Side Project - Conversations d'Entrepreneurs Web avec Paul Calderone

1 an de digital nomadisme : la vérité que personne ne vous dit

Paul Calderone

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Et si vous quittiez tout pour vivre avec une valise de 22 kg, voyager à travers le monde… et travailler en même temps ?

Dans cet épisode, je vous embarque dans les coulisses sans filtre de ma première année en tant que digital nomade : entre liberté incroyable… et défis inattendus.


Vous découvrirez :

  • Les vrais avantages du mode de vie digital nomade (et pourquoi il peut vous transformer)
  • Les galères concrètes auxquelles personne ne vous prépare (logistique, solitude, couple…)
  • Mes meilleurs conseils pratiques pour vous lancer sereinement
  • Les erreurs que j’aurais aimé éviter dès le départ
  • Comment gérer son budget, sa routine et son équilibre entre travail et voyage


Que vous rêviez de devenir digital nomade, de travailler à distance ou simplement de changer de vie, cet épisode vous donne une vision réaliste, honnête et utile pour passer à l’action.

Spoiler : non, vous ne passerez pas vos journées à siroter des cocktails au bord d’une piscine… mais vous pourriez bien vivre l’une des expériences les plus marquantes de votre vie.


Bonne écoute… et peut-être à bientôt quelque part dans le monde.

SPEAKER_01

Alors ça fait un peu plus d'un an que je suis Digital Nomad et pendant cette année j'ai bougé sur quatre continents. C'était fantastique mais on a vécu aussi des belles galères. Aujourd'hui je vous fais un peu ce retour d'expérience pour que vous soyez préparés au mieux si vous aussi vous voulez vous lancer dans l'aventure et devenir Digital Nomad. Alors je vous fais un petit rappel du contexte avant qu'on commence pour que vous voyez de où je pars. Donc moi j'habitais à Paris en couple depuis plusieurs années et en fait on a décidé de faire les voyages parce que mon copain il a un job qui lui permet de voyager beaucoup. Enfin il pouvait le faire sur place à Paris mais il avait aussi pas mal d'opportunités à l'étranger. Des genres de CDD de 3 mois, de 6 mois, de 1 mois. Et on avait toujours dit non parce que moi j'avais trop peur de bouger et au bout d'un moment on a dit vas-y go on les prend signe de ces projets là et je te suis, enfin moi je lui ai dit je te suis, on bouge à l'étranger, on voyage comme ça. Donc ça, ça s'est décidé, c'était, donc on a commencé à bouger début 2025, on a décidé ça je pense une petite année avant, vers le printemps 2024, du coup après ça a été le temps de se préparer, de voir où est-ce que lui il était pris, du coup les pays où on allait, tout ça, on essayait de faire un peu le planning, et après sur la fin, donc on a vendu au maximum d'affaires qu'on avait, celles qui n'avaient pas d'attaches émotionnelles, donc beaucoup de notes mobiliers et tout ça, pas mal de vêtements et ce qu'on voulait garder, on a mis une grande partie dans un box en région parisienne et on en a déplacé un peu chez mes parents qui habitent vers Montpellier. Donc en gros, on part de là, donc on a lâché l'appart, on n'a plus de chez nous et on a juste une valise avec 22 kilos et on voyage avec ça. Et le reste, c'est dispatché un peu partout, donc à Montpellier et dans un box vers Paris. Donc voilà, ça c'était juste pour vous remettre en situation... vous dire de où on part. Ensuite, les points positifs. Sans surprise, déjà, c'est une expérience incroyable de voyager comme ça. Franchement, je me demande comment je vais réussir à me reposer un jour, parce que ça aura une fin. C'est quand même très fatigant de bouger tout le temps, et on ne va pas pouvoir le faire ad vitam aeternam, et puis je pense qu'on en aura marre aussi un jour. Ce n'est pas encore le cas. Mais je remarque, ceci dit, que souvent à la fin d'un long séjour, donc quand on part 3, 4 mois ou 6 mois d'un coup moi je commence vraiment à avoir envie de rentrer enfin de rentrer en France que ce soit chez mes parents ou on se reprend un logement à Paris ou quelque chose comme ça mais juste revenir dans un endroit que je connais où j'ai mes repères mais souvent quand j'arrive dans ces endroits là au bout de 2-3 semaines ça y est je suis reposé, ça y est j'ai repris mes repères genre ça y est je veux rebouger quoi donc c'est pour ça que je me dis que oui j'ai envie de rentrer de temps en temps, mais je sais aussi qu'une fois que je suis rentré, ça me repose, ça fait beaucoup de bien, c'est indéniable, mais j'ai directement envie de repartir une fois que je suis reposé, donc je ne sais pas trop comment ça va se terminer cette histoire. Ensuite, un autre truc que j'ai remarqué, c'est que j'en ai appris énormément sur moi pendant cette année-là. Alors, c'est hyper cliché, mais c'est vrai. C'est le genre de truc que je ne comprenais pas trop avant de le faire. J'avais déjà vu des gens qui racontaient leur expérience et qui disaient j'ai trop appris sur moi, sur comment je gère les voyages, sur qui je suis et tout. Au début, je ne comprenais rien. Je me suis dit mais c'est encore un truc chelou cette histoire. Et en fait, c'est vrai. J'ai appris à mieux me connaître parce qu'en fait, tu te mets tellement dans des situations difficiles par moment on y reviendra après le gros point de cette vidéo c'est vraiment les galères et comment vous vous pouvez les passer à travers ou du moins les rendre plus petites mais en passant à travers ces galères là ça m'a vraiment rendu plus je dirais pas plus fort mais je sais que je l'ai fait une fois que je peux le refaire et surtout j'ai appris à mieux les gérer je sais pas c'est vraiment bizarre mais j'ai plus confiance en moi dans mes capacités à les gérer ces galères là et aussi Ainsi, un des gros points que j'ai, c'est la solitude. Une de mes grosses difficultés que j'ai pendant les voyages. Parce que j'avais un cercle social assez grand. J'avais pas mal d'amis, les gens où j'habitais, parce que j'y étais resté longtemps. Et là, bouger tout le temps, c'est très dur de se faire des potes. Parce que dès que tu t'en fais, il faut repartir. Et ça me challenge beaucoup dans ma relation à la solitude et à moi. En plus, je viens d'une famille nombreuse. Après, j'ai vécu qu'en coloc et les rares années où j'avais un appart à moi tout seul. En fait, j'y étais jamais ou alors il y avait toujours du monde chez moi ou j'étais toujours chez des gens. Donc rien que... J'ai quasiment 32 ans là au moment où j'enregistre. j'ai passé très peu de soirées, finalement, où je me suis endormi seul dans le logement où je suis. Ça ne veut pas dire qu'il y avait toujours quelqu'un dans mon lit, mais juste, j'avais souvent soit un coloc, soit un frère, une sœur, soit mes parents avec moi, soit des amis, enfin, il y avait toujours quelqu'un. Et être seul sans aucune présence dans le même logement, en fait, ça a été très très rare pour moi. Et ça, je voudrais apprendre à le travailler. Donc cette année, l'un de mes objectifs de cette année, c'est à travailler ça et je me suis prévu deux fois un mois où j'ai un appartement tout seul dans un lieu que je ne connais pas où je n'ai pas d'amis et tout donc évidemment je suis allé dans l'extrême mais je vais me faire un mois seul à Tokyo et un mois seul à Chiang Mai en Thaïlande je pense que je vais douiller mais je suis hyper excité cette idée là plus en me disant un mois au pire même si ça se passe mal ben un mois c'est vite fait ça a une fin quoi et si si ça se passe bien, trop cool. Et puis en plus, je me suis mis dans des endroits. Tokyo, j'ai très, très envie de le découvrir. Chiang Mai, je me dis que je peux en plus rencontrer d'autres entrepreneurs. Donc ça se trouve, je ne serai pas si seul que ça non plus. Mais à voir. En tout cas, c'est des gros objectifs de cette année. Ça, je suis hyper excité. Et enfin, une bonne surprise que j'ai eue aussi, c'est que le budget de ça, de cette vie, est beaucoup plus simple à gérer que ce que je pensais. Alors déjà, il faut savoir que je suis très organisé. comme garçon. J'ai des tableaux Excel pour tout. Donc mes comptes sont gérés vraiment au cordeau aussi. Donc si vous êtes un peu plus yolo dans votre gestion budgétaire, peut-être que ce sera plus complexe. Mais en gros, déjà l'année dernière, on a eu des facilités parce que, comme je vous le disais, on voyage via le boulot de mon copain. Il est souvent logé dans ce boulot. Et du coup, moi, j'étais logé avec. Là, cette année, il y a pas mal de logements où moi, je vais pas aller avec lui, soit parce que c'est des logements, des sortes de grosses colocs ou des trucs où j'ai pas très envie d'aller. Soit c'est trop petit pour nous deux et on va vraiment se marcher dessus et ça va pas être bien pour la relation. La relation est un des points dont on va parler après. Donc, cette année, il va y avoir plus aussi de moments où moi je me prends un logement seul dans la même ville que lui, proche de lui si possible, mais où on va habiter chacun de notre côté en fait. Donc, l'année dernière au niveau budget j'ai fait des économies en voyageant parce que finalement la plupart des logements là où on était ils étaient payés par son boulot et j'avais qu'à payer mes billets d'avion mais comme on voyageait on avait un billet d'avion tous les 3 ou 4 mois en fait ça fait pas tant de billets d'avion ça non plus sur l'année et comme il n'y a pas de loyer à payer facile et on était pas mal l'année dernière à Istanbul Istanbul le coût de la vie est moins cher les repas si on met pas le loyer le loyer, il est pas pas cher, mais le reste du coup de la vie est beaucoup plus gérable qu'en France. Donc en fait, on a fait des économies l'année dernière, et cette année, je pense que je serai à peu près... au même niveau que si j'avais gardé l'appartement à Paris au niveau de mes dépenses. Donc ce qui est plutôt cool, c'est-à-dire que c'est une année de folie encore qui s'annonce et ça ne me coûte pas plus cher que si je restais à Paris. Le point qu'il faut avoir en tête, par contre, c'est que les dépenses, ce n'est pas comme à Paris, par exemple, où j'ai tous les mois, j'ai en gros le même montant du loyer, le même montant du budget bouffe, le même montant ELEC et tout ça. Là, c'est par pic. C'est-à-dire qu'il y a d'un coup... En fait, il faut prendre pendant un mois, il faut limite prendre tous les billets d'avion des six mois qui suivent. Et du coup, là, ça fait un mois avec beaucoup de dépenses. Ensuite, il n'y a rien pendant trois mois. Ensuite, on est dans un lieu où, en fait, il va falloir payer un loyer plus cher et tout ça. Et en fait, c'est des dépenses vraiment plus en dents de scie et beaucoup moins... plate, identique tout le temps. Donc, ce que j'ai fait, c'est que j'ai mis... J'ai essayé de calculer à peu près combien ça allait me coûter, en gros, les prochains mois. Et tous les mois, je mets un peu de côté. Enfin, vraiment, je fais un budget. Et... Comme si je payais un loyer, en fait. Et comme ça, j'ai mon compte. J'ai mis ça sur un livret, en plus, en me disant, ça va faire quelques petits pourcents. Et... Et comme ça, ça fait... Quand j'ai besoin de tirer de l'argent pour payer un gros mois, là, par exemple... ce mois-ci, on est en mars on est fin mars ce mois-ci j'ai dépensé je crois 4000 euros de billets d'avion qui vont arriver de certains logements et tout ça, donc là ça a été un gros mois heureusement que les mois précédents j'avais mis un peu d'argent de côté tous les mois donc c'est vraiment en fait c'est ça il faut être, je vous conseille de garder cette logique comme si vous payez votre loyer pour vous créer un budget, une grosse poche une grosse enveloppe de sous parce que d'un coup vous aurez besoin de beaucoup de ces sous là Et puis après, vous n'aurez plus besoin de rien pendant plusieurs mois, mais du coup, c'est là qu'il faut la remplir. Donc ça, c'était la partie vraiment plus positive, organisationnelle. Maintenant, des points négatifs auxquels j'ai été confronté, moi et ou mon copain, et avec mes conseils pour y survivre, quand ça vous arrivera, parce que ça va vous arriver. Alors, le premier point, c'est l'aspect vraiment logistique. Toute la logistique du truc, c'est hyper complexe. Et pourtant, comme je vous le disais, je suis quelqu'un de très organisé. Mais il y a les questions des visas à avoir. Et encore, ça va que j'ai un passeport français qui est plus facile, ce qui n'est pas le cas de mon copain, qui n'a pas un passeport français ni un passeport européen. Je peux vous garantir que pour certaines démarches à faire, il faut s'y prendre des mois à l'avance. Il faut penser à faire des rendez-vous dans les ambassades des pays étrangers, des trucs. Sauf que quand on est à l'étranger, c'est complexe de prévoir le rendez-vous à l'ambassade du pays à Paris. C'est vraiment hyper... Il faut être très organisé pour cette partie visa si vous n'avez pas un passeport dit fort comme le passeport français. Même avec mon passeport fort, ceci dit, c'est pas toujours évident et j'ai dû le refaire au milieu de tout ça. Donc, il a fallu un moment que je me prévois une plage de... Je crois que ça a mis... Dans la loi, je crois qu'ils ont deux mois, ça met deux mois, je crois que les textes disent, pour le refaire. Bon, moi, ils me l'ont fait beaucoup plus vite. Mais du coup, j'avais prévu que j'allais se passer à ce moment-là en France, donc il faut que j'ai mon premier rendez-vous à ce moment-là. Ensuite, je repartais. Il faut que j'ai mon deuxième rendez-vous à ma prochaine visite. Enfin, c'était vraiment... Ça ne peut pas se faire comme ça, sur un coup de tête. En fait, il faut vraiment l'anticiper, tous ces trucs-là. Et ça demande d'être très organisé. Il y a aussi l'aspect santé, auquel on ne pense pas forcément directement, mais en France, c'est magique. Il y a la sécurité sociale et tout ça. La sécu ne marche pas à l'étranger. Enfin, hors Europe. Donc, il faut se payer une sécurité sociale supplémentaire Il faut y penser. Selon les pays, ça peut coûter très cher. Et quand on est en France, j'ai une petite maladie sur les dents. Rien de grave, mais il faut que je la fasse valider régulièrement. Ça veut dire qu'il faut que je cale ces créneaux de rendez-vous-là aussi régulièrement. Il faut que j'y pense à chaque fois que je viens en France pour faire mes trucs. Enfin, c'est rien de grave, mais c'est juste beaucoup de charge mentale, en fait, à penser à tout ça. On a aussi beaucoup de questions, nous, sur les valises. Donc, je vous le on a tout mis soit dans un box en région parisienne, c'est là qu'il y a 90% de nos affaires, soit chez mes parents à Montpellier. En fonction des météos, des lieux où on va, il faut qu'on sache où sont nos shorts par exemple. Et si on est à Montpellier et que les shorts sont en banlieue parisienne à deux heures de train de Paris, ce n'est pas du tout la même histoire pour aller les récupérer. Et après, une fois qu'on est dans le box, il faut qu'on arrive à trouver le bon carton. Donc on a essayé, en faisant le déménagement, de faire les cartons et les stocker de manière intelligente les cartons dont on pourrait avoir besoin les plus vers nous vers la porte parce que c'est du Tetris le truc donc tout ça en fait c'est plein de choses à penser c'est où sont les vêtements, c'est ok il va faire quelle température là et après on enchaîne avec ce pays là où il va faire beaucoup plus chaud ou beaucoup plus froid mais en fait on peut pas tout mettre dans la valise donc est-ce qu'on rachète est-ce qu'on déplace nos voyages pour essayer d'avoir des trucs où ils font la même météo ça encore une fois c'est rien de rien de grave sauf le truc des visas qui peut être très chiant mais sinon c'est pas grave mais charge mentale énorme donc ça voilà première grosse surprise un peu chiante que j'ai eu ensuite le deuxième truc je vous le disais un peu plus avant c'est l'aspect solitude donc j'avais une vie sociale moi très riche en plus je bossais dans l'événementiel donc j'avais l'impression d'être toujours en soirée c'était super sympa et l'événementiel ça s'est arrêté quelques années avant le voyage mais j'avais gardé ce j'aimais bien voir des gens en gros et ici vu qu'on déménage tous les deux à 3 mois on arrive dans un nouvel lieu où on connait personne il faut être hyper proactif pour faire des rencontres parce que ça se fait pas tout seul parce que on bosse tous les deux depuis la maison donc on a pas de collègues à rencontrer on a pas d'enfants à aller chercher à l'école où on peut discuter avec les autres parents on a pas tous ces lieux de rencontres qu'ont les gens normaux dans une vie normale. Donc, il faut être vraiment hyper proactif. Donc, c'est-à-dire que si on va faire un peu la fête de temps en temps, il faut se forcer à aller discuter avec les gens, peu importe la langue, trouver un moyen. Moi, je traîne pas mal aussi sur des groupes Facebook, les Français à Istanbul, les expats, les machins, des trucs comme ça. Il y a pas mal de temps en temps de meet-up, de rencontres. Il y a des applis pour se faire des amis, j'ai découvert ça, c'est un peu spécial, mais Mais le truc, c'est qu'il faut... Si vous attendez que ça arrive tout seul, ça n'arrivera pas tout seul. Après, peut-être que vous ne souffrez pas de la solitude comme moi. C'est vous qui... Tant mieux pour vous. Moi, je sais que c'est vraiment un gros point noir. Et surtout, le plus dur, c'est de... On ne peut pas attendre que ça se fasse tout seul. Parce que, comme je vous le dis, ça ne se fait pas tout seul. Et... On le fait... on rame pour le faire, parce que c'est super dur d'être toujours celui qui relance, celui qui est toujours force de proposition pour faire les choses, et une fois que c'est fait, on sait qu'après, on redéménage dans deux mois, et qu'a priori, ces gens-là, on les verra presque plus de notre vie. Et ça, je pense que c'est aussi très très dur, parce qu'il y en a, en fait, on se rend compte que ça se passe très bien avec eux, qu'on sait qu'en vrai, ça va être compliqué de retourner à l'autre bout du monde comme ça, quoi, si on y revient une fois dans l'année, c'est un grand maximum, et du coup, pendant les coups durs ou flemme d'être proactif flemme d'être celui qui est le moteur de la relation et bien tu dis mais en fait à quoi ça sert que je fasse tout ça mais il faut vraiment le faire en tout cas pour moi ça me fait beaucoup de bien de me forcer à le faire mais il y a des moments où c'est vraiment dur donc prévoyez-vous en avance, maintenant c'est ce que je fais j'essaye de repérer des groupes Facebook, des organisateurs de soirées des applications de rencontres des trucs comme ça tout ce que vous pouvez, tous les trucs auxquels vous pensez ou des réseaux enfin peu importe ça dépend de vos secteurs d'activité vraiment mais essayez de vous trouver des trucs en amont pour qu'une fois que vous êtes sur place vous êtes déjà inscrit dans ces groupes vous avez déjà éventuellement commencé à tchatcher avec 2-3 personnes et comme ça c'est beaucoup plus simple pour le moment venu vous aurez déjà un pied dans l'étrier alors je vais boire une petite gorgée d'eau oh c'est brûlant ensuite Un autre point que ça, j'avais un peu vu venir, je vous avoue, c'est la difficulté de ne plus avoir de maison. Enfin, le côté... Enfin, je savais que j'avais ce côté un peu moins homesick, comme on dit. Le mal du pays. Je sais pas. Parce que pendant mes études, j'ai beaucoup voyagé aussi en faisant des stages à l'étranger, des années d'échange universitaire et tout ça. Et je savais qu'au bout d'un moment, ça me manquait de pas être chez moi. Enfin, chez moi, là, c'est en France. Donc ça... Je savais que ça allait m'arriver. Ça m'est encore arrivé. C'est toujours là. Par contre, la petite nouveauté, c'est que quand je rentre, je rentre chez moi, oui, dans mon pays, la France, mais je ne rentre pas chez moi parce que je n'ai plus de maison, je n'ai plus d'appart, je n'ai plus tout ça. Et ça, c'est très perturbant. Les voyages sont trop cools. Au bout de 4 mois, j'ai juste envie de rentrer à la maison, de me poser sur mon canapé et de chiller sauf que là j'ai pas de canapé pour chiller alors je rentre chez mes parents du coup de temps en temps c'est super sympa ils sont géniaux enfin c'est même pas la question mais c'est pas chez moi et ça c'est super dur d'avoir ces moments off entre certains voyages je sens que j'en ai besoin d'avoir moi ces temps off de me les prévoir et c'est d'ailleurs un truc que j'ai mal fait l'année dernière mais que j'ai appris sur moi c'est qu'il faut vraiment que je me force à me prévoir J'adore voyager, mais il faut que je me prévoie vraiment des temps de pause au bout de quelques mois où je suis à la maison, en l'occurrence chez mes parents, ou dans un endroit que je connais, dans un environnement que je connais déjà, pour me reposer un peu émotionnellement. Sinon, je suis tout le temps stimulé dans les voyages et j'ai besoin de ces moments plus calmes. Ça me fait beaucoup de bien. Et ce que je fais pour me sentir un peu plus chez moi dans les lieux quand je voyage, c'est que j'ai... Hum... J'ai oublié de vous le prendre, il est quelque part. Un petit sachet avec de la lavande dedans. Moi, j'adore l'odeur de lavande. Et j'ai tendance à en parfumer les lieux où je vis, enfin la chambre. Ça s'achète aussi des fois sous forme d'huile essentielle ou de trucs comme ça. Et ça, ça fait que moi, je suis très sensible aux odeurs. Et d'avoir toujours la même odeur dans ma chambre, ça fait que petit à petit, j'ai associé cette odeur-là à ma chambre et donc à chez moi. Et ça, j'ai remarqué que c'est un travail de longue haleine, ça ne marche pas tout le temps, mais ça me fait du bien. Ensuite, je me force à avoir des habitudes qui peuvent marcher tout le long, en fait. Par exemple, je fais toujours une balade le matin au réveil. Je lis toujours le soir avant de me coucher. J'ai ces petits moments... que c'est une habitude qui me suit avec moi qui fait partie de moi et que je peux mettre partout dans n'importe quel voyage ça ça me fait un peu du bien aussi ou quand j'arrive dans un lieu moi pour que je me sente bien dans ce lieu là il faut que je connaisse mes commerçants qui sont dans mon quartier il faut que je connaisse toutes les rues de mon quartier j'ai besoin de maîtriser mon quartier pour m'y sentir bien donc dans les premiers jours je fais des tours autour de chez moi un peu en escargot quoi où je vais explorer de plus en plus loin toutes les rues autour j'essaye de le faire sans GPS pour vraiment me forcer à me repérer. Et ça, ça aide beaucoup. Et une facilité qu'on a à Istanbul aussi, c'est que je vous disais, le coût de la vie coûte moins cher. Donc je mange tout le temps dehors. En plus, j'ai horreur de cuisiner, donc c'est trop bien. Et ça, ça m'aide beaucoup dans la partie connaître les commerçants. C'est-à-dire que je passe dans la rue, je dis, ce resto, oui, j'aime bien manger ça chez eux, ça, ça, ça, ça, machin. Parce qu'on est parti à Montréal aussi, par exemple, l'année dernière, où le coût de la vie est beaucoup plus élevé. Et j'ai pas pu faire ça. Les restos étaient plus rares, pauvre Paul. Et du coup, ça a été plus complexe pour moi de maîtriser mon environnement. J'avais le côté où je connaissais bien les rues, mais j'avais pas le côté où je connaissais les commerçants. Et ça a été plus... Ça a été plus dur, en fait. J'ai moins eu le sentiment d'être chez moi dans le quartier où on était. Mais voilà. Mais après, ça rien ne m'empêche juste d'aller y prendre un café ou quelque chose comme ça. Et d'ailleurs, aller bosser dans des cafés, c'est quelque chose que je fais aussi pas mal voilà un peu pour le point de ne plus avoir de maison, donc c'est dur mais j'essaye de trouver des moyens de me sentir chez moi, sans être chez moi enfin à des endroits où je ne suis pas chez moi ensuite ah encore un peu d'eau la difficulté à me trouver des routines moi je suis quelqu'un de très routinier c'est quelque chose que j'ai toujours su sur moi, j'ai besoin de la routine me rassure en fait je sais si tous les jours pouvaient être pareil alors je pense que je dis ça maintenant parce que tous les jours sont très différents mais si tous les jours pouvaient être pareil je pense que ça me rassurerait beaucoup mais s'ils étaient tous vraiment pareil je pense que je me ferais chier mais avoir quand même une base stable me fait beaucoup de bien et surtout dans la partie travail donc j'ai un métier quand même qui est un peu créatif moi je crée du contenu je crée des choses je suis pas artiste mais il y a une part de création là-dedans. Et pour avoir cette création, pour laisser mon esprit créatif être créatif, j'ai besoin que mon esprit ne pense pas à autre chose. Donc c'est là que des fois c'est freiné par tout ce que je vous disais, les logistiques de visa, de passeport et tout ça. Mais c'est aussi l'année avant que je déménage de Paris, j'avais une routine hyper claire, c'est-à-dire que je me levais à telle heure, ensuite j'allais bosser au coworking quand Quand j'étais dans mon espace de coworking, je ne faisais que bosser. Je ressortais toujours plus ou moins à la même heure. J'avais ma journée type, quoi. Et j'avais un peu de folie le soir. Enfin, de folie. De zone libre où je faisais ce que je voulais hors routine. Mais je... Comment dire ça

UNKNOWN

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le coeur de ma journée était toujours le même et ça me permettait d'être très créatif parce que j'étais dans une sorte de roue de hamster et je faisais toujours la même chose et c'était toujours très pratique ça ça a été quelque chose qui était très très dur à faire ici au début parce que j'avais plus de coworking j'avais pas forcément d'espace de bureau ça dépend vraiment des logements et à chaque fois que il faut un peu de temps pour se créer cette routine dans un nouveau vos lieux, et hop, on redéménage, on doit tout recommencer et tout. Donc ce que j'ai réussi à faire, c'est de réduire au maximum les trucs dont j'avais vraiment besoin pour ma routine. Je vous le disais un peu plus tôt, j'ai ma balade du matin et ma lecture du soir. Ça, c'est deux socles que je ne bouge plus dans ma journée. Tous les matins, je me lève, je fais ma balade. Tous les soirs, avant d'aller me coucher, je lis. Et ça, ça rythme un peu ma journée, enfin ma nuit, mes moments de la journée, mon début, ma fin de journée. Je je suis aussi très sportif. Et avant, j'allais à la piscine, je faisais de la salle de sport et tout ça. Sauf qu'en fait, la piscine, il y a plein de pays où il n'y en a pas ou peu. J'ai découvert ça. Pour moi, il y avait des piscines municipales partout. En fait, ce n'est pas le cas. Donc, la piscine, en déménageant, en vrai, c'est hyper complexe. Et la salle de sport, pareil, souvent, c'est des abonnements à l'année et tout. Et quand tu restes trois mois, c'est trop cher, c'est débile. Et la salle de sport, j'aime bien, mais je veux vraiment qu'elle soit à côté de chez moi et tout, sinon j'abandonne vite. Et donc, je me suis remis à fond à la course à pied que je peux faire de partout. Et ça, c'est une routine que je peux prendre et que je peux emmener avec moi n'importe où. J'ai mes baskets. Et à partir de là, je suis un garçon libre. Ça me permet en plus de découvrir mon quartier, de découvrir des endroits. Et là, on coche plusieurs cases. Donc, plutôt cool. Donc ça, c'est des moments de routine, que ce soit dans la journée ou dans la semaine. La course à pied, je ne fais pas ça tous les jours. Que je peux emmener avec moi n'importe où. Et après, au niveau du boulot, j'arrive... En fait, j'ai fait un gros effort un peu de... Je vous disais juste avant que j'avais... Avec de l'odeur, j'arrivais à me faire sentir chez moi. J'ai réussi à faire un peu la même chose avec des musiques pour que quand j'écoute, je me dise, là, maintenant, c'est le moment de bosser. Donc, j'ai une playlist exprès sur mon téléphone. C'est une playlist avec des musiques toutes douces, là, on se croirait dans un spa. Mais quand je les écoute, je sais que c'est le moment où il faut que je bosse. Et donc, Donc, je n'ai pas besoin d'être dans un espace de coworking précis, d'être dans un truc, tout ça. Maintenant, c'est juste, j'ai l'ordi, je mets mes écouteurs, j'ai cette playlist-là, on passe en mode boulot. Alors, ça ne s'est pas fait du tout du jour au lendemain, mais ça marche plutôt bien, donc je suis très très content. Donc, ce n'est pas parfait comme solution, mais vraiment essayer de réduire ma routine comme ça, ça m'aide pas mal. Et surtout, maintenant, je me sens beaucoup plus apte à pouvoir aller n'importe où. Au début, j'avais très peur de voyager parce que je me disais, mais je vais devoir me retrouver un nouveau coworking, je vais devoir me trouver une nouvelle piscine, une nouvelle salle de sport, un nouveau truc. Et en fait, maintenant, je sais que juste, j'ai mon ordi, j'ai mes baskets, je suis un grand garçon, ça se passe bien. Et un autre point dont je voulais vous parler, et que ça, par contre, j'avais vu nulle part, c'est le côté de séparer les moments de tourisme des moments de boulot. Parce que j'adore mon boulot, et si je pouvais, je ne ferais que ça toute la journée, pour essayer de... C'est un peu comme un jeu, j'ai l'impression, et j'ai envie de passer au niveau suivant. Et j'adore en plus créer du contenu, j'adore faire du podcast, vous parler, c'est vraiment un truc que j'aime faire. Et je voudrais le faire vraiment... 3000% et en même temps je suis dans des endroits trop rares je vis une expérience de fou enfin là Nomade Digital on a fait un an toute l'année là qui arrive est prévue donc on va faire au moins deux ans je sais pas si on va pousser sur une troisième année c'est trop tôt pour le dire mais c'est deux ans rares dans une vie peut-être qu'on refera une session plus tard j'en sais rien mais le futur je suis pas Madame Irma mais dans tous les cas c'est un moment rare quand même dans une vie et donc j'ai envie aussi d'en profiter à fond j'ai envie de faire du tourisme, de découvrir tous les trucs qu'il y a autour de moi et tout ça et en même temps si je fais ça je peux pas faire le boulot à 3000% mais si je fais le boulot à 3000% je peux pas faire le tourisme à 3000% et donc peu importe la solution que je fais est-ce que je fais du 50-50 mais à ce moment là quand je fais du 50-50 il y en a aucun des deux où je suis vraiment content de moi parce que j'ai pas poussé à fond sur le boulot donc je me dis t'aurais pu faire mieux, t'aurais pu faire plus et si je fais du tourisme ma 50% je pense aussi à toutes les choses que j'ai pas pu faire tous les trucs que j'ai pas pu visiter et tout ça et en fait je me retrouve vraiment le cul entre deux chaises à pas savoir quoi choisir et avoir l'impression de couper un peu la poire en deux à faire des fois un peu plus de boulot et un peu moins de 70-30 ou dans un sens ou dans l'autre du 50-50 ça dépend vraiment des semaines et de la météo mais dans tous les cas je suis jamais content de moi et donc ça ça a été très très dur au début parce que je ne l'ai vraiment pas vu venir. Mais alors, pas du tout. Et ce que j'ai fait maintenant, c'est que j'ai accepté l'idée que ça va pas être des années, par exemple, au niveau de mon business, où je vais le faire grossir. Enfin, je me suis plutôt dit, je peux pas faire que du tourisme, parce qu'il faut gagner de l'argent quand même, il faut bien travailler un peu, mais ça va pas être les années où je vais faire grossir le business. On est plus sur de l'entretien, là, en ce moment. On essaye que ça diminue pas, mais on essaye que ça ne monte pas. Ceci dit, je dis ça, l'année dernière, ça a été mon année de record, alors, bon, on verra on verra ce que donne la suite mais pour arrêter de me frustrer j'ai essayé d'accepter de pas jouer au jeu du être le plus riche en 3 clics et tout ça c'est un truc dans lequel moi j'ai tendance à tomber en plus j'écoutais beaucoup de podcasts business par exemple d'autres entrepreneurs dits à succès qui racontent comment ils ont bossé 70 heures semaine pour faire des trucs incroyables et tout ça j'ai carrément je me suis désabonné des podcasts parce que je me suis dit si j'écoute ça je vais vouloir faire pareil et ça va me frustrer donc on ne le fait pas on ne l'écoute pas et on avance donc ça j'ai viré tout ça un juste milieu que je fais pas mal aussi c'est que je vais bosser dans des cafés ce que je faisais pas du tout avant mais maintenant j'adore ça et comme ça j'ai l'impression de faire un peu de tourisme ou du moins d'être dans une ambiance locale par rapport à la maison bon là je suis dans la chambre parce que je peux pas tourner comme ça dans un café mais sinon je suis quand même beaucoup dehors et aussi ce que je fais c'est que je vous le disais avant j'avais tendance à terminer plus ou moins toujours à la même heure à mon coworking, maintenant ça c'est fini. Une fois que j'ai fini ma mission du jour, enfin mes to do, ce que j'ai à faire dans la journée, j'arrête peu importe l'heure et surtout si c'est avant, je n'essaie pas de combler des heures en mode je suis salarié de mon entreprise et il faut absolument que je travaille x nombre d'heures et tout ça, ça n'a plus du tout, j'ai fini, je ferme, je sors, je vais en profiter. Donc c'est toujours très très dur, là ce que je viens de vous donner c'est la théorie, dans la pratique c'est C'est encore hyper challengeant, même après un an. Et je pense que je n'arriverai jamais à trouver un équilibre sans pouvoir être totalement détendu avec cette idée-là. Mais par rapport au pôle, il y a un an, le progrès est déjà énorme. Donc, qu'est-ce que ce sera à la fin de cette année

UNKNOWN

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SPEAKER_01

J'ai hâte de voir ça. Oh, qu'est-ce que j'ai la gorge sèche. J'ai aussi... Enfin, on a aussi, pardon, découvert des... Enfin, ce nomade digital, digital nomadisme, je ne sais pas comment appeler ça, nous a créé des petites, de temps en temps, galères de couple. Alors, je ne vais pas entrer hyper dans les détails parce que ça, c'est très perso et mon copain ne souhaite pas du tout être exposé dans ce podcast. L'idée générale, c'est qu'en fait, vu qu'on était seuls tous les deux dans des nouveaux endroits, au début, on avait tendance à être très collés l'un à l'autre parce qu'on était nos seuls gens qu'on connaissait, en fait. Et ça, ça n'a pas été bon. Parce qu'en plus, on est deux garçons très indépendants. On avait, à Paris avant, chacun des vies pas bien séparées. On faisait des trucs en commun, mais on faisait aussi beaucoup de trucs l'un sans l'autre. Et là, il y a eu les premiers mois où, en fait, on a fait d'un coup... On était tout le temps collés l'un à l'autre, quoi. Et ça a été beaucoup... La raison de pas mal de tensions avant qu'on arrive à mettre les mots dessus. Et de beaucoup de discussions maintenant. Bon, maintenant, ça va beaucoup mieux. parce qu'on s'est laissé de l'espace l'un et l'autre, on se laisse vraiment de temps en temps aller faire nos activités touristiques, par exemple, chacun de notre côté, même si on a tous les deux envie de la faire, et bien des fois, il y en a un qui fait l'activité A, l'autre l'activité B, et après on tournera, mais juste pour avoir des trucs qu'on fait de temps en temps seul. C'est très perturbant au début, mais en fait, ça nous a fait beaucoup de bien, donc si vous êtes en couple, faites attention, parce que c'est très demandeur sur le couple, et en plus, moi, comme je vous le disais, je je gère mal la solitude, encore aujourd'hui, et du coup, dès que j'étais seul, mais j'étais en panique, seul dans l'appart, dans un pays que je connaissais pas et tout, et en vrai, j'étais chiant. Donc, merci à lui de m'avoir supporté, mais c'est très très challengeant pour les couples, et puis il y a le stress, que c'est normal, c'est tout nouveau, moi j'étais tout le temps surchargé émotionnellement de tout ça, c'est vraiment très très demandeur pour le couple, donc beaucoup de discussions, vraiment et prenez-les devant là-dessus. C'est-à-dire, vous voyez dans votre couple, si vous partez à deux, ou même en amitié, je pense que c'est la même galère. Enfin, si vous partez avec un ou une pote. Mais discutez-en en avant, enfin en amont, si ça, ça se produit, comment on le gère et qu'est-ce qu'on essaie de faire pour pas trop se marcher l'un sur l'autre et tout, parce qu'on a beau être le plus fusionnel, c'est quelque chose d'être fusionnel dans un environnement qu'on connaît. C'en est une autre d'être fusionnel dans un environnement où on ne connaît rien, où tout est à découvrir et où on est vraiment seul et où on n'a pas d'amis pour aller ventiler de temps en temps, pour aller s'aérer du couple, pour aller tout ça. C'est ma vision du couple, là, encore une fois. Mais faites attention à ça, quoi, en gros. Et enfin, dernier point, et après, j'arrête de vous saouler avec tous ces côtés négatifs, c'est qu'on est absent pour les événements importants de notre entourage. Quelque chose que j'ai découvert de manière triste, j'ai perdu mon grand-père quelques jours après être arrivé à Montréal et là il y a une grosse question qui se pose c'est est-ce que je rentre à l'enterrement

UNKNOWN

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SPEAKER_01

Est-ce que je paye un billet en urgence qui coûte du coup hyper cher pour aller à l'enterrement

UNKNOWN

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SPEAKER_01

Moi ça a été un enterrement mais ça peut être le cas pour des mariages par exemple que vous allez louper. Ce même Montréal, j'ai loupé le mariage d'une de mes très bonnes potes. Mais ça, c'était plus prévu, c'est-à-dire que je savais que ces dates-là, je n'allais pas être là. Il n'y a pas eu d'effet de surprise, mais il y a toujours beaucoup de... J'ai loupé un moment hyper important d'une de mes meilleures potes, donc trop dommage. Et ça va vous arriver, alors je ne vous souhaite pas que ce soit des enterrements, mais vous allez louper des anniversaires, des mariages, tout ça, et en vrai, ça, c'est hyper dur, parce que ça nous ramène au fait qu'on n'est pas là. Et il y a un côté, moi, que je me pose beaucoup de questions dans la vie. Est-ce que c'est pas aussi la vie

UNKNOWN

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SPEAKER_01

C'est connecter avec des gens, c'est partager des moments importants, c'est partager des trucs comme ça. Et pour beaucoup, le mariage, c'est assez sacré. Et avoir ses amis proches à un mariage, pour les gens qui ont une vision très vraiment... Le mariage, c'est là, c'est le truc de fou. Eh bien, avoir ses amis proches, c'est très important. Et moi, j'ai pas été en mesure d'être là pour ce moment hyper important de mon ami proche, alors que c'était hyper important Et alors, il y a eu ça, il y a eu l'enterrement, mais il y en aura d'autres, en fait, des trucs. Et c'est hyper dur à penser, en fait, à ça. Moi, j'ai loupé, par exemple, les 60 ans de mes parents. Je loupe des anniversaires tout le temps. Je loupe plein de choses comme ça, plein de moments où vous faites mes potes. En plus, maintenant, on a tous entre 30 et 35 ans dans mon groupe de potes. On commence à avoir un peu d'argent, on peut faire des anniversaires super sympas, on loue des baraques, on fait des week-ends, on fait des trucs. Et je Je loupe tout ça. Et c'est super dur. Donc ça, je n'ai pas trouvé de solution. Si ce n'est que maintenant, j'ai un budget de secours pour... Je me suis dit que je le gardais pour... Je vais parler de manière hyper crue. Mais mon papy qui est mort, je n'ai pas payé de billet d'urgence pour aller à l'enterrement en me disant qu'il est mort. je pourrais aller dire au revoir sur sa tombe en mon temps, en mon heure, chacun gère le deuil à sa manière, mais que je veux garder ce budget de secours si, j'espère que ça n'arrivera pas, mais si il y a une urgence, il y a quelqu'un qui a un accident grave, quelqu'un qui est encore en vie, peut-être pas pour longtemps, je vais devenir émotif, mais où la personne est vivante et il y a une vraie urgence. Donc je me suis créé ce budget de sécurité pour pouvoir me payer un billet de last minute, de peu importe dans le monde, de où je suis, pour pouvoir pallier ce truc-là. Mais je me suis dit, s'il y a un décès, tu... Ah, c'est dur. S'il y a un décès, tu... Tu le gèreras à ta manière et profite de ton voyage. Je me suis dit, en fait, mon papy, il préfère que je continue à profiter de Montréal et pas que j'aille faire dix jours de galère d'aller-retour pour faire dans une ambiance de deuil bizarre et... On va arrêter le sujet là, c'est complexe. Mais voilà, quoi. En gros, ça va arriver. Je ne souhaite pas que ce soit des enterrements ou des trucs difficiles, mais vous allez louper au moins des anniversaires, peut-être des mariages, des trucs comme ça. Et en vrai, c'est plus dur que ce qu'on fait. En tout cas, moi, je l'ai vécu de manière plus dur que ce qu'on pense. Que ce que j'avais prévu, pardon. Voilà, voilà. J'en tremble un peu. Je... Je voulais pas du tout être négatif sur ce côté digital nomade. Encore une fois, moi j'en retiens. Si c'est à recommencer cette année, on a choisi de recommencer. Et je pense si on va y réfléchir pour une troisième année, ou juste six mois, mais pour le moment on n'a pas encore les projets pour après. Je pense honnêtement qu'on le ferait, enfin je... ces éléments négatifs se gèrent à chaque fois j'essaie de vous présenter des solutions et le moyen est très positif si vous voulez on est hyper content de faire ça si c'était à refaire on le referait et on continue à le refaire d'année en année mais c'est pas du tout tout beau tout rose vous allez pas siroter des margaritas au bord de la piscine à Bali avec l'ordi sur vos jambes d'ailleurs ça je sais pas comment ils font parce qu'il y a des reflets partout on voit rien sur l'ordi c'est faux ils vous mentent C'est pas du tout tout beau, tout rose, le Digital Nomad. C'est super cool quand même, mais il y a plein de galères, donc je conseille à tout le monde de le vivre, mais de se préparer aussi aux galères qui vont arriver pour pouvoir le vivre encore mieux. Voilà, c'était vraiment le message de cet épisode. J'espère que vous aurez eu la chance de vivre ça, mais attention à vous quand même, vous allez... Voilà, c'est pas tout beau, tout rose. Sur ce, je vous dis à très bientôt.