avait des choses qui devaient être optimisées donc ça c'était le premier travail, ça a été au niveau technique d'aller réoptimiser les choses une stratégie aussi qu'on a mis en place c'est que les articles qui datent d'il y a très longtemps, on a été les revoir parce que c'est vrai que des articles qui sont très vieux le fait d'aller les revoir ça les relance dans la machine donc ça a été aussi quelque chose qui nous a permis de redynamiser le contenu existant tout en continuant de créer du contenu mais du contenu authentique justement et donc ça, ça a été vraiment d'aller voir au niveau technique, parce qu'il y avait des choses qui étaient à revoir, et d'aller redynamiser de l'ancien contenu, puis après on a aussi réoptimisé tout le maillage interne du site toutes les choses de base mais c'est vrai que on peut avoir, qu'on continue à faire mais là il a vraiment fallu qu'on aille mettre les pieds dans le plat pour revaloriser en fait le site au lieu de Google, voilà donc ça a été les axes principaux, ça a été d'aller nettoyer, d'aller solidifier et de garder
SPEAKER_00une stratégie de contenu humaine. Oui, c'est vrai que la tentation des articles par IA est très très grande, surtout que quand tu lis un article IA, en vrai... il est souvent tout aussi bien, voire mieux rédigé que par un humain. Enfin, il y a plein d'humains qui n'écrivent pas aussi bien que ce qu'écrit une IA. Si tu l'approntes bien et que tu fais bien ton boulot, mais du coup, tu peux dire, mais à quoi ça sert
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, je vais passer X heures à écrire un truc qui sera moins bien que ce que ça m'a coûté un clic et 1,50 €. Pourquoi je me
SPEAKER_01fatigue, tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce qu'en fait, aussi, ce qui est important, c'est qu'il faut penser à l'utilisateur. Quand il va lire ton article, il Il faut qu'il y ait un contenu. Après, tu peux t'aider de l'IA pour aller corriger tes fautes. Mais il faut que le contenu soit authentique, qu'il soit humain. Parce que sinon, tu n'apportes plus de valeur ajoutée. Si l'IA fait mieux que toi au niveau de ton savoir, il n'y a aucun intérêt. Alors que le but, c'est que quand tu vas écrire ton article, tu te dis que la personne n'aura pas cette connaissance ailleurs qu'ici. Et c'est ça qui est important. C'est de ramener la fonction que le lecteur a besoin, c'est qu'il cherche, il a un problème, il cherche une solution. S'il peut la trouver sur ChatGPT, entre guillemets, tu ne sers à rien. Alors que si ton analyse, elle est visible que sur ton site, c'est là que tu vas avoir un intérêt et que donc, il y a une expertise que l'IA ne n'a
SPEAKER_00pas, en fait, typiquement. Oui, mais tu vois, ce que je trouve encore plus vicieux, c'est que tu fais ça, tu mets ton expertise, tu mets un peu de Chloé, moi, un peu de Paul dans l'article, tu arrives vient dans Google, le suivant qui fait sa requête, ChatGPT va aller regarder les premiers articles de Google et il va
SPEAKER_01te voler ton analyse. Et ça, je trouve ça vraiment frustrant, quand même. Moi, je l'ai guéri en me disant que... Enfin, je l'ai guéri. Oui, je l'ai guéri, entre guillemets, en me disant que, de toute façon, la connaissance, elle est là pour être donnée. Donc, en fait, tu vois, moi, mon rôle, tu vois, je me dis, c'est quand même que les gens, ils soient mieux avec leurs chiens, etc., qu'ils soient mieux avec eux-mêmes. Donc, peu importe par où ils ont le savoir, si ça les aide à aller mieux, ça va dans le sens de ce que je veux faire et ils tomberont sur moi parce que si ça les inspire, même s'ils n'ont pas compris que quelque part, il y a à trouver ça de chez moi, si le contenu qu'ils ont acquis, ça les inspire, le jour où ils tomberont sur moi, ça va leur parler et puis ils viendront, tu vois. il y a eu le même débat quand on a lancé les blogs, les gens me disaient oui mais tu dois pas donner tout, les éduques ils venaient là, ils critiquaient, ils disaient il faut pas que tu donnes ce contenu gratuitement aux gens, ils viendront plus nous voir en éducation, on va perdre du client parce qu'on donnait des conseils sur comment prendre la propreté sur comment... et les éduques avaient l'impression qu'on allait leur voler leurs clients parce qu'on donnait gratuitement des choses qu'eux donnaient de façon payante et en fait moi j'ai toujours été persuadée que pas du tout, qu'en fait les gens justement parce qu'ils trouvent l'info, parce que ça marche, c'est là qu'ils vont venir te voir parce que ça leur a plu, tu vois. Et que s'ils ne viennent pas me voir parce qu'ils n'ont plus de problème de propreté à ce moment-là, ils viendront pour autre chose. Et tant mieux, parce qu'on ira plus loin dans le truc. Et rendre les gens intelligents, leur permettre d'avoir des connaissances, c'est pas ça qui fait qu'ils ne viendront plus nous voir. Au contraire, c'est que ça va leur plaire, ils vont vouloir aller plus loin, et c'est ça qui fera qu'ils viendront avec cet état d'esprit.
SPEAKER_00Là où tu as été maligne, en plus, c'est qu'en donnant toi gratuitement le contenu que les autres donnent payant, c'est que si après ils aiment
SPEAKER_01bien ton contenu, ils vont venir te voir toi et pas les autres. Exactement. Non mais c'est vrai. C'est vraiment ça. Puis c'est vraiment d'aller donner gratuitement des choses pour que derrière, en fait, ne serait-ce que les gens te connaissent, tu vois, ils vont se rappeler de qui est Nature de Chien, ils vont se rappeler que ça les a aidés. Et donc ça va dans le sens de ce qu'on veut, tout simplement. Donc non, je pense que... Enfin moi, ça m'a jamais porté défaut d'amener du contenu gratuitement aux gens. Au contraire. Ça m'a vraiment toujours apporté donc j'ai pas de problème avec ça et en fait c'est souvent une peur c'est que si tu le fais pas c'est que t'as peur derrière de plus avoir de personnes mais c'est tout
SPEAKER_00l'inverse en fait ok et au niveau des réseaux sociaux donc principalement je crois que toi c'est Facebook et Instagram où t'es assez active autant Youtube et SEO je me démerde bien tu vois je suis assez ok avec moi même Facebook et Instagram au moment où on en j'ai décidé récemment que j'allais commencer à poster
SPEAKER_02dessus
SPEAKER_00pour le moment il n'y a rien j'ai créé les comptes juste ils sont ouverts mais vides et le but c'est que je veux y poster je ne suis pas un consommateur à titre perso mais j'ai envie d'y poster j'allais faire des shorts de ces épisodes de podcast que j'allais mettre sur Youtube je me suis dit franchement ouvre un compte Instagram, un compte Facebook, un compte TikTok et juste je reposte les shorts là dessus tu vois et on voit si ça prend ou pas mais du coup tu parles à un newbie Tu vois, quelqu'un qui n'y connaît rien, qui n'y comprend pas, je ne les utilise jamais ces trucs-là. Comment on fait pour se faire repérer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que, alors, je n'ai plus Instagram sous les yeux, mais sur Facebook, tu as 30 000 abonnés sur ta page. Comment tu arrives à des scores comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, bon, déjà, les pages ont quelques années. Maintenant, c'est pas évident parce que... Alors, en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est un peu la même stratégie que ce que j'ai exposé tout à l'heure, c'est qu'il faut donner du contenu. Il faut pas chercher à vouloir vendre quelque chose sur les réseaux sociaux. C'est pas l'objectif. Les gens qui sont sur les réseaux, ils sont là pour le loisir, tu vois. Alors, c'est vrai que la première chose, c'est que tu m'as dit, toi, tu consommes pas trop ces réseaux. Je pense que ça, c'est un truc que tu peux te mettre à faire dans cette logique-là parce que le fait de te mettre à la place du consommateur, entre guillemets, ça va va te permettre de mieux comprendre ce que tu... de mettre en conscience que inconsciemment les gens font sur les réseaux, c'est que c'est du loisir. Donc si, quand ils vont sur Instagram ou quoi, ils voient que des choses à acheter, ça les intéresse pas. Par contre, si quand ils vont sur Instagram, ils vont apprendre quelque chose, ils vont vivre une émotion parce qu'ils ont vu une vidéo qui les a fait rire ou qui les a choqués ou je ne sais quoi, là, ça répond à la fonction du réseau social qui est le côté un peu récréation. Tu vois, t'es dans ton bus, t'attends que le temps y passe, tu vas sur Instagram ou sur TikTok et tu scrolles. Donc, il faut avoir cette idée de proposer un contenu à l'utilisateur qui répond au fait de, non pas de vendre ce que toi, tu veux vendre, mais de donner à la personne quelque chose qu'elle attend. Donc, c'est de l'apprentissage, c'est de l'émotionnel, etc. Donc ça, déjà, c'est la première chose. Et donc, c'est un peu comme sur le blog, c'est que tu vas aller créer du contenu gratuit qui va répondre à ce besoin parce qu'il va être viral, entre guillemets. C'est-à-dire que les gens, les réseaux sociaux, ça marche dans le sens où l'algorithme prend en compte ta durée de vue. Donc, si la personne va tout de suite swiper, tu ne vas pas être mis en avant. En fait, c'est que ta vidéo, elle est proposée à une centaine d'utilisateurs, et en fonction de leur réaction, soit ça repart dans l'algorithme, soit ça l'éteint. Donc, c'est ce qu'on appelle le « ou ». Il faut vraiment, sur les premières secondes, la personne, elle se dise « tiens, j'ai envie d'aller ». Enfin, elle ne se dit pas, mais elle reste dans ta vidéo, voire même elle interagit, si elle like, elle commente, etc. Et c'est ça qui va faire que l'algorithme va se dire « bon, ce contenu, il répond à sa fonction ». L'utilisateur reste sur le sur Instagram quand ils voient ma vidéo donc je vais la proposer parce que le but de l'algorithme c'est que l'utilisateur reste sur Facebook ou sur Insta ou sur TikTok tu vois donc ce qui fait rester l'utilisateur c'est qu'on va et quand tu regardes les vidéos souvent qui fonctionnent il y a des créateurs de contenu qui partent sur ça c'est qu'ils partent sur du buzz tu vois de la critique parce qu'en fait les gens ça les fait réagir donc ils restent ils partagent etc et c'est ça qui fait que l'algorithme les met en avant bon après moi ça que c'est pas ma stratégie parce que je suis pas là pour faire du buzz comme ça mais j'essaye d'avoir cette logique qui est de proposer un contenu qui n'est pas pour vendre mais qui est pour donner une connaissance, donner quelque chose et en fait c'est pareil, les gens vont aimer ce que t'as fait parce que ça va leur parler ça va répondre à un besoin etc et donc ils vont aller regarder tes autres contenus ou ils vont aller commencer à te suivre, ils vont regarder tes stories ils vont commencer à aller sur ton site et puis ta ta ta et c'est là qu'ensuite ils vont passer de simple observateur à potentiel prospect mais ça part de là et je pense que c'est un peu la stratégie après c'est pas évident en théorie c'est facile en pratique c'est pas évident d'aller créer un contenu qui va interpeller il faut avoir une niche en fait je pense que la première chose c'est de savoir à qui tu t'adresses et à qui tu t'adresses parce que moi aujourd'hui je m'adresse de plus en plus à des gens qui ont une sensibilité qui veulent aller travailler sur eux et grâce à leur chien Donc, j'ai un peu... Je ne change pas mon public. Mais tu vois, j'affine ma cible du fait que moi, je prends une direction dans ma société qui est que je suis convaincue que moi, je ne suis pas là pour juste vendre quelque chose. Je veux vraiment que les gens aillent mieux avec eux-mêmes et avec leurs chiens. Tu vois, c'est vraiment un truc que je veux. Le fait de créer des retraites avec ton chien où tu viens et tu repars et tu as débloqué des trucs. Ton chien, il va mieux avec toi. Tu vas mieux avec lui. C'est vraiment mon objectif. Je veux vraiment aller là-dedans. Donc... ma cible elle évolue un petit peu là ces derniers mois parce que je veux aller toucher ce public là donc je crée du contenu qui est un peu plus en lien avec ça aujourd'hui donc ma niche elle s'affine un petit peu aujourd'hui aussi tu vois et donc ça il faut savoir à qui tu t'adresses, quel est ton public est-ce que c'est des entrepreneurs qui débutent, qui sont déjà installés enfin tu vois je sais pas et c'est en posant à qui je m'adresse et que tu crées du contenu à ces gens là que techniquement tu devrais
SPEAKER_00grossir ok C'est... À chaque fois, ça me semble être une montagne à faire, tu vois, mais je pense que c'est parce que je n'ai pas encore vraiment le pied dedans. Mais j'ai toujours la crainte, tu vois, de la différence entre un réseau dont tu es propriétaire, donc typiquement ta liste email, versus un réseau dont tu es locataire, comme un réseau social où on peut te virer ton compte et tout ça, tu vois. Moi, j'avais commencé une fois sur mon premier blog un compte Instagram. On me l'avait supprimé par Instagram. Impossible de faire un recours et tout. Enfin, tu peux faire un court, mais en vrai, ils ne te répondent pas. Du coup, bien deg, c'est arrivé à une amie à moi aussi, son compte pro a été supprimé. Et du coup, j'ai cette peur, tu vois, où je me dis, mais en fait, est-ce que j'en ai vraiment envie de faire ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Mais d'un côté, quand je vois que ça peut ramener du client, je me dis que c'est quand même intéressant. Donc, je vais mijoter sur toutes ces questions, en tout
SPEAKER_01cas. Et puis, il faut avoir une stratégie multiple. Il ne faut pas tout miser, je pense, sur Insta. Tu vois, le fait d'aller sur d'autres... sur le SEO, sur un peu de SEO à s'il faut, sur les réseaux, sur... Enfin, tu vois, c'est tout ça aussi, c'est la stratégie globale. Et ensuite... et ensuite je pense que le plus important c'est de se dire je le fais parce que j'ai un message à donner tu vois j'ai un truc à transmettre peu importe comment c'est reçu peu importe si mon compte il est supprimé mon but c'est que je veux que ce message les gens l'entendent tu vois parce qu'il me semble important et que c'est pour ça que je le fais et en fait naturellement les gens vont se dire ouais attends c'est intéressant lui il s'intéresse aux entrepreneurs moi ça m'intéresse bah tiens je vais aller voir et tu vois ça part en fait de cette intention de départ si les gens ils se disent bah tiens j'ai un peu ce besoin et Et lui, il répond à ce besoin-là. Mais ce n'est pas de le faire pour retrouver la personne, en fait. Tu vois, c'est un peu... Je ne poste pas pour que les gens viennent sur mon site. Je poste parce que l'info que je donne, je veux qu'elle soit transmise. Et du coup, les gens sont intéressés et viennent suivre derrière.
SPEAKER_00et
SPEAKER_01en fait ça t'appartient plus mais si non c'est pas ça je sais pas c'est de se dire tant pis après si mon compte il est supprimé déjà j'ai pas mis tous mes oeufs dans le même panier je fais pas tout via Instagram donc à la limite c'est un plus mais si c'est pas là ça va pas m'handicaper et puis mon but c'est qu'une fois que c'est lancé une fois que c'est posté et ben qu'il m'aime me suivre tu vois c'est un peu ça et derrière il y a moins de pression tu vois il y a moins de peur Parce que tu ne vas pas avec cette intention d'avoir une pression, d'avoir un résultat obligatoire.
SPEAKER_00Je crois que je vais y aller comme ça. Tu m'as fait du bien. Merci, Chloé.
UNKNOWNEn chill.
SPEAKER_00Pas de
SPEAKER_01pression. D'ailleurs, est-ce que tu as une newsletter, une liste email
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, on en a une. On fait des newsletters. Par contre, on ne va pas en faire une toutes les semaines ou tous les mois. On en fait quand on a vraiment un truc à donner, une info à passer. C'est vrai que moi, je le vois, on reçoit 50 000 des mails qu'on ne lit même plus. Quand j'en fais une, c'est parce qu'il y a une info Mais c'est pas toutes les
SPEAKER_00spectres,
SPEAKER_01tu vois.
UNKNOWNOk.
SPEAKER_00Est-ce que tu pourrais presque avoir une stratégie similaire à celle que tu as sur les réseaux sociaux mais pour la newsletter
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je partage du contenu utile par email. De temps en temps, tu vends. Mais là, au moins, tu es maître de ton canal. Je prêche un peu pour ma paroisse parce que c'est ce que je fais. Je fais ça déjà sur la newsletter et pas sur les
SPEAKER_01réseaux sociaux. Après, il y a aussi que je pense que ma newsletter, j'ai beaucoup de mails et il faut que je donc tu vois c'est tout un business quand on veut lancer une newsletter parce qu'il y a tellement de mails que c'est plus t'as une base de données qui est lourde plus tu peux pas juste envoyer sur gmail ton truc tu vois donc c'est passer par un logiciel et en fait il faut nettoyer ta newsletter de temps en temps ta base de données parce qu'en fait t'as des gens qui vont plus suivre etc donc il y a aussi je pense un travail qu'on doit faire là dessus donc aujourd'hui on le garde mais
SPEAKER_00c'est vrai qu'on le
SPEAKER_01fait plus de façon
SPEAKER_00épisodique
SPEAKER_01quoi mais t'as raison c'est un très bon outil
SPEAKER_00et il faut pas le négliger ouais ça c'est clair ok trop bien j'aimerais bien qu'on rezoome un peu sur tes formations que tu vends donc t'as d'un côté les formations en ligne qui sont j'ai l'impression plus pour les particuliers ça c'est si moi j'ai un chien et que je veux l'auto éduquer enfin me débrouiller tout seul c'est
SPEAKER_01ça
SPEAKER_00ouais ouais ça vit dessus
SPEAKER_01il est professionnel mais c'est plus les particuliers je suis d'accord
SPEAKER_00comment t'as choisi les sujets parce que t'as un catalogue aussi qui est assez grand là sur cette partie formation en ligne plus classique
SPEAKER_01ouais ouais alors donc c'est vrai que l'idée de la formation en ligne elle est arrivée pendant le covid vu qu'on avait tout fermé et que on pouvait plus travailler quoi parce que nous on reçoit les gens sur terrain donc là c'était foutu et donc on avait le temps vu qu'on avait pas de travail donc c'est là que j'ai créé les formations et c'est vrai que le but c'était des des formations pour les particuliers qui ont leur chien, qui sont confinés avec. Ils n'ont que ça à faire. Je suis partie sur une stratégie qui a très bien marché, qui a été de faire des conférences gratuites et dans les conférences, de vendre mes formations en ligne. D'ailleurs, ça nous a sauvé la trésor à ce moment-là parce que c'est vrai que c'était notre seule rentrée d'argent. C'était ça. Donc, ça a été très cool. Puis, c'est vrai que ça m'a plu. Donc, j'ai continué derrière. Une fois le Covid passé, j'ai continué les formations en ligne et le principe des conférences en ligne aussi. Et donc, c'est vrai que vu que l'idée de départ, c'était de parler aux gens qui ont un chien et qui sont chez eux, c'est un peu resté. Parce que c'est ce que je savais faire et que c'était chouette. Et après, mon catalogue s'est étayé parce que il y a aussi dans les formations en ligne, j'ai des intervenants. Notamment, j'ai une éthologue, une docteure en éthologie qui a fait des formations chez moi sur le site. Et elle, donc elle a créé une formation en éthologie, elle a créé une formation en médiation animale parce qu'elle est spécialisée là-dedans. En fait, il y a un moment où je me suis dit, bah tiens, j'ai envie d'amener des profils experts sur la partie en ligne. Donc ça a été un peu cette idée-là. Et voilà, et en fait, il n'y a pas de stratégie au niveau du catalogue, c'est en fonction des gens que je rencontre, c'est en fonction de moi, parce que créer une formation en ligne, c'est quand même pas rien. Il faut vraiment réfléchir, tu vois, il n'y a pas je pense qu'on ne pourrait jamais dire jamais, mais je ne me sentirais pas faire une formation en ligne sur la réactivité. Pour moi, c'est un truc, il faut être sur terrain, il faut être avec les gens en direct. Par contre, apprendre aux chiens, apprendre aux gens comment lâcher deux chiens ensemble, ça peut se faire en ligne. Donc, tu vois, ça a été aussi de sélectionner des sujets et le contenu, il est fait soit en vidéo, soit il y a des vidéos, il y a du texte, il y a un peu de tout. Et il y a certaines formations qui peuvent vraiment être à destination des professionnels tellement elles sont poussées. Donc, Donc, c'est variable. Mais c'est un outil intéressant. Alors, je trouve qu'aujourd'hui, c'est un peu moins... Tu vois, les gens s'éloignent un peu plus du contenu en ligne, j'ai l'impression. J'ai cette sensation. Après, tu vas voir dans le temps ce que ça va donner. Mais je pense qu'on a eu beaucoup, beaucoup de formations en ligne. Après Covid, etc., ça a été très dense. Et j'ai un peu ce ressenti, tu vois, qui est très subjectif, qu'on a un peu moins envie d'aller sur un contenu en ligne, mais on a un peu plus envie d'être avec un interlocuteur locuteur aujourd'hui mais je peux me tromper mais c'est un peu le ressenti que j'ai donc à voir ce que ça dit sur les prochains
SPEAKER_00temps je le vois un peu aussi alors pas forcément avec mes clients mais avec ce que vendent les autres formateurs et formatrices que je rencontre ou que je regarde que le format de la formation 100% en autonomie à faire seul chez soi qu'il y en a de moins en moins qui se vendent comme ça et qu'il y a de plus en plus de contacts humains que ce soit en présentiel ce qui se fait pas encore trop mais beaucoup plus de coaching que ce soit du groupe ou du seul ou du que le côté 100% passif en autonomie en fait qui se vend de moins en moins enfin il est de moins en moins vendu est-ce que c'est les gens qui en veulent pas ou juste les gens qui vendent autre chose je pense les deux sont liés mais je remarque que ça va comme ça
SPEAKER_01quand même je pense un contenu hybride ça peut bien fonctionner tu vois où ils ont une base passive mais ils ont aussi l'accès à un entretien en zoom ou ou un groupe d'entraide je pense que les gens aujourd'hui ils ont pas envie de rester seuls derrière leur ordi donc ils ont envie de contact et ils ont envie d'aller là dessus et je suis d'accord tu vois je l'avais pas trop formalisé dans mon esprit mais je sens qu'on est sur une transition de la partie digitale et tant mieux en fait c'est comme ça donc il faut s'adapter
SPEAKER_00oui oui tant mieux je trouve que c'est mieux pour le alors si je me place d'un point de vue formateur je suis deg parce que c'était trop bien de vendre des trucs où il ne faut plus rien mais d'un point de vue élève en vrai c'est mieux quand tu as quelqu'un qui t'accompagne que ce soit le formateur vedette que tu vois dans les vidéos et tout ou un coach qui est de son équipe enfin peu importe mais c'est mieux quand même et je trouve que ça va peut-être un peu casser aussi les moi je trouve qu'il y a toujours des prix qui sont ahurissants pour certaines formations à suivre en autonomie tu n'as aucun accompagnement tu as éventuellement un forum et tout et ça coûte ça astronomiques. Je dis, non, mais ça, il faut arrêter de se délire, par contre. C'est de l'information aussi qualitative soit-elle,
SPEAKER_01elle ne mérite pas ce prix. Ça, c'est un avis très personnel. Non, je suis d'accord. Après, c'est comme tout, tu vois, il y a eu un gros buzz, donc les gens ont surfé sur le truc de la formation en ligne. Et d'ailleurs, je pense que c'est aussi ça qui fait que les gens, aujourd'hui, veulent avoir un interlocuteur et pas juste être sur... Parce que c'est compliqué, tu vois, quand tu fais une formation, même si tu l'as payée cher, de garder la motivation, tu vois, de... Alors que quand tu as un rendez-vous avec un humain à intervalle, tu es beaucoup plus obligé de t'y tenir. Donc, ton objectif est mieux abouti. Et même pour la personne qui vend, je pars toujours du principe que quand je vends une formation, que ce soit en ligne ou en présentiel, mon but, c'est que la personne soit satisfaite à la fin. Par exemple, je forme un futur éducateur, mon but, c'est qu'il y arrive, qu'il devienne éducateur. Déjà, c'est parce qu'il m'a payé pour ça. Je trouve que ça fait partie de mon engagement, quelque part. ben ouais c'est le deal la responsabilité n'est pas que à l'apprenant elle est aussi à l'enseignant et aussi que si la personne paye ma formation se forme, y arrive c'est quelqu'un qui va parler de moi en bien tu vois, donc c'est aussi une stratégie de communication et de une stratégie qui est importante qui est que la personne qui se forme et qui y arrive ben forcément elle peut m'amener plus de personnes que quelqu'un qui fait ma formation puis je m'en fous parce qu'il a payé et puis à la fin il n'y arrive pas et puis non ça fait partie aussi des enjeux moi c'est pour ça que les gens que je forme je leur propose même après la formation des visions individuelles gratuites alors j'ouvre des créneaux comme ça et mon but c'est que quand ils partent de la formation ils soient pas lâchés dans la nature ils aient un suivi, ils aient quelque chose donc souvent c'est une demi-heure ça me permet aussi de revoir mes stagiaires que j'ai vu pendant plusieurs semaines sur le centre et un autre intérêt c'est que déjà les gens qui sont suivis ils sont pas lâchés, c'est pas un truc qu'ils repayent après je pourrais facturer ça, je pourrais me dire après si je veux machin, mais je trouve que ça fait partie du service après je le fais pas, tu vois ils ont pas 50 rendez-vous individuels, c'est un ou deux pour vraiment les aider à passer le truc pour qu'ils puissent y arriver et aussi quand je fais mes entretiens individuels du coup je vois les problèmes qu'ils rencontrent après, donc ça me permet en amont d'aller régler le problème tu vois si je vois que j'en ai 4-5 qui me disent bah tu vois c'est vrai que la partie créer sa boîte c'est un peu dur, bon bah je vais aller en formation aller créer un contenu un peu plus dense là-dessus pour que ce soit moins un blocage après. Ça me permet d'aller ajuster aussi en fonction des problématiques qu'ils rencontrent. Et du coup, ça me permet aussi de fidéliser les gens, de me dire « Vous pouvez revenir, on se fait une visio, ça dure une demi-heure, on répond aux problèmes. » Je trouve que c'est important. Je trouve que c'est quelque chose qui fait partie du service et que j'aime bien faire et aussi qui permet à la personne de se dire « Je fais nature de chien et quand j'ai payé ma formation, je suis venue, je l'ai fait, ce n'est pas fini. » peux encore avoir de l'aide, je peux encore avoir un support, du coup je me lance, du coup j'y arrive, et du coup, ben, j'y recommande Nature de Chien, parce que ils ont conscience que je les ai aidés à se
SPEAKER_00lancer. J'adore
SPEAKER_01l'idée, je
SPEAKER_00vais te la voler, je te préviens.
SPEAKER_01Mais vas-y, je t'en prie, c'est vraiment... En fait, tu vois, j'ai eu cette idée parce que sûrement ça a répondu à mon besoin, mais ça vient pas de moi, je suis sûre qu'il y en a plein qui le font, et tant mieux, ouais. Mais c'est l'authenticité, tu vois, c'est que tu formes quelqu'un, tu tu accompagnes quelqu'un dans un processus... Alors, encore une fois, tu vois, je suis pas responsable de leur réussite, tu vois, je me place pas là-dedans. Mais, si je peux les aider, s'ils ont besoin de cette aide, et qu'ils m'ont payé pour, quelque part, atteindre un objectif, il faut, si je peux aller aider, il faut que je puisse le faire. Ça fait partie de mon engagement de départ. À moi de trouver ma limite, tu vois, je vais pas non plus passer un mois à aller aider quelqu'un parce que, ben, voilà, je peux... Donc, c'est à moi aussi, quand je donne, d'être au avec ce que je donne. Là, je leur dis, c'est une vidéo, c'est gratuit, ça fait partie du process. Ça dure 30 minutes. Ça ne dure pas une heure, ça dure 30 minutes. J'ouvre mes plages horaires quand j'ai le temps. Des fois, je l'ai, des fois, je ne l'ai pas. Et quand je donne, je suis vraiment OK avec ça. Je n'ai pas la sensation que j'attends un truc d'eux ou que c'est un effort. C'est vraiment un truc que je fais à un moment en étant OK avec ce système-là.
SPEAKER_00Oui, c'est presque un truc que tu files en bonus, qui n'est pas contractualisé. Exactement. Il faut faire gaffe à ça de de pas te faire manger en fait par quelqu'un qui ce qu'il y en a c'est des champions pour procrastiner qui veulent juste faire des coachings parce qu'ils veulent te parler de leur projet mais qu'ils ont aucunement l'intention de bosser dessus et ils ont l'impression quand tu parles du projet ça avance sauf qu'en fait non faut que t'ailles bosser coco et il faut faire gaffe
SPEAKER_01à cela quoi ouais c'est ça il faut pas le faire et après derrière je me dis oh la la mais en fait là ça me prend une semaine je suis pas payée pour le faire ça me prend du temps tu vois faut pas être dans cet état d'esprit là faut Si c'était le cas, je changerais quelque chose, tu vois.
SPEAKER_00Donc,
SPEAKER_01ça, c'est
SPEAKER_00important de le voir aussi comme ça. Et tu disais que tu faisais certaines des formations en ligne qui étaient un peu des genres de partenariats. Tu le disais que tu l'avais fait avec une ancienne élève qui est je ne sais plus quoi. Comment ça se passe quand il y a un truc comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est-à-dire que tu lui achètes un peu sa prestation et après, tu le revends et c'est à toi de bosser pour être rentable
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou c'est un truc où, en fait, vous partagez les bénéfices
UNKNOWN?
SPEAKER_00où elle, elle le fait, mais du coup, ça lui permet de faire une sorte de promo et d'attirer des clients. Comment
SPEAKER_01ça se passe
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, ça dépend du profil. Il y a plusieurs options. La plupart du temps, la personne propose le contenu, ça lui appartient, c'est son contenu. Et en fait, sur chaque vente, elle est rétribuée. Tu vois, il y a un calcul qui est fait. Et donc, c'est contractualisé, c'est fait comme ça. Et là, on est en train de prendre une direction aussi sur la partie en ligne. En fait, j'ai créé une asso qui s'appelle Nature de Chien World qui a pour but d'aller aider les chiens. Donc là, on fait l'Inde, le Népal et le Cambodge, les chiens qui sont dans les rues là-bas. Et donc, on aide... Le but, ce n'est pas de ramener les chiens en France, c'est vraiment d'aller les nourrir, les vacciner. Tu vois, c'est des chiens, quand ils sont tapés par une voiture, ils restent comme ça. Tu vois, personne ne va les soigner. Donc, c'est vraiment d'aller donner des moyens pour ces chiens-là. Et donc, ça, ça a été créé en 2023. On a ouvert l'Inde et le Népal. On a ouvert le Cambodge l'année dernière. Donc, on a des acteurs qui sont là dans ces pays et qui quotidiennement aident. Sauf que ça dépend de l'argent qu'on peut leur envoyer. C'est une asso, tu vois, c'est pas toujours... Et donc là, ce qu'on est en train de mettre en place, c'est que les formations en ligne, il y ait une partie du chiffre qui soit redonnée à l'asso pour pouvoir aller aider les chiens d'avoir des actions aussi. Donc ça fait partie aussi du deal, c'est qu'aujourd'hui les profits qu'on va percher sur le blog, enfin sur les formations en ligne, ce sont aussi des gens sensibilisés à ça, et qu'ils aient conscience, tu vois, qu'il y a une partie qui est pour eux, une partie qui est pour les frais de fonctionnement de nature de chiens, et un pourcentage qui est donné à l'assaut pour aider les chiens dans ces pays.
SPEAKER_00Donc voilà, on prend ce virage. Et ça me fait penser, donc moi je suis en Turquie là, à Istanbul, Istanbul c'est connu parce qu'il y a plein de chats partout, mais il y a aussi des chiens, alors beaucoup moins que des chats, mais il y a aussi beaucoup de chiens en liberté. L'autre jour, il y avait un chien qui était en train de, je sais pas, de mourir dans la rue il faisait un genre d'arrêt cardiaque et tout et il y avait tout un attroupement de gens qui étaient en train de lui faire un massage cardiaque pour essayer de le réanimer en attendant que les secours arrivent j'ai trouvé ça magnifique et très dur émotionnellement tu vois donc j'ai trouvé ça super beau l'investissement de la population pour ces animaux publics parce qu'il y a ça pour les chiens il y a aussi ça pour les chats ils sont nourris quotidiennement par plein de monde tout le monde les caresse des animaux partagés un peu ce système là je trouve ça trop
SPEAKER_01beau alors ça je suis d'accord et en Inde, au Népal, au Cambodge c'est pareil il y a vraiment un système... Alors, ça dépend des quartiers. En Inde, c'est le bazar. Il y a beaucoup de religions qui existent. Je crois que c'est le pays où il y a le plus de religions qui coexistent. Donc, en fonction des quartiers et des religions, ce ne sont pas les mêmes traitements. Mais quand tu vas dans les quartiers hindous ou bouddhistes, les gens sont hyper bienveillants avec l'animal, mais ils n'ont pas l'argent. Ils ont énormément à donner, mais ils n'ont pas de moyens. Donc, s'il faut aller payer un véto, en fait, ils ne le feront pas. Ils nourrissent avec leur reste, leur reste de riz, leur reste de nourriture et en fait c'est de et ça on n'y touche pas tu vois c'est trop bien qu'ils aient ce truc là et ils ont énormément à nous apporter moi tu vois quand j'ai été là-bas je me suis dit je vais voir des chiens maltraités ou des trucs comme ça mais pas du tout j'ai vu des chiens qui étaient pas du tout du tout maltraités au contraire et par contre qui manquaient de moyens financiers tu vois là où nous on est riches et ben eux ils sont pauvres là-dessus par contre ils ont une richesse humaine et spirituelle où nous on est très pauvres tu vois, à l'inverse. Et donc, je pense qu'il y a une sorte de connectivité à mettre en place, tu vois, de dire, en fait, ils ont à nous apporter et nous, ce qu'on peut apporter, c'est ce qu'ils... Voilà. Et mon but, tu vois, si on est en train de le lancer pour 2027, c'est d'organiser des voyages. Donc, avec des Français qu'on amène en Cambodge et puis après en Inde pour créer des actions, tu vois, vraiment très denses sur quelques jours, sur quelques semaines. Et en plus, d'amener les gens à se rendre compte que tu vois, moi, les chiens là-bas que j'ai vus, franchement, j'en ai vu qui étaient dans la rue et tout ce que tu veux, mais comportementalement, qui étaient plus heureux que certains chiens en France, toujours attachés, toujours machin. Il faut vraiment y aller pour comprendre ce système. Et mon but, c'est d'amener les Français là-bas et de dire, oui, vous allez nourrir les chiens, vous allez aider, vous allez soigner, on va faire une fugie, on va faire tout ce que vous voulez. Mais on va aussi se poser et on va aussi regarder qu'ils ont beaucoup à nous apprendre d'un point de vue humain. Ils ont tout à nous apprendre. On est à côté de la plaque sur beaucoup de choses.
SPEAKER_00Dès que tu as ta première fournée de français que tu emmènes là-bas, tu m'envoies un mail et je viens.
SPEAKER_01Je suis trop motivé. Avec plaisir. Et théologiquement, observer les chiens dans les rues, c'est hyper intéressant. Il y a énormément de choses à faire. Ça me passionne vachement. J'ai une amie avec qui je fais ça, qui est 6 mois de l'année, qui vit en Inde et au Cambodge et qui fait beaucoup d'actions pour l'assaut là-bas. C'est un projet d'une vie. Ce sera dans encore tant à faire, mais ça va se mettre en place petit à petit. Et le nerf de la guerre, c'est l'argent, donc c'est pour ça que les formations en ligne, on veut reverser un pourcentage à l'assaut pour qu'on puisse continuer d'avoir des moyens, parce que ça ne coûte pas très cher là-bas, donc avec très peu, on peut faire beaucoup. Ça, c'est
SPEAKER_00cool,
SPEAKER_01mais il faut quand même un
SPEAKER_00peu. Et c'est bien que tu amènes sur l'argent, parce que on sent qu'il y a une vocation dans ce que tu fais qui est vachement... C'est pas un business dans le but, et là, de te rendre multimillionnaire. Enfin, que ton but n'est pas d'être la plus riche du monde. Tu vois, on sent qu'il y a vraiment une vocation de transmettre, de faire partager. Tu le dis régulièrement que ton but, c'est finalement que tes élèves sortent avec une vraie compétence. Tu vois qu'ils apprennent qu'il y a cet amour du chien et tout ça. Comment, toi, tu arrives à mettre un prix qui est juste, tu vois, parce qu'il faut à la fois qu'ils te rémunèrent. T'as la casquette chef d'entreprise, donc il faut aussi qu'ils les personnes avec qui tu travailles, il faut que ton entreprise gagne de l'argent, tes salariés, tout ça. Comment t'arrives
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que tu vois, tu pourrais dire je donne beaucoup de mon temps, je vis avec ric-rac, mais je transmets à plein de monde. Sauf qu'il faut aussi prendre soin de soi au bout d'un moment et t'as le droit d'avoir une vie décente, tu vois. Mais en même temps, tu dois avoir toujours en tête le dire, mais ce repas que je me fais qui est super bon, en fait j'aurais pu nourrir 17 chiens en Inde, tu vois. T'as toujours cette logique à avoir. Comment t'arrives à trouver un équilibre entre l'ambition enfin pas l'ambition mais tout ce que tu as envie de faire avec cet argent mais en même temps le fait que tu as besoin d'argent pour toi et que c'est ok comment tu places comment tu prices ta formation et tes accompagnements avec tout
SPEAKER_01ça ouais ben en fait je pense que ça c'est un truc en France où l'argent est un peu tabou tu vois c'est presque mal vu si tu gagnes de l'argent enfin il y a il y a un peu ce truc je trouve quand même moi je suis parallèle avec ça dans le sens où l'argent c'est un moyen c'est pas pas un but, c'est pas mon but, je le fais pas pour le but final, c'est pas juste l'argent que j'ai sur mon compte en banque, le but c'est vraiment cette philosophie qui me porte, parce que c'est ça qui fait que j'ai envie de faire, etc. Mais ça n'empêche qu'il me faut de l'argent pour ça, on est bien d'accord. J'ai une famille, j'ai mes salariés, on a une structure, il y a l'assaut, enfin bref, c'est la vie en général. Donc mon objectif c'est vraiment de me dire il faut que la machine elle roule, tu vois, il faut que la machine elle fonde On a aussi l'objectif de s'étendre, de se développer. Donc ça, il faut de l'argent pour. Voilà le fait de l'insaut. Donc on est sur cette partie-là. Mais j'aimerais bien aussi, à un moment donné, développer un service au Canada. C'est un pays que j'aime beaucoup, que j'affectionne beaucoup. Et potentiellement, j'aimerais bien un jour pouvoir créer la formation éducateur canin, mais au Québec. Donc ça, c'est des projets qui sont en cours, petit à petit. Et pour ça, il faut de l'argent. Donc ça fait partie du game, tout simplement. Donc, c'est un équilibre, en fait. C'est un équilibre entre ce que j'ai besoin pour que mon système fonctionne et ce que j'ai besoin pour que mon système s'étende. Et donc, j'équilibre comme ça. Et puis, si à un moment, il y a une baisse, je vois comment combler cette baisse. Tu vois, il y a cette stratégie qui est de me dire, si il y a une baisse, il faut que je développe... Pourquoi il y a une baisse, déjà
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et puis, comment je peux aller la développer
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que je la remplace, ce service-là, par autre chose
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que je dois mettre de l'attention sur ce service parce qu'il fonctionne plus comme c'était avant et puis on équilibre en fait tout simplement après dès l'instant où c'est pas un but mais que c'est un moyen à chaque fois que l'argent rentre ça me sert à aller développer ce but final tu vois donc voilà et d'être à l'aise avec le fait que c'est ok qu'il y a de l'argent qui rentre faut pas le voir négativement et si l'argent rentre pas il faut aller comprendre pourquoi il faut aller régler le problème
SPEAKER_00je pense déjà une grosse différence c'est ce que t'as dit c'est que pour toi l'argent c'est pas un but c'est un moyen et je le vois pour beaucoup de gens que je rencontre ou de nouveaux gens qui se lancent dans l'entrepreneuriat web avec la promesse de l'argent facile ce qui n'est pas du tout le cas je le répète encore une fois, pour ceux qui écoutent. Mais que le but final, c'est l'argent, c'est la richesse. Alors que... Je pense qu'il n'y a pas de mal à ça. Mais si tu pars de ce principe-là, quand tu auras des questions plus complexes, tu auras du mal à avoir un raisonnement comme le tien, par exemple. Si ton but, c'est de gagner plein d'argent, tu aurais du mal à te dire « Je vais en donner pour aller soutenir une cause. » Ou alors tu vas te dire « C'est parce que ça me permet de défiscaliser. »
SPEAKER_01Tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu as toujours d'autres logiques après. Après, c'est OK. Le tout, c'est que ça corresponde à qui on est. C'est-à-dire que... C'est une histoire de motivation. Si vraiment t'es là aujourd'hui pour expérimenter le fait d'avoir de l'argent, bah vas-y, et puis ça vibrera, et puis ça fera... Tu vois, ça répondra à ton besoin. C'est ni bien ni mal, si c'est ce pourquoi t'es fait, j'en sais rien. Moi, je pense qu'honnêtement, j'ai besoin de gagner de ma vie, ça c'est clair, il n'y a pas de débat là-dessus. Mais je ne peux pas me lever le matin si je n'ai pas cette idée qui me porte, tu vois. Et en fait, si je vois que je perds un peu mon... mon objectif, tout est dur. J'ai la flemme, je n'ai pas envie, j'ai l'impression que je procrastine, etc. Alors que si je reprends par exemple là, mon objectif d'aller vraiment sur ce truc-là de développement, du coup, ça m'anime de fou. Donc, j'ai envie de me lever, j'ai envie de le faire, j'ai envie de ceci. Et comme je l'ai dit au début, mon but, c'était de faire un boulot qui me passionne. Donc, si mon boulot ne me passionne pas, ça ne marche pas, je n'y arrive pas. Je fais autre chose, je peux pas. Donc, à moi de trouver des idées pour rester passionnée. Et donc, c'est pour ça que c'est ce qui m'anime aujourd'hui. Si ce qui me passionnait, c'était de gagner de l'argent absolument, peut-être que je le ferais comme ça, mais c'est pas mon objectif aujourd'hui, c'est pas ma passion. Ça n'empêche pas que mon but, c'est pas de ne pas en avoir non plus, tu vois, je suis pas dans l'autre extrême d'être en rejet sur ce système-là, pas du tout. Mais il y a une histoire de... Ouais, c'est pourquoi vous le faites,
SPEAKER_00quoi.
UNKNOWNOuais.
SPEAKER_00Ok. Et alors, au total, à l'année, nature de chien génère un chiffre d'affaires de combien à peu près
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, c'est variable. On est aux alentours des 200K à peu près. Mais c'est variable. Ça peut être plus ou
SPEAKER_00moins. Et du coup, encore une fois, 200K, c'est du chiffre d'affaires. En société, ce n'est pas du tout ce que tu te mets dans la poche.
SPEAKER_01Il y a plein de gens à payer. Je fais les petits disclaimer, tu vois. Oui, oui. En plus, franchement, c'est hard. On est très, très taxé. Un salarié, ça coûte beaucoup. il y a vraiment c'est voilà en France on n'est pas aidé là-dessus en tant qu'entrepreneur c'est vraiment on n'est pas du tout du tout aidé et ça il faut se le dire parce que ça fait partie des enjeux aussi de savoir gérer une boîte et les budgets et la trésor et les taxes les impôts enfin voilà un salarié il faut savoir qu'on paye 50% de son salaire et en plus de charges donc quelqu'un que on paye je ne sais pas je donne un exemple 2000 euros, c'est 3 000 euros qui sortent tous les mois. Il y a 1 000 euros de taxes salariales. Donc, non, non, c'est vraiment pas évident. L'État n'est pas tellement... On regarde d'autres pays de fonctionnement, ça n'a rien à voir. La création d'entreprises au Canada, c'est pas la même qu'en France. Non, non, là-dessus, il faut redescendre sur Terre. Il faut gagner beaucoup pour récupérer un
SPEAKER_00peu. Oui, c'est ça. Souvent, ce que les gens... c'est qu'il y a le salaire net brut qu'ils connaissent parce que c'est ce qu'ils voient sur la fiche de paie mais ils oublient qu'il y a le super brut qui est encore une autre taxe qui est payée par l'employeur mais qui n'apparaît pas sur le bulletin de salaire et ça on l'oublie entre le net et le super brut je crois que c'est le double à peu près ouais c'est ça en net l'employeur ça lui coûte le double à peu
SPEAKER_01près
SPEAKER_00ouais c'est clair que ouais
SPEAKER_01Et puis il n'y a pas que ça, tu as plein d'autres choses. S'il n'y avait que le salarié et la taxe... Non, non, il n'y a pas que ça. Donc non, non, ça fait partie du jeu, c'est comme ça. Il faut respecter la règle. Donc ouais.
SPEAKER_00Ça me fait rire ce que tu dis, qu'il faut arriver à gérer la trésorerie, que le cash, c'est un peu le nerf de la guerre. Moi, j'ai fait un début 2025, donc il y a à peu près un an, roi du pétrole. Et je suis très mauvais dans la gestion de la trésorerie.
SPEAKER_02J'en
SPEAKER_00ai beaucoup cramé. Et du coup, j'ai eu des mois plus chauds en mode « Oh, Paul, t'as été con, là. » Parce que tu sais, c'était les... ma première vraiment grosse période où je gagnais plein plein d'argent tout est relatif mais où je gagnais beaucoup d'argent par rapport à d'habitude et où je me suis dit ça y est j'ai compris le game tu vois genre j'ai trouvé un truc qui m'arrivait alors qu'en fait non c'était j'ai eu un coup de bol pendant plusieurs mois un truc qui a bien marché pendant plusieurs mois mais c'était pas c'était exceptionnel au lieu d'être stable et j'aurais dû utiliser ça pour lisser mes revenus ce que je n'ai pas fait donc gestion de la trésorerie je ne peux que me dire oh elle a totalement raison c'est hyper important et surtout tu dois gérer de l'imprévisible imaginez comment ça va être
SPEAKER_01c'est trop dur ouais et sans être flippé tu vois faut vraiment être les pieds sur terre là dessus tu vois moi là dernièrement ça fait un an j'ai eu la nécessité d'entreprendre des frais juridiques en gros j'ai eu et c'était pas du tout prévu mais j'ai pris cette décision parce que je me suis rendu compte qu'un concurrent utiliser notre contenu donc c'était pas possible pour nous si tu veux et puis bon enfin il y a tout un truc et donc j'ai dû entreprendre des démarches assignées en justice tu vois enfin ce truc était pas du tout un objectif de vie tu vois et ça coûte de l'argent tu vois on va pas se mentir et heureusement que j'ai une bonne gestion de la trésorerie et que je fais attention à ça et que parce que c'était un imprévu mais tu vois là de façon en toute intégrité je ne pouvais pas laisser passer j'ai dit c'est mort il est hors de question que je laisse passer ce truc et si ça doit me coûter de l'argent et tatatata je le fais et tant pis quoi et donc là vraiment j'ai été contente de me dire ok heureusement que tu vois que j'ai une vision un peu générale et que je stabilise tu vois j'essaye vraiment ne serait-ce que tu vois j'ai mes salariés et tu vois dans ma tête je me dis c'est important que tu sais je dois pas faire n'importe quoi même pour eux tu vois la responsabilité n'est pas que sur moi elle est aussi sur les gens qui vivent grâce à Nature de Chien et Et heureusement que j'ai ça, parce que quand j'ai pris la décision et que je me suis dit, bon, là, non, c'est bon, j'assigne, et que je savais très bien que ça allait me durer très longtemps, parce que c'est très long, ce genre de chemin, eh bien, j'ai dit, tant pis, je le fais. Et je peux le faire parce que j'essaye de... C'était un imprévu, mais nécessaire. Et ça m'a permis de... Je reste en sécurité grâce à ça, grâce à cette gestion un peu très terre-à-terre que j'ai... donc voilà donc il faut avoir une intelligence financière voilà c'est ça que je voulais trouver une intelligence financière de se dire quand ça rentre c'est bien quand ça rentre pas c'est ok tu vois ça fera il faut pas paniquer parce que ça aussi quand t'es entrepreneur quand ça rentre pas tu peux paniquer tu peux dire oh là là ça y est c'est bon je connais des gens comme ça qui visualisent toujours la fin du monde de leur entreprise dès qu'il y a une baisse non non faut rester tranquille faut comprendre le mécanisme faut être adaptable faut trouver des solutions et souvent quand il y a une baisse ça te permet d'aller te rééquilibrer pour trouver autre chose. Le Covid, ça nous a permis de lancer des formations en ligne. C'était un mal, le Covid, mais les formations en ligne, ça a été un bien. Il y a toujours un revers positif si on le
SPEAKER_00cherche. J'ai beaucoup à apprendre de ça.
SPEAKER_01mais alors attention c'est une vie moi je suis à mon compte depuis que j'ai 19 ans j'ai jamais été trop salarié donc j'ai jamais été vraiment salarié tu vois j'ai travaillé au McDo pour payer ma formation mais c'est pas être salarié donc moi j'ai jamais eu ce système de pensée qui était tous les mois t'as ça voilà je suis salarié de ma boîte mais ça fait partie de ma boîte et du coup et c'est vrai que je comprends que des fois c'est pas facile quand on est dans un tu vois quand on a été salarié de se mettre dans le rôle de l'entrepreneur mais vu que moi ça a été ma norme depuis presque 20 ans ans, j'ai grandi avec ça, tu vois, et j'ai énormément stressé à des moments de pas gagner d'argent, tu vois, je suis passée par plein de phases, plein, plein, plein, plein, et c'est parce que je les ai dépassées, et aujourd'hui j'en ai d'autres à dépasser, tu vois, c'est la vie, que j'ai appris tous ces trucs-là, mais il faut se planter quelque part, il faut aller au problème, il faut avoir vécu ce que t'as vécu pour te rendre compte que bah ouais, le prochain coup, je gagne beaucoup, je flambe pas tout, je mets de côté, je sécurise, j'investis, tu vois, c'est aussi quand tu payes un truc, à quoi ça sert, est-ce que c'est juste répondre à un besoin ou est-ce que ça va te permettre d'obtenir plus derrière, tu vois et c'est aussi cette logique que l'investissement faut pas tout garder en mode c'est bon je garde tout et je dépense rien, mais il faut pas non plus tout flamber, donc faut se dire si là j'investis c'est parce que derrière ça va me permettre de faire ça ou de faire ci, et c'est cette et puis des fois on se trompe, tu vois des fois on se dit oui mais j'investis puis ça va me permettre de, puis ça foire, faut pas tout mettre dans le même panier, voilà c'est pas grave t'apprends c'est la vie, tu testes autre chose et puis Et puis, chemin faisant, tu se mines, en fait. Tu n'atteins jamais l'objectif. C'est ça qu'il faut se dire. Il n'y a pas de fin. Il n'y a pas un moment où on se dit, la retraite, peut-être, j'en sais rien, mais je n'y suis pas encore. Non, là,
SPEAKER_02pour
SPEAKER_01le moment, c'est encore de l'expérimentation. Et la société évolue aussi. Donc, il faut aussi se dire que tu vois, là, il y a un climat, il y a des guerres, il y a des trucs, tu vois, il y a tout ça. Et ça fait partie aussi du profil des gens de comprendre, tu vois, le prix de l'essence, c'est plus cher, ça va être plus difficile de se déplacer. Il faut anticiper tout ça, ça fait partie des... Faut pas paniquer, voilà. On est souvent... Puis la société nous amène souvent à paniquer, à se dire, oh là là, ça y est, c'est bon, c'est fini. Faut rester stable. Il y a pas de... Il y a toujours une option
SPEAKER_00envisageable. Ok. Eh ben, c'est très apaisant à entendre, d'une certaine
SPEAKER_02manière.
SPEAKER_00Comment, aujourd'hui, tu gères ton quotidien entre t'as la vie de maman, T'as la partie casquette chef d'entreprise, t'as aussi la casquette formatrice, la casquette éducatrice canin, vu que tu en fais encore un peu. Ouais. Comment tu gères un peu tout
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, c'est un équilibre qu'on ne trouve jamais, mais qu'on tend à trouver tout le temps. Non, en vrai, c'est ça, c'est parce que... En plus, j'ai eu un autre bébé il y a un peu plus d'un an, donc il est encore petit, donc il ne dort pas la nuit, tu vois, donc ça fait pas Non, mais c'est un équilibre, c'est aussi... Moi, il y a eu une phase dans ma vie où j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé, mais vraiment, en termes d'heures, et beaucoup, beaucoup, et où, pour moi, ça faisait partie, tu sais, limite, si je ne travaillais pas, je culpabilisais, tu vois, j'avais l'impression que, mon Dieu, tu vois, je prenais des vacances, mais j'avais toujours un oeil sur ce qui se passait, et il y a eu un moment où j'ai quasiment presque fait, je pense, un burn-out, tu vois, j'en sais rien, mais où j'étais au bout du rouleau, quoi. Puis c'était une époque où, c'était juste avant que je me désassocie, c'était très tendu, il y avait plein de trucs humains, enfin... c'était vraiment compliqué, j'étais vraiment pas bien, et le fait d'avoir vécu ce down, cette phase un peu dure, où juste après ça a pété, je me suis désassociée, ça a été tout un délire aussi, et où après j'ai retrouvé un équilibre, et là je me suis dit, waouh, en fait j'étais pas efficace, à force de trop travailler, j'ai perdu en fait en efficacité, tu vois, je pensais que ça allait, je travaillais beaucoup pour être efficace, et en fait c'était l'inverse. Et donc, je pense que c'est un truc que tout entrepreneur expérimente à un moment donné, de se rendre compte que les temps de repos font partie du projet tu vois c'est pas, c'est nécessaire à avoir des idées et avoir un fonctionnement qui est stable, c'est aussi des fois de lâcher de se reposer donc ça je l'ai appris par l'expérience j'ai testé autre chose, j'ai vu que je me suis pris un gros mur dans la face et je me suis dit donc c'est pas la solution donc maintenant je me culpabilise plus du tout quand je prends des vacances, je prends vraiment des vacances quand je me pose, je me pose vraiment le soir je rentre chez moi, le téléphone il est posé et puis je le retrouve à un moment donné dans la soirée puis après c'est le lendemain tu vois et basta et ça ça m'a fait beaucoup de bien vraiment beaucoup de bien donc de trouver et du coup quand je pose le téléphone je suis vraiment avec ma famille tu vois je suis pas je suis pas entre deux eaux donc c'est cet équilibre c'est d'être quand je travaille je travaille quand je travaille pas je travaille pas et j'amène pas le travail quand je travaille pas et après j'ai la chance aussi d'avoir une secrétaire qui quand je prends une semaine de vacances elle gère aussi donc c'est aussi ça me permet de lâcher j'ai des gens sur qui je peux compter donc ça c'est important donc voilà c'est un peu ça et puis il y a des phases il y a des moments où il y a beaucoup de travail il y a des moments où il y en a moins et les moments où il y en a moins avant ça m'aurait fait stresser je me serais dit il y a moins de travail alors qu'aujourd'hui je me dis les moments où il y en a moins c'est des moments où je peux faire autre chose et c'est important donc c'est aussi cette espèce de balance entre les phases où il faut beaucoup travailler les phases où il faut beaucoup se reposer les phases où il faut se former tu vois Et c'est cette espèce d'équilibre perpétuel qui n'est jamais complètement trouvé. Il y a aussi ça. Il y a eu un moment où je cherchais la perfection. Je cherchais d'avoir vraiment cet équilibre. Mais en fait, l'équilibre est tout le temps en train de se construire. C'est comme si tu es sur une planche qui n'est pas stable. Tu n'es jamais au point fixe d'équilibre. Tu es toujours en train d'ajuster. La vie, c'est ça. C'est un ajustement perpétuel où tu n'es jamais fixe à l'équilibre. Mais c'est parce que tu as conscience que ça penche là, il faut que tu reviennes là, parce que ça penche là, il faut que tu reviennes là. Et c'est ça qui fait que tu t'en sors. Enfin, c'est là où j'en suis aujourd'hui. C'est mon idée. On va voir si dans les années à venir, ça se tient ou pas. Mais c'est comme
SPEAKER_00ça que je le fais en tout cas, aujourd'hui. Moi, je l'ai remarqué aussi que j'arrive jamais à avoir la semaine parfaitement équilibrée. Mais que si je dézoome et que je regarde au niveau du mois, je me dis, ok, globalement, ce mois, il était à peu près équilibré avec des semaines plus perso, des semaines plus pro. Et globalement, ça va. Même si je vais un peu dans des travers, des fois, comme tu disais qu'il y a une semaine plus light parce que moins de rendez-vous parce que je sais pas quoi j'ai la petite voix qui me dit comment je pourrais la combler de boulot pour avancer plus sur d'autres choses et là il faut que j'arrive à me dire non Paul c'est le moment où du coup tu te reposes pour prendre des forces pour la semaine d'après qui va être plus speed j'ai pas
SPEAKER_01encore tout trouvé après il faut s'écouter ça m'arrive des fois le soir tout le monde est couché il est 21h et là si j'ai un truc et j'ai envie de travailler je travaille je m'écoute aussi parce que je sens que passer les moments, que j'ai de l'énergie et que ça le fait. Et quand on est entrepreneur, c'est vrai qu'on a l'impression souvent qu'on peut gérer notre temps comme on veut, ce qui n'est pas vrai parce que... Non, mais c'est vrai que des fois, on a cette idée que si j'ai envie de faire une journée off, je le fais. Alors, des fois, je peux le faire et je le fais, mais des fois, ce n'est pas le cas et il faut... Donc, c'est de s'écouter et puis moi, je pars toujours du principe que quand... Tu vois, il y a eu un mois, là, quand je fais les formations où j'ai beaucoup de travail, les semaines sont denses, j'ai besoin... vraiment de décompresser après. Tu vois, j'ai besoin d'une semaine où c'est plus cool, où j'ai pas eu le temps par exemple de m'occuper de la maison. Je le fais, mais tu vois, c'est pas parfait parce que les journées, elles passent vite et tout. Donc tu vois, c'est un temps où je prends plus le temps de faire ça, ou plus le temps d'être avec mes chiens, ou un temps pour moi, tu vois, je vais chez le coiffeur, j'en sais rien, tu vois, que j'ai pas eu le temps de faire avant. Et c'est aussi, tu vois, cette espèce de temps où quand il y a eu une grosse phase intense, il faut qu'il y ait une phase de décompression après. Parce que si je fais pas cette phase de décompression, je rattaque sur une phase dense mais je suis épuisée en fait et donc je suis plus optique là j'aime plus en fait dès l'instant où t'arrives et que t'es fatiguée t'es plus dedans donc c'est même si je m'écoute tu vois après une formation j'ai besoin de cette phase de pause c'est que là si je me dis ok faut que je travaille faut que j'aille faire ça j'ai la flemme tu vois je sens que je suis pas donc si j'ai pas le choix je le fais mais si j'ai le choix franchement je
SPEAKER_00m'écoute c'est fort d'avoir le recul d'arriver à à se connaître assez soi pour se dire non là il faut que je le
SPEAKER_01fasse voilà c'est ça C'est exactement
SPEAKER_00ça. Pour terminer, j'ai trois questions que j'aime bien poser à mes invités. Après, j'ai envie de publier un genre de récap de ce que tout le monde a dit pour que ce fasse un genre de... Je ne sais pas comment appeler ça, je perds. Bref, première question. C'est quoi les 20% de missions qui te rapportent 80% de résultats
UNKNOWN?
SPEAKER_01Les 20% de mission qui me rapportent les 80% de résultats
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est pas facile comme question. Je sais qu'en plus, c'est un peu le but de l'entrepreneur, c'est d'être à fond sur 20% pour 80% de résultats. C'est le mythe, l'histoire de Pareto, là. Ouais, ouais, ouais. Écoute, je pense, en tout cas aujourd'hui, que c'est la visibilité web. Tu vois, c'est peut-être 20% Mais c'est ça qui fait que derrière, j'ai des gens en formation. Donc, c'est le fait d'être visible.
SPEAKER_00Le fait d'aller travailler sur la visibilité. Deuxième question. Avec le recul, qu'est-ce qui, dans ta personnalité, t'a vraiment aidé à en arriver là où tu es
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et qu'est-ce qui a été un coup de chance
UNKNOWN?
SPEAKER_01Dans ma personnalité, ce qui m'a aidée, c'est que je pense que je suis déterminée. Et donc, c'est vrai que j'ai tendance à pas... Enfin, ouais, je suis déterminée. Ouais, je pense que c'est ça. Et qu'est-ce qui a été un coup de chance
UNKNOWN?
SPEAKER_01Pas mal de choses. Des rencontres, des situations, des... Je dirais d'abord des rencontres, et après, des coups de chance, tu vois, des... trucs qui arrivent, des infos que tu vas recevoir et que tu n'étais pas censé recevoir, mais vu que tu les as reçues, ben tu as un coup d'avance, tu vois.
SPEAKER_00Donc des trucs comme ça, ouais. Trop bien. Et dernière question, comment tu gères les montagnes russes émotionnelles de l'entrepreneuriat au quotidien
UNKNOWN?
SPEAKER_01Eh ben, j'apprends à savoir ce qu'est une émotion. Une émotion, elle n'est pas là pour t'embêter, elle est là pour te donner une information Et si tu comprends cette information, tu peux passer cette émotion. C'est que souvent une émotion négative, elle te permet d'aller voir que derrière tu as une croyance qui te limite. Et donc d'aller mettre en conscience cette croyance, te permet d'aller la remplacer par une autre croyance plus portante, qui te permet de ne plus avoir l'émotion au prochain coup. Exemple concret, tu es entrepreneur, il y a un mois où tu gagnes moins d'argent, tu te mets à paniquer, la croyance qui est derrière c'est que tu te dis que l'argent... t'as peur de perdre de l'argent t'as peur de pas gagner d'argent et en fait tu vas aller modifier cette croyance vis-à-vis de l'argent que t'as qui n'est pas une croyance positive qui n'est pas une affirmation qui te limite et qui te fait que t'as peur et donc tu remplaces ça par une affirmation et là tu repars sur un autre système donc c'est de ne plus considérer les émotions comme des ennemis ou comme des fardeaux mais comme des petits messages qui te permettent d'aller voir qu'est-ce qu'inconsciemment a été mis en place dans ton système qui ne convient plus aujourd'hui dans ta vie et qui doit être vu est
SPEAKER_00remplacé. Ça ressemble beaucoup. Je fais un travail avec une psychothérapeute en ce moment et ça ressemble beaucoup à des discussions qu'on a. Enfin, pas ces sujets-là, mais la structure, tu vois, de « Ok, Paul, tu ressens ça. On va voir d'où ça vient pour voir comment ça impacte. » Et ce que tu dis, en gros, l'émotion, elle n'est pas positive ou négative, c'est juste un messager. Le message est plus ou moins sympa ou agréable à recevoir. Ça, éventuellement, ok, mais plus on va se questionner sur d'où ça
SPEAKER_01vient, quoi. C'est ça. Et si c'est une émotion de joie, c'est que t'es sur le bon chemin. Si c'est une émotion plutôt désagréable, c'est qu'il y a une croyance à aller vérifier et remplacer, et éventuellement changer de voie. Tu vois, la vie, c'est pas un tunnel, donc il y a plein de bifurcations, puis des fois, on se rend compte que là où on est, c'était bien jusqu'à présent, puis aujourd'hui, ça vibre plus, ça nous porte plus, donc il faut aller changer ça, et du coup, c'est ça aussi qui est l'entrepreneuriat, c'est d'aller être adaptable sur la Et nous-mêmes, on doit être adaptables avec
SPEAKER_00nous-mêmes. Trop bien. Merci beaucoup, Chloé. Où est-ce qu'on peut te
SPEAKER_01retrouver
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, Nature de Chien, sur le web, Instagram, Facebook, un petit peu TikTok. Et puis, en fait, en allant sur nos réseaux, on peut tout retrouver. On organise pas mal de choses. Le site comprend toutes les infos. Et puis après, on nous contacte directement, on répond individuellement à chaque personne, donc il ne faut pas
SPEAKER_00hésiter. Trop bien. Eva, merci beaucoup encore une fois, Chloé, d'avoir joué le jeu. Merci à toi. On est, je crois, le record à ce jour de l'interview la plus longue, 1h52. Je te dis à très bientôt.
UNKNOWNÀ bientôt.